Thierry Breton

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Thierry Breton
Thierry Breton, en août 2011, alors PDG du groupe Atos.
Thierry Breton, en août 2011, alors PDG du groupe Atos.
Fonctions
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie

25e ministre des Finances de la Ve République
25 février 200515 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Villepin
Prédécesseur Hervé Gaymard
Successeur Jean-Louis Borloo
Biographie
Date de naissance 15 janvier 1955 (59 ans)
Lieu de naissance Paris, France
Nationalité Française
Parti politique sans étiquette
Diplômé de École supérieure d'électricité (Supélec)
Profession Dirigeant d'entreprises
Enseignant

Thierry Breton, né le 15 janvier 1955 (59 ans)[1] à Paris (14e arrondissement), est un dirigeant d'entreprise, administrateur de sociétés et homme politique français.

Président-directeur général de Thomson (1997-2002) puis de France Télécom (2002-2005), il a été ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie entre le 25 février 2005 et le 15 mai 2007[2], puis professeur à Harvard (2007-2008)[3]. Il est président du directoire du groupe Atos depuis le 17 novembre 2008 et PDG depuis février 2009[4]. Depuis le 18 août 2014[5], Thierry Breton est également président du conseil d'administration de Bull [6], à la suite de l'OPA amicale menée par Atos.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué sa scolarité à l'École alsacienne à Paris puis ses classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand, Thierry Breton obtient, en 1979, son diplôme d'ingénieur de l'École supérieure d'électricité (Supélec)[3]. Il est ensuite auditeur de la 46e session de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[7].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Thierry Breton débute sa carrière en 1979 comme professeur d'informatique et de mathématiques au Lycée français de New York, dans le cadre de son service militaire au titre de la coopération[8]. En 1981, il crée Forma Systems, une société d'analyse de systèmes et d'ingénierie informatique dont il devient président-directeur général[9]. Il en quitte la présidence en 1986 pour se consacrer au projet du Futuroscope[10].

Futuroscope[modifier | modifier le code]

À la suite de sa rencontre en 1982 avec René Monory, qui le considérera comme étant son héritier politique[11], il participe à la conception du Futuroscope de Poitiers, puis en est nommé de 1986 à 1990, chef du projet. Il travaille essentiellement au développement de la partie « aire d'activités technologiques » qui deviendra la Technopole du Futuroscope.

Groupe CGI[modifier | modifier le code]

De 1990 à 1993, il est directeur général du groupe CGI[12], société d’analyse de systèmes et d’ingénierie informatique[13].

Bull[modifier | modifier le code]

Il entre chez Bull, en 1993, en proie à de grandes difficultés, en tant que directeur de la stratégie et du développement aux côtés de Jean-Marie Descarpentries[1], puis directeur général adjoint. Administrateur du groupe à partir de 1996, il accède en septembre à la vice-présidence du conseil d'administration alors qu'il est âgé de 40 ans[14] et devient administrateur délégué (directeur général) du groupe. En février 1996, considérant qu'il y a un problème de taille critique avec la filiale microinformatique de Bull (Zenith Data Systems), Thierry Breton décide, avec l'aide du japonais NEC, de la fusionner avec l'américain Packard Bell[15], après avoir aidé les deux groupes à se rapproche l'année précédente[16].

En août 2014, il prend la tête du conseil d'administration de Bull à la suite de son acquisition par Atos.

Thomson[modifier | modifier le code]

En mars 1997[17],[18], il est nommé par le gouvernement à la tête de Thomson et opérera pour le groupe un repositionnement autour des nouvelles technologies de l'image et d'Internet. Considéré comme une véritable pépite pour le groupe, le portefeuille de brevets du groupe (RCA), hérité de General Electric en 1998, génère un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs en 1999. Après une recapitalisation de 11 milliards de francs (1,7 milliard d'€) par l'État français[19], la valeur du titre en bourse valorisera Thomson jusqu'à 100 milliards de francs en 2002, tandis que 30 % des actions du groupe étaient alors en circulation et le reste contrôlé par l'État. Ce dernier, encore principal actionnaire, cèdera par la suite le principal de sa participation en 2003 (soit 18,5 % du capital du groupe électronique) pour un montant de 950 millions d’euros[20].

En 2001, il est élu par La Tribune « Stratège de l'année » pour sa gestion de Thomson. En septembre 2002, il est nommé président d'honneur de la société à la suite de son départ pour France Télécom[12].

