Pandémie de Covid-19 au Venezuela

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Pandémie de Covid-19 au Venezuela
COVID-19 Outbreak Cases in Venezuela.svg
Entités fédérales dans lesquelles des cas sont confirmés (13 mai 2020).
  • <20 cas confirmés
  • 20–39 cas confirmés
  • 40–59 cas confirmés
  • 60–79 cas confirmés
  • 80–99 cas confirmés
  • ≥100 cas confirmés
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Coordonnées
Premier cas
Date d'arrivée
Depuis le
(2 mois et 12 jours)
Bilan
Cas confirmés
1121 (au )[1]
Cas soignés
262 (au )[1]
Morts
10 (au )[1]

Au cours de la pandémie de Covid-19, les deux premiers patients atteints de la nouvelle maladie de coronavirus ont été confirmés au Venezuela le .


Cas de COVID-19 au Venezuela
(augmentation journalière en %)
    morts   guérisons   autres cas   
Date Nombre de cas
2 (n.a.)
10 (+400 %)
17 (+70 %)
33 (+94 %)
36 (+9 %)
36 (=)
42 (+17 %)
      ⋮
  ⋮
70 (+67 %)
77 (+10 %)
84 (+9 %)
91 (+8 %)
106 (+16 %)
1
107 (+1 %)
2
113 (+6 %)
2
119 (+5 %)
3
129 (+8 %)
3
135 (+5 %)
3
143 (+6 %)
3
144 (+0,7 %)
5
146 (+1 %)
7
153 (+5 %)
7
155 (+1 %)
7
159 (+3 %)
7
165 (+4 %)
7
166 (+1 %)
9
167 (+1 %)
9
171 (+2 %)
9
175 (+2 %)
9
175 (=)
9
181 (+3 %)
9
189 (+4 %)
9
193 (+2 %)
9
197 (+2 %)
9
204 (+2 %)
9
227 (+11 %)
9
227 (=)
9
256 (+13 %)
10
285 (+11 %)
10
288 (+1 %)
10
298 (+3 %)
10
311 (+4 %)
10
318 (+2 %)
10
323 (+2 %)
10
325 (+0,6 %)
10
329 (+1 %)
10
329 (=)
10
331 (+0,6%)
10
333 (+0,6%)
10
335 (+0,6%)
10
345 (+3%)
10
357 (+3%)
10
361 (+3%)
10
367 (+2%)
10
379 (+2%)
10
381 (+0,5%)
10
388 (+2%)
10
402 (+4%)
10
414 (+3%)
10
422 (+2%)
10
423 (+2%)
10
440 (+4%)
10
455 (+3%)
10
459 (+0.9%)
10
504 (+10%)
10
541 (+7%)
10
618 (+14%)
10
749 (+21%)
10
824 (+10%)
10
882 (+7%)
10
944 (+7%)
10
1010 (+7%)
10
1121 (+11%)
Source : Ministère de la Communication et de l'Information (Venezuela)

Notes :

  • pas de report officiel le 20 mars ;
  • les guérissons entre le 21 et le 25 mars correspondent aux personnes sans symptômes pendant au moins 5 jours, considérées comme guéries dans les rapports officiels.

Propagation du virus[modifier | modifier le code]

Le , les deux premiers cas officiels de contamination sont officiellement constatés[2]. Le 17 mars, 36 cas de contamination sont annoncés[3].

Au 4 mai, 345 cas de contamination et 10 décès sont recensés[4].

Selon la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez l’Organisation panaméricaine de la santé, organisme des Nations Unies, aurait demandé au gouvernement la possibilité d’étudier sa stratégie « pour pouvoir la reproduire dans d’autres pays »[4].

Un député de l'opposition[Qui ?] reconnait auprès de l'AFP qu'« avec un Jair Bolsonaro aux manettes du Brésil et Donald Trump à Washington, Nicolas Maduro fait figure de véritable d’homme d’État » dans cette crise[4]'[5]. Tout de même, l'opposition à Nicolás Maduro conteste le données officielles[5]. Juan Guaidó proclamé président par intérim en 2019 par l'Assemblée nationale pendant la crise présidentielle de 2019-2020, accuse l'administration de Maduro de cacher la gravité de la situation[5]. Le Venezuela ne publie plus de bulletins épidémiologiques depuis 2016[5]. Selon Le Monde « la transparence n'est pas le premier mérite du gouvernement vénézuélien, qui contrôle étroitement l'espace médiatique et envoie à l'occasion ses détracteurs en prison »[5]. Carlos Vecchio (en), ambassadeur de Guaidó aux États-Unis, estime que la faible expansion de la pandémie et dû au fait que « Le pays était de fait confiné, bien avant l'arrivée de la pandémie ». La crise au Venezuela a poussé la plupart des compagnies internationales à suspendre leurs vols et le tourisme a pratiquement disparu[5].

Organisation de la protection[modifier | modifier le code]

Aides internationale[modifier | modifier le code]

Juan Guaidó indique le 12 mars avoir contacté des pays alliés pour obtenir du matériel hospitalier avec l'aide d'agences internationales telle que l'Organisation panaméricaine de la santé[2].

