Crise économique liée à la pandémie de Covid-19

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Évolution du Dow Jones et du CAC 40 de à .

La crise économique liée à la pandémie de Covid-19 ou crise économique de 2020, parfois appelée Grand Confinement, est une crise économique mondiale, provoquée par la pandémie de Covid-19 et le confinement sanitaire décrété dans un grand nombre de pays.

Le terme « Grand Confinement » a été inventé le par Gita Gopinath, économiste au FMI, pour qualifier cette crise de façon similaire à la Grande Dépression des années 1930 et de la Grande Récession des années 2010.

À la suite des mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19, la crise économique débute par le krach boursier de 2020 et se propage dans le monde.

Typologie[modifier | modifier le code]

La pandémie de Covid-19 a un très fort impact sur l'économie mondiale. En effet, les mesures prises comme le confinement entraînent une baisse drastique de la consommation et de la production. Ceci explique en partie l'arrêt économique et le krach boursier de 2020[1]. Les restrictions légales aux déplacements et aux rassemblements ont aussi précipité plusieurs secteurs (transport, restauration, hébergement, tourisme, culture, production cinématographique, spectacles vivants, rencontres sportives) vers un arrêt de leurs activités et se répercutent sur les domaines industriels (aéronautique, automobile, équipementiers, etc.) et leurs sous-traitants. « La crise économique due à l’épidémie est unique en son genre, s’il fallait tenter de la comparer à quelque chose, ce serait à une catastrophe naturelle. Un tremblement de terre, un ouragan, un tsunami… mais à l’échelle planétaire »[2].

Ampleur et mécanique[modifier | modifier le code]

La crise économique est considérée comme inédite dans sa nature (car consécutive d'une crise sanitaire internationale entraînant le confinement d'une grande partie de la population mondiale) et dans sa violence (supérieure à celle des crises précédentes)[3], y compris selon le FMI dans des pays où l'impact de la pandémie est moins sévère, comme le Japon, le Canada ou l'Allemagne[4].

La crise sanitaire devient une crise économique sous l'effet de deux chocs : un choc d'offre massif et un choc de demande, lui aussi massif. Le choc d'offre se caractérise par une baisse de production liée à l'apparition de contraintes sur l'approvisionnement en consommations intermédiaires, par la mise à l'arrêt d'usines liée au confinement d'une partie de la force de travail, et par la réduction de fourniture de services. Le choc de demande se caractérise, selon les pays, par une baisse de la demande extérieure, impliquant une baisse des exportations (par exemple pour la France : chute de la demande étrangère pour les produits de luxe, coup d'arrêt au tourisme) ; et par la baisse de la demande domestique, notamment dans les services (transports, hôtellerie-restauration…)[5].

En , le FMI prévoit une chute du PIB de 3 % dans le monde et 7,5 % dans la zone euro[6].

En novembre 2020, la Réserve fédérale des États-Unis alerte sur le niveau élevé d’endettement des ménages et entreprises qui ont emprunté grâce à des taux très bas depuis le début de la crise du Covid-19. Elle met en garde contre le risque élevé d’impayés pouvant mettre en jeu la stabilité financière[7].

Effets et mesures en réponses[modifier | modifier le code]

Premiers impacts[modifier | modifier le code]

En 2003, lors de l'épidémie de SRAS dont le coût économique a été estimé à quarante milliards de dollars[8], le PIB de la Chine représentait 8 % du PIB mondial. Fin 2019, il en représentait 20 %[9].

La pandémie pourrait avoir en Chine un impact important mais de courte durée selon le cabinet Oxford Economics, qui se base sur les effets qu'avait eu l'épidémie de SRAS en 2002 et en 2003, à l'origine de la mort de huit cents personnes en Asie[10].

Le tourisme en France a une recette dont 7 % provient de deux millions et demi de touristes chinois dépensant quatre milliards d'euros par an, bien que ne représentant que 2,5 % de la fréquentation touristique annuelle[11].

Le cours du pétrole a chuté consécutivement au ralentissement de l'économie chinoise puis de la concurrence entre l'Arabie Saoudite et la Russie avec des cours très volatiles d'un jour a l'autre ; le baril de Brent passant sous la barre des 60 dollars le , le plus bas depuis trois mois[12],[13]. Le , c'est celui du WTI qui passe sous le seuil de 50 dollars avant de descendre briévement a un prix plancher de 20,2 dollars le avant de remonter à 25 dollars le [14] tandis que le baril de Brent passe sous les 27 dollars le 18 mars avant de remonter[15]. Le 20 avril 2020, les prix deviennent négatifs aux États-Unis et au Canada, première mondiale[16].

L'Agence internationale de l'énergie estime que la demande mondiale au premier trimestre 2020 devrait baisser de 2,5 millions de barils par jour par rapport au premier semestre 2019 sur une consommation totale de 100 millions de barils par jour, première baisse de la consommation depuis 2008[17].

