Pandémie de Covid-19 en Israël

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Pandémie de Covid-19 en Israël
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Ambulancier du Magen David Adom avec des protections, dans une rue de Tel Aviv-Jaffa.
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Coordonnées
Premier cas
Date d'arrivée
Depuis le (8 mois et 8 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
153 759 ()[1]
Cas sévères
513 ()[1]
Cas soignés
114 635 ()[1]
Morts
1 108 ()[1]

La pandémie de Covid-19 en Israël se répand à partir du , malgré les mesures de confinement et de refus d'admission en Israël prises aussitôt par le gouvernement israélien.

La gravité de cette pandémie incite des hommes politiques israéliens à rechercher un gouvernement d'union alors que la crise gouvernementale qui a commencé avec le scrutin législatif d'avril 2019 se prolonge après les troisièmes élections législatives le 2 mars 2020. Les mesures draconiennes permettent initialement de juguler efficacement l’expansion de la pandémie mais la crise socio-économique qu’elles provoquent et le mécontentement populaire envers le Premier Ministre en fonction ainsi qu’un certain dédain envers les régulations, entraînent leur abandon de plus en plus répandu.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens augmente de nouveau fortement depuis la fin-mai, quelques semaines après la fin du confinement, et un climat de luttes politiques empêche de le contenir car toute mesure de restriction est immédiatement combattue par des représentants du peuple soucieux de reprise économique et sceptiques de la réalité des chiffres, attribuée aux nombres d’examens pratiqués. La mortalité augmente, ainsi que la pression sur le système de santé, avec un bilan de 2 366 morts au 25 octobre pour une population totale d'un peu plus de 9 millions d'habitants, soit plus qu'un doublement depuis le 5 septembre. Un nouveau confinement de trois semaines est voté et prend effet à la veille du nouvel an juif (18 septembre 2020) dans un climat généralisé de défiance à l’encontre des autorités. L'avant-veille de ce nouveau confinement, le chef de l'État Reuven Rivlin présente ses excuses auprès des Israéliens pour l’incapacité du gouvernement à contenir la pandémie de coronavirus[2].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Nombre de cas déclarés (bleu) et décès (rouge) en échelle logarithmique. Les différences quotidiennes sont indiquées en pointillés. Les valeurs étant moyennées sur trois jours, elles peuvent être de 0,333 ou 0,667 non affichés ici.

Comme le reste du monde, Israël s’intéresse moins à la pandémie émergente qu’à ses problèmes locaux, et les journaux font principalement état du bras de fer entre le Premier Ministre sortant, Benyamin Netanyahou, et Benny Gantz, chef du parti quadricéphale Bleu et blanc expressement mis sur pied pour ouster un homme politique régulièrement conspué et accusé de trois chefs d’inculpation. Ses mises en garde sur le danger du nouveau coronavirus sont perçues comme des manœuvres de diversion alors qu’il est en mauvaise posture politique, et l’un des experts les plus fréquemment cités assure que le « corona » n’est qu’une grippe disposant d’un bon service de relations publiques.

Dès avant les premiers cas en Israël, le gouvernement israélien commence à fermer les frontières le 30 janvier 2020, avec l’interdiction des vols en provenance de Chine. Le 17 février 2020, les passagers des vols en provenance d’Asie (Thaïlande, Hong Kong, Singapour) sont refoulés et le 27 février, Israël interdisait l’entrée sur son territoire des citoyens italiens, tout en forçant les Israéliens de retour d’Italie à s’isoler pour deux semaines[3].

Le premier cas de Covid-19 en Israël est identifié le sur une Israélienne testée positive au coronavirus à l'hôpital Tel Hashomer de Tel Aviv, après être retournée d'une croisière sur le Diamond Princess où elle avait subi la quarantaine[4]. La conséquence en est qu'un confinement chez soi de 14 jours est institué pour tout résident ou citoyen israélien ayant séjourné en Corée du Sud ou au Japon et qu'un refus d'admission est décrété pour tout non résident ou non citoyen ayant séjourné en Corée du sud dans les 14 jours avant son arrivée[5]

Après avoir imposé le 4 mars des quarantaines aux personnes arrivant de certains pays déjà infectés (la France, l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche)[6] et alors que le nombre de personnes frappées par la Covid-19 en Israël dépasse la cinquantaine[7], Israël impose le 10 mars 2020 une quarantaine de 14 jours à toute personne arrivant de l'étranger[8]. Le 13 mars, alors que le nombre de cas se monte à 126, les écoles, hôtels et théâtres sont fermés[9].

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz rapporte à la presse israélienne que vers le 8 mars, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou l'avait averti que l'Europe allait être très durement frappée car elle sous-estimait l'impact de l'épidémie. En conséquence, Sebastian Kurz avait décidé d'agir plus vite que les autres gouvernements européens[10],[11].

Le 14 mars, alors que le nombre de cas en Israël approche les 200, le Premier ministre Benyamin Netanyahou annonce que toutes les activités de loisirs sont suspendues et que le gouvernement emploiera les « mesures numériques » qu’il a employées contre le terrorisme pour lutter contre le coronavirus : les localisations des téléphones portables permettront aux autorités de savoir avec qui les personnes infectées par le virus entrent en contact[12]. Le 17 mars, le Shin Bet confirme la surveillance des citoyens infectés par le Covid-19. Le Shin Bet précise que la police reste en charge de l'application des règles de quarantaine par les personnes infectées[13]. Quant au Mossad, il fait parvenir 100 000 kits de tests le 19 mars, premier lot d'une fourniture prévue de quatre millions kits de test[14]. Le gouvernement charge aussi le Mossad de l'achat de masques et de matériel médical à l'étranger. Celui-ci a averti qu'il n'hésiterait pas à « doubler des pays amis »[15]. Au 31 mars, 27 respirateurs et 8 millions de masques de protection sont acheminés en Israël conjointement par les services de renseignement du Mossad, le ministère de la Défense, le ministère de la Santé, le cabinet du Premier ministre et l'armée israélienne[16].

