Enquêtes sur l'origine de la Covid-19

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Les enquêtes sur l'origine de la maladie à coronavirus 2019 comprennent plusieurs missions de la part de gouvernements et d'organisations internationales entre autres. À date de 2022, la question n'est pas tranchée, et continue de se poser sérieusement.

Origines[modifier | modifier le code]

La Covid-19 trouve son origine dans la ville de Wuhan, en Chine. La maladie est provoquée par l'infection d'un virus appelé coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). Le SARS-CoV-2 semblerait être lié à des coronavirus provenant de chauves-souris. L'hypothèse d'une propagation aux humains par transfert zoonotique est affaiblie par l'absence de preuve qu'un animal ait été contaminé par ce virus[1]. L'hypothèse d'une fuite accidentelle de laboratoire, un moment disqualifiée comme "théorie du complot", n'est pas à écarter[2].

Son histoire évolutive, l'identité et la provenance de ses descendants les plus récents, le lieu, le temps et le mécanisme de transmission de la première infection humaine restent à ce jour inconnus[3],[4] .

Les autorités sanitaires en république populaire de Chine et à l'étranger ont averti que les efforts de recherche sur l'origine de ce coronavirus pourraient prendre des années et que les résultats pourraient ne pas être concluants[5]. L'OMS déclare qu'à l'issue de l'une de ses enquêtes en Chine début 2021 « toutes les hypothèses sont sur la table »[6].

Appels internationaux à des enquêtes[modifier | modifier le code]

En avril 2020, la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a appelé à une enquête internationale indépendante sur les origines de la pandémie de coronavirus[7]. Quelques jours plus tard, le premier ministre australien Scott Morrison insiste sur le fait que l'Australie doit rester engagée dans une enquête indépendante sur l'origine du Covid-19 malgré le rejet par la Chine d'une telle perspective[8].

La chancelière allemande Angela Merkel a également fait pression sur la Chine pour qu'elle fasse preuve de transparence sur l'origine du coronavirus, à la suite de préoccupations similaires soulevées par le président français Emmanuel Macron. La Grande-Bretagne a également apporté son soutien à une enquête, bien que la France et la Grande-Bretagne déclarent que la priorité à l'époque était de lutter d'abord contre le virus[9],[10],[11].

En mai 2020, l'Assemblée mondiale de la santé, qui gouverne l'Organisation mondiale de la santé (OMS), adopte une motion appelant à une enquête « complète, indépendante et impartiale » sur la pandémie de Covid-19. Un record de 137 pays, dont l'Australie et la Chine, ont co-parrainé la motion, donnant un appui international écrasant à l'enquête[12].

En novembre 2020, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, déclare : « Nous devons connaître l'origine de ce virus car il peut nous aider à prévenir de futures épidémies », puis il ajoute : « Il n'y a rien à cacher. Nous voulons connaître l'origine, et c'est tout ». Il a également exhorté les pays à ne pas politiser le processus de recherche de l'origine, affirmant que cela ne ferait que créer des obstacles à l'apprentissage de la vérité[13].

Enquêtes du gouvernement chinois[modifier | modifier le code]

La première enquête menée en Chine a été menée par la Commission municipale de la santé de Wuhan, répondant aux hôpitaux signalant des cas de pneumonie d'étiologie inconnue, entraînant la fermeture du marché de gros de fruits de mer de Huanan le pour assainissement et désinfection de l'environnement. Les autorités nationales chinoises ont informé le Conseil des affaires de l'État de la république populaire de Chine de ces cas le [14].

En avril 2020, la république populaire de Chine a imposé des restrictions à la publication de recherches universitaires sur le nouveau coronavirus sous prétexte que les enquêtes sur l'origine du virus feraient l'objet d'un examen plus approfondi et devraient être approuvés par les responsables du gouvernement central[15],[16].

