Pandémie de Covid-19 en Pologne

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Pandémie de Covid-19 en Pologne
Przypadki SARS-CoV-2 w powiatach w Polsce.svg
COVID-19 pandemic cases in Poland.svg
Total des cas confirmés en Pologne par voïvodies :
  • 10000-99999 cas confirmés
  • 1000-9999 cas confirmés
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Premier cas
Date d'arrivée
Depuis le
(10 mois et 20 jours)
Bilan
Cas confirmés
618 813 (au )[1]
Cas soignés
242 875 (au )[1]
Morts
8 805 (au )[1]

La pandémie de Covid-19 se propage en Pologne à partir de la mi-mars.

Le 9 mars, la Pologne impose un contrôle sanitaire à ses frontières terrestres et dans les aéroports. Au 10 mars, la Pologne fait état de 25 cas et d'aucun mort par le coronavirus. Le 11 mars, il est annoncé que tous les établissements scolaires et culturels, cinémas, théâtres, spectacles et opéras, ainsi que les universités ferment leurs portes pour au moins deux semaines. Le 12 mars, la Pologne connaît son premier décès dû au coronavirus, une femme âgée de 57 ans, dans un hôpital de Poznań.

Le 13 mars, le gouvernement décide de la fermeture de ses frontières aux voyageurs étrangers. Les citoyens polonais ainsi que les étrangers résidant ou travaillant en Pologne regagnant le pays se voient imposer une quarantaine de deux semaines, soit chez eux, soit dans un lieu d'isolation qui leur sera prescrit. Tous les restaurants, les bars et les clubs seront fermés dès le lendemain, mais pourront faire des livraisons à domicile. Tous les rassemblements de plus de 50 personnes, y compris les messes, dans ce pays très catholique, sont également interdits pour deux semaines. Considérée comme un grand producteur de chloroquine, la Pologne autorise son utilisation si nécessaire ; le laboratoire Adamed la produit sous le nom d’Arechin[2].

A partir du 24 octobre 2020, l'ensemble du pays passe en semi-confinement. Un couvre-feu est instauré pour les seniors, le système scolaire passe en enseignement à distance pour les élèves de plus de 10 ans, les rassemblements sont limités à cinq personnes et les bars et restaurants pourront proposer uniquement de la vente à emporter.

Le gouvernement met en place seize hôpitaux d'urgence -un par région- pour réagir à la deuxième vague de l'épidémie qui frappe durement la Pologne[3]. Ainsi, le stade national de Varsovie est transformé en hôpital provisoire[4].

En Silésie, le bassin minier est un véritable foyer d'infections. La mine de charbon Zofiowka a été identifiée comme un "cluster", alors qu'environs 800 cas positifs ont été détectés parmi les employés de la mine ou des membres de leurs familles. Le vice-premier ministre Jacek Sasin annonce la fermeture pour trois semaines de 12 mines en Silésie. La Pologne ne peut toutefois pas se permettre un arrêt total du secteur puisque trois quarts de l’électricité polonaise est produite à base de charbon. Les mineurs mis au repos forcé sont assurés de toucher la totalité de leur salaire[5].

Nombre de cas déclarés (bleu) et décès (rouge) (échelle logarithmique). Les différences quotidiennes sont indiquées en pointillés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Coronavirus Dashboard », sur ncov2019.live (consulté le 13 septembre 2020)
  2. https://www.rtbf.be/info/monde/detail_en-grece-production-de-chloroquine-et-essais-cliniques-se-poursuivent-loin-de-la-controverse-mondiale?id=10518429
  3. « En Pologne, le gouvernement critiqué par les médecins pour son « improvisation » face à la pandémie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020)
  4. « Face à une flambée de cas, la Pologne transforme le stade national de Varsovie en hôpital », sur Le HuffPost, (consulté le 12 novembre 2020)
  5. « Flambée des cas de coronavirus dans le bassin minier de Silésie, en Pologne », sur RFI, (consulté le 12 novembre 2020)