Covid long

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Covid long
Description de cette image, également commentée ci-après
Un scanner des poumons d'une femme de 50 ans atteinte de la Covid mettant en surbrillance les lésions (régions claires).
CIM-10 U09.9Voir et modifier les données sur Wikidata
Début habituel 4 semaines après l’infection au SARS-CoV-2
Durée 4 à 12 semaines ; au-delà de 12 semaines
Symptômes Syndrome de fatigue chronique, asthénie, dyspnée, céphalées, parésie, anosmie, agueusie et obnubilation notamment
Causes SARS-CoV-2
Incidence 10 à 15 % des personnes infectées au SARS-CoV-2
< 80 % chez les patients hospitalisés

Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

Le Covid long[a], parfois appelé syndrome Covid chronique ou syndrome post-Covid-19[1],[2],[3], est le nom communément donné aux séquelles à long terme engendrées par la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) chez les personnes infectées, même après la période de convalescence typique[4],[5],[6]. Les deux symptômes les plus fréquents demeurent l’asthénie (une fatigue très anormale) et un dyspnée (essoufflement). Mais ils peuvent être également accompagnés par des céphalées (mal de tête), une parésie (faiblesse musculaire), une anosmie (perte d'odorat), une agueusie (perte du goût) et une obnubilation (pouvant traduire des dysfonctionnements cognitifs)[7].

Après plusieurs modifications de sa définition[8],[9], le terme est maintenant utilisé pour caractériser une présence de symptômes durant plus de 4 semaines. Selon la Haute Autorité de santé, 10 % des personnes ayant contracté la Covid-19 ont encore des symptômes plus de 6 mois après[10],[11].

Ce syndrome, encore mal compris, est observé dans de nombreuses populations, dont chez des personnes jeunes sans comorbidités ainsi ou chez des patients qui n'avaient pas développé une forme grave[12].
Les enfants, originellement plutôt épargnés par les symptômes les plus critiques de la Covid, y seraient vulnérables. Les femmes semblent plus affectées que les hommes. La réactivation du Virus d'Epstein-Barr (de la mononucléose) dormant serait une cause possible de ces symptômes.

Le suivi médical des 100 000 participants aux essais de développement d'un vaccin a montré (décembre 2020) que l’administration du vaccin anti-Covid ne déclenche pas de covid long, inversement aux cas d’infections naturelles[13],[14],[15].

Terminologie[modifier | modifier le code]

« Covid long » est une traduction littérale de l’anglais Long COVID. Il aurait d'abord été utilisé comme hashtag sur Twitter, en mai 2020 par Elisa Perego[16] — à propos de ses propres symptômes — puis repris par les médias et les réseaux sociaux[17],[18].

Le terme est officiellement reconnu par Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur-général de l'OMS en août 2020[19],[20].

Par la suite, les termes anglophones adjacents Longhaul COVID (et Long-hauler pour une personne souffrant d'un Covid long) furent repris par la plupart des personnes affectées[21],[22],[23],[24],[25].

Définitions[modifier | modifier le code]

Le National Institute for Health and Care Excellence britannique (NICE) propose de diviser la maladie de la Covid-19 en trois phases :

  • la Covid-19 avec symptômes : pouvant se manifester jusqu’à 4 semaines après l’infection au SARS-CoV-2 ;
  • les symptômes nouveaux ou persistants, comprenant :
    • la Covid-19 avec symptômes prolongés (ongoing symptomatic COVID-19) : se manifestant durant 4 à 12 semaines ;
    • le syndrome post-Covid (post-COVID Syndrome) : dont les effets perdurent au-delà de 12 semaines.

Selon la définition proposée, le terme Covid long pourrait inclure les deux dernières phases (La Covid-19 avec symptômes prolongés + Syndrome post-Covid) pour définir la persistance (ou le développement) des séquelles après le seul Covid-19 avec symptômes.[26]

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) rejoint partiellement la définition britannique en proposant 3 critères[11] :

  1. les malades ont présenté une forme symptomatique de Covid-19 ;
  2. ils présentent un ou plusieurs symptômes initiaux au delà de 4 semaines après le début de leur maladie ;
  3. aucun de ces symptômes ne peut être expliqué par une autre cause.

En outre, le chiffre de 10 % de patients touchés au delà de 6 mois après les premiers symptômes est avancé par la HAS[11].

Incidence[modifier | modifier le code]

Dès le commencement de la pandémie de Covid-19 vers la fin 2019 / début 2020, il fut rapidement établi que les symptômes de cette maladie persistaient parfois, quel qu'en soit le degré de sévérité initial[27],[21]. Cela concernerait aussi bien des personnes ayant développé des formes légères et modérées de la maladie[28] que des personnes qui ont été gravement atteintes[29]

Plus de 10 % de COVID long en population générale[modifier | modifier le code]

Selon l'OMS (mars 2021), les COVID longs concerneraient 10 à 15 % des personnes infectées, soit près de 11,5 millions de personnes dans le monde, et 250 000 à 300 000 en France[10]. La Haute Autorité de Santé donne les mêmes chiffres : 10% à six mois.

Les premières études estimèrent que 10 % à 20 % des malades du Covid-19 présentaient des symptômes durant plus d'un mois[27]. Ces études étaient basées sur les suivis des personnes hospitalisées pour une forme grave de la maladie, parfois placées sous respiration artificielle, et dont le rétablissement était bien plus long[8].

Des études ultérieures appuyèrent le fait qu'approximativement 10 % des malades continuaient à manifester des symptômes importants après trois semaines, alors que 90 % semblaient libérés de tout symptôme.