France Télécom[modifier | modifier le code]

En 2002, il est appelé à la tête de France Télécom[21] où il négocie le même salaire qu'il avait chez Thomson, 5 fois supérieur à celui de son prédécesseur[22]. L'opérateur, alors dans une situation critique et surendettée à plus de 70 milliards d'euros à la suite de l'éclatement de la bulle financière de l'Internet[23], lance son plan « Ambition FT 2005 »[24], s’appuyant sur les deux axes de croissance constitués par l’ADSL et la téléphonie mobile[25].

Ce plan, qui doit permettre à l’entreprise de « reprendre son destin en main », se base sur trois axes visant chacun 15 milliards de réduction de dette[26] : un renforcement des fonds propres de l’entreprise ; un refinancement auprès des marchés ; un programme d’amélioration opérationnelle confié à Louis-Pierre Wenès[27].

Cette dernière partie, baptisée « TOP », comprend un plan de réduction de coûts qui – accentué par le volet social Act engagé par son successeur Didier Lombard[28] – participe selon un rapport du cabinet Technologia à l'augmentation des facteurs de risque psychosociaux ayant pu affecter le groupe et ses employés[29].

Sous la direction de Thierry Breton, France Télécom sera le premier opérateur historique à avoir élaboré et mis en œuvre le concept de « l'opérateur intégré »[30]. En moins de trois ans, il aura ramené la dette sous la barre des 40 milliards[31].

En parallèle d'une situation financière délicate, l’opérateur voit la concurrence s'intensifier sur son marché historique, alors même que l'Arcep, gendarme des télécoms, demande un dégroupage ADSL[32]. Pour répondre à ces défis, Thierry Breton signe notamment la fin de l’aventure Orange en Bourse et reprend le contrôle à 100 % de sa filiale et de ses bénéfices[33]. Il lance le plan « Internet haut débit pour tous » en juillet 2003, avec comme objectif affiché de mettre le haut débit à disposition de 90 % des Français en couvrant tous les départements à l'horizon 2005[34]. Pour ce faire, il augmente les dépenses du secteur de l'innovation de 20 % par rapport à l’année 2003. En 2004, l’entreprise enregistre plus de 7000 brevets déposés en France et à l’étranger[35]. La même année France Télécom réintègre Wanadoo par une offre simplifiée mixte d’échange afin d’intégrer les activités de téléphonie fixe et de fournisseur d’accès[35]. En juillet 2004, Thierry Breton annonce le lancement de la Livebox, première offre « Triple Play » de l’opérateur[36] et en septembre France Télécom est privatisée. 115 ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France[37] mais conformément à la loi du 31 décembre 2003, proposée et défendue par Thierry Breton[38] le statut spécifique des employés fonctionnaires est maintenu[39].

En février 2005, il est nommé président d’honneur de France Télécom[40] à son départ pour le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

En janvier 2010, la Harvard Business Review publie pour la première fois le classement des 100 patrons les « plus performants » au monde (The 100 Best-Performing CEOs in the World)[41] s'appuyant sur une étude académique reprenant les performances comparées, au cours de leurs mandats, des chefs d'entreprise des 2 000 plus grandes entreprises mondiales sur une période courant de 1995 à 2009. Thierry Breton y occupe la 62e position au titre de son mandat de président-directeur général de France Télécom[41].

Atos[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, Thierry Breton est nommé président du directoire de la SSII française Atos Origin, rebaptisée depuis Atos[4]. Il est élu le 10 février 2009 par l'assemblée générale des actionnaires administrateur, puis par le conseil d'administration président-directeur général du Groupe[42]. Il met en œuvre un plan complet de transformation de la SSII[43], baptisé TOP pour Total Operational Performance[44].

En juillet 2011, il fait l'acquisition des activités informatiques de Siemens[45]. Une acquisition qui permet au groupe de changer de dimension avec 78 500 collaborateurs dans 42 pays[46].

Il annonce la même année son objectif d'éradiquer l'usage interne des mails à l'horizon 2013 (stratégie Zero-Email)[47] en les remplaçant par des outils modernes appropriés tels que les réseaux sociaux d'entreprise, messageries instantanées, outils collaboratifs. Il a déclaré que l'explosion non contrôlée des mails internes est susceptible de créer à terme une pollution informationnelle moderne[48].

En 2012, il est élu par Les Échos « Stratège de l'année » pour sa gestion d'Atos[49]. L’année suivante, l’entreprise est classée au second rang du Palmarès des employeurs français de RegionsJob et l'Express pour lequel 8125 internautes ont voté de mars à mai 2013, qui prend notamment en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise[50].