Sur le marché européen de l'électricité, EDF et ses concurrents sont confrontés en mars 2020 à la forte baisse de la demande d'électricité causée par les mesures de confinement appliquées en réaction à la pandémie de Covid-19 et à la chute des prix du marché de gros de l'électricité qui en a résulté.

Sur le marché de gros EPEX SPOT, le à 15 h, la France toujours en confinement sanitaire a connu un cours négatif toute la journée et EDF a dû consentir à ses clients de gros un pic de prix négatif de l'électricité aux alentours de −75 €/MWh[18],[19]. Cela signifie que les acheteurs d'électricité étaient payés par les vendeurs pour prendre leur électricité. Les prix négatifs sur le marché de gros sont des événements qui arrivent de temps en temps quand se produit une surproduction d'électricité en Europe. Dans ces cas, les producteurs d'électricité doivent payer leurs gros clients industriels pour écouler l'électricité produite[19]. Quand le prix spot, même positif, descend en dessous du prix ARENH (par exemple à 42 €/MWh) il y a manque à gagner pour EDF, les fournisseurs alternatifs non liés par contrat se reportant sur le marché Epex Spot[20].

Cinq usines d'écrans à cristaux liquides à Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, ralentissent leur production, ce qui devrait avoir un effet sur l'offre et le prix des écrans d'ordinateurs et de téléviseurs[21].

Le ministre japonais de l'Économie, Yasutoshi Nishimura, prévient en janvier 2020 que la production du pays pourrait être affectée[22].

Le , Jean-Philippe Béja, universitaire, directeur de recherche au CNRS et politologue spécialiste de la Chine, déclare qu'« il risque d'y avoir des conséquences très importantes pour le tourisme, la restauration, l'hôtellerie, le commerce »[23].

Les bourses chinoises de Shanghai et de Shenzhen fermées depuis le , rouvrent le , et perdent 8 % (plus forte baisse en cinq ans)[24].

Dès l'annonce des nombreux cas italiens, coréens et iraniens, des investisseurs ont pris peur, faisant chuter les cours, notamment les 24 et . Les places européennes ont toutes terminé en forte baisse. Le , Paris a reculé de 1,94 %, Francfort de 1,88 %, Londres de 1,94 %, Milan de 1,44 %, Madrid de 2,45 %, la Bourse suisse de 2,19 % et Bruxelles de 2,28 %. Wall Street a ouvert en recul et n'est pas remontée la journée ; peu avant 20 heures (heure de Paris), l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, chutait de 2 %. En Russie, l'indice RTS de la Bourse de Moscou, fermé lundi en raison d'un jour férié, a dévissé de 5,16 %[25].

Les mesures de restrictions et de confinements dans le monde affectent immédiatement les entreprises et l'économie réelle, dont les plus fragiles se retrouvent au bord de la faillite.

Par exemple, le , la marque Laura Ashley dépose le bilan en pleine crise liée au coronavirus et tout le secteur aérien demande l'aide des États[26],[27].

Au Canada, le Cirque du Soleil procède à la mise à pied temporaire de 2 600 employés. La même journée, le Groupe Sportscene, qui exploite des chaînes de restaurants, met à pied 2 200 de ses 2 500 salariés. Sunwing a également annoncé mettre à pied environ 1 500 salariés jusqu'au début avril.

Mesures de soutien en Europe[modifier | modifier le code]

Dès le 20 mars, pour permettre aux États de soutenir leur économie et leur système de santé, la Commission européenne suspend les règles de discipline budgétaire des États. Elle assouplit les règles en matière d'aides d'État. La Banque centrale européenne accepte de jouer le rôle de prêteur en dernier ressort afin d'éviter une crise financière systémique comme celle de 2008-2009[28].

Pour aider les ménages et les entreprises face à leurs besoins urgents de trésorerie, l'Eurosystème décide de fournir 3 000 milliards d’euros de liquidités aux banques. En parallèle, pour prévenir le risque d’une hausse des taux d'intérêt et permettre aux États de mettre en œuvre davantage de moyens budgétaires pour lutter contre l’épidémie, l’Eurosystème achète des titres de dette à hauteur de 1 000 milliards d’euros[5] (dont 750 milliards supplémentaires par rapport aux achats déjà prévus en 2020[29]).

Ces mesures ont pour effet de maintenir des taux d'intérêt bas, une inflation basse et d'apporter des liquidités abondantes[4].

Le , face à la pandémie de coronavirus, les ministres des Finances de l'Union européenne sont parvenus à un accord sur un plan de relance européen. La solidarité européenne a fini par l’emporter[30]. Ce plan représente plus de 500 milliards d'euros et comporte trois éléments principaux : une ligne de crédits de 240 milliards d'euros via le mécanisme européen de stabilité pour les dépenses de santé, 100 milliards d'euros pour les mesures de chômage partiel et un fonds de garantie permettant à la Banque européenne d'investissement de prêter jusqu'à 200 milliards d'euros aux entreprises[31].