Une revue suédoise de question associée à une étude qualitative menée sur cinq jeunes suédois (de neuf à quinze ans) atteints du Covid, publié en décembre 2020, suggéra que les enfants pouvaient être aussi vulnérables à certains symptômes du Covid long[30],[31]. Ils incluent la fatigue intense, la dyspnée, les palpitations cardiaques et des douleurs thoraciques. Les auteurs suggèrent que les femmes sont plus exposées aux symptômes prolongés que les hommes.

Jusqu'à 80 % de COVID long chez les patients hospitalisés[modifier | modifier le code]

Chacun peut développer une COVID long (le taux de cas pédiatriques est proche de la moyenne générale), mais le rétablissement est plus long chez les personnes devant être hospitalisées.
Une majorité (jusqu'à 80 %[32]) de ces derniers présentent des symptômes à long terme (dont fatigue et essoufflement)[33],[34]. Une infection initiale sévère (nécessitant une assistance ventilatoire mécanique notamment) prédispose au syndrome de soins post-intensifs après guérison.

L'étude de patients hospitalisés à Wuhan indique que la majorité d'entre eux présentaient toujours au moins un symptôme six mois après l'infection. Les patients les plus atteints avaient toujours une grande difficulté à respirer correctement[35]. Et parmi les 1 733 patients sortis de l'hôpital, les symptômes pouvant se manifester six mois plus tard étaient la « fatigue ou la faiblesse musculaire » (63 %), les troubles du sommeil (26%) et « l'anxiété ou la dépression » (23%)[36].

En janvier 2021, une étude britannique révéla que parmi les 47 780 personnes sorties des hôpitaux au cours de la première vague au Royaume Uni, un tiers d'entre eux (29,4%) furent réadmis à l'hôpital dans les 140 jours suivant leurs sorties et un huitième (12,3 %) y décédèrent. Beaucoup de ces personnes revenaient avec un nouveau diagnostic, ayant au passage développé des problèmes cardiaques, rénaux, hépatiques, ainsi que du diabète[37].

En mars 2021, selon l'Association indonésienne des médecins, jusqu'à 21% des patients guéris souffriraient d'un long COVID. Mais une enquête auprès de 463 personnes a suggéré que 63,5% du groupe interrogé présentaient des symptômes (fatigue et toux le plus souvent, devant des douleurs musculaires et maux de tête).

Un épidémiologiste australien de l'Université Griffith a déclaré que l'impact clinique à long terme de nombreux cas de COVID long est inconnu. À cette date, l'Indonésie avait enregistré 1,3 million de cas de COVID et plus de 36 000 décès[38].

En mai 2021, une étude française publiée dans la revue Clinical Microbiology and Infection[39] a suivi, depuis le 27 janvier 2020, 1 137 personnes prises en charge pendant la première vague, sous l'égide de l’Inserm. L'étude examine dix symptômes attestés par visite médicale (fatigue, dyspnée, douleurs articulaires et musculaires, céphalées, toux, rhinorrhée, perte du goût et de l’odorat). Six mois après infection, l'étude recense :

  • 60 % des patients hospitalisés à cause du Covid-19 sont toujours affectés par au moins un symptôme ;
  • 25 % présentent « trois symptômes ou plus » ;
  • 2 % ont « dû être hospitalisés à nouveau » ;
  • 7 % des patients n’ont pas retrouvé le goût ou l’odorat un semestre après leur infection ;
  • 29 % de ceux qui avaient initialement une activité professionnelle n'ont pas pu reprendre leurs fonctions.

Jad Ghosn (auteur principal) de l’article, parle de « séquelles » plutôt que de Covid long, le virus n'étant plus détectable dans l'organisme chez la plupart des patients. L'étude ambitionne de suivre les patients sur 18 mois. Il avait d'abord été décidé de suivre « les symptômes classiquement décrits » dans les maladies respiratoires. La diversité des séquelles a conduit à envisager des tests supplémentaires (sur la mémoire, la concentration, les séquelles cardiaques, la qualité de vie ou la force musculaire). La cohorte suivie s'est élargie jusqu’à atteindre plus de 4 300 personnes, afin notamment de comparer les effets à long terme des différents variants.

Liste des symptômes[modifier | modifier le code]

D'après les connaissances disponibles en mai 2021, les symptômes les plus rapportés par les patients atteints de Covid long étaient[40],[23],[24],[41],[42] :

  • Troubles généraux
    • Fatigue intense ;
    • Faiblesse musculaire ;
    • Douleurs articulaires ;
    • Douleurs aiguës dans les bras et les jambes ;
    • Fièvre légère ;
    • Diarrhées et vomissements ;
    • Démangeaisons ;
    • Perte de cheveux ;
    • Perte de dents ;
  • Troubles pulmonaires et ORL

Causes[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas encore de consensus scientifique sur l'explication du fait que seuls certains individus développent des symptômes longs[8].

D’après une analyse préliminaire du National Institute for Health Research du Royaume-Uni, quatre conditions pourraient expliquer cette persistance[27],[44] :

D'autres explications sont évoquées :

  • le virus resterait présent dans l'organisme, possiblement dissimulé, en raison d'une réponse immunitaire insuffisante ou contournée[8] ;
  • réinfection (par exemple, à la suite d'une autre mutation du virus) ;
  • lésions inflammatoires due à une forte réponse immunitaire (Tempête de cytokines) ;
  • déconditionnement physique à la suite du manque d'exercice ;
  • séquelles post-traumatiques en particulier chez les personnes affectées par l’anxiété, la dépression, des problèmes d’insomnie ou d'autres problèmes de santé mentale[45] ;
  • Réactivation de virus de la mononucléose infectieuse.