Arrivé à la tête d’Atos, il reçoit 700 000 stock-options les transformant en 2014 en 336 000 actions de la société, ayant une valorisation potentielle de 21 millions d'euros[51].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1986-1994[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1988, Thierry Breton intègre le cabinet de René Monory au ministère de l'Éducation nationale en tant que conseiller pour l'informatique et les technologies nouvelles[52]. Il siège en outre au conseil régional de Poitou-Charentes de 1986 à 1992 (en tant que vice-président à partir de 1988)[11], que préside Jean-Pierre Raffarin, sous l'étiquette divers droite.

En 1993, il est chargé d'une mission sur le télétravail par le Premier ministre Édouard Balladur[53]. Cette mission donnera lieu à la publication de deux rapports à "La Documentation Française" : "Le télétravail en France" (1993) et "Les Téléservices en France" (1994)[54],[55].

2005-2007 : ministre de l'Économie[modifier | modifier le code]

Thierry Breton, en février 2006, alors ministre de l'Économie, lors de la soirée de lancement du site LesTelechargements.com au Palais de Tokyo à Paris.

En 2005, à la suite de la démission d'Hervé Gaymard, pour l'affaire de son appartement de fonction, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Raffarin III[56].

Lors de ses deux années et demi passées à la tête de Bercy, Thierry Breton axe sa politique économique sur la nécessité d'assainir les comptes publics. Il déclare dès juin 2005 que la France « vivait au-dessus de ses moyens »[57] et affirme aux Français que la totalité de leurs impôts sur le revenu sert uniquement à financer les seuls intérêts de la dette de la France[58].

Il annonce vouloir maintenir le déficit public en dessous de la barre des 3 % du PIB en 2005 et en 2006. Un objectif prioritaire qui justifiera l'arrêt de la baisse des impôts. Il déclare également vouloir supprimer un certain nombre de postes de fonctionnaire, plus de 5000, dont environ 2600 au sein même de Bercy[57].

Fin 2005, le déficit de la France retombe à 2,9 % du PIB. En 2006, la Commission européenne juge alors « crédible » une correction du déficit dans les années à venir et recommande de sortir l'Hexagone de la procédure de déficit excessif[59].Cette décision fait suite à l'assouplissement du pacte de stabilité en 2005 qui prévoyait initialement une application stricte des critères dont l'interdiction pour la dette de dépasser les 60 % du PIB[60] ; bien que la dette reste supérieure à 60 % du PIB[61], la Commission européenne note que « la dette a été placée sur une trajectoire descendante »[59].

L'endettement de la France diminue en 2006 par rapport à l'année précédente de 2,7 % par rapport au PIB[62] « par diverses opérations de réduction d’actifs (baisse des dépôts, privatisations…) ». En parallèle, le PIB de la France augmente de 2 % en 2006, contre 1,7 % en 2005[62].

Avec Michel Pebereau, Président de BNP Paribas à qui il confie le soin d'animer une commission nationale sur la situation d'endettement de la France et la rédaction d'un rapport sur le sujet (Rapport Pebereau sur la dette publique), il lance une vaste campagne pédagogique d'information sur l'état de la dette de la France, et la nécessité de se désendetter collectivement. En octobre 2006, Thierry Breton et son homologue allemand (Peer Steinbrück) font appliquer par l'ensemble des ministres des Finances de la Zone euro un plan de désendettement global et de stabilité budgétaire pour 2010, indispensable selon les deux ministres pour faire de la zone euro la première zone économique mondiale devant la zone dollar. Ce plan sera remis en cause, au grand dam des Allemands et des Européens, par Nicolas Sarkozy en juillet 2007.[réf. nécessaire]

Il présente en octobre 2005 une loi sur la modernisation de l'économie, votée la même année, formulant le vœu de ne pas affaiblir les grands groupes français dans la compétition économique mondiale. Un mois plus tard, le 8 novembre, il présente également un projet de loi sur la consommation, légiférant sur les actions de groupe en justice[63]. Il mène aussi une réforme fiscale de l'impôt sur le revenu en ramenant le nombre de tranches de sept à quatre et en plafonnant le taux marginal à 40 %.