Malgré les restrictions, Ian Lipkin, scientifique américain, a déclaré qu'il travaillait avec une équipe de chercheurs chinois sous les auspices du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, une agence gouvernementale chinoise, pour enquêter sur l'origine du virus. Lipkin a développé des relations de longue date avec des responsables chinois, y compris le premier ministre Li Keqiang, en raison de sa contribution au dépistage rapide du SRAS en 2003[17].

Le , à l'issue de l'enquête de l'OMS sur les origines du Covid-19, la Chine affirme que la source du coronavirus SARS-CoV-2 se trouve à l'extérieur de ses frontières. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Wang Wenbin accuse ainsi les États-Unis : « Nous souhaitons que du côté américain, ils puissent, comme la Chine, faire montre d'une attitude ouverte et transparente, et être en mesure d'inviter des experts de l'OMS aux États-Unis pour mener des recherches et des inspections retraçant l'origine (du virus) »[18].

Enquêtes du gouvernement américain[modifier | modifier le code]

Administration Trump[modifier | modifier le code]

Le , le directeur de l'Office of Science and Technology Policy demande aux Académies nationales des sciences, de l'ingénierie et de la médecine de convoquer une réunion « d'experts, de généticiens de classe mondiale, d'experts en coronavirus et de biologistes évolutionnistes », pour « évaluer les données, informations et échantillons nécessaires pour faire face aux inconnues, afin de comprendre les origines évolutives de la Covid-19 et de réagir plus efficacement à la fois à l'épidémie et à toute désinformation qui en résulte »[19],[20].

En avril 2020, il est rapporté que la communauté du renseignement américaine enquêtait pour savoir si le virus provenait d'une fuite accidentelle d'un laboratoire chinois. L'hypothèse était l'une des nombreuses possibilités envisagées par les chercheurs. Alors que les responsables américains déclarent que « c'est un fait connu que des scientifiques d'un laboratoire de Wuhan avaient réalisé des recherches en cours sur les coronavirus », le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, déclare que les résultats de l’enquête indiquent « pas concluants »[21],[22].

À la fin d'avril 2020, le Bureau du directeur du renseignement national déclare que la communauté du renseignement américain pensait que le coronavirus n'était pas artificiel ou génétiquement modifié, ajoute que « la communauté du renseignement continue à examiner rigoureusement les informations et les renseignements émergents pour déterminer si l'épidémie a commencé par contact avec des animaux infectés ou si elle était le résultat d'un accident dans un laboratoire de Wuhan »[23],[24].

Selon un fonctionnaire étranger en contact régulier avec l'administration Trump, les renseignements partagés par les États-Unis avec les Five Eyes n’excluent pas cette hypothèse. Le responsable a souligné l'absence d'équipe indépendante en république populaire de Chine[25],[26].

Le , le Times rapporte que Matthew Pottinger, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale, déclare qu'un ancien scientifique lanceur d'alerte de l'Institut de virologie de Wuhan travaillait avec les services de renseignement américains, révélant que le laboratoire était lié à l'armée chinoise, et peut avoir utilisé ses recherches pour un double usage[27].

Depuis le début de la pandémie, Pottinger croit que les dirigeants de la république populaire de Chine se livrent à une dissimulation massive et à une « guerre psychologique pour obscurcir l'origine du virus et détourner le blâme que l'on peut leur faire ». Il a demandé aux agences de renseignement d'explorer l'hypothèse selon laquelle le virus serait accidentellement apparu au laboratoire de virologie à Wuhan[28],[29].

Le , le département d'État américain obtient une « fiche d'information », publiée par le gouvernement américain expliquant qu'il n'était pas sûr si l'épidémie du virus avait commencé « par contact avec des animaux infectés », ou à la suite d'« un accident dans un laboratoire » à Wuhan. Le document déclare que « le gouvernement américain a des raisons de croire que plusieurs chercheurs du WIV sont tombés malades à l'automne 2019, avant le premier cas identifié de l'épidémie, avec des symptômes compatibles à la fois avec la Covid-19 et les maladies saisonnières courantes. » Il déclare en outre que l'institut « s'est engagé dans des recherches classifiées, y compris des expériences sur des animaux de laboratoire, au nom de l'armée chinoise depuis au moins 2017 »[30],[31] . La porte-parole Hua Chunying a nié ces allégations[32].