Séquelles pulmonaires[modifier | modifier le code]

Comme pour la plupart des survivants du syndrome de détresse respiratoire aiguë, la dyspnée est le symptôme persistant le plus courant après un COVID-19 grave, avec une prévalence de 42 à 66 % après plus de 60 jours de suivi. Par exemple, parmi 1800 patients espagnols qui ont dû subir une trachéotomie au cours d'un épisode aigu, seuls 52 % ont réussi à être sevrés de la ventilation mécanique un mois plus tard. Cela s'explique par une baisse de la capacité de diffusion pulmonaire (la quantité de gaz absorbé par le sang des capillaires pulmonaires à partir du gaz alvéolaire), phénomène déjà observé chez des survivants de la grippe H1N1. L'invasion des cellules alvéolaires par le SRAS-CoV-2, ou l'inflammation périvasculaire, participent à la rupture des barrières endothéliales et épithéliales avec invasion de monocytes et de neutrophiles et extravasation d'un blastème riche en protéines[46],[47],[48],[49],[50].

Par ailleurs, environ 40 à 50 % des Covid-19 asymptomatiques pourraient présenter des anomalies radiographiques des poumons, le plus souvent des nodules en verre dépoli[51],[52]. Le verre dépoli aigu exprime un œdème, une hémorragie ou simplement une inflammation pulmonaire. Généralement il faut moins de 3 mois pour que ces nodules disparaissent[53].

Réactivation de la mononucléose[modifier | modifier le code]

Une étude préliminaire de juillet 2021 relève la présence d'anticorps du virus d'Epstein-Barr (EBV) chez 73 % de patients souffrant de « Covid long ». Ce virus de la même famille que l'Herpès et responsable de la mononucléose infectieuse est fréquemment contracté à l'adolescence et reste latent chez 95 % des adultes. L'affaiblissement général et l'inflammation causés par la Covid-19 pourrait, chez certains patients, réactiver ce virus dormant. Les symptômes du « Covid long » ne seraient alors pas imputables directement au coronavirus mais à l'EBV qu'il serait alors judicieux de détecter chez les malades de la Covid-19[54].

Persistance du virus dans l'organisme ?[modifier | modifier le code]

Le SARS-CoV-2 est capable d'infecter de nombreux organes. Il avait été constaté dans le cas du SARS-CoV-1 que lorsque les glandes parathyroïdes étaient infectées, il n'y avait pas de réaction inflammatoire dans cet organe[55]. Or le Covid long est parfois comparé aux autres syndromes post-infectieux, parmi lesquels le syndrome post-Ebola. Bien que le lien ne soit pas encore totalement établi, certains cas documentés montrent que le virus d’Ebola peut survivre pendant des mois dans certaines parties du corps inaccessibles au système immunitaire (exemples : yeux et testicules)[56],[57].

Organes et cellules exprimant ACE2, infectables par le SARS-CoV-1 et le SARS-CoV-2
Systèmes Organes Cellules SARS-CoV-1 SARS-CoV-2
Système respiratoire Nez Nasal brushing epithelial cells[58] ? +
Nasal turbinate epithelial cells[58] ? +
Nasal airway epithelial cells[58] ? +
Mesopharynx / Oropharynx Glotte ? [59] ? + [60]
Épiglotte Cellules épithéliales de l'hypopharynx ? [59] ? + [60]
Trachée Cellules épithéliales ciliées / Ciliated cells + [55] + [61]
Cellules épithéliales calciformes / Goblet cells + [55] + [61]
Bronches Cellules épithéliales séreuses / Serous cells + [55] + [61]
Bronchial mucous gland epithelial cells - [55] ?
Poumons / voies inférieures Cellules épithéliales alvéolaires de type I + [55] + [61]
Cellules épithéliales alvéolaires de type II + [55] + [61]
Macrophages alvéolaires + [55] + [62]
Système digestif Langue / tongue papilles gustatives[59] ? + [60]
Glandes submandibulaires Cell membrane/brush border of the main ducts, interlobular excretory ducts and interlobular ducts ?[63] ? + [60]
Œsophage Cellule progénitrice sécrétoire / secretory progenitor cell ? [58] - [64] + [60]
Estomac / Stomach Cellules pariétales / gastric parietal cells + [55] + [65]
Cellules principales / gastric chief cell - [55] ?
Foie / liver Hépatocytes + [55] + [65],[66]
Vésicule biliaire / gallbladder Primordium cell [58] ? + [60]
Pancréas Îlot de Langerhans / pancreatic islet cells + [55] + [66]
Intestin grêle (Duodénum, Jejunum et Iléon) / small intestinal Cellules épithéliales[55] + Enterocyte progenitor cells[58] ? + [55] + [67]
Gros intestin (côlon et rectum) Goblet cells ? [58] ? + [60]
Système immunitaire / immune system Système lymphatique / lymph nodes Tonsille palatine - [64] + [60]
Ganglions lymphatiques cervicaux / cervical lymph nodes - [64] + [68],[60]
Ganglions lymphatiques de Hilar / hilar lymph nodes - [64] + [65]
Ganglions lymphatiques périaortiques (en) - [64] + [60]
Rate / spleen Pulpe rouge / red pulp - [64] + [65],[69]
Appendice iléo-cæcal Glandular cells[70] ? + [60]
Système cardiovasculaire / circulatory system Vaisseaux sanguins (artères, veines) / Blood vessels[71],[72] Artère pulmonaire ? + [60]
Crosse de l'aorte ? + [60]
Suprarenal abdominal aortic (en) ? + [60]
Cœur / heart Cardiomyocytes / myocardial cells + [55] + [65]
Système nerveux central Moëlle épinière Cordes cervicale, thoracique et lombaire[73] - [64] + [60]
Lobe frontal Neural and capillary endothelial cells ? + [60],[74]
Hippocampe Cellule pyramidale ? [75] ? + [60]
Cervelet Cellules gliales ? [76] - [64] + [60]
Pont de Varole ? + [60]
Système endocrinien Glande surrénale / adrenal gland Cellules cortico-surrénales / adrenal cortical cells + [55] + [60]
Thyroïde Cellules épithéliales folliculaires / follicular epithelial cells - [55] + [60]
Glande parathyroïde Cellules d'oxyphile / acidophilic cells of the parathyroid + [55] ?
Hypophyse / Pituitary Cellules acidophiles / acidophilic cells + [55] ?
Systèmes urinaire et génital Rein / kidney Tubule contourné distal / distal convoluted renal tubules[55] + Mesangial cell (en)[58] ? + [55] + [65],[66]
Testicule / testis Peritubular myoid cell (en)s ?[58] - [64] + [65]
Prostate Cellules épithéliales[77] ? - [60]
Ovaire / ovary - [64] - [60]
Utérus Cellules épithéliales ? - [64] + [60]
Système tégumentaire Peau / skin Cellules épithéliales des glandes sudoripares / sweat gland epithelial cells + [55] + [65]