« Il a donc beaucoup parlé, mais été plus rarement entendu sur les dossiers sur lesquels il a planché, comme la taxation des super-bénéfices des groupes pétroliers ; l'ouverture du capital de Gaz de France et sa fusion, au point mort, avec Suez ; la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ; les class actions, ce système qui permet à des actionnaires de se regrouper pour ester en justice[64]. »

En juillet 2005, il met en œuvre la privatisation des autoroutes françaises. L'ensemble de la participation résiduelle de l'État est cédé pour 14 milliards d'euros après avis conforme de la commission des participations et transferts (ex-commission de la privatisation)[65]. S'ensuivent alors de vives critiques de la part de l'opposition et de François Bayrou en particulier. Ce dernier reproche entre autres « que ce soit au moment où les autoroutes vont devenir rentables pour l'État, car tous les investissements seront amortis, qu'on les vend au privé[66] ». Les bénéfices sont en effet estimés à 40 milliards d'euros jusqu'en 2032, fin des concessions. En outre, l'opposition reproche au ministre d'avoir fait passer cette mesure sans vote parlementaire, ce qui n'était en fait nullement nécessaire d'un point de vue légal puisqu'après la décision de Laurent Fabius de coter les entreprises autoroutières, il était de la seule responsabilité du ministre de prendre le décret de privatisation après avis de la commission des participations et transferts.[réf. nécessaire]

Il souhaite que la France soit le premier pays à se pencher sur le développement et la valorisation de son patrimoine immatériel[67]. Il confie ainsi en mars 2006 à Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet un rapport sur l’économie de l’immatériel dans le but de créer une agence du patrimoine immatériel de l’État ayant pour vocation le recensement et la valorisation de ses actifs immatériels (droit à l’image ; marques etc.)[68]. Cette agence (la première au monde de ce type[68]) est mise en place par un arrêté du 23 avril 2007[69]. Ce patrimoine immatériel est comptabilisé pour 10 milliards d'euros d'actifs au bilan annuel de l'État pour 2010[70].

Il imagine, conçoit, défend auprès de Dominique de Villepin puis met en place en 2006 le bouclier fiscal à 60 % (hors CSG et CRDS) repris ensuite par Nicolas Sarkozy avec abaissement à 50 % (y compris CSG et CRDS). À l'automne 2006, revenant sur une promesse de Nicolas Sarkozy, l'un de ses prédécesseurs à Bercy, il poursuit l'ouverture du capital de GDF afin de permettre le mariage de l'entreprise avec Suez et de faire ainsi barrage à une OPA hostile du groupe italien Enel sur Suez. Ceci amena à une bataille parlementaire avec le dépôt de plus de 154 000 amendements pour tenter de bloquer le texte, un record absolu dans l'histoire parlementaire. Après plus de deux mois de débats, le texte est finalement voté. Une fois adoptée par l'Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel valide la loi en différant l'application au premier juillet 2007, date de l'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence conformément aux directives européennes, 2003/54/CE et 2003/55/CE.

Le 19 avril 2007, en pleine campagne présidentielle, Thierry Breton est soupçonné par Le Canard enchaîné et par le magazine Challenges d'être impliqué dans l'affaire dite du « parachute doré » de Noël Forgeard, ex-président d'EADS. Cette accusation est immédiatement démentie par les intéressés, mais le coprésident allemand d'EADS, Thomas Enders, suggère, le 15 mai 2007 dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Zeitung, que l'on aurait pu « éventuellement penser » que le gouvernement était intervenu auprès des administrateurs d'EADS afin d'obtenir le versement des 8,5 millions d'euros destinés à Noël Forgeard. Thomas Enders déclare alors : « Ce qui est exact, c'est que le gouvernement français nous a d'une certaine manière forcé la main »[71].Cette déclaration est à nouveau démentie tant par Bercy[72] que par Lagardère SCA[73] mais aussi par Maurice Lévy, médiateur dans cette affaire qui déclare dans Le Parisien du 16 mai 2007 : « Thierry Breton n'a jamais fait pression »[74].

Il n'est pas reconduit dans ses fonctions de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, bien qu'ayant soutenu ce dernier pendant la campagne : il était jugé trop proche de l'ancien Président de la République par le nouveau chef de l'État qui souhaite une politique de rupture[75].

Enseignant[modifier | modifier le code]

À partir de juillet 2007, il quitte la France pour aller enseigner pendant deux ans à l'université Harvard aux États-Unis. Son cours s'intitule : Leadership and corporate accountability. Il l'enseigne en qualité de Professeur senior lecturer[76] à la Harvard Business School, l'université de management et d'économie de Harvard.