Administration Biden[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2021, Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche de l'administration Biden, a été sollicitée pour une mise à jour de l'enquête sur les prétendues origines en laboratoire de Covid-19 suggérées par l'administration Trump, à laquelle elle a répondu : « Nous estimons que nous devons nous préparer à tirer parti des informations collectées et analysées par notre communauté du renseignement, c'est quelque chose qui est en cours et aussi nous devons continuer à travailler avec nos alliés pour évaluer la crédibilité du rapport sur l’enquête une fois qu’elle est terminée »[33]. Psaki a ajouté que les États-Unis exigent une enquête internationale « claire et solide » et recherchent des détails sur l'origine de la pandémie de Covid-19, ajoutant qu'il est impératif d'acquérir des connaissances sur la propagation de ce virus mortel. Psaki a également évoqué « une grande inquiétude » concernant la « désinformation » provenant de « certaines sources en Chine ».

Le , à l'issue de l'enquête de l'OMS sur les origines du Covid-19 ; la porte parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki déclare que « l'administration de Joe Biden n'avait pas été impliquée dans la planification et la mise en œuvre de l'enquête de l'OMS et souhaitait procéder à un examen indépendant de ses conclusions. »[18]. Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times répondra « Avons-nous tous mal entendu, ou cette porte-parole n'a donc vraiment aucune honte ? »

Le , NBC rapporte que les services de renseignement américains ne peuvent pas exclure le scénario de fuite en laboratoire comme déclencheur de la pandémie de coronavirus, et les preuves montrent que le gouvernement chinois cache quelque chose[34]. Deux sources internes aux renseignements américains ont déclaré que l'état du matériel du laboratoire ne constituait pas une preuve d'un accident de laboratoire mais soulevait suffisamment de questions circonstancielles pour que les analystes aient été incapables d'exclure le scénario de laboratoire. Par ailleurs, l'Institut de virologie de Wuhan, a retiré de la vue du public une base de données de 22 000 échantillons de virus pour des raisons de sécurité et n'a pas permis un examen détaillé des notes du laboratoire ou d'autres enregistrements[35].

À la mi-, une vingtaine de chercheurs américains, canadiens et suisses publient un appel dans la revue Science[36] pour examiner plus sérieusement la piste de l'accident de laboratoire à Wuhan, déclarant que « seules 4 des 313 pages du rapport (de l'OMS) et de ses annexes traitaient de la possibilité d'un accident de laboratoire »[37].

Aussi, le , Joe Biden demande à ses services de renseignement d'enquêter à nouveau sur les origines de l'épidémie de Covid-19, notamment sur « l'hypothèse de la fuite du virus depuis le laboratoire de virologie de Wuhan »[37], de nouveau considérée après l'apparition d'éléments pouvant l'étayer[38].

Enquêtes de l'Organisation mondiale de la santé[modifier | modifier le code]

À la mi-2020, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a entamé des négociations avec le gouvernement de la république populaire de Chine pour mener une enquête sur les origines du Covid-19. Le , est diffusé un « mandat » pour une « Étude mondiale sur les origines du SRAS-CoV-2 » organisé sur la base des conditions convoquées lors de négociations avec le gouvernement chinois . Les termes de référence décrivent une première phase d'étude pour mieux comprendre comment le virus « aurait pu commencer à circuler à Wuhan », et une deuxième phase d'études à plus long terme garanti sur ses résultats[39].

L'OMS a formé une équipe de dix chercheurs ayant une expertise en virologie, en santé publique et zoologie suffisante pour mener ce genre d'enquêtes[40].

La mission devait se rendre en république populaire de Chine au cours de la première semaine de pour enquêter sur les origines de la pandémie de Covid-19[41].