Facteurs de risque[modifier | modifier le code]

Selon une étude du King's College London publiée le  les facteurs de risques d'un Covid long peuvent inclure[78],[79] : 

  • être âgé de plus de cinquante ans ;
  • disposer d’un indice de masse corporelle avoisinant ou surpassant 30 (surpoids et obésité) ;
  • présenter de l’asthme ;
  • présenter plus des cinq symptômes ayant trait au Covid-19 durant les premiers jours de la maladie (ex : toux, fatigue, maux de tête, diarrhée, perte de l'odorat). Cinq symptômes étant le nombre médian relevé.

Bien que les femmes soient moins susceptibles de développer une forme sévère du Covid-19, elles semblent cependant plus exposées au Covid long que les hommes.

Réponses selon les pays[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

En octobre 2020, il fut décidé par le Royal Australian College of General Practitioners (RACGP), principal organisme des médecins généralistes d’Australie, que les symptômes de l'infection post-Covid-19 (fatigue, essoufflement et douleurs thoraciques) devront impérativement être pris en charge par les médecins généralistes afin de prévenir des maladies cardiaques ou pulmonaires potentielles pouvant se manifester dans le futur[80].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Lors d'une conférence de presse le , l'immunologiste Anthony Fauci, en sa qualité de conseiller médical de l'Administration Biden, émit de fortes inquiétudes quant au degré de gravité du Covid long chez certains individus ainsi que de sa progression ininterrompue au sein de la population. Indiquant prendre le problème au sérieux, il rappela que ce syndrome pouvait se manifester assez tard, même dans les cas originellement asymptomatiques du Covid-19[81],[82].

Dans une autre perspective, des cliniques spécialisées uniquement consacrées au traitement des formes longues du Covid commencent à apparaitre aux Etats-Unis[83].

France[modifier | modifier le code]

Une proposition de résolution visant à reconnaître et prendre en charge les complications à long terme de la Covid-19 fut proposée à l'Assemblée nationale le 21 janvier 2021 par Patricia Mirallès, députée de la première circonscription de l'Hérault, et Julien Borowczyk, député de la sixième circonscription de la Loire.

Cette résolution visait d'une part, à reconnaitre la gravité de certains symptômes du Covid long tout aussi douloureux que handicapants ; et d'autre part, à traiter l'insuffisance de la réponse médicale actuelle, pouvant avoir des répercussions psychologiques chez certains patients[84],[85].

La Haute Autorité de Santé considère toutefois que l'état de santé s'améliore de façon progressive, dans la plupart des cas en quelques mois, grâce à une prise en charge pouvant inclure des traitements symptomatiques, du repos et une réadaptation en fonction de la nature des symptômes qui persistent. Les troubles anxieux ou dépressif doivent également faire l’objet d’une prise en charge[86].

Une association de malades #AprèsJ20[87] s'est créée pour soutenir, informer le public et donner des conseils.

Suisse[modifier | modifier le code]

Une information sur les effets à long terme a été communiquée et publiée en novembre 2020 par la Swiss National Covid-19 Science Task Force[88],[89]. Les autorités, en particulier l'office fédéral de la santé publique et la Confédération n'ont pas de stratégie en place concernant le Covid long[90],[89]. Les caisse maladies excluent déjà les effets à long terme de la couverture des assurances complémentaires[89].

La ligue pulmonaire zurichoise met en place le réseau « Altea » permettant l'échange entre les malades, le corps médical et le communauté scientifique[90].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le National Health Service a mis en place des cliniques spécialisées pour le traitement des formes longues du Covid[91] et l'Institut national pour la recherche en santé a alloué des fonds pour la recherche portant sur les mécanismes responsables de ce syndrome[92]. D’autre objectifs immédiats furent dévoilés, avec par exemple un suivi approprié de 10 000 patients affectés et la mise en service d’une méthode en ligne : "Your Covid Recovery"[93],[94].

