Sixième Coalition

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Sixième coalition
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Bataille de Leipzig
Informations générales
Date 1812 - 1814
Lieu Europe
Issue Victoire alliée
Congrès de Vienne
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français

Flag of Denmark.svg Royaume du Danemark et de Norvège

Drapeau: Empire d'Autriche Empire d’Autriche
Flag of Russia.svg Empire russe
drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Flag Portugal (1707).svg Royaume de Portugal
Flag of Sweden.svg Royaume de Suède
Bandiera del Regno di Sicilia 4.svg Royaume de Sicile[1]
Commandants
Napoléon Ier
Michel Ney
Auguste Marmont
Józef Antoni Poniatowski
Frédéric-Auguste Ier de Saxe
Gebhard von Blücher
Michel Barclay de Tolly
Mikhaïl Koutousov
Peter Wittgenstein
Karl Philipp de Schwarzenberg
Charles XIV Jean de Suède
Karl Philipp von Wrede
Notes
  1. Situation en début de la campagne d'Allemagne.
Guerres napoléoniennes
Batailles
Campagne de Russie (1812)

Mir — Moguilev — Ostrovno — Kliastitsy — Smolensk — 1re Polotsk — Valutino — Moskova — Moscou — Winkowo — Maloyaroslavets — 2e Polotsk — Czaśniki — Viazma — Smoliani — Krasnoï — Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig — Lützen — Bautzen — Hoyerswerda  — Gross Beeren — Katzbach — Dresde — Kulm — Dennewitz — Leipzig — Hanau — Sehested


Campagne de France (1814)
Metz —Brienne — La Rothière

Campagne des Six-Jours : Champaubert — Montmirail — Château-Thierry — Vauchamps
Mormant — Montereau — Bar-sur-Aube — Craonne — Laon — Reims — Arcis-sur-Aube — Fère-Champenoise —Claye — Villeparisis — Paris
Front italien : Mincio

La Sixième Coalition (1812-1814) réunit le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et l'Empire russe, rejoints plus tard par le Royaume de Prusse, puis par la Suède, l'Empire d'Autriche et un certain nombre d'États allemands contre la France de Napoléon, encore soutenue par l’Italie, le Danemark et un certain nombre d’États allemands.

Lorsque la Russie, alliée à la France depuis le Traité de Tilsit, refuse d’appliquer le blocus continental, Napoléon décide une nouvelle campagne de Russie de 1812, qui tourne au désastre.

Les puissances continentales, humiliées par Napoléon au cours des guerres précédentes, voient une occasion de le défaire, et rejoignent petit à petit la Russie, le Royaume-Uni et les partisans de la péninsule Ibérique. Grâce à des armées réorganisées, et profitant des enseignements tirés des précédentes guerres napoléoniennes, elles défont Napoléon à la bataille de Leipzig (octobre 1813), et envahissent la France en 1814, forçant ainsi Napoléon à abdiquer au profit de Louis XVIII.

Environ 2,5 millions de soldats ont combattu au cours de ce conflit (incluant la campagne de Russie) et les pertes humaines s'élèvent à au moins 2 millions d'hommes (certaines estimations suggèrent qu'environ 1 million de ces hommes meurent en Russie seulement). On inclut dans ce décompte les batailles de Smolensk, la Moskova, Lützen, Dresde et celle de Leipzig.

Le dernier acte de cette coalition se joue sur le territoire national : la campagne de France. L'empereur parvient, durant la Campagne des six jours, à ralentir l'ennemi dans sa pénétration du territoire français. Beaucoup de stratèges considèrent la campagne de France comme la meilleure campagne de Napoléon, avec la première campagne d’Italie. Avec une armée diminuée, inexpérimentée (les jeunes conscrits de 1814, les Marie-Louise, malgré leur courage, ne sont pas à la hauteur de leurs aînés), et largement dépassée en nombre, il parvient à infliger plusieurs revers à ses ennemis. Mais les pertes initiales, en Russie et en Allemagne, sont cependant trop importantes pour être compensées lors de ce dernier acte. La trahison de Marmont et la reddition de Paris obligent Napoléon à abdiquer à Fontainebleau. Les Alliés occupent Paris le 31 mars 1814. Soult, le 10 avril, livre à Toulouse la dernière bataille de la campagne de France.

[modifier] Conséquences

Le 3 avril, le Sénat vote la déchéance de l'empereur qui, lui-même le 6, se résout à l'abdication (Traité de Fontainebleau). On lui donne par la suite la souveraineté de l'île d'Elbe. En novembre 1814 s'ouvre le Congrès de Vienne qui redessine les frontières de l'Europe.


[modifier] Voir aussi

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