Cependant, le gouvernement de la Chine bloque l'entrée de l'équipe de surveillance de l'OMS après consultation de leurs visas, attirant les critiques du directeur général Tedros Adhanom[42],[43],[44],[45].

Quelques jours plus tard, la permission est accordée à la venue des experts de l'OMS pour réaliser leur enquête[46],[47],[48]

Le , l'équipe d'enquête arrive à Wuhan[49].

Les membres de l'équipe comprennent :

L'équipe comprend également cinq experts de l'audit dirigés par Peter Ben Embarek, deux représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et deux représentants de l'Organisation mondiale de la santé animale[50].

L'inclusion de Peter Daszak dans l'équipe a suscité la controverse. Daszak est à la tête d'EcoHealth Alliance, une organisation à but non lucratif qui étudie les événements de contagion, et collabore depuis plus de 15 ans avec Shi Zhengli de l'Institut de virologie de Wuhan (WIV)[51],[52].

Alors que Daszak est très bien informé sur les laboratoires chinois et l'émergence de maladies dans la région, son lien étroit avec le WIV est considéré comme un conflit d'intérêts dans l'enquête de l'OMS[51],[53].

Lorsqu'un journaliste de BBC News lui a posé des questions sur sa relation avec le WIV, Daszak a répondu : « Nous classons des papiers, tout est là pour que tout le monde puisse les voir. »[54]

Les responsables américains avaient déjà dénoncé l'enquête comme un « exercice à la Potemkine » et critiqué le « mandat » permettant aux scientifiques chinois de réaliser la phase préliminaire de recherche[27],[55].

Le , le secrétaire d'État américain Mike Pompeo déclare que pour aider le travail de l'équipe d'enquête de vérifier et assurer une enquête de manière transparente et approfondie sur l'origine du Covid-19 ; les États-Unis partagent de nouvelles informations et exhortent l'équipe de l'OMS à demander au gouvernement chinois d'aborder des questions spécifiques, entre autres, les maladies de plusieurs chercheurs au sein du WIV à l'automne 2019, les recherches du WIV sur le RaTG13 et les liens secrets de l'institut avec l'armée chinoise[56] .

Le , les États-Unis ont appelé la république populaire de Chine à permettre à l'équipe d'experts d'interroger « les soignants, les anciens patients et les travailleurs du laboratoire » dans la ville de Wuhan, s'attirant une réprimande du gouvernement chinois. L'Australie a également appelé l'équipe à « avoir accès aux données, informations et emplacements clés les plus pertinents »[49].

Le , les enquêteurs achèvent leurs deux semaines de quarantaine et commencent une période de deux semaines d'activités d'enquête[57].

Le , un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian déclare que « Ce n'est pas une enquête »[58].

Le , la presse internationale[59] révèle que les proches des personnes décédées du SARS-Cov2 sont astreintes au silence par les autorités chinoises[60].

Le , le scientifique australien, le professeur Dominic Dwyer, membre de l'équipe d'enquêteurs de l'OMS, déclare aux journalistes de l'émission australienne 60 Minutes diffusée sur la chaîne Nine : « Le premier patient n'a en fait pas visité le marché de fruits de mer »[61].

Le , pour Peter Daszak, l'un des responsables de la mission d'enquête[51],[53], la fuite d'un laboratoire serait « hautement improbable »[62] ; mais l'animal à l'origine de la pandémie de Covid-19 n'aurait « pas encore [été] identifié »[63].

Le , Tedros Adhanom Ghebreyesus, président de l'OMS déclare qu'à l'issue de cette enquête « toutes les hypothèses sont sur la table »[6].

Le , l'administration Biden s'est déclarée vivement préoccupée par le déroulement de l'enquête de l'OMS et a appelé la Chine à permettre l'accès aux données sur les débuts de l'épidémie. Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden déplore en effet le manque d'indépendance du rapport d'enquête qui n'était pas libre de toute « altération par le gouvernement chinois ». Par ailleurs, la presse révèle que les autorités chinoises ont refusé de transmettre des données brutes sur les premiers cas de Covid-19 à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS n'a pas répondu à une demande de commentaires de Reuters[64],[65],[66].