En novembre 2020, il était estimé que plus de 60 000 citoyens britanniques pourraient souffrir d'une forme longue du Covid, bien qu'il soit impossible de savoir si certaines de ces personnes étaient déjà porteurs de symptômes analogues avant l'infection[95].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Alors qu'il n'existe actuellement aucun consensus sur la nature exacte du Covid long ainsi que sur la possibilité de guérison totale pour l'ensemble des cas, l'impact réel de ce syndrome sur la société dans le futur (notamment dans les milieux professionnel et sportif) ne peut donc être mesuré avec certitude pour le moment[96],[97].

Afin de sensibiliser le grand public aux différents symptômes, des internautes ont décidé de créer de véritables communautés sur les réseaux sociaux[98],[99], où ils y partagent leurs témoignages[100],[101].

À titre d'exemple, une campagne virale fut lancée par des internautes francophones victimes du Covid. Majoritairement représentée sur Twitter, elle consistait en des tweets accompagnés de hashtags évoquant l'ensemble des expériences vécues jour après jour ("#apresJ20", "#apresJ60", "#apresJ90", etc.). Cette campagne rencontra un certain écho sur les réseaux sociaux ainsi que dans l'ensemble de la sphère médiatique[102].

Un sujet de préoccupation régulièrement énoncé par les personnes malades étant le refus de la part de tierces personnes de prendre leurs symptômes au sérieux et de les reconnaitre en tant que cause d'invalidité en l'absence d'une confirmation d'infection au Covid-19[103],[104].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'expression « Covid long » est employée très majoritairement au masculin en francophonie, bien que certaines institutions préfèrent la forme « Covid longue » au féminin[1].
  1. a et b « Un nouveau document d’orientation exhorte les décideurs à soutenir les patients, dont 1 sur 10 signale des symptômes de « COVID longue » », sur who.int, Organisation mondiale de la santé, (consulté le ).
  2. Bureau de la traduction, « Lexique sur la pandémie de COVID-19 », sur TERMIUM Plus, Gouvernement du Canada (consulté le ).
  3. « syndrome post-COVID-19 », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le ).
  4. « Chronic COVID Syndrome: Need for an appropriate medical terminology for Long-COVID and COVID Long-Haulers », Journal of Medical Virology,‎ (PMID 33095459, DOI 10.1002/jmv.26624)
  5. (en) « Long-Term Effects of COVID-19 », sur https://www.cdc.gov, (consulté le )
  6. « Overview | COVID-19 rapid guideline: managing the long-term effects of COVID-19 | Guidance | NICE », National Institute for Health and Care Excellence, (consulté le )
  7. (en) James Gallagher, « 'Long Covid': Why are some people not recovering? », sur https://www.bbc.com/, (consulté le )
  8. a b c et d « Management of post-acute covid-19 in primary care », BMJ, vol. 370,‎ , m3026 (PMID 32784198, DOI 10.1136/bmj.m3026, lire en ligne Accès libre)
  9. « Attributes and predictors of Long-COVID: analysis of COVID cases and their symptoms collected by the Covid Symptoms Study App », MedRxiv, Preprint Server for the Health Sciences,‎ (DOI 10.1101/2020.10.19.20214494, lire en ligne, consulté le ) Ebauche d'article scientifique Modèle:As of
  10. a et b Ferney, « Les mystères du Covid long », lacroix.fr, (consulté le ).
  11. a b et c « Covid long : les recommandations de la Haute Autorité de santé », sur www.service-public.fr (consulté le )
  12. « High Prevalence of Pericardial Involvement in College Student Athletes Recovering From COVID-19 », JACC. Cardiovascular Imaging,‎ , S1936878X20309463 (PMID 33223496, PMCID 7641597, DOI 10.1016/j.jcmg.2020.10.023)
  13. « Safety and Efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 Vaccine », The New England Journal of Medicine, vol. 383, no 27,‎ , p. 2603–2615 (PMID 33301246, PMCID 7745181, DOI 10.1056/NEJMoa2034577, lire en ligne)
  14. « Safety and Immunogenicity of SARS-CoV-2 mRNA-1273 Vaccine in Older Adults », The New England Journal of Medicine, vol. 383, no 25,‎ , p. 2427–2438 (PMID 32991794, PMCID 7556339, DOI 10.1056/NEJMoa2028436, lire en ligne)
  15. « Covid-19: Oxford vaccine could be 59% effective against asymptomatic infections, analysis shows », BMJ, vol. 371,‎ , m4777 (PMID 33298405, DOI 10.1136/bmj.m4777, lire en ligne Accès libre)
  16. (en) Dr Elisa Perego, « First time #LongCovid is used as a hashtag », sur https://twitter.com, (consulté le )
  17. (en) Perego, Callard, Stras, Melville-Jóhannesson, Pope et Alwan, « Why we need to keep using the patient made term "Long Covid" », The BMJ, (consulté le )
  18. « How and why patients made Long Covid », Social Science & Medicine, vol. 268,‎ , p. 113426 (PMID 33199035, PMCID 7539940, DOI 10.1016/j.socscimed.2020.113426)
  19. Mathilde Roche, « L'OMS reconnaît l'existence de séquelles à long terme du Covid-19 », sur https://www.lci.fr/, (consulté le )
  20. (en) « What is long COVID ? », sur https://www.livi.co.uk, (consulté le )
  21. a et b Komaroff, « The tragedy of the post-COVID "long haulers" », Harvard Health, Harvard Health Publishing, Harvard Medical School, (consulté le )
  22. « The lasting misery of coronavirus long-haulers », Nature, vol. 585, no 7825,‎ , p. 339–341 (PMID 32929257, DOI 10.1038/d41586-020-02598-6, lire en ligne Accès libre)