Nicolas Maduro demande une aide de 5 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI), organisme qu'il ne cesse de critiquer par ailleurs, afin de « contribuer significativement au renforcement de nos systèmes de détection et de réponse » au coronavirus. Le FMI refuse, le 18 mars, indiquant qu'une reconnaissance officielle claire du gouvernement par la communauté internationale est nécessaire pour obtenir cette aide, ce qui n'est pas le cas depuis la crise présidentielle de 2019-2020 au Venezuela au cours de laquelle Juan Guaidó s'était proclamé président par intérim avec le soutien des États-Unis, l'Union européenne et de la plupart des pays de l'Amérique latine[3].

Cuba envoie 137 médecins et infirmières en renfort[6].

Si certains pays tels que la Belgique, l'Allemagne, la France et l'Estonie affirment que les sanctions européennes n’ont aucun impact sur l’aide médicale, ils sont contredits par le Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, qui a appelé à une suspension des sanctions qui empêchent les livraisons d’assistance humanitaire au Venezuela[7].

Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, appelle aussi à l’allègement des sanctions contre l'Iran, Cuba, la Corée du Nord, le Venezuela et le Zimbabwe[8]. Elle explique que si les hôpitaux au Venezuela souffraient déjà de coupures d'électricité et d'eau et du manque de médicaments, d'équipement et de savon avant l'imposition de sanctions, leur allégement permettrait d’allouer davantage de ressources pour traiter et prévenir l’épidémie.[8] Bachelet rappelle l'importance de protéger le personnel de santé dans les pays frappés par les sanctions internationales et leur demande de fournir des informations transparentes et d'accepter les offres d’assistance humanitaire.[8]

Confinement et mesures de protection[modifier | modifier le code]

Le 15 mars, le président Nicolás Maduro décrète un confinement pour six États vénézuéliens sur 23 dont la capitale Caracas. Il décide la fermeture des écoles et des liaisons aériennes avec l'Europe, la Colombie, la République dominicaine et Panama pour un mois. Seuls les commerces alimentaires et les centres de soins sont autorisés à rester ouverts. L'armée vénézuélienne et la police se déploient dans les rues pour faire respecter ce confinement[9].

Les autorités mettent en place un système de dépistage massif et gratuit. Le Venezuela présente ainsi le plus haut taux de dépistage d’Amérique du Sud. Les médecins effectuent un porte-à-porte afin de prévenir la propagation de la maladie[7].

État des hôpitaux[modifier | modifier le code]

Selon José Felix Oletta, ancien ministre de la Santé, les hôpitaux ne sont pas en capacité de supporter cette pandémie. Selon lui, 65 % des hôpitaux n'ont pas d'eau courante, le personnel de santé nettoie les locaux avec des seaux d'eau sans détergent ou chlore. Pour Médicos por la Salud, un réseau de praticiens vénézuéliens, très peu de d'hôpitaux, environ 10 %, avaient mis en place, début mars un protocole pour affronter une arrivée massive de patients contaminés par le Covid-19[10].

Arrestations[modifier | modifier le code]

Foro Penal, une organisation non gouvernementale pour la défense des droits de l'Homme, affirme que plusieurs personnes ont été interpellées pendant la pandémie « pour des raisons politiques », depuis le mois de mars. Au moins dix « ont parlé publiquement de la pandémie », dont la plupart sont des personnels de santé, dit Alfredo Romero, directeur de Foro Penal[11].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Décès confirmés[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (es) « Venezuela acumula 1.010 casos de coronavirus con 66 nuevos contagios este #23May », Efecto Cocuyo,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mai 2020)
  2. a et b « Coronavirus. Deux premiers cas confirmés au Vénézuela, les écoles fermées », sur Ouest France, .
  3. a et b Coronavirus : le FMI rejette une demande d'aide de plusieurs milliards de dollars du Venezuela Le Figaro, 18 mars 2020
  4. a b et c « Venezuela. La faim, une arme contre Maduro », sur L'Humanité,
  5. a b c d e et f « Coronavirus : au Venezuela, la menace d’une tragédie sanitaire et humanitaire », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « Coronavirus : Donald Trump condamne Cuba pour sa coopération médicale », sur Martinique la 1ère (consulté le 1er avril 2020)
  7. a et b « Venezuela. La faim, une arme contre Maduro », sur L'Humanité,
  8. a b et c « L’ONU appelle à l’allègement des sanctions visant certains Etats pour mieux lutter contre le Covid-19 », sur ONU Info, (consulté le 17 mai 2020)
  9. Coronavirus: à Caracas, les Vénézuéliens masqués mais pas paniqués La Croix, 16 mars 2020
  10. Coronavirus. Manque de moyens au Venezuela, 1er décès au Brésil… L’Amérique latine menacée Ouest France
  11. AFP, « Venezuela: une dizaine de personnes arrêtées pour avoir évoqué le Covid-19 », sur Le Figaro, (consulté le 18 mai 2020)