Étude de cohorte

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On appelle étude de cohorte une étude de type longitudinale qui est généralement fondée sur deux groupes de sujets (les cohortes). Elle est notamment utilisée en médecine (principalement en épidémiologie), en sciences humaines et sociales, en science actuarielle et en écologie.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'une des premières études de cohorte connue fut menée par Janet Lane-Claypon en 1912 dans son étude intitulée Report to the Local Government Board upon the Available Data in Regard to the Value of Boiled Milk as a Food for Infants and Young Animals[1].

Principe en épidémiologie[modifier | modifier le code]

Un groupe est soumis à la condition d'intérêt (par exemple, les personnes qui fument) et l'autre groupe ne l'est pas (non-fumeurs). Avec le passage du temps, les changements qui apparaissent chez les sujets des deux groupes sont observés. De cette façon, il est possible de vérifier si le développement d'une maladie (par exemple, le cancer du poumon) est lié à certaines conditions (fumer, dans le cas présent). Ce type de devis convient donc particulièrement bien pour évaluer le risque qui est relié à l'exposition à des substances dangereuses pour la santé. À l'issue d'une étude de cohorte on compare le taux d'incidence entre exposés et non-exposés. Une étude de cohorte est parfois appelée « étude exposés/non-exposés ».

Généralement, les groupes sont suivis de façon prospective (à l'inverse d'un devis de type « étude cas-témoins » (case-control study) où les participants sont étudiés de façon rétrospective).

Avec ce type de protocole de recherche, il est important de considérer, entre autres, les points suivants :

  1. Comment la cohorte a-t-elle été recrutée ? Y a-t-il des biais ?
  2. Y a-t-il des facteurs qui pourraient expliquer que certains cas extrêmes aient été exclus ou inclus ?
  3. Les instruments de mesure qui ont été utilisés ont-ils été validés ?

Avantages[modifier | modifier le code]

  • Fiabilité

Inconvénients[modifier | modifier le code]

  • Biais de sélection
  • Résultats longs à obtenir
  • Cohortes grandes pour les pathologies rares[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Linda Wijlaars, « Can you name a female statistician? », Significance,‎ 2013 (lire en ligne)
  2. Françoise Jauzein et Nathalie Cros, Différentes types d'études épidémiologiques, INRP, octobre 2005

Article connexe[modifier | modifier le code]