  23. a et b « COVID-19 (coronavirus): Long-term effects », Mayo Clinic, (consulté le )
  24. a et b « What are the long-term health risks following COVID-19? », NewsGP, Royal Australian College of General Practitioners (RACGP), (consulté le )
  25. « Persistent Symptoms in Patients After Acute COVID-19 », JAMA, vol. 324, no 6,‎ , p. 603–605 (PMID 32644129, PMCID 7349096, DOI 10.1001/jama.2020.12603, lire en ligne, consulté le )
  26. « Context | COVID-19 rapid guideline: managing the long-term effects of COVID-19 », National Institute for Health and Care Excellence, (consulté le )
  27. a b et c (en) « A dynamic review of the evidence around ongoing Covid19 symptoms (often called Long Covid). », sur https://evidence.nihr.ac.uk/, (consulté le )
  28. « Potential neurological manifestations of COVID-19 », Neurology: Clinical Practice,‎ , p. 10.1212/CPJ.0000000000000897 (ISSN 2163-0402, DOI 10.1212/CPJ.0000000000000897, lire en ligne, consulté le )
  29. Tanner, « All we know so far about 'long haul' Covid – estimated to affect 600,000 people in the UK », inews, (consulté le ) : « i spoke to Professor Tim Spector of King's College London who developed the Covid-19 tracker app »
  30. « Case report and systematic review suggest that children may experience similar long-term effects to adults after clinical COVID-19 », Acta Paediatrica,‎ (PMID 33205450, PMCID 7753397, DOI 10.1111/apa.15673).
  31. (en-US) Simpson et Lokugamage, « Counting long covid in children », The BMJ, (consulté le ).
  32. Bridget Fitzgerald, « Long-haul COVID-19 patients will need special treatment and extra support, according to new guide for GPs », sur ABC News, Australian Broadcasting Corporation), (consulté le ).
  33. Ross JM, Seiler J, Meisner J, Tolentino L, « Summary of COVID-19 Long Term Health Effects: Emerging evidence and Ongoing Investigation », University of Washington, (consulté le ).
  34. « How long does COVID-19 last? », UK COVID Symptom Study, (consulté le ).
  35. (en) Stephen Chen, « Coronavirus: Chinese study finds most patients still show signs of ‘long Covid’ six months later », South China Morning Post,‎ (lire en ligne).
  36. Huang, Huang, Wang et Li, « 6-month consequences of COVID-19 in patients discharged from hospital: a cohort study », The Lancet, vol. 0, no 0,‎ (ISSN 0140-6736, DOI 10.1016/S0140-6736(20)32656-8, lire en ligne, consulté le ).
  37. (en) Sarah Knapton, Almost a third of recovered Covid patients return to hospital in five months and one in eight die, The Telegraph, 2021-01-18.
  38. Natasya Salim, « Indonesians open up about the impacts of long COVID, one year since the country's first case », sur ABC News, Australian Broadcasting Corporation, (consulté le ).
  39. (en) Sarah Knapton, Persistent COVID-19 symptoms are highly prevalent 6 months after hospitalization: results from a large prospective cohort, Clinical Microbiology and Infection, 2021-05-10
  40. « Long-term consequences of COVID-19: research needs », The Lancet. Infectious Diseases, vol. 20, no 10,‎ , p. 1115–1117 (PMID 32888409, PMCID 7462626, DOI 10.1016/S1473-3099(20)30701-5, lire en ligne, consulté le ).
  41. (en) « In serious cases, covid-19 symptoms can linger for a long time », sur https://www.economist.com, (consulté le ).
  42. (en) « Chinese study finds most patients show signs of ‘long Covid’ six months on », South China Morning Post,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  43. INSERM, « Des résultats confirment la capacité du SARS-CoV-2 à infecter les neurones », presse.inserm.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. « Long covid could be four different syndromes, review suggests », BMJ, vol. 371,‎ , m3981 (PMID 33055076, DOI 10.1136/bmj.m3981, lire en ligne Accès libre).
  45. « Bidirectional associations between COVID-19 and psychiatric disorder: retrospective cohort studies of 62 354 COVID-19 cases in the USA », The Lancet. Psychiatry,‎ , S2215036620304624 (PMID 33181098, DOI 10.1016/S2215-0366(20)30462-4).
  46. (en) Eve Garrigues, Paul Janvier, Yousra Kherabi et Audrey Le Bot, « Post-discharge persistent symptoms and health-related quality of life after hospitalization for COVID-19 », Journal of Infection, vol. 81, no 6,‎ , e4–e6 (PMID 32853602, PMCID PMC7445491, DOI 10.1016/j.jinf.2020.08.029, lire en ligne, consulté le )
  47. (en) Stephen J. Halpin, Claire McIvor, Gemma Whyatt et Anastasia Adams, « Postdischarge symptoms and rehabilitation needs in survivors of COVID-19 infection: A cross-sectional evaluation », Journal of Medical Virology, vol. 93, no 2,‎ , p. 1013–1022 (ISSN 1096-9071, DOI 10.1002/jmv.26368, lire en ligne, consulté le )
  48. (en) COVID ORL ESP Collaborative Group (*), Cristina Martin-Villares, Carmen Perez Molina-Ramirez et Margarita Bartolome-Benito, « Outcome of 1890 tracheostomies for critical COVID-19 patients: a national cohort study in Spain », European Archives of Oto-Rhino-Laryngology,‎ (ISSN 0937-4477 et 1434-4726, PMID 32749607, PMCID PMC7399582, DOI 10.1007/s00405-020-06220-3, lire en ligne, consulté le )
  49. (en) Yiying Huang, Cuiyan Tan, Jian Wu et Meizhu Chen, « Impact of coronavirus disease 2019 on pulmonary function in early convalescence phase », Respiratory Research, vol. 21, no 1,‎ , p. 163 (ISSN 1465-993X, PMID 32600344, PMCID PMC7323373, DOI 10.1186/s12931-020-01429-6, lire en ligne, consulté le )
