Pandémie de Covid-19 aux Philippines

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Pandémie de Covid-19 aux Philippines
COVID-19 pandemic cases in the Philippines by region.svg
Origine
Wuhan, Hubei, China
Localisation
Coordonnées
Date d'arrivée
30 janvier 2020
Bilan
Cas confirmés
500 577 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Cas soignés
449 615 ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Morts
9 895 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

La pandémie de Covid-19 aux Philippines est une crise sanitaire majeure provoquée par une maladie infectieuse émergente apparue fin 2019 en Chine continentale, la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), dont l'agent pathogène est le SARS-CoV-2. Ce virus est à l'origine d'une pandémie, déclarée le 11 mars 2020 par l'Organisation mondiale de la santé.

Historique[modifier | modifier le code]

Premiers cas[modifier | modifier le code]

Le premier cas de COVID-19 aux Philippines a été confirmé 30 janvier 2020. Le patient diagnostiqué était une Chinoise de 38 ans de Wuhan, arrivée à Manille en provenance de Hong Kong le 21 janvier. Elle a été admise à l'hôpital San Lazaro de Manille le 25 janvier après avoir demandé une consultation en raison d'une légère toux.

Le compagnon de cette dernière est le deuxième cas confirmé du pays. Sa mort le 1er février 2020 a été la première enregistrée hors de Chine[3].

Mesures de confinement[modifier | modifier le code]

Afin de limiter la propagation de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) aux Philippines, des mesures de confinement, officiellement qualifiés de "Community Quarantines" par le gouvernement, ont été imposés dans de nombreuses régions du pays. L'«Enhanced Community Quarantine» (ECQ) est la plus stricte de ces mesures. Les résidents des localités soumises à une Enhanced Community Quarantine (ECQ) sont généralement tenues de rester chez eux, étant interdits de se rendre dans d'autres villes ou barangays. Les gouvernements du barangay peuvent délivrer des laissez-passer de quarantaine permettant aux résidents d'acheter des produits essentiels en dehors des heures de couvre-feu et dans la juridiction des barangays émetteurs.

La General community quarantine (GCQ), qui a été introduite le 1er mai, est moins stricte que l'ECQ. Le transport public est autorisé à une capacité réduite et certaines entreprises sont autorisées à opérer en fonction de leur industrie. Les centres commerciaux sont également autorisés à fonctionner, bien que seuls certains stands et magasins soient autorisés à ouvrir.

Réponse médicale[modifier | modifier le code]

Campagne de tests[modifier | modifier le code]

Le centre de test Palacio de Maynila

Au début de la pandémie, le dépistage du COVID-19 aux Philippines était uniquement limité aux personnes ayant des antécédents de voyage dans des pays avec des cas de transmission locale et à celles ayant été exposées aux personnes confirmées avoir COVID-19.

Les protocoles de test ont été révisés à la mi-mars 2020 pour donner la priorité au dépistage de toute personne présentant des symptômes graves ainsi que des personnes âgées, enceintes et immunodéprimées présentant au moins des symptômes bénins. Le 30 mars, les agents de santé symptomatiques sont également considérés comme prioritaires pour les tests[4].

En juillet, il y avait 85 laboratoires capables de traiter les tests dans tout le pays, avec 25 000 analyses effectuées quotidiennement. Le pays a effectué plus de 3 millions de tests en septembre 2020. La barre des 7 millions de tests sera atteinte en janvier 2021, avec 181 laboratoires équipés pour une capacité qui approche les 40 000 analyses par jour.

Campagne de Vaccination[modifier | modifier le code]

Dans des circonstances normales, les médicaments et les vaccins sont examinés pour approbation par la Food and Drug Administration (FDA) dans un délai de six mois. Le président Rodrigo Duterte, afin d'accélérer la réponse médicale du gouvernement à la pandémie, a signé un décret le 2 décembre 2020 qui a permis à la FDA d'accorder une autorisation d'utilisation d'urgence (EUA) aux vaccins et traitements COVID-19. Une EUA pour un vaccin particulier autoriserait le gouvernement à acheter ledit vaccin et permettrait de l'utiliser pour le programme de vaccination. Un EUA n'autoriserait pas l'utilisation commerciale de ces vaccins ou ne consentirait pas à l'utilisation du vaccin pour un usage personnel.

Le gouvernement philippin a négocié avec divers fabricants de vaccins étrangers pour sécuriser l'approvisionnement en vaccins COVID-19 du pays. Ces fabricants comprennent Sinovac Biotech (Chine), Gamaleya Research Institute (Russie), Moderna (États-Unis) et Pfizer (États-Unis)[5],[6].

Opérations de rapatriement[modifier | modifier le code]

En janvier 2020, plus de 300 000 travailleurs détachés ont été rapatriés aux philippines[7] depuis le début de la pandémie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Ensheng Dong, Hongru Du et Lauren Gardner, « An interactive web-based dashboard to track COVID-19 in real time », The Lancet Infectious Diseases, Elsevier, vol. 20, no 5,‎ , p. 533-534 (ISSN 1473-3099 et 1474-4457, PMID 32087114, PMCID 7159018, DOI 10.1016/S1473-3099(20)30120-1)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. « https://ncovtracker.doh.gov.ph/ »
  3. (en-US) Austin Ramzy et Tiffany May, « Philippines Reports First Coronavirus Death Outside China », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 9 janvier 2021)
  4. (en) « DOH to include health workers with mild symptoms in its testing protocol », sur Rappler (consulté le 9 janvier 2021)
  5. (en) « Philippines eyes 30 million doses of Novavax vaccine », sur Rappler (consulté le 9 janvier 2021)
  6. (en) Reuters Staff, « Philippines evaluating emergency use for Pfizer's COVID-19 vaccine », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2021)
  7. Christina Mendez, « Philippines welcomes 234 repatriated OFWs », sur Philstar.com (consulté le 9 janvier 2021)