Mesures de soutien en France[modifier | modifier le code]

La France aussi se joint au jeu. En effet le président Emmanuel Macron annonce lors de son allocution du 16 mars 2020 qu'« aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite, aucun Français ne sera laissé sans ressource », cette déclaration est illustrée d'action le lendemain lorsque le ministre de l’Économie Bruno Le Maire annonce un plan de 45 milliards d'euros en faveur des entreprises[32].

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, annonce une décroissance de 6 % de l’économie française au 1er trimestre 2020, et estime le coût de la crise à 1,5 point de croissance annuelle par quinzaine de confinement[33],[34]. Le , il évalue l'impact sur le PIB français en 2020 à −8 %[4]. Il considère que s'il est bien géré, le choc, même sévère, peut rester temporaire[35],[4]. Le FMI estime d'ailleurs que la France pourrait connaître une croissance de +4,5 % en 2021.

« La perte d’activité pour avril 2020 est de 27 % pour l’ensemble de l'économie française ». Le secteur des services aux entreprises (informatique, conseil, finance…) résiste assez bien mais la situation est préoccupante dans les services aux particuliers (hébergement, restauration)[36].

La réponse au choc fait l'objet d'un grand consensus entre les économistes[3] : une aide massive à la trésorerie des entreprises, une reprise de l'activité rapide et dans les meilleures conditions, et un programme de grands investissements[33],[37]. Ces mesures ayant pour effet de générer de la dette publique, celle-ci devra être remboursée à terme[4].

Face à l'ampleur de ce choc, et en plus des mesures prises par l'Eurosystème, les mesures de soutien prises par le Gouvernement et la Banque de France incluent :

  • pour les entreprises, un « bouclier de trésorerie »[3], via les prêts garantis par l'État à hauteur de trois cents milliards d'euros[38],[39] et les reports de charges et d'impôts[40] ;
  • un fonds de solidarité pour les petites entreprises : 1 500 euros sont versés aux entreprises qui connaissant une chute de leur chiffre d'affaires de plus 50 %, et 2 000 à 5 000 euros pour les entreprises menacées de faillite[41] ;
  • pour les salariés, un dispositif de chômage partiel pour limiter la perte de revenus[42], qui revient à une « nationalisation des salaires » pour Emmanuel Macron[43],[44]. Ce dispositif permet d'éviter les licenciements massifs qui ont lieu dans d'autres pays comme les États-Unis (22 millions de licenciements en trois semaines)[45].

Au , les banques françaises ont enregistré 290 000 demandes de prêts pour un montant de 55 milliards d'euros, avec 20 000 demandes supplémentaires quotidiennes équivalent à 3 milliards d'euros. François Villeroy de Galhau estime que les banques sont solides grâce aux réformes de 2008[4], et qu'elles font « globalement leur travail »[35].

Le , le nombre de salariés en chômage partiel atteint 8,7 millions[46].

Un comité de crise est créé par le ministère de l'Économie et des Finances et la Banque de France pour faire respecter les délais de paiement des entreprises[47] et met en avant dix « bons élèves » : Bouygues Telecom, Danone, EDF, Enedis, Iliad, Jouve, L’Oréal, Orange, Sodexo et Système U[48].

La réponse à la crise économique inclut également des dispositifs déjà en place mais accélérés ou renforcés, comme la médiation du crédit[49], qui explose avec un nombre de demandes quotidiennes équivalent au nombre de demandes mensuelles de l'année précédente[34].

Bruno Le Maire invite par ailleurs les entreprises à verser une prime de 1 000 euros aux salariés qui continuent à venir travailler[50].

L'intervention publique aura permis d'absorber les deux tiers du choc sur les ménages et les entreprises, selon François Villeroy de Galhau[4], au prix d'un endettement massif. Au sortir de la crise, la dette publique aura augmenté d'au moins 15 points, à 115 % du PIB[51], selon les prévisions du ministère de l'Économie et des Finances. La Banque de France estime qu'il faudra « viser une gestion plus efficace » de la dépense publique[4],[3] et que les meilleurs investissements resteront « toutes les actions en faveur de l’éducation, de la formation professionnelle et d’un travail plus qualifié »[33].

Le , le gouvernement annonce le plan de relance économique de la France de 2021-2022 baptisé « France Relance » pour un montant de 100 milliards d'euros[52]. Pour le financer, le gouvernement prévoit notamment de prélever un milliard d’euros dans les caisses d’Action Logement, organisme comptant parmi les principaux acteurs du logement social en France[53].

Mesures de soutien dans les autres pays[modifier | modifier le code]

Pour faire face à la crise économique qui s'annonce, certains États décident d'intervenir.

Tout d'abord l'Italie, qui annonce nationaliser sa compagnie aérienne nationale Alitalia[54]. Dès le 11 mars 2020, le gouvernement italien annonce une enveloppe de 25 milliards d'euros, dont la moitié en première urgence, pour lutter contre l'épidémie de maladie du Covid-19[55].