Le 19 mars, le Premier ministre annonce au pays qu'il émet des directives ordonnant aux Israéliens de rester chez eux, sauf les employés dont le travail est autorisé par les directives du ministère des Finances et sauf pour s’approvisionner en nourriture et médicaments. De plus, Israël compte produire 3 000 tests dès le 22 mars[17].

Le nombre de cas en Israël se monte à 705 le 20 mars[18].

Israël déplore son premier décès lié à l'épidémie le 20 mars. Il s'agit d'un homme âgé de 88 ans[19].

Le 22 mars, de nouvelles mesures de confinement plus strictes entrent en vigueur : seules sont autorisées les courses alimentaires et médicales de première nécessitél’aide aux personnes âgées ou malades, le don de sang, l'assistance à des audiences judiciaire, les démarches auprès des services sociaux. Les citoyens ont également l’autorisation de se rendre à des services religieux, notamment aux mariages et funérailles (qui doivent regrouper un maximum de dix personnes) ou au bain rituel (mikvé) et, pour les députés, d’aller à la Knesset[20].

Le 26 mars, pour l'élection du nouveau président de la Knesset issue des élections législatives du 2 mars, Benny Gantz, le principal leader opposé au premier ministre Benyamin Netanyahou, présente sa propre candidature, la seule pour ce poste et est aussitôt élu par 74 voix contre 18, obtenant notamment les voix des députés du Likoud, mais perdant des appuis dans son propre camp. Juste après son élection, Benny Gantz a appelé à un « gouvernement d’union et d’urgence » pour gérer la crise du nouveau coronavirus. Selon un cadre de la coalition Kakhol Lavan, le but de la manœuvre serait « de former un gouvernement avec Netanyahou »[21].

Le 25 mars, alors que cinq personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de l'épidémie, les mesures de confinement deviennent de plus en plus strictes : la plupart des Israéliens sont confinés dans un rayon de 100 mètres autour de leur domicile[22]. Le 29 mars, l'épidémie continue à se répandre et le nombre de décès se monte à 15[23]. Le 30 mars, le ministère de la Santé commence à effectuer des tests aléatoires de dépistage du coronavirus dans les supermarchés du pays[24].

Le 28 mars, lors d'une conférence téléphonique avec des représentants de la Russie, des États-Unis et de l'Union européenne, le coordinateur spécial pour le processus de paix israélo-palestinien, Nikolaï Mladenov qualifie d'« excellente » la coopération israélo-palestinienne dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Outre les confinements, le communiqué de l'ONU relève l'entrée de fournitures indispensables à Gaza et la coopération d'Israël pour permettre aux personnels médicaux d'entrer et de sortir de Gaza et de la Cisjordanie[25]

Le 2 avril, une statistique montre qu'une personne infectée sur 7 est originaire de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak[26] où l’armée doit évacuer 4 500 personnes âgées de plus 80 ans. Cette population à risque sera installée dans des hôtels de quarantaine gérés par l’État[27] alors que le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, leader du parti Judaïsme unifié de la Torah, est très contesté pour avoir enfreint ses propres directives[28]. Le 3 avril, mille policiers bloque l'accès à Bnei Brak[29]. Plus généralement, la communauté ultra-orthodoxe (haredim) est particulièrement touchée par l'épidémie, d'une part parce que ses leaders ont tardé à faire fermer les synagogues et les yechivoth mais aussi parce que les haredim vivent souvent en famille nombreuse dans de petits logements[30]. Quelques jours plus tard, le 12 avril, ce sont des quartiers de Jérusalem qui subissent des mesures de confinement strictes[31]

Le 6 avril, le nombre de décès depuis le début de l'épidémie se monte à 57 personnes[32].

Le 7 avril, le gouvernement prend des mesures drastiques pour essayer de contenir l'épidémie durant les fêtes de Pessa'h : un confinement national est décrété, interdisant aux Israéliens de quitter les villes et communautés dans lesquelles ils vivent à partir de 19 heures le 7 avril et jusqu’à 6 heures le 10 avril. De plus, un couvre-feu est instauré à partir du 8 avril, 15 heures jusqu’à 7 heures du matin le lendemain, empêchant ainsi aux Israéliens de sortir à plus de 100 mètres de leur domicile pour quelque raison que ce soit. Le 8 avril au soir correspond au premier soir de Pessah, quand les juifs se rassemblent généralement en famille élargie pour célébrer la sortie d'Égypte[33].

Le 11 avril, le Premier ministre décide l'arrêt de tout vol vers Israël après qu'il a été demandé aux passagers d'un vol en provenance de New-York de se confiner chez eux sans aucun contrôle préalable plutôt que de se voir imposé une quarantaine dans un lieu prédéterminé[34] jusqu'à ce qu'il soit possible d'obliger légalement les arrivants à séjourner dans lieux de quarantaine, gérés par le gouvernement[35].

Les mesures de confinement et de couvre-feu semblables à celles des 7-9 avril sont prises sont prises du 14 au 16 avril à l'occasion de la fête de clôture de Pessah[36].

Le 17 avril, le nombre de décès depuis le début de l'épidémie se monte à 150 personnes et près de 13 000 cas[37].

