Michel Bon
Michel Bon, né le 5 juillet 1943, est un dirigeant d'entreprise français.
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Formation [modifier]
Michel Bon est diplômé de l'ESSEC, de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, de l'ENA et de la Stanford Business School. À l'ENA, il fait partie de la promotion Thomas-More, avec Jean-Paul Huchon, Alain Richard, Claude Guéant, François d'Aubert, Jean-Louis Bianco et Jean-Claude Trichet.
Carrière [modifier]
Après quatre ans à l'Inspection des Finances (1971 — 1975), Michel Bon a passé dix ans dans la banque, d'abord au Crédit national (1975 — 1978), la principale banque de crédit à long terme aux entreprises, puis au Crédit agricole (1978 — 1985)
Au début de 1985, il rejoint Carrefour, la plus grande entreprise de distribution française, dont il sera Directeur Général puis Président jusqu'à fin 1992.
En septembre 1993, il a été nommé par le gouvernement Balladur à la tête de l'Agence nationale pour l'emploi.
Le 13 septembre 1995, le premier ministre Alain Juppé le nomme président de France Télécom. Michel Bon dirige alors le changement des statuts de l'entreprise pour en faire une société anonyme de droit privé. En 1997, Dominique Strauss-Kahn ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Jospin confirme Michel Bon dans ses fonctions où il pilote l'introduction en bourse de 20 % du capital de l'entreprise. L'opération, réalisée le 6 octobre de la même année est d'abord un succès financier notamment grâce à la garantie offerte par l'État pour le provisionnement des retraites des salariés exigé par les investisseurs sur les marchés internationaux. Le titre FT s'envole très rapidement et ce succès confirme Michel Bon dans sa stratégie qui vise à faire passer la culture de l'entreprise d'« une logique de l’usager à une logique du client »[1]. Il fait ensuite passer le cap de l'ouverture à la concurrence du marché de la téléphonie en diversifiant les activités de l'entreprise notamment sur la téléphonie mobile (par l'acquisition d'Orange) et sur l'internet (via Wanadoo) donnant à France Télécom la première place sur le marché français. Le coût d'acquisition d'Orange UK en mai 2000 est de 40 milliards d'Euros. A cela, il faut ajouter la reprise de 3 milliards de dettes et de 6.7 milliards pour la licence UMTS anglaise Cette phase de croissance dynamique s'accompagne d'investissements dans de le secteur des télécommunications en Europe avec notamment 10 milliards d'euros investis dans les licences UMTS en Allemagne et le rachat de l'opérateur polonais TPSA. Or, en 2001, explose ce qu'on a appelé la bulle Internet. Les choix stratégiques de la direction de FT, pilotée par Bon mais validée par l'administration publique, se révèlent a posteriori désastreux. Les pertes annoncées de 8.3 milliards d'euros sur l'exercice 2001 tendent les relations entre Michel Bon qui déclare « la stratégie, c’est moi qui l’assume »[2], et son nouveau ministre de tutelle, Laurent Fabius[3]. La dette de France Télécom au départ de Michel Bon est de 70 milliards d'euros. France Télécom est en faillite.
De 2001 à 2004, il est président de l'Institut de l'entreprise[4]. Il est un des présidents d'honneur depuis son retrait. De 2003 à 2006 il et président de l’Institut Pasteur, dont il était vice-président depuis 1997. Michel Bon est aujourd’hui Président du Conseil de Surveillance des Editions du Cerf et président du conseil de surveillance de Devoteam, une SSII de 5 000 personnes cotée à la bourse de Paris.Il est administrateur de plusieurs entreprises parmi lesquelles Lafarge et Sonepar. Depuis 2003 il est senior adviser de la banque d'affaires Close Brothers (France) et président du conseil de surveillance des Éditions du Cerf[5]. Il est aussi président de la Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE), et président de Fondact, qui regroupe les entreprises pronant la participation, l’intéressement et l’actionnariat salarial.
Fonctions et mandats sociaux [modifier]
- Président du conseil de surveillance de Devoteam[6]
- Président du conseil de surveillance des Editions du Cerf
- Administrateur de Lafarge SA depuis 1993
- Administrateur de Sonepar
- Administrateur de Provimi
- Administrateur de Sonae (Portugal)
- Administrateur de Myriad
- Administrateur de la Compagnie Européenne de Téléphonie (Luxembourg)
- Senior advisor de Roland Berger Strategy Consultants
- Senior advisor de Vermeer Capital
- Senior advisor de Permira
- Anciens mandats
Il a occupé précédemment les fonctions de[7]:
- Directeur général puis de président de Carrefour de 1985 à 1992
- Président directeur général de France Télécom de 1995 à 2002
- Senior Advisor de la Banque Dôme-Close Brothers
- Administrateur de Air liquide
- Administrateur d'Asterop [8] jusqu'en 2008
- Administrateur d'Editis jusqu'en 2009
- Administrateur de Banque Transatlantique jusqu'en 2007
- Administrateur d'Orsid SAS jusqu'en 2005
Vie privée [modifier]
Michel Bon est marié et père de quatre enfants.
Références [modifier]
- France Telecom à la conquête du cybermonde, par Michel Bon, aux Forumevents, Jeudi 3 février 2000
- http://www.humanite.fr/2002-09-14_Politique_L-homme-du-jour-Michel-Bon
- http://archives.lesechos.fr/archives/2002/LesEchos/18795-136-ECH.htm
- Institut de l'entreprise: Organisation
- Editions du Cerf
- Michel Bon rejoint le Conseil de Surveillance de DEVOTEAM en tant que ‘non executive director’
- Avis de convocation à l'assemblée générale ordinaire du jeudi 6 mai 2010 du Groupe Lafarge page 34
- Michel Bon entre au conseil d'administration d'Asterop
- Personnalité française du monde des affaires
- Haut fonctionnaire français
- Inspecteur des finances
- Élève de l'École nationale d'administration (France)
- Élève de l'Institut d'études politiques de Paris
- Élève de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales
- Militant chrétien
- Naissance en 1943
- France Télécom