Écrivain et essayiste[modifier | modifier le code]

Thierry Breton entame sa carrière d'auteur en 1984. En trois ans, il publie trois livres[77] : Softwar, Vatican III (pour lequel il sera invité de l'émission littéraire d'Antenne 2 Apostrophes) et Netwar.

En 2002, interrogé par un journaliste du mensuel économique L'Expansion sur la genèse de Softwar, Thierry Breton explique que ce roman d'anticipation, l'un des plus grands best-sellers de l'année 1984, traduit dans plus de 25 pays, avait été imaginé et écrit par les deux coauteurs, tout en précisant que « pour l'essentiel, c'est Denis Beneich qui a tenu la plume[78] », ce que ce dernier confirme[79].

Il arrête là sa carrière de romancier et publie ensuite six essais, de 1991 à 2007[77].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Softwar (La Guerre douce), Thierry Breton - Denis Beneich, éd. Robert Laffont, Paris ; thriller technologique. Adapté pour la télévision en 1992[80].
  • 1985 : Vatican III, Thierry Breton, éd. Robert Laffont, Paris
  • 1987 : Netwar (La guerre des réseaux), Thierry Breton, éd. Robert Laffont, Paris
  • 1991 : La Dimension invisible (Le défi du temps et de l'information), éd. Odile Jacob, Paris ; essai sur la société de l'information[81].
  • 1992 : La Fin des illusions, Plon, Paris ; essai qui dénonce l'argent fou de l'immobilier, et la virtualité de l'économie induite par l'informatique, sans gain réel de productivité.
  • 1993 : Le Télétravail en France, La Documentation française.
  • 1994 : Le Lièvre et la Tortue, essai sur les atouts inattendus de Français, cosigné avec Christian Blanc et dans lequel les auteurs définissent la notion de pôle de compétitivité à la française.
  • 1994 : Les Téléservices en France, ou une anticipation précoce du monde de l'internet, La Documentation française.
  • 2007 : Antidette, Plon.L'auteur y expose sa vision politique des grands enjeux économiques nourrie de son action et de son bilan au Ministère de l'Économie et des Finances. Il y expose sa théorie de la « vertu budgétaire » et propose un plan pour la France de désendettement et de croissance.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Administrateur[modifier | modifier le code]

  • décembre 2001 : Jacques Chirac le nomme administrateur de son musée du septennat.
  • Jusqu’en février 2005, date de son accession au gouvernement :
    • administrateur, vice-président de Bull (1996-1997).
    • administrateur, président du comité d'audit de Rhodia (1998-2002).

Thierry Breton est nommé administrateur de Rhodia en 1998, puis président du comité d'audit jusqu'en 2002. Trois ans plus tard, le 27 juin 2005, dans le cadre de l'affaire Rhodia, une perquisition est menée dans les bureaux de Bercy sans succès. Selon Daniel Lebard, alors PDG d'Albright & Wilson, Thierry Breton, ancien administrateur de Rhodia, aurait été « sauvé » par l'AMF durant cette affaire[82],[83], ce que l'AMF et Thierry Breton démentent, ce dernier obtenant la condamnation de Daniel Lebard pour diffamation[84].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Septembre 2007 à 2008 : conseiller (senior adviser) de la banque Rothschild & Cie
  • Il est membre du conseil d'orientation de l'Institut Aspen France, un think tank libéral.
  • Il est membre du club Le Siècle[88].
  • Il préside le « comité des sages » qui se constituerait et se réunirait en cas de disparition prématurée du PDG de LVMH pour veiller – jusqu’en 2023 – à l’intégrité du groupe et à la protection des intérêts des descendants de Bernard Arnault[89].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Débat sur la régulation des télécoms[modifier | modifier le code]

En juin 2012, Thierry Breton publie une tribune dans Le Monde : « Free menace l'innovation dans les Télécoms »[90] le jour même où Xavier Niel (vice-président et directeur de la stratégie d'Iliad, maison mère de Free) publie dans Les Échos: "Free Mobile : mythes et réalités"[91] ; des tribunes largement commentées qui s'ajoutent au débat de fond sur la politique industrielle, l'emploi et l'innovation dans les télécommunications[92] et plus généralement sur la notion même de « travail »[93].