Le 19 avril, alors que le nombre de décès se monte à 171[38], après des statistiques jugées encourageantes mais aussi de dures discussions entre les membres du gouvernement, celui-ci prend des mesures tendant à assouplir les restrictions liées au COVID-19 en Israël[39] dont voici les plus significatives :

  • Les restrictions sur les activités autorisées sont allégées de façon à faire passer la proportion des travailleurs autorisés à se rendre sur leur lieu d’activité de 15 % à 30 %.
  • Les prières en plein air rassemblant jusqu’à 19 personnes sont dorénavant autorisées. Les fidèles doivent impérativement conserver deux mètres de distance, les uns avec les autres, et porter des masques.
  • Il est autorisé de s’éloigner de 500 mètres de son domicile pour faire du sport et de 500 mètres de son lieu de travail pour rejoindre un quorum de prière en plein air (Minian).
  • Le port du masque en public est obligatoire sous peine d'une amende de 200 shekels à partir de la deuxième infraction.

Le 20 avril, le ministère de la Santé annonce que « la tendance s'inverse » en ce sens que sur les trois jours précédents, le nombre de personnes guéries était supérieur à celui des nouveaux cas[40].

Le 22 avril, le nombre de décès se chiffre à 184[41].

Le 1er mai, le gouvernement demande une réouverture partielle des écoles le dimanche 3 mai (classes de CP à CE2, et de seconde et de première) mais de nombreuses municipalités disent qu'elles n'ont pas été prévenues suffisamment à l'avance pour assurer la rentrée ce dimanche matin 3 mai. Ces municipalités incluent Tel Aviv-Jaffa, Ramat Gan, Beer-Sheva, Bnei Brak, Ramat Ha-Sharon ainsi que des parties de Bet Shemesh et de Jérusalem[42].

Le 5 mai, le pays enregistre 16 268 cas de contamination, 237 décès et 10 223 guérisons[43]. Dès dimanche 26 avril, les commerces qui ne se trouvent pas dans les centres commerciaux ou les marchés en plein air sont autorisés à reprendre leurs activités. Cela inclut les coiffeurs et les salons de beauté qui doivent limiter le nombre de clients. Les restaurants peuvent vendre des produits à emporter. L'interdiction au public de se déplacer à des fins non essentielles à plus de 100 mètres du domicile ou à plus de 500 mètres pour faire de l’exercice ou prier reste en vigueur jusqu’à la fin de la fête de l’Indépendance le 29 avril 2020 au soir. Les différentes amendes pour non-respect des directives sont doublées, passant de 500 à 1000 shekels et de 1 000 à 2 000 shekels[44].

Le 5 mai, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou célèbre les bons résultats de son pays comparés aux autres pays comme l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, la France, la Suède, la Belgique ou comme la ville de New-York et annonce la continuation de la reprise des activités dans le pays : la liberté de déplacement est rétablie ; les visites familiales aux personnes âgées sont autorisées ; fin mai, les rassemblements jusqu’à 100 personnes seront permis des rassemblements illimités à la mi-juin ; Israël cherche à relancer le trafic aérien international[45]. La reprise du championnat de football est prévue pour le 31 mai[46].

Le 8 mai, le pays enregistre 16 469 cas de contamination, 245 décès et 11 007 guérisons[47].

Le 12 mai, il est annoncé que toutes les classes rouvriront à temps partiel le 17 mai, seules les universités restant fermées[48].

Le 15 mai, le pays enregistre 16 589 cas de contamination, 266 décès et 12 587 guérisons[49].

Le 20 mai, les plages sont rouvertes[50].

Le 24 mai, le pays enregistre 16 717 cas de contamination et 279 décès[51]. Le premier décès est aussi enregistré dans la bande de Gaza[51]

Le 27 mai, la réouverture des bars et restaurants rencontre un grand succès[52].

Le 3 juin, le pays enregistre 17 219 cas de contamination, 14 950 guérisons et 287 décès. Fin mai et début juin, une recrudescence de nouveaux cas entraîne la fermeture de 31 établissements scolaires et la mise en quarantaine d'une dizaine de milliers d'élèves et d'enseignants[53].

Le 11 juin, le nombre de morts atteint les 300 alors que le nombre de nouveaux cas augmente à nouveau, dépassant nettement les 100 par jour depuis début juin. 144 écoles et crèches ont été fermées. Près de 24 000 personnes sont en quarantaine après la découverte de nouveaux cas[54].

En pleine recrudescence du COVID-19, le 22 juin, le gouvernement demande aux hôpitaux de se préparer à accueillir 2 000 patients supplémentaires qui auront besoin de respirateurs et annonce l'augmentation de l'amende pour défaut de port de masque en public, de 200 shekels (50 ) à 500 shekels (125 )[55].

Le 22 juin, le nombre de morts atteint 307 alors que le nombre de cas s'élève à 20 869 et que le nombre de nouveaux cas est de 183[56].

À la suite de la recrudescence de nouveaux cas, le Premier ministre déclare le 6 juillet que « si nous n’agissons pas maintenant, nous aurons des centaines, voire plus de mille cas graves dans les prochaines semaines, ce qui paralysera notre système [de santé]. » Le gouvernement approuve alors la fermeture immédiate de salles de spectacles, de bars, de clubs, de gymnases, de piscines publiques[57].

Le 6 juillet, le nombre de morts atteint 322 alors que le nombre de cas s'élève à 30 162 et que le nombre de nouveaux cas est de 816[58].

Le 7 juillet, alors que le nombre de morts se monte à 338, que le nombre de cas atteint 31 186 et que celui des nouveaux cas dépasse les 1000, le gouvernement adopte une nouvelle série de restrictions limitant l’accueil dans les restaurants à 20 clients dans les espaces intérieurs et à 30 personnes en terrasse, les tables étant placées à distance les unes des autres et les rassemblements publics à 20 personnes portant des masques et gardant une distance de deux mètres. Quant aux synagogues, leur occupation maximale est réduite de 50 à 19 personnes[59].