Le , à la suite des réactions du président de l'OMS et de la Maison-Blanche, Peter Ben Embarek, le responsable de l'équipe chargée de l'enquête déclare « Nous voulons plus de données. Nous avons demandé plus de données. Il y a un ensemble de frustrations mais aussi d'attentes réalistes quant à ce qui est faisable dans un délai donné »[67],[68],[69].

En août 2021, Peter Embarek est plus affirmatif sur l'origine de l'épidémie de Covid-19. Pour lui, le coronavirus à l'origine de la pandémie se serait échappé lors du déménagement d'un laboratoire en décembre 2019. [70],[71]. La piste de la fuite de laboratoire devient "probable" pour l'OMS.[72]

Le jeudi 12 août 2021, l'OMS appelle ainsi tous les pays, et en particulier la Chine, à publier « toutes les données sur le virus » L'OMS ajoute que « spécifiquement, pour aborder "l'hypothèse labo", il est important d'avoir accès à toutes les données brutes, d'envisager les meilleures pratiques scientifiques ».[73]

En réponse, le vendredi 13 août, la Chine refuse une nouvelle enquête sur son territoire sur les origines du Covid-19, exhortant à une approche « scientifique » et non « politique ».[74],[75] Par ailleurs, la propagande de la Chine Populaire riposte en insistant sur l'hypothèse d'une fuite de laboratoire mais aux États-Unis d'Amérique[76].

Groupe de travail de la Commission The Lancet COVID-19[modifier | modifier le code]

Le , un groupe de travail international dirigé par le controversé Dr Peter Daszak, président d'EcoHealth Alliance et déjà enquêteur pour l'OMS[77], est formé dans le cadre de la Commission The Lancet COVID-19, présidée par le Dr Jeffrey Sachs de l'Université Columbia. Daszak déclare que le groupe de travail est formé pour « mener une enquête approfondie et rigoureuse sur les origines et la propagation précoce du SRAS-CoV-2 ». Le groupe de travail est composé de douze membres ayant une expérience dans One Health, les enquêtes sur les épidémies, la virologie, la biosécurité en laboratoire et l'écologie des maladies[78].

Enquête de l'équipe de recherche autonome radicale décentralisée sur la Covid-19 (DRASTIC)[modifier | modifier le code]