En Corée du sud, à la date du , le plan d'aide du gouvernement s'élève à 150 000 milliards de wons, soit 124 milliards de dollars[56].Le gouvernement sud-coréen reporte le paiement des cotisations sociales et des impôts, ainsi celui de l'échéance de prêts et garanties[56].

Au Brésil, le gouvernement brésilien a annoncé un plan de 147,3 milliards de reais (26 milliards d'euros). Cette somme servira, au cours des trois prochains mois, à soutenir les petites et moyennes entreprises et les familles à bas revenus ainsi que les retraités, a indiqué le ministre de l'Économie Paulo Guedes lors d'une conférence de presse à Brasilia. La semaine précédente, le gouvernement du président Jair Bolsonaro avait déjà adopté un plan d'urgence de 5 milliards de reais pour le secteur brésilien de la santé.

Le gouvernement du Canada adopte un plan d'aide économique de 82 milliards CA$[57].

Dans la nuit du 25 au 26 mars, le Sénat américain vote le plan d'aide de 2 000 milliards de dollars pour aider les particuliers américains et les entreprises face à la crise du coronavirus[58]. Dans le détail, chaque Américain dont les revenus annuels sont inférieurs à 75 000 dollars (70 000 euros) va recevoir un chèque exceptionnel de 1 200 dollars, avec un montant additionnel de 500 dollars par enfant. De plus, plus de 350 milliards de dollars vont être utilisés pour des aider les petites entreprises américaines sous la forme de prêts ainsi que 62 milliards de dollars réservé au entreprises du secteur aérien sous la forme de dons pour 30 milliards de dollars et sous la forme de prêt pour les 30 milliards restant.

En Allemagne, le Bundestag adopte un plan de relance exceptionnel de 1 100 milliards d'euros pour faire face à la crise[59].

La banque d'Angleterre travaille avec le Trésor de la Couronne pour fournir un plan de relance afin d'éviter que l'économie britannique ne tombe en récession[60],[61].

Chronologie en 2020[modifier | modifier le code]

27 février[modifier | modifier le code]

Le , les bourses continuent à chuter ; Wall Street perd près de 1 200 points, suscitant un vent de panique dans le marché des actions[62]. Seule l'action Netflix a progressé (+5 %) en raison de la pandémie selon les analystes[63].

5 mars[modifier | modifier le code]

Le , la Fédération des industries allemandes avertit d'un risque de récession économique en Europe[64]. La banque Goldman Sachs fait le même pronostic pour le Royaume-Uni[65]. Une première compagnie aérienne, Flybe, se déclare en faillite ce même jour[65],[66], et Lufthansa décide d'immobiliser 150 avions à cause de la Covid-19[67]. Les compagnies pourraient perdre jusqu'à 130 milliards de dollars[65].

6 mars[modifier | modifier le code]

Le , alors que la demande se réduit, et que le cours de pétrole chute, l'Arabie saoudite s'engage à réduire sa production d’un million de barils/jour pour l'OPEP si Moscou et ses partenaires s'engagent à une réduction de 500 000 barils/jour. La Russie refuse, ce qui aggrave la chute des cours[68].

11 mars[modifier | modifier le code]

Le , la France assiste à des achats de panique, les consommateurs se précipitant dans les supermarchés pour s'approvisionner. Cependant, le président du comité stratégique, Michel-Édouard Leclerc, déclare que le pays « aura de la nourriture jusqu'à l'été »[69].

12 mars[modifier | modifier le code]

Le , toutes les bourses mondiales chutent avec des baisses historiques. Le CAC 40 connaît sa plus forte chute journalière depuis sa création en 1987. En effet, avec une perte de 12,28 %, l'indice bat son précédent record, celui de la crise de 2008 qui était de −9,04 %.

18 mars[modifier | modifier le code]

  • Brussels Airlines demande 200 millions d'aide à l'État belge pour faire face à la crise du coronavirus. La compagnie aérienne a annoncé l'annulation de tous ses vols du au inclus. Pour l'instant, « il est prévu de reprendre les vols le  », confirme Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines[70].
  • La Banque centrale européenne (BCE) annonce un plan d'urgence sans précédent de 750 milliards d'euros. Concrètement, la BCE procédera au cours de l'année 2020 à un programme d'achats de titres financiers pour soutenir la demande sur le marché et éviter la dépréciation de ces mêmes titres dans le bilan comptable des banques systémiques[71].

