Xavier Forneret

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Xavier Forneret

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Xavier Forneret en 1839.

Nom de naissance Antoine Charles Ferdinand Xavier Forneret
Autres noms L'homme noir, blanc de visage
Activités Romancier, dramaturge, poète
Naissance
Beaune, Drapeau de la France France
Décès (à 74 ans)
Beaune, Flag of France.svg Empire français
Langue d'écriture Français
Mouvement Romantisme frénétique

Signature

Signature de Xavier Forneret

Xavier Forneret, surnommé « l'homme noir, blanc de visage », né à Beaune le [1],[2] et mort le , est un écrivain et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire de Lausanne installée à Beaune depuis le XVIe siècle, Antoine Charles Ferdinand Xavier Forneret est le fils unique de Jean-Antoine Forneret (1774 - ) et d'Éléonore-Philiberte-Émilie Mathieu (1782 - ), mariés depuis le [3],[2]. Il a une sœur aînée, Marguerite Appoline, née le 13 messidor an XIII (), mariée le à Fabius Caron, médecin à Paris, et morte à Paris le [4]. Émancipé le afin de pouvoir recueillir l'héritage paternel, ce riche propriétaire de vignobles en Bourgogne s'est consacré à la littérature, mais sans connaître le succès de son vivant. Aucune de ses œuvres, qu'il s'agisse de son théâtre (qu'il fait jouer à ses frais), de sa prose ou de ses vers (qu'il publie à compte d'auteur), n'a percé durant tout le XIXe siècle.

Souvent qualifié de « petit romantique » avec Philothée O'Neddy, Petrus Borel, Aloysius Bertrand, Charles Lassailly, son œuvre a été tirée de l'oubli par les surréalistes, qui le considèrent comme un précurseur de l'écriture automatique. André Breton, qui s'était procuré une édition de ses œuvres en 1952, le fait figurer dans son Anthologie de l'humour noir avec le récit Le Diamant de l’herbe. Depuis, il est devenu un auteur apprécié, évoqué par Jacques Prévert et chanté par Claude Nougaro.

Son œuvre reste originale, avec des phases ascendantes, des écrits parfois déconcertants, marqués par le macabre et l'insolite. Lui-même affirmait « être une feuille nouvelle sur l'arbre de la littérature » et considérait que la province n'avait pas la maturité suffisante pour comprendre ses écrits, sans avoir connu plus de succès à Paris.
Il était propriétaire d'une maison à Chaudenay, en Saône-et-Loire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Deux destinées, drame en 5 actes, Paris, Jean-Nicolas Barba, juillet 1834
  • Vingt-trois, trente-cinq, comédie-drame en 1 acte, Paris, Jean-Nicolas Barba, mai 1835 (première au théâtre de Dijon le )
  • L'Homme noir, drame en 5 actes, juin 1835 (première au théâtre de Dijon le )
  • Mère et fille, drame en 5 actes, dont un prologue, Paris, Michel Lévy, mars 1855 (première représentation à Paris, au théâtre de Montmartre, le )

Contes, récits, roman[modifier | modifier le code]

  • Rien... — Quelque chose, Dijon, janvier-février 1836 (deux ou trois éditions)
  • Et la lune donnait et la rosée tombait, Dijon, août 1836
  • Lanterne magique ! Pièce curieuse !, paru dans Le Nouvelliste de Dijon et de la Côte d'Or, 17 novembre 1836, puis dans le Journal hebdomadaire de Belfort et du Haut-Rhin, 4 janvier 1839
  • Quelque chose du cœur, paru dans Le Nouvelliste de Dijon et de la Côte d'Or, 5 janvier 1837
  • Pièce de pièces, temps perdu, Paris, Eugène Duverger, avril 1840
  • Premier extrait d'un volume de Rêves, Beaune, janvier 1845 (perdu)
  • Deuxième extrait d'un volume de Rêves, Beaune, janvier 1846
  • Caressa, roman, Paris, juin 1858

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Vapeurs, ni vers, ni prose, Paris, Eugène Duverger, septembre 1838
  • Quelques-uns doivent dire cela (poème extraits de Vapeurs), janvier 1848
  • Aux électeurs de Beaune et à tous (poème imprimé sous forme d'affiche), 21 avril 1848
  • Lignes rimées, Paris, Dentu, juillet 1853
  • L'Infanticide, Dijon, mars 1856
  • Un crime d'enfer, février 1857 (perdu)
  • À Sa Majesté l'Empereur, mars 1858 (quatre exemplaires)
  • Ombres de poésie, Paris, avril 1860

