33700
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33700 est le numéro de téléphone en France utilisé pour la lutte antispam SMS. Il permet de signaler aux autorités la réception d'un spam par SMS.
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Historique [modifier]
33700 a été créé à l'initiative de Luc Chatel, alors secrétaire d'État à la Communication, son utilisation est effective depuis le 15 novembre 2008[1]. Ce numéro est géré par l'association AFMM (fondée par les opérateurs Bouygues Telecom, Orange France et SFR) ; cette association gère aussi l'attribution des numéros courts correspondants aux SMS surtaxés[2] (SMS+ vers des numéros à 5 chiffres).
L'utilisateur qui a reçu un message SMS indésirable le transmet par SMS au 33700. Il reçoit en retour un message qui l'invite à compléter l'information par le numéro de l'émetteur. L'envoi d'un SMS au 33700 est gratuit avec les opérateurs mobile ci-dessus mentionnés, coût d'envoi de 2 SMS selon opérateurs pour les autres[3].
En juin 2010, le 33700 a été élargi aux spams vocaux avec le même principe de signalement. Si un consommateur reçoit un appel ou un message douteux, l’incitant à rappeler un numéro surtaxé, il peut envoyer au 33700 la mention « spamvocal + le numéro d’appel » pour réaliser un signalement.
Au 21 juin 2010, soit 1 an et 7 mois après sa mise en fonctionnement, le service a enregistré 787 000 signalements, qui ont eu pour conséquence de faire fermer 790 numéros surtaxés litigieux[4]. Ces résultats correspondent à une moyenne d'une fermeture pour 996 signalements, ou une fermeture toutes les 17 heures et 39 minutes environ, depuis l'ouverture du service.
Selon la Fédération Française des Télécoms, au 31 décembre 2011, plus de 2,8 millions de signalements de spams par SMS avaient été transmis, dont près de 2 millions identifiés comme des spams avec des numéros de rebond vers des services surtaxés. Côté spam vocal, c’est près de 60 000 signalements qui ont été réalisés. À partir de ces signalements, les opérateurs adressent plusieurs dizaines de rappels à la loi et de mises en demeure par mois aux éditeurs indélicats identifiés par leurs services. Près de 1 500 coupures de numéros et plusieurs dizaines de résiliations de contrats ont déjà été effectuées[5].
Free Mobile [modifier]
Depuis le 10 janvier 2012, un nouvel opérateur de téléphonie mobile est apparu en France. Free Mobile n'existait pas au moment de la création de ce service.
Le report de spam au 33700 est pleinement fonctionnel depuis le 29 juin 2012 ; cela a été annoncé sur le site de Freenews le 2 juillet 2012[6]. Ce service est pris en charge par l'opérateur Free Mobile et n'est donc pas facturé.
Promotion [modifier]
Afin de mieux faire connaître le service, le site propose de télécharger 3 kits de communication pour afficher des images avec un lien vers celui-ci, sur les sites de ceux qui veulent informer leurs visiteurs de l'existence de ce service : kit "M. Spam", kit "Téléphone" et kit "Caméra".
Notes et références [modifier]
- Le 33700 : un numéro spécial pour protéger les consommateurs, sur le portail du gouvernement, 22 octobre 2008.
- SMS+, MMS+ AFMM, consulté le 2 mars 2013
- Que faire en cas de spam par SMS ?, sur 33700 spam SMS, association SMS+.
- Gilles Wallon, « Avec le 33700, les spams raccrochent : Hervé Novelli présentait le bilan de sa plateforme anti-spams... », 20 minutes, 21 juin 2010 [texte intégral].
- Le 33700, un dispositif efficace de lutte anti-spams par SMS, sur Le site de la FFTélécoms, Fédération Française des Télécoms.
- Le report de spams au 33700 fonctionne avec Free Mobile, sur [1], Freenews.
Lien externe [modifier]
- Site du 33700 géré par l'association SMS+.