Claudie Haigneré

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Claudie Haigneré
(Claudie André-Deshays)
Claudie Haigneré en 2014
Claudie Haigneré en 2014

Nationalité Drapeau de France Française
Naissance 13 mai 1957 (57 ans)
Le Creusot, France
Occupation précédente Médecin, docteur en neurosciences
Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies
Ministre déléguée aux Affaires européennes
Occupation actuelle Présidente du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l'industrie
Durée cumulée des missions 25 j 14 h 22 min
Mission(s) Soyouz TM-24
Soyouz TM-33
Insigne Soyouz TM-24 Soyouz TM-33

Claudie André-Deshays, épouse Haigneré, née le 13 mai 1957 au Creusot (Saône-et-Loire) est une scientifique, spationaute et femme politique française, présidente d'Universcience[1] à Paris. Elle est l'épouse de l'astronaute Jean-Pierre Haigneré. Elle a été la première femme française dans l'espace.

Cursus[modifier | modifier le code]

Médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique, Claudie Haigneré est docteur en neurosciences. Elle est en outre membre de l'Académie des technologies, du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), de l'Académie des sports et membre libre de l'Académie des sciences d'outre-mer[2].

Travaux et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Claudie Haigneré à bord de la Station spatiale internationale.

Au sein de la Clinique de rhumatologie du service de réadaptation de l'hôpital Cochin à Paris, Claudie Haigneré exerce pendant huit ans une activité médicale. Pendant six ans, au Laboratoire de physiologie neuro-sensorielle du CNRS à Paris, elle prépare des expériences scientifiques dans le domaine de la physiologie humaine et effectue des recherches sur l'adaptation des systèmes sensori-moteurs en microgravité.

De 1990 à 1992, Claudie Haigneré, responsable des programmes de physiologie et de médecine spatiale à la Division « Sciences de la Vie » du CNES à Paris, participe aux orientations de la recherche spatiale dans ce domaine en étroite collaboration avec les laboratoires français et internationaux.

Elle assure, de 1989 à 1992, la coordination scientifique de la mission franco-russe Antarès pour les expériences des sciences de la vie.

Le 17 août 1996, Claudie Haigneré commence un vol de 16 jours à bord de la station orbitale russe Mir dans le cadre de la mission franco-russe CASSIOPEE et effectue de nombreuses expériences médico-physiologiques, techniques et biologiques.

En mai 1998, elle rejoint la Cité des étoiles comme astronaute suppléante pour la mission franco-russe Perseus qui débute en février 1999 à bord de Mir. Elle suit un entraînement complet d'ingénieur de bord de la station et de cosmonaute sauveteur de vaisseau Soyouz.

En novembre 1999, elle est intégrée à l'Agence spatiale européenne et rejoint le corps des spationautes européens à Cologne en Allemagne.

En janvier 2001, elle rejoint à nouveau la Cité des étoiles pour un entraînement de 9 mois pour la mission Andromède. Première astronaute française à voler à bord de la Station spatiale internationale (ISS), Claudie Haigneré, ingénieur de bord no 1, réalise un programme expérimental dans les domaines de l'observation de la Terre, de l'étude de l'ionosphère, des sciences de la vie ainsi que des sciences de la matière.

Une mission de culture scientifique et technique[modifier | modifier le code]

Claudie Haigneré en 2002.

En mars 2009, Claudie Haigneré est choisie pour définir les orientations du nouvel ensemble qui va naître du regroupement entre le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l'industrie, deux hauts lieux parisiens de la culture scientifique et technique[3].

Conseillère auprès du directeur général de l'ESA, elle s'est vue confier cette nouvelle mission par Mesdames Valérie Pécresse, Ministre française de l'Enseignement supérieur et le Recherche, et Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.

Ce regroupement, annoncé en décembre 2007, a pour vocation de créer un grand opérateur de référence pour la diffusion de la culture scientifique et technique vers le grand public. L'un des objectifs premiers de ce nouvel établissement, devant être opérationnel au 1er janvier 2010, sera de soutenir les efforts entrepris auprès des jeunes pour les attirer vers les études et les carrières scientifiques et techniques.

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, et Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, ont nommé, le 4 décembre 2009, Claudie Haigneré administratrice provisoire du nouvel établissement public issu du rapprochement entre le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie appelé Universcience.

Politique[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, elle fut intéressée par le monde politique et trouva sa place dans le gouvernement Raffarin pendant deux mandats, cela entre 2002 et 2005.

Mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le nom de Claudie Haigneré a été donné :

Publications[modifier | modifier le code]

  • En collaboration avec Yolaine de la Bigne, Une Française dans l'espace, Plon, 1996, 2001
  • Andromède / carnet de bord, PEMF, 2002
  • Lettre à tous ceux qui aiment l'école : pour expliquer les réformes en cours / Luc Ferry. Où voulons-nous aller ? / Xavier Darcos. Demain, la science / Claudie Haigneré, O. Jacob : SCÉREN-CNDP, Paris, 2003
  • Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture, Éd. le Pommier : Universcience éd., Paris, 2010

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Martine Gay, Michel Poirieux, La liberté d'être au féminin, Librairie de Médicis, Paris, 2002
  • Association francophone des utilisateurs du Net, de l'e-business et de la société en réseau , E-transformation / AFNET, coll. « Les fondamentaux de la société de l'information » n°1, AFNET, Paris, 2002
  • Stéphane Nicolaou, Élizabeth Mismes-Thomas, Aviatrices / un siècle d'aviation féminine française, Altipresse ; Musée de l'air et de l'espace, 2004
  • Maryse Barbance, De l'école polytechnique féminine à l'EPF, école d'ingénieures / le témoignage d'ingénieures pionnières : 1925-2005, 80 ans d'histoire, Eyrolles, Paris, 2005
  • Philippe Collot, 50 ans d'aventure spatiale / CNES, Centre national d'études spatiales, éd. M. Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2007
  • Collectif, Objectifs Terre [Texte imprimé] : la révolution des satellites, Éd. le Pommier, Cité des sciences & de l'industrie, Paris, 2009
  • Collectif, Sciences & science fiction, Universcience : Editions de la Martinière, Paris, 2010.
  • Jean-Claude Seys, Gagnants et perdants ou Les challenges de la réussite, Presses universitaires de France, Paris, 2011
  • Arlène Ammar-Israël et Jean-Louis Fellous, L'exploration spatiale / au carrefour de la science et de la politique, CNRS éd., Paris, 2011
  • Pierre-François Mouriaux, Philippe Varnoteaux, Alexandre Ananoff, l'astronaute méconnu, Ed2A, Vendres, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel du 18 février 2010.
  2. Liste des membres de l'Académie des sciences d'outre-mer où elle figure..
  3. Stéphane Foucart, « Claudie Haigneré coiffe la Cité des sciences et le Palais de la découverte », dans Le Monde, 26 mars 2009 (En ligne sur www.lemonde.fr, page consultée le 18 mai 2011).
  4. http://www.sanofi.com/investisseurs/gouvernement_entreprise/conseil_administration/conseil_administration.aspx.
  5. http://www.orange.com/fr_FR/groupe/gouvernance/conseil-administration/.
  6. Journal officiel du 24 avril 2011.
  7. (fr) « Collège Claudie Haigneré », sur la plateforme de Pilotage académique par les résultats et moyens des établissements (PARME) de l'académie de Nancy-Metz (consulté le 8 octobre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]