  50. (en) Wei Liu, Liping Peng, Hongmei Liu et Shucheng Hua, « Pulmonary Function and Clinical Manifestations of Patients Infected with Mild Influenza A Virus Subtype H1N1: A One-Year Follow-Up », PLOS ONE, vol. 10, no 7,‎ , e0133698 (ISSN 1932-6203, PMID 26218647, PMCID PMC4517883, DOI 10.1371/journal.pone.0133698, lire en ligne, consulté le )
  51. (en) Eng Eong Ooi, « Asymptomatic SARS-CoV-2 infection », Lancet Infectious Diseases,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  52. (en) Rasha Mostafa Mohamed Ali, « Radiological findings spectrum of asymptomatic coronavirus (COVID-19) patients », Egypt J Radiol Nucl Med.,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  53. Gilbert Ferretti, « Nodule en verre dépoli : quelle prise en charge en 2014 ? », CHU Grenoble,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  54. https://www.allodocteurs.fr/maladies/covid/covid-long-une-reactivation-du-virus-de-la-mononucleose-en-cause_31523.html
  55. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v (en) L. He, « Expression of elevated levels of pro-inflammatory cytokines in SARS-CoV-infected ACE2+ cells in SARS patients: relation to the acute lung injury and pathogenesis of SARS », Journal of Pathology,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  56. (en) Emily Baumgaertner, « Ebola Lives On in Survivors’ Eyeballs and Testicles », sur https://foreignpolicy.com, (consulté le ).
  57. (en) Brodin, « Immune determinants of COVID-19 disease presentation and severity », Nature Medicine, vol. 27, no 1,‎ , p. 28–33 (ISSN 1546-170X, DOI 10.1038/s41591-020-01202-8, lire en ligne).
  58. a b c d e f g h et i (en) Jing Qi, « The scRNA-seq Expression Profiling of the Receptor ACE2 and the Cellular Protease TMPRSS2 Reveals Human Organs Susceptible to SARS-CoV-2 Infection », Int J Environ Res Public Health.,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  59. a b et c (en) Taku Sato, « Expression of ACE2 and TMPRSS2 Proteins in the Upper and Lower Aerodigestive Tracts of Rats: Implications on COVID 19 Infections », Laryngology,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  60. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w et x (en) Stefanie Deinhardt-Emmer, « Early postmortem mapping of SARS-CoV-2 RNA in patients with COVID-19 and correlation to tissue damage », biorxiv,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  61. a b c d et e (en) Waradon Sungnak, « SARS-CoV-2 entry factors are highly expressed in nasal epithelial cells together with innate immune genes », Nature Medicine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  62. (en) Chaofu Wang, « Alveolar macrophage dysfunction and cytokine storm in the pathogenesis of two severe COVID-19 patients », EBioMedicine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  63. (en) Yu Usami, « Brief communication: Immunohistochemical detection of ACE2 in human salivary gland », Oral Sci Int.,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  64. a b c d e f g h i j et k (en) Yanqing Ding, « Organ distribution of severe acute respiratory syndrome (SARS) associated coronavirus (SARS-CoV) in SARS patients: implications for pathogenesis and virus transmission pathways », Journal of Pathology,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  65. a b c d e f g et h (en) Xiu-Wu Bian, « Autopsy of COVID-19 patients in China », National Science Review,‎ (lire en ligne).
  66. a b et c (en) Janis A. Müller, « SARS-CoV-2 infects and replicates in cells of the human endocrine and exocrine pancreas », Nature Metabolism,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  67. (en) Kristijan Skok, « Post-mortem viral dynamics and tropism in COVID-19 patients in correlation with organ damage », Virchows Archiv,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  68. (en) Ernesto Roldán-Santiago, « Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 Spreads to Lymph Nodes and Strongly Expands CD4+ Effector Memory RA Cells in a Patient With Mild Coronavirus Disease 2019 », Clinical Infectious Diseases,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  69. (en) Y. Chen, « The Novel Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS-CoV-2) Directly Decimates Human Spleens and Lymph Nodes », University of Oxford - Immunology Network,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  70. (en) Jessica S. Meyer, « Acute appendicitis in four children with SARS-CoV-2 infection », Journal of Pediatric Surgery Case Reports,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  71. (en) Julu Bhatnagar, « Evidence of Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 Replication and Tropism in the Lungs, Airways, and Vascular Endothelium of Patients With Fatal Coronavirus Disease 2019: An Autopsy Case Series », The Journal of Infectious Diseases,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  72. (en) Louis Maximilian Buja, « The emerging spectrum of cardiopulmonary pathology of the coronavirus disease 2019 (COVID-19): Report of 3 autopsies from Houston, Texas, and review of autopsy findings from other United States cities », Cardiovascular Pathology,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  73. (en) Huiwen