Aphorismes[modifier | modifier le code]

  • Sans titre, par un homme noir blanc de visage, Paris, Eugène Duverger, septembre 1838
  • Encore un an de Sans titre, par un homme noir blanc de visage, Paris, Eugène Duverger, avril 1840
  • Broussailles de la pensée, de la famille de « Sans titre », 1870

Divers[modifier | modifier le code]

  • Réflexions sur la peine de mort, précédées d'une Lettre à M. Victor Hugo, Dijon, juin 1851 (rééd. Paris, février 1870)
  • Voyage d'agrément de Beaune à Autun, fait le 8 septembre 1850, Dijon, septembre 1851
  • 47 phrases à propos de 1852, Dijon, janvier 1852 (perdu)
  • Mon mot aussi (brochure gallicane), avril 1861

Éditions posthumes[modifier | modifier le code]

  • André Breton, « Xavier Forneret » et Le Diamant de l’herbe dans Anthologie de l’humour noir, Paris, Pauvert, 1979
  • Le Diamant de l’herbe, 1859 ; édition de bibliophilie par Les Bibliophiles de France, avec des eaux-fortes de Proszynska, 1991
  • Écrits complets – Volume I (1834-1876) – Théâtre, poésie, musique, Dijon, France, Les Presses du réel, 2013, 976 p. (ISBN 978-2-84066-487-1)
  • Écrits complets – Volume II (1836-1880) – Aphorismes, contes et récits, roman, vie quotidienne, Dijon, France, Les Presses du réel, 2013, 800 p. (ISBN 978-2-84066-488-8)
  • Proses, Editions Marguerite Waknine 2013 (ISBN 978-2-916694-48-1)
  • L'homme Noir, Aphorismes illustrés et mis en page par Claude Stassart-Springer, Éditions de la Goulotte, Vézelay, 2014

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Apert, L’Homme noir, blanc de visage, Cognac, Le Temps qu’il fait, 1994
  • Anne Detalle, « La Métaphore absolue : Un rêve c’est, Rêves II de Xavier Forneret », Mythes, merveilleux et légendes dans la poésie française de 1840 à 1860, Paris, Klincksieck, 1976, p. 79-84
  • Francis Dumont, « Xavier Forneret », in Francis Dumont (dir.), Les Cahiers du sud, numéro spécial « Les Petits Romantiques français », 1949, p. 213-220
  • Wendy Greenberg, « Xavier Forneret’s visionary maxims », Francofonia, n° 18, Primavera, 1990, p. 93-100
  • Eldon Kaye, Xavier Forneret dit « l’homme noir », (thèse, Besançon, 1958), Genève, Droz, collection « Histoire des idées et critique littéraire », 1971
  • Le Pont de l’épée, Dijon, n° 3 « Xavier Forneret », juillet 1958
  • Pierre-Yves Laurioz, Xavier Forneret, le romantique bourguignon méconnu, Editions de Paris, 2007 (ISBN 2-85162-201-3)
  • Matthieu Liouville, « Xavier Forneret, fumiste frénétique », Humoresques, n° 19 « Rires marginaux, rires rebelles », textes recueillis par Judith Kaufmann, janvier 2004
  • Tristan Maya, X. F. humoriste noir blanc de visage, Saint-Seine-L’Abbaye, Éditions de Saint-Seine-l’Abbaye, Michaut, 1984
  • Charles Monselet, « Le Roman d’un provincial », (édition originale Le Figaro, 26 juillet 1859), Œuvres de Xavier Forneret, Paris-Genève, Slatkine, 1980
  • François Mortureux, Xavier Forneret : Beaune, 1809-1884, Beaune, Centre beaunois d’études historiques, 1984
  • Jean Orizet (sous la dir. de), Anthologie de la poésie française, Paris, Larousse, 1988, rééd. 2007
  • Maurice Toesca, Un homme heureux - Mémoires de Xavier Forneret prince de l’humour noir, Paris, Albin Michel, 1984

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Dumont, Naissance du romantisme contemporain : avec une bio-bibliographie de Xavier Forneret (éditions C.-L., 1942, 176 p.), précise, p. 100 : « L'unique fils de Jean Antoine Forneret est né à Beaune, le 16 août 1809 à dix heures du soir et reçut les prénoms d'Antoine, Charles, Ferdinand, Xavier. »
  2. a et b Eldon Kaye, Xavier Forneret dit « L'homme noir » 1809-1884, Droz, 1971, 306 pages, p. 33.
  3. Francis Dumont, op. cit., p. 99.
  4. Francis Dumont, op. cit., p. 100.