19 mars[modifier | modifier le code]

  • La Banque centrale australienne abaisse ses taux à un niveau record de 0,25 % alors que la pandémie mondiale de Covid-19 menace de déclencher la première récession dans ce pays depuis 29 ans[72].
  • La roupie indonésienne chute de plus de 4,5 % par rapport au dollar, la banque centrale ayant baissé ses taux d'intérêt à 4,5 % contre 4,75 % précédemment et laissé entrevoir un nouvel assouplissement face à la crise[73].
  • La Banque d'Angleterre procède à une nouvelle baisse surprise de son taux d'intérêt, le réduisant de 0,15 point de pourcentage à 0,1 %, un plus bas historique, pour contrer le choc économique attendu de la pandémie de coronavirus[74], l’institution décide également d’augmenter son programme de rachat d’actifs de 200 milliards de livres (216 milliards d’euros environ) pour le porter à 645 milliards.
  • L'indicateur allemand IFO montre que le moral économique des entrepreneurs allemands tombe au plus bas depuis 2009. L'indicateur IFO, basé sur un sondage mensuel effectué auprès de 9 000 entreprises allemandes, et qui donne un avant-goût de l'activité économique, ressort à 87,7 points, et perd 8,3 points sur un mois, sa plus forte chute depuis 1991[75].

20 mars[modifier | modifier le code]

Les compagnies Air Canada et Air Transat mettent au chômage 7 000 agents de bord au moins jusqu'au 30 avril en raison de la Covid-19[76].

23 mars[modifier | modifier le code]

Le gouvernement britannique annonce aider les entreprises privées du secteur ferroviaire d'ici six mois pour leur éviter la faillite puisque la fréquentation des trains a chuté de 70 % à cause de la crise de la Covid-19[77].

24 mars[modifier | modifier le code]

Onze Airbus A380 de British Airways attendant des temps meilleurs à l'aéroport de Châteauroux-Centre, France[78].

L'Association internationale du transport aérien (IATA), à cause des fermetures de frontières provoquées par la propagation de la Covid-19, anticipe que les compagnies aériennes perdent 252 milliards de dollars US de revenus en 2020[79].

25 mars[modifier | modifier le code]

  • Les sociétés qui exploitent le sable bitumineux de l'Alberta, au Canada, annoncent de sévères réductions d'effectifs et des diminutions d'investissement (par exemple, Suncor annonce réduire ses dépenses en capital de 1,5 milliard CA$)[80].
  • Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat américain vote le plan d'aide de 2 000 milliards de dollars pour aider les particuliers américains et les entreprises face à la crise du coronavirus[58]. Le , la Chambre des Représentants vote le plan.
  • Le Parlement allemand vote un plan de relance exceptionnel de 1 100 milliards d'euros pour faire face à la crise[59].

26 mars[modifier | modifier le code]

3,3 millions d’Américains se sont inscrits au chômage en une semaine[81]. Une nouvelle assurance fédérale permettra de verser 600 dollars par semaine aux chômeurs.

27 mars[modifier | modifier le code]

  • La Banque de réserve de l'Inde (BRI) a abaissé son taux directeur de 5,15 % à 4,4 % pour faire face à la crise. Elle a également baissé le ratio de liquidités obligatoires des banques commerciales à 3 % au lieu de 4 % précédemment[82].
  • Pour la troisième fois en moins d'un mois, la Banque du Canada baisse son taux directeur de 0,75 % à 0,25 %. Il avait déjà été abaissé de 1,75 % à 1,25 % le et de 1,25 % à 0,75 % le [83].
  • L'Espagne annonce interdire les licenciements pendant la pandémie[84].
  • Après la fermeture des marchés boursiers, la société OneWeb dépose le bilan. La société, réalisant un projet de constellation d'environ six cents satellites de télécommunications circulant sur une orbite basse pour fournir aux particuliers une connexion internet à haut débit dans les régions non desservies par des liaisons terrestres à partir de 2022, fut fortement touchée par la crise liée à l'épidémie de Covid-19. En effet, SoftBank, son principal actionnaire, a réduit la voilure pour se recentrer sur des projets moins risqués. OneWeb, qui aurait pourtant été « proche d'un accord » et aurait eu besoin de plusieurs milliards de dollars supplémentaires pour terminer sa constellation de connectivité internet de 648 satellites en orbite basse d'ici 2021, se retrouve sans les moyens de continuer[86].

30 mars[modifier | modifier le code]

La Fédération américaine de rugby à XV, en proie à « des contraintes financières insurmontables » depuis qu'elle a mis à l'arrêt ses compétitions nationales en raison du coronavirus, se déclare en faillite[87]. De même pour le club slovaque de football MŠK Žilina, qui a été placé en redressement judiciaire à la suite des difficultés rencontrées après l’arrêt du championnat de Slovaquie en raison de l’épidémie de coronavirus[88].

14 avril[modifier | modifier le code]

Le terme « Grand Confinement » devient la dénomination d'usage de la crise économique liée au Covid-19 pour le FMI. Gita Gopinath, économiste au FMI, l'utilise sur son blog pour qualifier cette crise de façon similaire à la Grande Dépression des années 1930 et de la Grande Récession des années 2010[89],[90],[91],[92],[93].

15 avril[modifier | modifier le code]

Le CAC 40 s'effondre en fin de séance à −3,76 % à Paris[94]. À Londres, le FTSE 100 chute de 3,34 %, à Francfort, le Dax s'écroule de 3,9 % et à Milan, le FTSE MIB dégringole de 4,78 %[95].