Zheng, « Virulence and pathogenesis of SARS-CoV-2 infection in rhesus macaques: A nonhuman primate model of COVID-19 progression », PLoS Pathog,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  74. (en) Alberto Paniz-Mondolfi, « Central nervous system involvement by severe acute respiratory syndrome coronavirus-2 (SARS-CoV-2) », J Med Virol,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  75. (en) Veronica Murta, « Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 Impact on the Central Nervous System: Are Astrocytes and Microglia Main Players or Merely Bystanders? », ASN Neuro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  76. (en) Bishara J. Freij, « Fatal central nervous system co-infection with SARS-CoV-2 and tuberculosis in a healthy child », BMC Pediatr.,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  77. (en) Alexandra Lindsey Zune Djomkam, « Commentary: SARS-CoV-2 Cell Entry Depends on ACE2 and TMPRSS2 and Is Blocked by a Clinically Proven Protease Inhibitor », Front Oncol.,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  78. (en) James Gallagher, « Long Covid: Who is more likely to get it? », BBC,‎ (lire en ligne).
  79. « New research identifies those most at risk from 'long COVID' », King's College London, (consulté le ).
  80. Fitzgerald, « Long-haul COVID-19 patients will need special treatment and extra support, according to new guide for GPs », ABC News, Australian Broadcasting Corporation), (consulté le )
  81. A.Fauci : « While most persons with Covid-19 recover and return to normal health, some patients can have symptoms that can last for weeks or even months after recovery from acute illness. Even people who are not hospitalized and who have mild illness can experience persistent or late symptoms ».
  82. (en) Andrea Diaz, « Long-term Covid-19 symptoms "could be an issue," Fauci warns », sur edition.cnn.com, (consulté le ).
  83. (en) Jennfer Peltz, « ‘We know this is real’: New clinics for coronavirus long-haulers crop up in U.S. », sur https://globalnews.ca, (consulté le ).
  84. " Julien BOROWCZYK, Patricia MIRALLÈS, Christophe CASTANER, Patrick MIGNOLA, Olivier BECHT, Fadila KHATTABI, Christine CLOAREC‑LE NABOUR, les membres du groupe La République en Marche et apparentés, les membres du groupe Mouvement Démocrate et Démocrates apparentés, les membres du Groupe Agir ensemble", « Proposition de résolution nº 3792 visant à reconnaître et prendre en charge les complications à long terme de la covid-19 - Assemblée Nationale », sur https://www.assemblee-nationale.fr/, (consulté le )
  85. « Covid-19 : pour faire reconnaître les séquelles à long terme de la maladie, deux députés ont rédigé une proposition de résolution », sur https://www.francetvinfo.fr, (consulté le )
  86. « Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l’adulte - Diagnostic et prise en charge », sur Haute Autorité de Santé (consulté le )
  87. « Apresj20 : Association Covid Long France », sur apresj20 (consulté le ).
  88. (de) « Mögliche Langzeitfolgen einer Sars-Cov-2-Infektion – Swiss National COVID-19 Science Task Force » (consulté le )
  89. a b et c « Les malades du Covid-long se battent pour obtenir aide et reconnaissance », sur SWI swissinfo.ch (consulté le )
  90. a et b « Le "Covid long", un mal mystérieux qui toucherait un quart des malades », sur rts.ch, (consulté le )
  91. (en) Clive Cookson i, « ‘Long Covid’ symptoms can last for months », Financial Times,‎ (lire en ligne)
  92. « NHS to offer 'long covid' sufferers help at specialist centres », NHS England, (consulté le )
  93. « Your COVID Recovery », Your COVID Recovery (consulté le )
  94. Herman, « I'm a consultant in infectious diseases. 'Long Covid' is anything but a mild illness », The Guardian, (consulté le )
  95. (en) "VOA News", « WHO Head ‘Extremely Concerned’ by Increase in Coronavirus Cases », sur https://www.voanews.com/, (consulté le )
  96. Coralie Lemke, « L'enfer des formes longues du Covid-19 : "Faire du sport ? Je ne peux même pas l’imaginer" », sur www.sciencesetavenir.fr, (consulté le )
  97. Stéphane Demorand, « Le « Covid long », bombe à retardement ? », sur www.lepoint.fr, (consulté le )
  98. (en) Blazonis, « Facebook Group Created by Tampa Man Aims to Connect COVID-19 Long Haulers », www.baynews9.com, (consulté le )
  99. (en-US) Witvliet, « Here's how it feels when COVID-19 symptoms last for months », PBS NewsHour, (consulté le )
  100. Coralie Lemke, « Formes longues de Covid-19 : "On nous dit que c'est dans la tête" », sur www.sciencesetavenir.fr, (consulté le )
  101. Christophe Turgis, « Coronavirus : une Nantaise, malade au long cours du covid, interpelle médecins et autorités de santé », sur France 3 - Pays de la Loire, (consulté le )
  102. Lorélie Carrive, Faustine Calmel, « #apresJ20 #apresJ60 : sur les réseaux sociaux, des malades font état de formes longues du Covid », sur https://www.franceinter.fr, (consulté le )
  103. Adeline Divoux, « "Je me traîne depuis des mois" : les malades du Covid long se battent pour faire reconnaître leur pathologie », sur www.francebleu.fr, (consulté le )
  104. Radio-Canada, « Atteinte par les effets de la COVID à long terme, elle se fait refuser des indemnisations », sur ici.radio-canada.ca, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]