Le même jour, la directrice de la Santé publique, la professeure Siegal Sadetzki, démissionne, critiquant la manière dont les autorités ont géré l’épidémie de coronavirus en cours et décrivant une approche chaotique et inefficace pour faire face à la crise[60].

Le 9 juillet, le Premier ministre indique qu’avec le recul, il estime que la réouverture d’une grande partie de l’économie avait été « prématurée ». Il ajoute : « J’en assume la responsabilité et j’assumerai la responsabilité de faire évoluer favorablement la situation »[61]. L'épidémie continue à progresser en juillet[62],[61].

Le 23 juillet, le gouvernement nomme le professeur Ronni Gamzu « coordinateur Covid-19 » qui se pour tâche de « restaurer la confiance du public dans la capacité du gouvernement à répondre à la pandémie et réduire le nombre d'infections, tout en permettant aux citoyens de continuer à vivre leur vie »[63].

L'épidémie continue à progresser en juillet[64] de telle sorte que le nombre de décès depuis le début de l'épidémie est de 512 au 31 juillet alors que le nombre de cas s'élève à 70 970 avec 1791 nouveaux cas, le 30 juillet[65].

Le 6 août 2020, le responsable de la réponse gouvernementale au coronavirus, Ronni Gamzu, déclare que le taux d’infection à la COVID-19 par tête en Israël est le plus élevé dans le monde, ce qui pourrait conduire à un nouveau confinement national en septembre, si ce taux ne revient pas sous le millier de cas quotidiens[66].

Le nombre de décès depuis le début de l'épidémie est de 578 au 7 août 2020 alors que le nombre de nouveaux cas s'élève à 1917 le 6 août[67].

Le 19 août, le ministère de la Santé israélien admet avoir sous-estimé le nombre de décès dus à la Covid-19 en Israël, car 53 décès survenus dans des maisons de retraite en juillet et août ont été omis[68]. Le 21 août, le nombre de décès depuis le début de l'épidémie est de 809 alors que le nombre de nouveaux cas s'élève à 1496 en 24 heures[69].

Le 27 août, les nouveaux cas confirmés de coronavirus en Israël ont dépassé les 2 000 pour la première fois en plusieurs semaines, le nombre de tests effectués ayant augmenté considérablement. Le nombre de décès au 28 août se monte à 891. Le responsable de la lutte contre la COVID s'oppose aux milieux orthodoxes quant à l'ouverture des synagogues lors de grandes fêtes juives qui se célèbrent en deuxième quinzaine de septembre 2020[70].

Le 3 septembre, alors que le nombre de morts s'élève à 976 depuis le début de l'épidémie, dont 149 à Jérusalem et 89 à Bnei Brak et dont plus de 81 % âgés de plus de 70 ans[71], le gouvernement décide le confinement à partir du 7 septembre de plus de 30 villes « rouges » qui ont un taux élevé d’infection au coronavirus, alors que plus de 3 000 cas par jour ont été enregistrés la veille. La plupart des villes concernées sont essentiellement ultra-orthodoxes et arabes, deux populations durement touchées par le virus. Ronni Gamzu, le responsable israélien de la lutte contre le virus, « visiblement bouleversé », a imploré le public de commencer à traiter la situation avec sérieux : « C’est un message pour tout Israël : pas de mariage ! Pas de rassemblements de masse ! Pas de non-respect [des directives] dans aucun restaurant ni nulle part ailleurs. [...] Je suis désolé d’être émotif. C’est un moment crucial… Tout Israël est en guerre. Le nombre de malades qui passe de 2 000 à 3 000 en un jour devrait tous nous inquiéter »[71].

Toutefois, le 6 septembre, quand le nombre de morts du COVID-19 dépasse les 1000, le premier ministre annule les confinements sous la pression des maires de municipalités ultra-orthodoxes[72]. Des mesures de couvre-feu nocturne sont décidées dans une quarantaine de villes où le nombre d’infections est élevé, au lieu du bouclage complet d’un petit nombre de villes, mesures qui suscitent d'autres oppositions[73].

Le 10 septembre, quand le nombre de morts depuis le début de la pandémie se monte à 1077 et le nombre quotidien de nouveaux cas à plus de 4000, les ministres adoptent le principe d'un nouveau confinement national aux modalités à préciser[74].

Alors qu'Israël est devenu un des pays au monde où le taux de nouveaux cas quotidiens est le plus élevé, le Premier ministre annonce le 13 septembre un nouveau confinement national à partir du 18 septembre et pour trois semaines, c'est-à-dire pendant toute la durée des fêtes juives de la nouvelle année, du Grand pardon et de la fête des cabanes. Ces mesures ajoutées aux couvre-feu nocturnes qui touchent certaines villes à majorité ultraorthodoxes causent la colère de cette communauté[75]. Pour la première fois de son histoire, la Grande synagogue de Jérusalem (en) restera fermée pour le nouvel an juif[76].

Devant l'augmentation du nombre de cas, le ministre de la Défense Benny Gantz ordonne le 21 septembre à l’armée de se préparer à créer un hôpital de campagne de 200 lits pour les cas de coronavirus, de façon à soulager les hôpitaux surchargés[77].

