Vigdís Finnbogadóttir
| Vigdís Finnbogadóttir | |
Vigdís Finnbogadóttir, en 1987.
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| Fonctions | |
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| 4e présidente de la République d'Islande | |
| 1er août 1980 – 1er août 1996 | |
| Élection | 28 juin 1980 |
| Réélection | 30 juin 1984 25 juin 1988 27 juin 1992 |
| Premier ministre | Gunnar Thoroddsen Steingrímur Hermannsson Þorsteinn Pálsson Steingrímur Hermannsson Davíð Oddsson |
| Prédécesseur | Kristján Eldjárn |
| Successeur | Ólafur Ragnar Grímsson |
| Biographie | |
| Date de naissance | 15 avril 1930 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | Islandaise |
| Parti politique | Indépendante |
| Diplômé de | Université de Grenoble La Sorbonne Université de Copenhague Université d'Islande |
| Profession | Professeure |
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| Présidents d'Islande | |
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Vigdís Finnbogadóttir est née le 15 avril 1930 à Reykjavik. Elle a été la présidente de l'Islande entre 1980 et 1996, au cours de quatre mandats successifs. Elle est la première femme au monde élue au suffrage universel direct à la tête de l'exécutif d'un État[1]. Elle est membre d'honneur du Club de Budapest[2].
Sommaire |
[modifier] Jeunesse
Le père de Vigdís Finnbogadóttir, Finnbogi Rútur Þorvaldsson, fut ingénieur civil, et en même temps professeur à l'Université d'Islande. Sa mère, Sigríður Eiríksdóttir, fut infirmière et présidente de l'Association des Infirmières Islandaises. Après avoir passé son matriculation exam en 1949, Vigdís étudia le français et la littérature française à l'Université de Grenoble et à la Sorbonne à Paris de 1949 à 1953, history of theater à l'Université de Copenhague et obtint un BA Bachelor of Arts en français et en anglais en même temps qu'un PGCE (Professional Graduate Certificate in Education à l'Université d'Islande. Ce titre permet d'être qualified teacher dans les pays anglo-saxons.
Pendant les années 1960 et 1970, beaucoup protestèrent contre la présence militaire des États-Unis en Islande (et en particulier à Keflavík) et chaque année des centaines et des milliers de manifestants marchent 50 km sur la route de Keflavík en chantant "Ísland úr NATO, herinn burt" (littéralement: Islande hors de OTAN, les militaires dehors).
[modifier] Carrière artistique et théâtrale
Elle commença sa carrière en mettant en place une école de formation des guides touristiques et aussi la première troupe de théâtre nationale. Déjà impliquée politiquement, on la vit notamment participer à une grève de femmes qui paralysa tout le pays.
[modifier] Présidence
En 1980, elle fut la première femme démocratiquement élue à accéder à la présidence d'un pays européen. Elle fut réélue sans opposition en 1984 et le 27 juin 1992. Sa réélection en 1988 fut très tendue, mais Vigdís obtint son troisième mandat assez largement.
Très impliquée dans le domaine culturel, elle fut membre du comité consultatif des affaires culturelles des pays nordiques de 1976 à 1980. Elle a présidé le Conseil des gouvernantes du monde à la John F. Kennedy School of Government de l'université Harvard depuis 1996. Vigdís Finnbogadóttir fut aussi ambassadrice de l'UNESCO.
Elle parle couramment le français pour l'avoir étudié à Grenoble et enseigné à la télévision islandaise.
[modifier] Post-Présidence
De plus, elle représenta, pour la première fois, l'Islande pour la candidature en 2008 pour l'obtention du siège au Conseil de Sécurité de l'ONU pour la représentation du "Bloc" Europe occidentale pour un mandat qui couvrirait 2 années (entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010).
Elle est ambassadrice de bonne volonté pour l'UNESCO. Elle a reçu de nombreux prix honorifiques pour l'ensemble de ses actions, et a fondé récemment le Young International Women's Council, qui s'est donné pour but de protéger les droits individuels des femmes.
Vigdís Finnbogadóttir est également membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac[3], lancée en 2008 par l'ancien chef de l'Etat Français Jacques Chirac pour œuvrer en faveur de la paix dans le monde.
[modifier] À noter
Selon l'usage islandais, son nom patronymique est constitué du prénom de son père et du suffixe dóttir signifiant fille de.
[modifier] Notes et références
- Sirimavo Bandaranaike a été nommée en 1960 Premier Ministre du Sri Lanka, non pas élue mais en tant que dirigeant du Sri Lankan Freedom Party, parti qu'elle avait mené à la victoire aux élections législatives de juillet 1960
- (en) Vigdis Finnbogadottir, membre d'honneur du Club de Budapest
- Comité d'honneur de la Fondation Chirac