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Citoyen d'Honneur de la ville de Foshan, Province du Guangdong, République populaire de Chine
  • 2004 : Commandeur de l'ordre national du Mérite, France
  • 2006 : Commandeur de l'Ordre du mérite civil d'Espagne (orden del Merito Civil)
  • 2006 : Grand officier de l'Ordre de la Croix du Sud (Ordem Nacional do Cruzeiro do Sul), Brésil
  • 2006 : Grand Croix de l'Ordre du mérite (Al Merito de Chile), Chili
  • 2008 : Officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur, France
  • 2010 : Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite, Maroc
  • 2012 : Grand officier de l’ordre national du Mérite, France[94]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thierry Breton, un proche de l'Élysée sauveur d'entreprises Le Monde, 25 février juillet 2005
  2. Thierry Breton, l'insaisissable Les Échos, 29 mars 2012
  3. a et b Thierry Breton, Président-directeur général d'Atos Les Échos, 17 novembre 2011
  4. a et b Thierry Breton nommé à la tête d'Atos Origin L'Express, 17 novembre 2008
  5. « Thierry Breton préside le conseil d'administration de Bull », sur Le monde informatique,‎ 24 août 2014
  6. Thierry Breton nommé président de Bull, JDN, 20 août 2014
  7. (en) « 25 février 2005 : Thierry Breton démissionne de la présidence de l'UTT »
  8. « Thierry Breton, un patron à Bercy », La Croix,‎ 27 février 2005 (lire en ligne)
  9. (en) « Thierry Breton, 1955 »
  10. Sébastien Dufil, « Thierry Breton », sur Edubourse,‎ 31 janvier 2012
  11. a et b Breton, un patron très politique Libération, 21 janvier 2005
  12. a et b Fiche de Thierry Breton sur le site de l'Express, 1er juin 2005.
  13. « Biographie - Thierry Breton : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (Archive) », sur Archives du portail du gouvernement,‎ 25 février 2005 (consulté le 26 septembre 2014)
  14. Bercy : au tour de Breton L'Express, 28 février 2005
  15. « Bull cède sa filiale micro-informatique à l'américain Packard Bell », sur Les Échos,‎ 8 février 1996
  16. « NEC prend 20 % de l'américain Packard-Bell, partenaire de Bull », Les Echos,‎ 5 juillet 1995 (lire en ligne)
  17. « Thierry Breton à la manoeuvre », sur Le Point,‎ 19 janvier 2007
  18. « Thomson Multimédia Les clés du redressement », sur L'Usine nouvelle,‎ 6 novembre 2001
  19. « Thomson Multimédia Les clés du redressement » L'Usine Nouvelle, 6 novembre 2001.
  20. « L'État sort de Thomson et récupère 950 millions d'euros » L'Usine Nouvelle, 4 novembre 2003.
  21. « France Télécom : un nouveau défi pour Thierry Breton », RFI, 1er octobre 2010.
  22. Jérome Thorel, « Thierry Breton maintient son niveau de salaire de Thomson Multimedia », sur ZDNet,‎ 8 octobre 2002
  23. « L'entreprise la plus endettée au monde » Libération, 14 septembre 2002.
  24. « France Télécom : redressement avant privatisation » RFI, 5 décembre 2002.
  25. « France Télécom tire profit de sa stratégie d'intégration », ZDNet,‎ 10 février 2005 (lire en ligne)
  26. « Modalités de détention par l'Etat du capital social de France Telecom (Rapport parlementaire) » (consulté le 27 septembre 2014)
  27. « Louis-Pierre Wenès, le "cost killer" », 20minutes,‎ 5 octobre 2009 (lire en ligne)
  28. « France Télécom : l'inspection du travail accuse », La Tribune,‎ 14 mars 2010 ([France Télécom : l'inspection du travail accuse lire en ligne])
  29. http://www.observatoiredustressft.org/images/pdf/Rapport%20final.pdf, chapitre I.B : « Les conséquences de TOP, NExT et ACT »
  30. « France Télécom : la nouvelle organisation consacre la stratégie d'opérateur intégré » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30 Les Échos, 1er avril 2004.
  31. « Atos réduit sa dette plus vite que prévu », Le Figaro, 23 février 2012.
  32. http://fr.reuters.com/article/idFRLDE61N0LE20100224?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true
  33. « La fin de l'aventure d'Orange en Bourse », sur Les Échos,‎ 2 septembre 2003
  34. http://www.unaf.fr/spip.php?article278
  35. a et b http://theses.univ-lyon3.fr/documents/getpart.php?id=lyon3.2008.goujon-belghit_a&part=216611
  36. http://www.zdnet.fr/actualites/wanadoo-a-vendu-un-million-de-livebox-depuis-son-lancement-39275553.htm
  37. http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=4130
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