Le 23 septembre, quand le nombre de le nombre de morts se monte à 1376 et de cas quotidiens à 7000 , les conditions du confinement sont encore durcies : presque tous les commerces seront fermés à partir du 25 septembre, à l’exception des supermarchés, des pharmacies et de certaines entreprises et usines spécifiquement désignées comme « vitales » par l’Autorité nationale d’urgence du ministère de la Défense. Les restaurants ne peuvent travailler que sur la base de livraisons à domicile. Les synagogues fermeront à partir du vendredi 25, rouvriront pendant les 25 heures du Yom Kippour de manière limitée, les fidèles étant divisés en petits groupes, puis fermeront à nouveau le lundi soir. Un compromis spécial a été trouvé, permettant à 2 000 manifestants de prendre part aux manifestations quotidiennes devant le domicile du Premier ministre, rue Balfour[78].

Le 30 septembre, la Knesset adopte une mesure permettant au gouvernement d’interdire aux Israéliens les déplacements de plus d’un kilomètre au-delà de leur domicile pour se rendre à une manifestation. Les rassemblements en plein air sont limités à un maximum de 20 personnes, étouffant de facto les importants mouvements de protestation hebdomadaires organisés aux abords de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahou[79].

Le même jour, près de 9 000 nouveaux cas sont enregistrés et le nombre de morts se monte à 1 569. Les hôpitaux commencent à être débordés, traitant 830 cas graves pour une capacité théorique de 800 lits. Le gouvernement prolonge le confinent du 11 au 14 octobre et interdit aux Israéliens de fréquenter pendant la fête de Souccot, une soukka autre que la leur[80]. Cependant, des soukkot géantes sont installées dans les quartiers ultraorthodoxes pour recevoir des centaines de personnes[81]. L'armée est chargée de la mise en place des procédures de suivi et de traçage efficaces pour stopper les chaînes de contagion[82].

Le 8 octobre, alors que le nombre de morts liés de la pandémie atteint les 1864 et avant la fête de Simhat Torah où les fidèles ont l'habitude de danser en portant des rouleaux de Torah, les grands rabbins d'Israël, ashkénaze et séfarade demandent aux Israéliens de ne pas prier en espace clos et et ne pas embrasser de rouleaux de Torah pendant la fête[83].

Le 13 octobre, le nombre de morts atteint les 2021 soit un doublement depuis le 5 septembre[84].

Le 15 octobre, le nombre de nouveaux cas s'orientant à la baisse depuis quelques jours, le professeur Gamzu laisse espérer un prochain adoucissement du confinement[85]. Toutefois, le 25 octobre, quand 2 366 personnes sont décédées des suites de la Covid-19, il indique qu'il sera impossible de continuer à assouplir les restrictions du confinement si le nombre de tests par jours se maintenait en dessous de 50 000[86].

Développements médicaux[modifier | modifier le code]

En mars, le gouvernement annonce un financement des développements médicaux contre le virus, à hauteur de 50 millions de Shekels. La piste privilégiée étant le « Repurposing » c'est-à-dire le test de médicaments déjà existants[87].

Début avril, des chercheurs du MIGAL Galilee Research Institute à Kiryat Shmona, affirment que leur vaccin pourra être testé sur des humains dès le . Ils avaient précédemment développé un vaccin contre l'avian coronavirus Infectious Bronchitis Virus (IBV) et affirment qu'il serait similaire à celui contre le SARS-CoV-2[88]. Des chercheurs nuancent néanmoins, en affirmant qu'il faudrait développé « un cocktail » de vaccins, pour faire face au risque de mutation du Virus de type ARN, et donc particulièrement sensible[89].

Le 12 avril, la société Pluristem teste son traitement pionnier à base de cellules placentaires et affirme avoir vu une amélioration de l'état de l'intégralité des patients Covid-19 traités[90].

Face au manque de respirateurs artificiels, l'industrie militaire commence à en produire dans son complexe de production de missiles. D'autres projets de respirateurs de secours ont été développés par diverses start-ups et des entreprises, par exemple en utilisant l'impression 3D[91].

En avril, des projets de robots pour limiter les contacts du personnel soignant avec les patients, sont étudiés par des équipes de développeurs. Ils seraient capables d'effectuer des tâches médicales simples[92],[93].

Le 21 avril 2020, il est annoncé que le chercheur israélien Jonathan Gershoni[94] de l'université de Tel Aviv a obtenu du bureau américain des brevets un brevet concernant ses travaux sur le RBM (motif de liaison au récepteur) qui permet au corona virus d’entrer et d’infecter une cellule-cible. La technologie développée pourrait permettre à un vaccin de reconstituer le RBM du SARS-CoV-2 et donc le système immunitaire pourrait apprendre comment bloquer le virus réel lorsqu’il pénètrerait dans le corps[95],[96].

Le 22 avril, le Magen David Adom (la Croix-rouge israélienne) fait état de résultats encourageants pour 33 patients israéliens ayant reçu des anticorps d’anciens patients ayant guéri du Covid-19[97].

Le 5 mai, l'Institut de recherche biologique nationale, basé à Ness Ziona, affirme avoir isolé un anticorps « monoclonal » qui peut « neutraliser [la maladie] à l'intérieur du corps des porteurs », ouvrant la voie à un éventuel traitement[98]. L'Institut déclare le , que le passage aux essais sur l'homme, sera effectué dans un temps proche après qu'un test sur des rongeurs s'est avéré être une réussite. L'institut espère avoir un vaccin en moins d'un an[99].

Le 26 mai, le laboratoire Israeli Institute for Biological Research (IIBR) publie une étude qui montre que les dérivés de Cerdelga et de venglustat, des médicaments utilisés contre la maladie de Gaucher, peuvent agir comme un antiviral thérapeutique contre le SARS-CoV-2[100].

Le 28 mai, un laboratoire présente « un alcootest instantané Covid-19 » permettant de détecter le virus en une minute. Cette invention peut avoir des implications pour la réouverture des voyages en avion et devrait être mis sur le marché en septembre[101].