20 avril[modifier | modifier le code]

Le prix de pétrole s'effondre et devient même négatif sur certaines places des États-Unis et du Canada[96]. Ainsi, à 20 h 30, le baril américain de pétrole brut, le WTI, pour livraison en mai, est descendu jusqu'à −40 dollars[97].

Pétroliers stationnant au large des côtes de la Californie du Sud.

22 avril[modifier | modifier le code]

La secrétaire générale de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), Alicia Bárcena Ibarra, annonce que l'Amérique latine va subir la pire récession de son histoire en 2020. La pandémie due au coronavirus provoquera une contraction de l’économie régionale de 5,3 %, avec 29 millions de pauvres en plus. « Pour retrouver une contraction de cette ampleur, il faut remonter à la Grande Dépression de 1930 (5 %) ou plus loin encore, à 1914 (4,9 %) »[98].

23 avril[modifier | modifier le code]

  • Une récession est également prévue pour l'Autriche (anticipée pour l'instant entre 5,25 % et 7,5 %)[103].
  • Aux États-Unis, plus de 26 millions de personnes sont désormais au chômage[105],[106].

24 avril[modifier | modifier le code]

  • Le CAC 40 se retrouve à −1,30 % en clôture de séance à la Bourse de Paris[107].

29 avril[modifier | modifier le code]

À cette date, la totalité des 217 destinations internationales ont mis en place des restrictions de circulation : 45 % ont fermé, totalement ou en partie, leurs frontières aux touristes, 30 % ont suspendu, totalement ou en partie, les vols internationaux, 18 % interdisent l’entrée aux voyageurs en provenance de pays spécifiques ou ayant été en transit dans des destinations spécifiques, 7 % appliquent différentes mesures comme les mesures de quarantaine ou d’auto-isolement pendant quatorze jours ou encore des mesures liées aux visas[110].

6 mai[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de crise sanitaire liée au coronavirus et d’effondrement des cours du pétrole(les revenus pétroliers ont chuté de 80 %), le Nigeria anticipe la récession[111].

11 mai[modifier | modifier le code]

En raison de la pandémie et du confinement instauré entre le 17 mars et le 11 mai, le produit intérieur brut a reculé de 13,8 % au deuxième trimestre, l’économie française s’est effondrée[112].

14 mai[modifier | modifier le code]

Alors que la crise est toujours en cours, le président de l'Organisation mondiale du commerce Roberto Azevêdo annonce sa démission pour fin , un an avant la fin de son mandat, pour « raisons familiales »[113]. Malgré cela, à cette date, la New York Stock Exchange enregistre des résultats positifs et n'avait jamais été aussi chère que depuis 2000, rassurée par les injections de liquidités dans l'économie décidées par plusieurs gouvernements et banques centrales les jours précédents, au point que Forbes parle d'un « miracle sur Wall Street »[114]. Ceci amène de nombreuses interrogations sur ces résultats. Les plus positives estiment qu'il s'agit d'une reprise en V, c'est-à-dire extrêmement rapide, que la crise économique provoquée par la pandémie n'est qu'une perturbation économique passagère, scénario courant en cas de catastrophes naturelles[114]. Les pessimistes pointent au contraire que d'excellentes performances et de forts rebonds avaient été enregistrés sur de courtes périodes durant les crises économiques de 1929, 1973 et 2008, sans que cela ne mette fin à ces crises, et/ou signalent que les milieux financiers ne sont pas représentatifs de l'économie réelle, et/ou que les acteurs financiers ont peut-être trop confiance dans l'efficacité des mesures prises par les gouvernements[114].

Conséquences sur l'emploi en France[modifier | modifier le code]

Chômage partiel[modifier | modifier le code]

Selon une estimation de la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares), près de 1,3 million de salariés du secteur privé étaient en chômage partiel en août, poursuivant la tendance à la baisse des mois précédents. Ils étaient 1,9 million au mois de juillet, 3,5 millions en juin, 7,3 millions en mai, 8,6 millions en avril et 7 millions en mars en chômage partiel, en raison de l’épidémie de Covid[115].

Selon le service de statistiques du ministère du travail « Entre le 26 octobre – semaine de l’annonce du reconfinement – et le 8 novembre, 208 600 demandes d’autorisation préalable d’activité partielle ont été déposées ». Au 8 novembre, « 5,3 millions de salariés sont couverts au moins un jour du mois de novembre par une demande »[116].

En France, suite au deuxième confinement de novembre 2020 et à la fermeture des rayons non essentiels dans les grandes surfaces, de nombreuses enseignes de la grande distribution ont recours au chômage partiel. Chez Carrefour, la quasi-totalité des salariés, soit près de 90 000 sur 110 000 personnes, ont été placés en chômage partiel par la direction[117]. Carrefour n’est pas la seule enseigne. Casino, Monoprix, Auchan et de certains franchisés Leclerc recourent aussi au chômage partiel, avec ou sans compensation de salaire, selon les cas.

