Pandémie de Covid-19 au Japon

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Pandémie de Covid-19 au Japon
COVID-19 Cases by prefectures of Japan.svg
Nombre de cas par préfecture.
  • 1-2 cas
  • 3-10 cas
  • 11-20 cas
  • 21-40 cas
  • 41-100 cas
  • 101-500 cas
  • plus de 501 cas
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Coordonnées
Premier cas
Date d'arrivée
Depuis le (10 mois et 7 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
16 623 ()[1]
Cas soignés
13 810 ()[1],[2]
Hospitalisations
1 967 ()[1]
Morts
1 798 ()[3]

La pandémie de Covid-19 se propage au Japon à partir de la mi-janvier, après le retour dans la préfecture de Kanagawa d'un ressortissant chinois ayant séjourné dans la ville de Wuhan, épicentre de la propagation de la maladie. Mi-mars, le gouvernement japonais annonce 1 500 cas de personnes infectées et trente-deux morts. Il ne décrète pas pour autant l'état d'urgence mais renonce à la tenue des Jeux olympiques d'été.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Cas de Covid-19 recensés au Japon et confirmés par test PCR
(augmentation journalière en %)
    Décès   Hospitalisations   Sortis d’hôpital   Autres cas   

    Mai Mai

Date
Cas confirmés(1)
830
16 602 (+? %)
846
16 623 (+0.1 %)

Il s'agit du nombre total de décès sur le territoire japonais.

(1) Nombre total de cas confirmés par test PCR : morts, sortis d’hôpital, hospitalisations, autres cas et l'augmentation journalière en pourcentage.

Janvier 2020 : premier malade déclaré[modifier | modifier le code]

Au cours de son hospitalisation du 10 au , un ressortissant chinois trentenaire, de retour dans la préfecture de Kanagawa, au Japon, après un séjour dans la ville sous-provinciale de Wuhan, en Chine centrale, est testé positif pour le SARS-CoV-2. Après la Thaïlande, le Pays du Soleil Levant devient le deuxième pays atteint par la pandémie de maladie à coronavirus initialement circonscrite en Chine[4],[5].

Février 2020 : premier décès enregistré[modifier | modifier le code]

Le , un premier décès est enregistré[6]. Dix jours plus tôt, les 3 700 passagers et membres d'équipage du Diamond Princess, un navire de croisière tout juste arrivé au port de Yokohama, en baie de Tokyo, sont placés en quarantaine. Le 15, le bilan de 135 malades, établi le 10, à bord du bateau, est porté à 285 cas positifs. Le paquebot, hébergeant des touristes de plusieurs nationalités, devient le foyer de contamination le plus important, après la Chine[7],[8].

Le 17, la maison impériale annule la célébration annuelle de la fête nationale, dans les jardins du palais impérial de Tokyo, le , jour anniversaire de l'empereur Naruhito[9]. Fin février, face à la propagation de l'épidémie, le Premier ministre Shinzō Abe impose, comme mesure sanitaire pour contenir le virus, la fermeture de tous les établissements scolaires du primaire et du secondaire, jusqu'au 1er avril, fin de l'année fiscale officielle[10],[11]. Le pays compte alors cinq morts, deux cents malades et cinq cents personnes rétablies depuis mi-janvier[12].

Le gouvernement semble alors considérer avec une certaine légèreté la pandémie. La presse relève que le Premier ministre ne consacre au cours du mois de février que quelques minutes chaque jour de son emploi du temps auprès de la commission chargée de la pandémie[13].

Mars 2020 : report des Jeux olympiques de Tokyo[modifier | modifier le code]

À la mi-, le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales rend publique une carte signalant quinze foyers d'infection de plus de cinq personnes, répartis dans tout l'archipel japonais. Il annonce 1 500 malades et 32 morts. La préfecture d'Osaka est la plus affectée par la pandémie. Le Japon est le neuvième pays le plus touché dans le monde, après la Chine, l'Italie, l'Iran, la Corée du Sud, l'Espagne, la France, l'Allemagne et les États-Unis[11]. Le gouvernement japonais ne déclare cependant pas l'état d'urgence et, répondant à la suggestion de report des Jeux olympiques et paralympiques d'une année émise par le président américain Donald Trump, maintient la tenue de l'événement sportif planétaire[11],[14],[12]. Le 24 mars, sous la pression d'athlètes de divers pays, de la Fédération internationale d’athlétisme et la menace de boycott par des comités olympiques nationaux (Canada, Brésil, Australie, Norvège, Royaume-Uni), Shinzō Abe annonce finalement le report des JO, en accord avec le Comité international olympique[15].

Le 30 mars, Ken Shimura meurt d'une pneumonie au SARS-Cov-2, à l'âge de soixante-dix ans. Hospitalisé le 20, il est déclaré infecté trois jours plus tard. Le célèbre humoriste et animateur de télévision, qui, comme représentant de la ville de Higashimurayama, devait participer au relais de la flamme olympique des Jeux olympiques d'été de 2020, est la première célébrité japonaise victime de la Covid-19[16],[17].