Un groupe d’enquêteurs indépendants, dont des anonymes, travaillant dans de nombreux pays différents, a effectué des recherches sur Internet pour trouver des indices sur l'origine du Covid-19[79]. Tout au long de la pandémie, ils ont découvert des documents, reconstitué des informations et décrypté le tout sur des fils de discussion Twitter. Ce collectif s'appelle DRASTIC, pour Decentralized Radical Autonomous Search Team Investigating COVID-19 [80]. Il a établi, entre autres, que l'Institut de virologie de Wuhan (WIV) disposait d'une vaste collection de coronavirus rassemblés au cours de nombreuses années de recherche dans les grottes de chauves-souris. Les chercheurs du WIV testaient activement ces virus. Le virus le plus proche du SRAS-CoV- 2, le RaTG13, provient d'une mine de Mojiang, Yunnan, Chine propre, en R.P. Chine où trois hommes sont morts d'une maladie de type SRAS en 2012[79].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Le , Brice Perrier publie une enquête intitulée Sars-CoV-2. Aux origines du mal. Marianne, hebdomadaire auquel il collabore, en effectue une recension[81]. L'hypothèse d'un gain de fonction en laboratoire à partir d'une souche étudiée à l'Institut de virologie de Wuhan (WIV), un temps écartée des discussions (par argument d'autorité), y est évoquée, et prend consistance au fil du temps[82]. L'enquête de Brice Perrier documente également les conflits d'intérêt de la Commission autour de Peter Daszak[83].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  38. Il s’agit de deux mémoires et d’une thèse menés entre 2014, 2017 et 2019 au WIV (l’Institut de virologie de Wuhan), jusqu’ici restés dans les archives, mais qui contiennent des informations importantes, voir : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/14/origines-du-covid-19-la-divulgation-de-travaux-inedits-menes-depuis-2014-a-l-institut-de-virologie-de-wuhan-alimente-le-trouble_6080154_3244.html
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  64. Covid-19 : la Chine refuse à l'OMS certaines données sur le nouveau coronavirus, Midi Libre, le 13 février 2021
  65. La Chine refuse à l'OMS certaines données sur la Covid-19, L'opinion, l 13 février 2021
  66. Covid-19 - La Chine refuse à l'OMS certaines données quant à l'origine de la maladie, L'Indépendant, 13 février 2021
  67. Origines de la pandémie: Washington et des experts de l'OMS font pression sur Pékin", TV5 Monde, le 14 février 2021
  68. Origines de la pandémie: Washington et des experts de l'OMS font pression sur Pékin, Le Point, 14 février 2021
  69. Coronavirus : « Nous voulons plus de données »… L’OMS et les États-Unis mettent la pression sur Pékin 20 Minutes avec AFP
  70. L'Alsace.fr: Covid-19. Origine du virus et patient zéro : pourquoi l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire, le 13 août 2021
  71. [ https://www.lefigaro.fr/international/covid-19-le-patient-zero-pourrait-etre-un-employe-du-laboratoire-de-wuhan-20210812 Le Figaro: Covid-19 : le patient zéro pourrait être un employé du laboratoire de Wuhan.]
  72. Sud Ouest: Origine du Covid : la fuite d'un laboratoire parmi les hypothèses « probables ».
  73. L'Express, 13 août 2021
  74. Nouvel Observateur, le 13 août 2021
  75. Libération le 13 août 2021
  76. franceinfo: Enquête de l'OMS sur le Covid-19 : "La Chine considère qu'une fuite de laboratoire est possible... mais aux États- Unis", le 13 août 2021
  77. cf. section supra
  78. Jeffrey D. Sachs, Salim Abdool Karim, Lara Aknin, Joseph Allen, Kirsten Brosbøl, Gabriela Cuevas Barron, Peter Daszak, María Fernanda Espinosa, Vitor Gaspar, Alejandro Gaviria, Andy Haines, Peter Hotez, Phoebe Koundouri, Felipe Larraín Bascuñán, Jong-Koo Lee, Muhammad Pate, Paul Polman, Srinath Reddy, Ismail Serageldin, Raj Shah, John Thwaites, Vaira Vike-Freiberga, Chen Wang, Miriam Khamadi Were, Lan Xue, Min Zhu, Chandrika Bahadur, Maria Elena Bottazzi, Yanis Ben Amor, Lauren Barredo, Ozge Karadag Caman, Guillaume Lafortune, Emma Torres, Ismini Ethridge et Juliana G. E. Bartels, « Lancet COVID-19 Commission Statement on the occasion of the 75th session of the UN General Assembly », The Lancet, vol. 396, no 10257,‎ , p. 1102–1124 (PMID 32941825, DOI 10.1016/S0140-6736(20)31927-9, lire en ligne)
  79. a et b (en) Rowan Jacobsen On 6/2/21 at 2:23 PM EDT, « Exclusive: How amateur sleuths broke the Wuhan Lab story and embarrassed the media », sur Newsweek, (consulté le )
  80. https://drasticresearch.org/
  81. Célia Cuordifede, « Origine du coronavirus : le livre qui ose aborder les questions interdites », sur www.marianne.net, 2021-05-01utc09:00:00+0200 (consulté le )
  82. Benoit Barbeau, « Origines du SARS-CoV-2 : le virus est-il le produit d’un « gain de fonction » ? », The Conversation,‎ 27 mai 2021, 22:28 cest (lire en ligne)
  83. Brice Perrier, « Covid : aux origines du mal ? » [vidéo], sur Thinkerview,