Pertes d'emplois[modifier | modifier le code]

Dû à la pandémie du Covid-19, selon la Dares, 48 954 ruptures de contrats de travail sont envisagées dans le cadre de 326 plans de sauvegarde de l'emploi initiés depuis le jusqu'à début . C'est trois fois plus que sur la même période en 2019[118]. Plus de 65 000 emplois sont concernés suivant la mise à jour de la DARES de septembre 2020[119]. Certains salariés et le gouvernement s’interrogent sur l’effet d'aubaine dont profiteraient les entreprises pour mettre en œuvre des restructurations[120],[121]. La crise du Covid-19, qui a paralysé des pans entiers de l'économie : les transports, les secteurs aéronautique et automobile, leurs sous-traitants, font partie des plus touchés, ainsi que le tourisme. Certaines entreprises déjà fragiles, notamment dans le secteur du textile ou de l'habillement sont aussi durement touchées[122].

De début mars 2020 à août 2020, aux plans sociaux, il faut ajouter un peu plus de 2 900 « petits » licenciements collectifs. Les secteurs les plus concernés sont ceux du commerce et de la réparation d’automobile (20 %), de la construction (17 %), de l’industrie manufacturière (16 %) et du secteur de l’hébergement et de la restauration (12 %)[123].

À la suite de la période de confinement qui a déjà vu le chômage augmenter[124], l'Unedic et, dès , l'exécutif prévoient une multiplication des plans sociaux et une augmentation du chômage massive, conséquences des effets économiques de la crise sanitaire, le nombre de chômeurs pourrait croître de l’ordre de 800 000 à 1 million de personnes d'ici début 2021[125],[126],[127].

En neuf mois, la crise a effacé 305 600 emplois salariés du secteur privé[128].

Selon le Groupement national des indépendants (GNI-HCR), « L’hôtellerie française est en train de connaître le plus grand plan social de son histoire ». 30 000 emplois sont menacés d’ici fin 2020 dans le secteur[129].

Dans le rouge, le groupe Vivarte s'est vu contraint de vendre à la découpe une de ses principales enseignes : La Halle dans le secteur de l'habillement, 2 660 emplois menacés ou supprimés.

Sanofi annonce vouloir supprimer de 500 à 600 postes sur 25 000 collaborateurs en France (1 370 à 1 680 en Europe)[120].

Technicolor, spécialiste français des technologies de l’image, annonce la suppression de 110 postes, sur un effectif de 283, dans ses équipes françaises de Recherche et Développement de la division maison connectée sur son site de Cesson-Sévigné, près de Rennes[130].

Nokia France (ex-Alcatel-Lucent) prévoit 1 233 suppressions d'emplois en France (le tiers de ses effectifs dans l’Hexagone), parmi lesquelles environ 400 emplois du site de Lannion (plus de la moitié des 772 postes du site)[131]. Nokia prévoit de préserver 250 postes qui devaient disparaître dans le plan social annoncé en juillet 2020[132].

Le secteur aéronautique est très durement touché par la crise et entraîne aussi un crash des sous-traitants. Airbus, 5 000 postes supprimés en France[120]. Menace d'un vaste plan social chez Derichebourg, sous-traitant d'Airbus, le plan de restructuration pourrait concerner 700 postes[133]. L’équipementier Figeac Aero a annoncé qu’il comptait supprimer plus de 300 emplois dans son usine du Lot[134]. La société Sogeclair Aerospace France annonce un projet de suppressions de postes qui concernerait jusqu'à 245 personnes (sur un effectif de 550 personnes dont près de 400 à Toulouse)[135]. Daher annonce un plan de suppression de 1 300 postes en France dans l'aéronautique sur un effectif de 8 000 postes, auquel s'ajoute le départ de 1 700 intérimaires et sous-traitants. Il vendra le site de Saint-Julien-de-Chédon (Loir-et-Cher) qui emploie 300 personnes[136]. Le prestataire de services aéronautiques Assistance aéronautique et aérospatiale (AAA) compte supprimer environ 700 emplois, soit plus de quatre postes sur dix en France, après avoir déjà mis fin au contrat d'environ 500 intérimaires[137]. Mecafi, une société de Châtellerault (Vienne) spécialisée dans la fabrication de pièces pour l'aéronautique, annonce un plan de réorganisation prévoyant 242 licenciements, sur un effectif de 500 salariés[138]. L’équipementier aéronautique Latécoère veut supprimer 475 postes en France, soit près d’un tiers de ses effectifs français[139]. Stelia confirme la suppression de 290 emplois sur le site de Méaulte à l'Est de la Somme qui emploie 1 400 salariés. L'usine est spécialisée dans la fabrication des pointes avant des avions[140].

