Claudie Haigneré

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Claudie Haigneré
(Claudie André-Deshays)
Claudie Haigneré en 2014.
Claudie Haigneré en 2014.

Nationalité Drapeau de France Française
Naissance (57 ans)
Le Creusot, France
Occupation précédente Médecin, docteur en neurosciences
Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies
Ministre déléguée aux Affaires européennes
Occupation actuelle Présidente du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l'industrie
Durée cumulée des missions 25 j 14 h 22 min
Mission(s) Soyouz TM-24
Soyouz TM-33
Insigne Soyouz TM-24 Soyouz TM-33

Claudie André-Deshays, épouse Haigneré, née le au Creusot (Saône-et-Loire) est une scientifique, spationaute et femme politique française, présidente d'Universcience[1] à Paris. Elle a été la première femme française dans l'espace.

Carrière[modifier | modifier le code]

Cursus[modifier | modifier le code]

Médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique, Claudie Haigneré est docteur en neurosciences[2]. Elle est en outre membre de l'Académie des technologies, du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), de l'Académie des sports et membre libre de l'Académie des sciences d'outre-mer[3].

Travaux scientifiques et médicaux[modifier | modifier le code]

Claudie Haigneré à bord de la Station spatiale internationale.

Au sein de la Clinique de rhumatologie du service de réadaptation de l'hôpital Cochin à Paris, Claudie Haigneré exerce pendant huit ans une activité médicale. Pendant six ans, au Laboratoire de physiologie neuro-sensorielle du CNRS à Paris, elle prépare des expériences scientifiques dans le domaine de la physiologie humaine et effectue des recherches sur l'adaptation des systèmes sensori-moteurs en microgravité.

De 1990 à 1992, Claudie Haigneré, responsable des programmes de physiologie et de médecine spatiale à la Division « Sciences de la Vie » du CNES à Paris, participe aux orientations de la recherche spatiale dans ce domaine en étroite collaboration avec les laboratoires français et internationaux.

Elle assure, de 1989 à 1992, la coordination scientifique de la mission franco-russe Antarès pour les expériences des sciences de la vie.

Spationaute[modifier | modifier le code]

Le , Claudie Haigneré commence un vol de 16 jours à bord de la station orbitale russe Mir dans le cadre de la mission franco-russe CASSIOPEE et effectue de nombreuses expériences médico-physiologiques, techniques et biologiques.

En mai 1998, elle rejoint la Cité des étoiles comme astronaute suppléante pour la mission franco-russe Perseus qui débute en février 1999 à bord de Mir. Elle suit un entraînement complet d'ingénieur de bord de la station et de cosmonaute sauveteur de vaisseau Soyouz.

En novembre 1999, elle est intégrée à l'Agence spatiale européenne et rejoint le corps des spationautes européens à Cologne en Allemagne.

En janvier 2001, elle rejoint à nouveau la Cité des étoiles pour un entraînement de 9 mois pour la mission Andromède. Première astronaute française à voler à bord de la Station spatiale internationale (ISS), Claudie Haigneré, ingénieur de bord no 1, réalise un programme expérimental dans les domaines de l'observation de la Terre, de l'étude de l'ionosphère, des sciences de la vie ainsi que des sciences de la matière.

Politique dans le gouvernement Raffarin[modifier | modifier le code]

Claudie Haigneré intègre le gouvernement Raffarin pendant deux mandats :

Elle est ensuite conseillère auprès du directeur de l'ESA[2], puis, afin de prendre son poste à la tête d'Universcience, est mise à disposition par l'ESA[4].

Direction d'Universcience[modifier | modifier le code]

Claudie Haigneré en 2002.

Le 4 décembre 2009, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, nomment Claudie Haigneré administratrice provisoire du nouvel établissement public issu du rapprochement entre le palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie appelé Universcience[5],[2].

Début 2015, il est annoncé dans la presse[6] qu'elle n'est pas reconduite à la tête d'Universcience et qu'elle rejoindra l'Agence spatiale européenne.

Mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2002, elle est élue à l'Académie des technologies.

Le nom de Claudie Haigneré a été donné :

Vie privée[modifier | modifier le code]

Depuis mai 2001, elle est l'épouse de l'astronaute Jean-Pierre Haigneré[14].

Publications[modifier | modifier le code]

  • En collaboration avec Yolaine de la Bigne, Une Française dans l'espace, Plon, 1996, 2001
  • Andromède / carnet de bord, PEMF, 2002
  • Lettre à tous ceux qui aiment l'école : pour expliquer les réformes en cours / Luc Ferry. Où voulons-nous aller ? / Xavier Darcos. Demain, la science / Claudie Haigneré, O. Jacob : SCÉREN-CNDP, Paris, 2003
  • Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture, Éd. le Pommier : Universcience éd., Paris, 2010

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Martine Gay, Michel Poirieux, La liberté d'être au féminin, Librairie de Médicis, Paris, 2002
  • Association francophone des utilisateurs du Net, de l'e-business et de la société en réseau, E-transformation / AFNET, coll. « Les fondamentaux de la société de l'information » n°1, AFNET, Paris, 2002
  • Stéphane Nicolaou, Élizabeth Mismes-Thomas, Aviatrices / un siècle d'aviation féminine française, Altipresse ; Musée de l'air et de l'espace, 2004
  • Maryse Barbance, De l'école polytechnique féminine à l'EPF, école d'ingénieures / le témoignage d'ingénieures pionnières : 1925-2005, 80 ans d'histoire, Eyrolles, Paris, 2005
  • Philippe Collot, 50 ans d'aventure spatiale / CNES, Centre national d'études spatiales, éd. M. Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2007
  • Collectif, Objectifs Terre [Texte imprimé] : la révolution des satellites, Éd. le Pommier, Cité des sciences & de l'industrie, Paris, 2009
  • Collectif, Sciences & science fiction, Universcience : Editions de la Martinière, Paris, 2010.
  • Jean-Claude Seys, Gagnants et perdants ou Les challenges de la réussite, Presses universitaires de France, Paris, 2011
  • Arlène Ammar-Israël et Jean-Louis Fellous, L'exploration spatiale / au carrefour de la science et de la politique, CNRS éd., Paris, 2011
  • Pierre-François Mouriaux, Philippe Varnoteaux, Alexandre Ananoff, l'astronaute méconnu, Ed2A, Vendres, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel du 18 février 2010.
  2. a, b et c « Une mission de culture scientifique et technique pour Claudie Haigneré » (consulté le 11 mars 2015)
  3. Liste des membres de l'Académie des sciences d'outre-mer où elle figure..
  4. Un article du Canard enchaîné (n°4920 du 11 février 2015) mentionne son salaire de 21000€/mois, ainsi que des rémunérations complémentaires liées à ses mandats d’administratrice de fondations.
  5. Stéphane Foucart, « Claudie Haigneré coiffe la Cité des sciences et le Palais de la découverte » , dans Le Monde du 26 mars 2009, consultée le 18 mai 2011.
  6. Une spationaute déjà éjectée, Le Canard enchaîné n°4924, 11 mars 2015
  7. Composition du conseil d’administration, sur le site sanofi.com du 18 novembre 2014
  8. Le Conseil d’administration s’appuie sur les travaux de trois comités spécialisés, sur le site orange.com, consulté le 19 avril 2015
  9. Les membres du Conseil d’administration, sur le site loreal.fr, consulté le 19 avril 2015
  10. Membres et fonctionnement, sur le site fondationlacoste.org, consulté le 19 avril 2015
  11. CV officiel en anglais de Claudie Haigneré
  12. Journal officiel du 24 avril 2011.
  13. « Collège Claudie Haigneré », sur ac-nancy-metz.fr (consulté en )
  14. « Claudie Haigneré hospitalisée après une tentative de suicide », sur l'Express.fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]