L'université Technion consacre plus de 30 laboratoires dans la recherche sur le Covid-19[102]. Parmi ceux-ci, le laboratoire du docteur Avi Schroeder attire l'attention alors qu'il teste l'adaptation d'un traitement antiviral pour crevettes comme traitement antiviral contre le Covid-19[103].

Le 6 août 2020, le ministre de la Défense Benny Gantz annonce que l'Institut de recherche biologique du ministère de la Défense à Ness Ziona va commencer à tester son vaccin contre le coronavirus sur des sujets humains à la mi-octobre[104].

Participation de l'armée à la protection civile[modifier | modifier le code]

Faits marquants[modifier | modifier le code]

Le ministre de la Santé Yaakov Litzman et Moshe Bar Siman Tov

Préparations[modifier | modifier le code]

Le Contrôleur de l'État Matanyahu Englman (en), différents journalistes et des médecins avaient averti — dès janvier ou février — que le pays n'était pas prêt pour faire face à la crise sanitaire : le secteur de santé publique souffre d’un déficit budgétaire depuis plusieurs années, et les médias dénoncent à intervalles réguliers les conditions d’hospitalisation de patients entassés dans les couloirs d’hôpitaux largement saturés. La capacité d'accueil d’une masse de patients de la pandémie de Covid-19 est limitée, et demande l’ouverture ou la reconversion d’unités Covid fort désavantageuses sur le plan économique, laquelle se ferait de surcroît au détriment d'autres patients. Bien qu'Israël soit toujours menacé d'attaque bactériologique, chimique ou nucléaire, le pays n'aurait pas de plan, de préparation suffisante pour faire face à une contamination massive de sa population[105],[106],[107],[108],[109]. De son coté, le ministère de la Santé affirme que le pays se trouve parmi les premiers à avoir réagi[110],[111].

Respect des mesures[modifier | modifier le code]

Bien que le confinement soit obligatoire pour certains passagers arrivant en Israël, ceux-ci ont emprunté les transports en commun, comme les trains, dès leur arrivée en Israël[112],[113]. En mars, de nombreuses personnes sont contrôlées par la police alors qu'elles ne respectaient pas le confinement[114]. En mars, un israélien contaminé au Covid-19, s'enfuit de l'hôpital et est rattrapé par la police[115]. Un autre est arrêté en pleine rue à Tel Aviv par la police et les services secrets[116]. Le 17 mars, Netanyahou affirme que les Israéliens dans l'ensemble comprennent la gravité de la situation mais déplore que les règles de confinement ne soient pas respectées sur les plages par exemple et décide donc de renforcer les interdictions de déplacement[117].

Certains déplorent les limitations à la liberté résultant des mesures d'isolement, comme la surveillance téléphonique par les services secrets du respect du confinement[118]. D'autres déplorent les erreurs des services secrets auxquels il est impossible de se plaindre, et le manque d'information sur comment s'isoler dans différents cas de figures.

Fermeture du parlement[modifier | modifier le code]

Fin mars, le Likud et son dirigeant Netanyahou visent à fermer le parlement selon des considérations sanitaires. L'opposition proteste la mesure comme une attaque à la démocratie, alors qu'une motion visant à remplacer le président du parlement Yuli-Yoel Edelstein devait être passée. La mesure est suivie de protestation devant le parlement malgré les mesures de confinements[119]. La Cour suprême ordonne ce dernier à procéder au vote mais ce dernier refuse l'ordonnance et démissionne dans la soirée[120]. Ce dernier dément de même avoir fermé le parlement dans une interview de Ynet.

Gouvernement Netanyahou[modifier | modifier le code]

Face à la crise, Benny Gantz, mandaté pour former un gouvernement, ne parvient pas a le former et décide d'essayer de former un gouvernement de crise avec Netanyahou, en contradiction avec ses promesses électorales de ne pas s'associer à ce dernier[121].

Le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, est sous le feu de la critique pour ses remarques face à la crise. Il affirme au public israélien qu'il faut prier pour l'arrivée du messie, et est mis en cause pour être hostile à la science. Un groupe de médecins demande sa démission[122] et celle de Moshe Bar Siman-Tov qui n'a aucune connaissance médicale et pourtant gère la crise[123]. Le magazine The Marker relève qu'il a passé le plus clair des dernières années à obtenir des fonds et des logements pour sa communauté et à avaliser les coupes budgétaires du gouvernement de Netanyahou dans le système public de santé israélien, désormais moins performant qu'auparavant[124]. Cependant, d'après l’analyste Barak Ravid, « Il est le soldat le plus loyal que Nétanyahou aura jamais. C’est pour cela qu’il le défendra, (…) même si le renvoyer ou le changer de poste serait une décision immensément populaire »[125].

Début avril, le ministre de la Santé contracte le virus et est critiqué pour s'être rendu à la synagogue et avoir enfreint les règles de son ministère, ce qu'il dément[126].

Le gouvernement de coalition est formé le 17 mai 2020 après les élections législatives du 2 mars 2020 se donne comme mission de lutter contre la pandémie. Le 7 juillet, la directrice des services de santé publique, Sigal Sadetski, annonce sa démission[127]. Le 9 juillet, le Premier ministre estime que la réouverture d’une grande partie de l’économie avait été « prématurée ». Il ajoute : « J’en assume la responsabilité et j’assumerai la responsabilité de faire évoluer favorablement la situation »[61]>. Le gouvernement est rapidement en proie aux désaccords sur le traitement de la crise économique due au covid-19 à tel point que le 9 août 2020, le cabinet ne peut pas se réunir comme c'est l'usage chaque dimanche, faute d'accord sur l'ordre du jour[128]. Le désaccord se prolonge, le budget 2021 n'est pas discuté et l'indécision gouvernementale aboutit à des ordres et des contrordres quant aux mesures à prendre pour lutter contre la pandémie. Selon le journaliste Haviv Rettig Gur, cela serait du au fait que, tout le monde sentant l'imminence des élections, les quatrièmes en deux ans, « les élections priment sur la capacité des dirigeants élus à lutter efficacement contre la pandémie »[129].