Le secteur automobile est en crise. Par exemple, Renault où 4 600 postes supprimés en France[120]. Le plan prévoit la reconversion de l'usine de Flins et une forte rédution d'effectifs au technocentre de Guyancourt (Yvelines), ainsi que la fermeture du site de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne),l’avenir de la Fonderie de Bretagne au sein de Renault paraît compromis[141]. Les équipementiers et les sous-traitants sont touchés dont Valeo qui poursuit un vaste plan d'économies mondial et supprime 2 000 postes en France. Les suppressions de postes concernent essentiellement des contrats intérimaires[142].Inteva Products France, équimentier automobile, filiale d'un grand groupe américain a utilisé la loi du qui lui permet d'effacer ses dettes (170 millions d’euros) et de racheter une partie de ses propres activités les plus rentables en laissant les 222 salariés de Saint-Dié, travaillant en sous-traitance pour Peugeot, sans solution. Le plan social, ne sera pas assuré par l‘entreprise[143].

Le constructeur de poids lourds Renault Trucks, filiale du suédois Volvo, envisage de supprimer 463 emplois en France, le site de Lyon se retrouve en première ligne[144].

Camaïeu annonce plus de 500 suppressions d’emplois sur les 3 438 employés que comptait l’enseigne en France en septembre 2019, descendu en aout 2020 à environ 3 200, le projet de la FIB prévoit d’en garder 2 659[145].

Bénéteau, ce sont 8 400 salariés dans le monde, dont 5 600 en France. Sur une réduction d’effectifs mondiale de 1 390 salariés, 760 personnes pourraient, en France, quitter l’entreprise[146]. Les bureaux d’études et les bureaux administratifs de la division Bateau seront amputés de 220 à 258 salariés[147].

Frappé par la crise du Covid-19, le groupe Air France compte supprimer plus de 7 500 postes d'ici à la fin 2022, dont environ 6 500 au sein de la compagnie tricolore et plus de 1 000 au sein de Hop![148] : 40 % des effectifs concernés avec la fermeture attendue des sites d'Orly, Morlaix et Lille.

Auchan annonce la suppression de 1 475 postes. Les employés dénoncent un « effet d'aubaine Covid-19 »[149].

La branche énergie General Electric prévoit de supprimer 764 emplois en France au sein de sa filière d'énergies renouvelables (part des 1 225 emplois en Europe)[150].

L'industriel japonais de pneumatiques, Bridgestone, va fermer son usine de Béthune dans le Pas-de-Calais, supprimant quelque 900 emplois[151].

Alinéa est repris par ses anciens actionnaires (Famille Mulliez), 992 postes (sur 2 000) sont supprimés, 17 magasins de meubles sur 26 seront fermés. L'« ordonnance Covid » du permet aussi l'effacement des dettes[152].

Elior, entreprise du secteur de la restauration d’entreprise va supprimer plus de 1 800 postes en France. Ce plan touche 1 260 lieux de restauration exploités par ses filiales Elior Entreprises et Arpège[153].

Sévèrement frappé par la pandémie, TUI France, outre la cession des 65 agences, prévoit la suppression de 317 postes sur 904 salariés[154].

Sodexo annonce un plan social portant sur 2 083 emplois en France. Les entreprises de la restauration collective payent un lourd tribut à l'épidémie de Covid-19, qui bouleverse durablement les habitudes de consommation. Il faut y ajouter les 100 emplois sur 500 au siège du groupe et les 197 suppressions annoncées chez Lenôtre[155].

L’enseigne de prêt-à-porter masculin Celio prévoit la fermeture de 102 magasins en succursales et la suppression de 383 postes de travail[156].

L’Équipe lance un plan de sauvegarde de l’emploi et compte supprimer plus de 60 emplois sur 365 équivalents temps plein

En difficulté financière du fait de la crise liée au Covid-19, le groupe de distribution Printemps envisage de supprimer 428 emplois en France d’ici à juillet 2021, soit plus de 10% de ses effectifs et annonce la fermeture de sept magasins du groupe[157].

Dans un contexte d’activité fortement pénalisée par la crise sanitaire, qui a mis au ralenti les économies et réduit la demande en hydrocarbures, Vallourec, spécialiste français des tubes en acier sans soudure, annonce un plan de licenciements avec la fermeture des installations de traitement, thermique de Déville-lès-Rouen, et 350 de postes supprimés en France (sur un millier dans le monde)[158].

Total va placer la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) en « arrêt conjoncturel » alors que le site fonctionne à perte dans le contexte d’un environnement détérioré par l’impact du coronavirus. Le site emploie 650 personnes et en mobilise en permanence 400 en sous-traitance. Selon Thierry Defresne, le délégué syndical central de la Confédération générale du travail (CGT) de Total, le groupe envisage un plan de départs volontaires. « C’est au bas mot 700 postes qui ne seront pas remplacés sur 1 400 à 1 500 salariés potentiellement concernés par un départ »[159].

Le 12 novembre 2020, lors du comité social paritaire d'IBM France, la société annonce aux syndicats une fourchette : 1 180 à 1 385 postes de suppressions de postes pour son plan social, soit environ un quart du personnel en France. L’initiative s’inscrit dans la restructuration mondiale d’IBM[160].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]