Le 13 septembre 2020, le rabbin Yaakov Litzman, ministre du Logement et ancien ministre de la Santé au début de la pandémie démissionne pour protester contre la décision du gouvernement d’imposer un confinement général pendant la période de fêtes juives commençant le 18 septembre[130].

Conséquences économiques[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage qui était de 4,6 % au quatrième trimestre 2019 atteint 16,5 % le 22 mars 2020[131]. Le 29 mars, le chômage atteint 22,6 % de la population soit près d’un million de personnes. Si les salariés perçoivent jusqu’à 75 % de leurs revenus pour une période limitée, les auto-entrepreneurs n’ont pas le droit de toucher une indemnisation. Le gouvernement travaillerait sur des mesures qui devraient permettre d’octroyer à environ 175 000 auto-entrepreneurs une subvention allant jusqu’à 6 000[132] shekels. Le 12 avril, c'est 25,6 % de la population qui sont inscrits au chômage[133]

À la mi-avril, le chômage touche 1 093 000 personnes, portant le taux de chômage à un niveau sans précédent de 26 %. Les salariés qui ont perdu leur emploi avaient un salaire inférieur à la moyenne et 54 % d’entre eux proviennent de petites entreprises[134].

Le 22 juin 2020, le ministre des Affaires sociales, Itzik Shmuli, appelle au prolongement de la période de versement des allocations-chômage après le 31 juillet, au risque de laisser un demi-million de personnes sans travail et sans aucun revenu[135]. Le 28 juin, le Premier ministre et le ministre des Finances prolonge finalement les allocations chômage jusqu'à mi-août[136].

Le 7 juillet, El Al accepte un plan de sauvetage du gouvernement, décision qui pourrait ouvrir la voie à une nationalisation de l’entreprise à hauteur de 61 %, à la suite des pertes liées à la crise du coronavirus. Outre un prêt de 250 millions de dollars garanti par le gouvernement à 75 %, des actions seront proposées à l’achat à la bourse de Tel Aviv, pour un montant de 150 millions de dollars. L’État s’engage à racheter les actions de la compagnie qui n’auraient pas été acquises par le public[137].

Les conséquences économiques de la progression de l'épidémie en juillet amènent de nombreuses manifestations contre le gouvernement, même si Gantz affirme sa compréhension des manifestants[138]. Selon David Horovitz dans le Times of Israel[64], « l’incapacité persistante des autorités à fournir une aide financière au quart environ de la main-d’œuvre israélienne qui ne peut plus gagner sa vie » amène une crise de confiance envers le gouvernement.

De plus, des tensions apparaissent au sein même du gouvernement où le ministre des Finances Israel Katz (en) s'oppose au Premier ministre, Benjamin Netanyahou quant à l'augmentation des aides publiques aux Israéliens prévues à l'occasion des fêtes juives de septembre 2020[139].

Le chômage s'aggrave avec le deuxième confinement à partir du 18 septembre 2020 : au 4 octobre près d'un million d'Israéliens sont au chômage[140]

Population haredi[modifier | modifier le code]

Les dirigeants Haredim ont tardé à accepter pour leurs communautés les règles sanitaires, dont la fermeture de leurs commerces, de leurs synagogues et de leurs Yeshivot[141]. Mais après plusieurs semaines de refus, la plupart d'entre eux ont accepté de déclarer à leurs communautés de se conformer aux mesures. Il faut attendre le 29 mars pour que le rabbin Chaim Kanievsky âgé de 92 ans, un des dirigeants les plus respectés de la communauté ultra-orthodoxe, appelle à respecter les consignes gouvernementales[142],[143].

Dès la fin du mois de mars, les cas de contamination dans la population Haredi explosent et la majorité des hospitalisations sont issues de ces communautés qui n'avaient pas précédemment pris au sérieux les avertissements[144],[145].

La population haredi étant la plus touchée, après une période d'hésitation, le gouvernement décide de passer à un isolement de leurs localités, c'est-à-dire de bloquer les accès pour les déplacements non urgents[146], ce qui amène à des protestations et des comparaisons au ghetto de Varsovie durant la Shoah. Le mairie de Bnei Brak ordonne la destruction d'une barrière piétonne posée par le mairie de Ramat Gan, qui empêche les habitants de Bnei Brak de se rendre à Ramat Gan, malgré l'interdiction de s'éloigner à plus de 100 mètres de son domicile dans tous les cas[147].

Certains membres de la communauté haredi affirment que celle-ci est traumatisée[148]. D'autres appellent à ne pas discriminer les Haredim et à rester unis durant ce temps de crise[149].

Durant le mois d'avril, des mesures de confinement ou de bouclage très strictes sont prises à l'égard de quartiers entiers ultra-orthodoxes, ce qui provoque parfois des manifestations des résidents comme le 13 avril 2020 dans le quartier ultra-orthodoxe de Méa Shéarim à Jérusalem[150].

Au début de mai 2020, des estimations faites dans des hôpitaux israéliens montrent que la moitié des malades du Covid-19 en Israël sont haredim alors que leur nombre ne se monte qu'à moins de 10 % de la population totale d’Israël[151].

La pauvreté de cette population et sa forte densité constituent des motifs avancés pour expliquer le haut taux de contamination. D'après le professeur Benny Brown, spécialiste de l'idéologie, du droit et de l'histoire des juifs orthodoxes à l'Université hébraïque de Jérusalem : « Il est difficile d'abandonner le minian et le tish, mais c'est même vrai au niveau du contact quotidien dans la rue. Ils cultivent des familles nombreuses: trois chambres avec 11 âmes est une situation très difficile pour s'isoler ou se protéger d'une peste. ». La raison principale avancée par le journaliste de The Times of Israel, Haviv Rettig Gur, en est qu'il a fallu deux semaines aux rabbins haredim pour accepter les directives significatives de distanciation sociale émises par le gouvernement alors que ces rabbins privilégiaient la prière communautaire et l’étude de la Torah[151].

Avec la reprise de l'épidémie en fin d'été et à l'automne 2020, la population ultraorthodoxe est particulièrement touchée : le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, déclare le 30 septembre que 34 % des personnes infectées par la COVID en Israël étaient ultra-orthodoxes, bien que la communauté ne constitue qu’environ 12 % de la population. Il attribue cela à la promiscuité dont souffre cette population aux familles nombreuses souvent mal logées et aux prières qui enfreignent parfois les règles de conduite liées à l'épidémie[152]. L'interpellation de fidèles d'un office enfreignant les règles de confinement provoque des incidents à Modiin Illit[153]. En octobre, le rabbin haredi Chaim Kanievsky demande la réouverture des écoles haredim pour garçons le 18 octobre à laquelle s'oppose le premier ministre[154].

Bénévolat[modifier | modifier le code]

La crise, voit une augmentation du nombre de personnes s'engagent dans le bénévolat, en particulier pour les personnes âgées[155]. Le 7 avril, l'organisation Machshava Tova affirme avoir eu une augmentationde 30 % de volontaires[156].

Le 10 avril, l'initiative d'assistance au personnel soignant porte ses fruits avec plus de 10 000 signatures[157].

Le 12 avril, plus d'un millier d'étudiants en études médicales se sont portés volontaire au Magen David Adom. Six-cents étudiants en doctorat participent à l'effort pour augmenter le nombre de tests de dépistage. Cent-soixante-dix ont été intégrés dans les laboratoires[158].

Analyse[modifier | modifier le code]

Pour Steve Jourdin, journaliste et membre de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient de la Fondation Jean-Jaurès interrogé le [3], les chiffres concernant le nombre de cas et le nombre de morts en Israël comme en Palestine (où on ne déplore alors que deux morts) montre que les autorités israéliennes et palestiniennes contiennent l'épidémie, même si la situation sociale est préoccupante en Israël comme en Palestine. Une première explication en est que les populations israélienne et palestinienne sont jeunes particulièrement à Gaza. Le système de santé israélien ne semble pas meilleur que ceux d'Europe occidental et celui de Gaza menace de s'effondrer. Mais la rapidité et la fermeté de décision concernant la fermeture des frontières semblent les facteurs décisifs. De plus, le nombre de tests[159] et le recueil des données de localisation des téléphones portables des personnes infectées permet de prévenir les personnes ayant été en contact avec des personnes contaminées pour qu'elles se mettent à l’isolement. les services de sécurité affirment avoir permis à des centaines de personnes de se savoir porteuses de la maladie. Les événements publics et les rassemblements ont été annulés ou interdits, les déplacements réduits au maximum et le port du masque a été rendu obligatoire dans l’espace public. En Palestine où l'état d'urgence a été déclaré, tout activité et déplacement non essentiel ont été interdits. Il faut aussi souligner la très bonne coopération entre Israéliens et Palestiniens à l’occasion de cette crise. Des dizaines de médecins et infirmiers palestiniens de Gaza ont par exemple pu être formés à la lutte contre le coronavirus par des équipes médicales israéliennes.

Thierry Oberlé dans Le Figaro fait toutefois remarquer que la Covid-19 a fait beaucoup moins de morts en Jordanie et au Liban , selon les chiffres officiels, au 8 mai[160].

La population arabe israélienne semble avoir été très peu affectée : alors qu'elle représente 21 % de la population du pays, seul 2 % des morts, et 6 % des cas[161].

Les pays arabes voisins d'Israël ont annoncé des taux de décès bien inférieurs à celui d'Israël. Ces nations n'ont pas mis en place de mesures de confinement aussi strictes qu'Israël et n'ont pas recouru à la recherche des contacts par téléphone. Toutefois, les données épidémiologiques de ces pays ne sont pas très solides et le niveau de circulation d’individus en provenance d’Europe et d’Amérique y est beaucoup plus faible qu'en Israël[162].

D'après une étude génétique publiée en mai 2020, la plupart des cas de contaminations proviennent des États-Unis, et la contamination a été répandue par un groupe de superinfecteurs[163].

En septembre 2020, Israël qui avait suscité de l’admiration pour ses performances au début de la crise du coronavirus, compte alors 3 000 cas de contamination quotidiens. Pour le journaliste Nathan Jeffay, Israël a rouvert le pays trop rapidement après le confinement de mars et avril, sans « élaborer de stratégie efficace ni inspirer la confiance et la coopération du public ». Les dirigeants israéliens — qui sont fiers de l’intelligence des Israéliens — ont « traité les citoyens comme des idiots pendant la pandémie ». Le ministre de la Santé, au début de l'épidémie, s’est laissé distraire par des intérêts sectaires, a perdu sa crédibilité après avoir prétendument bafoué les règles de son propre ministère. Le responsable de la lutte contre le virus Ronni Gamzu a agi « comme un éléphant dans un magasin de porcelaine avec des commentaires sur un rabbin de haut rang ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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