Avril 2020 : état d'urgence sanitaire déclaré[modifier | modifier le code]

Le 6 avril, le gouvernement décide la réouverture partielle des écoles, sans plan réel à l’exception de mesures de principe édictées par le ministère de l’Éducation allant de l’aération des salles de classe au port du masque et à la prise de température quotidienne. Cette décision a été mal reçue par nombre d’enseignants et de parents d’élèves, et seule une partie des établissements ont ouvert leurs portes[18].

Le , sept préfectures (Tokyo, Kanagawa, Chiba, Saitama, Osaka, Hyōgo et Fukuoka) sur quarante-sept entrent en état d'urgence qui doit durer jusqu'au 6 mai[19],[20]. Le 16, le Premier ministre Shinzō Abe étend l'état d'urgence sanitaire à tout le pays[21].

Le Japon comptabilise, à la fin avril, le nombre de cas d'infections le plus élevé en Asie après la Chine et l’Inde[18].

Mai 2020 : levée partielle puis totale de l'état d'urgence sanitaire[modifier | modifier le code]

Le 14 mai, le Premier ministre Shinzō Abe annonce la levée partielle de l'état d'urgence sanitaire dans une grande partie du pays : 39 préfectures sont concernées[22]. Les restrictions restent en place pour les villes de Tokyo et d'Osaka. L'état d'urgence sanitaire peut être rétabli par le gouvernement japonais si la vitesse de propagation de l'épidémie augmente parmi la population.

Le 25, l'état d'urgence est levé dans les dernières régions de l'archipel où il était encore en vigueur, comme à Tokyo. Shinzō Abe déclare à ce titre: « Nous avions des critères très restrictifs pour permettre la levée de l'état d'urgence. Nous avons jugé que ces critères étaient remplis »[23].

Annulation de la fête nationale des cerisiers en fleurs[modifier | modifier le code]

Photo couleur de l'allée d'un parc, bordée de cerisiers en fleurs, sous un ciel blanc laiteux. Des visiteurs sont visibles, assis ou marchant.
Des visiteurs venus admirer les cerisiers en fleurs, le 22 mars 2020, dans le parc d'Ueno, à Tokyo.

Mi-mars, alors que les tournois de sumo se déroulent à huis clos, les familles affluent dans les parcs pour hanami, la fête annuelle des cerisiers en fleurs[24]. Cependant, le week-end de Shunbun no hi, le 21 mars, jour férié marquant l'équinoxe du printemps, les rassemblements traditionnels pour hanami sont suspendus par les autorités gouvernementales. Seules les promenades sont autorisées[25],[26].

À Tokyo, le gouvernement métropolitain (en) interdit les célébrations les plus importantes. Dans les allées du parc d'Ueno, qui accueille, chaque année, en début de saison printanière, trois millions de visiteurs, des promeneurs et des photographes sont tout de même venus admirer la floraison des cerisiers[26],[27]. Le renoncement aux festivités de hanami est un crève-cœur pour tout un peuple, tant sur le plan culturel qu'économique. En effet, en 2019, première année de l'ère Reiwa, la floraison des cerisiers a attiré 8,5 millions de touristes dans le pays, de mars à mai ; ce qui représente des retombées économiques d'un montant estimé à 5,5 milliards d'euros[28].

Le 27 mars, 27 morts et 259 malades sont recensés dans la capitale japonaise. Face à la progression de la pandémie, le gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, annonce la fermeture au public des parcs de la métropole, les parcs d'Ueno et de Yoyogi notamment. Les gouverneurs des préfectures voisines de Kanagawa, Chiba, Saitama et Yamanashi font de même[29].

Stratégie de contrôle sanitaire[modifier | modifier le code]

Affiche de prévention.

Fin mars, alors que dans de nombreux pays, des restrictions de circulation et de rassemblement et des mesures de confinement, voire de quarantaine, sont imposées aux populations, au Japon, la vie quotidienne reste relativement peu perturbée par le développement de la pandémie de maladie à coronavirus. Pourtant le Japon, comme beaucoup d'autres pays industrialisés affectés par le virus, est constitué de villes densément peuplées, quadrillées par des réseaux de transport en commun dans lesquels, chaque jour, des dizaines de millions de voyageurs se croisent[30]. Pour ne rien arranger, le Japon est le pays du monde ayant la plus grande part de personnes âgées dans sa population : or, celles-ci sont reconnues comme une population particulièrement à risque face au Covid-19[31]. De plus, l'archipel japonais est voisin de la Chine continentale, foyer originel de l'épidémie[30]. Dans celui-ci, le tabagisme, une addiction qui concerne aussi le Pays du Soleil Levant — parmi les membres du Groupe des sept, le Japon présente le taux le plus élevé de fumeurs —, a été identifié comme une cause importante de sensibilité aux effets mortels du coronavirus[30]. Jusqu'au 21 mars, l'organisation sociale nippone qui minimise les contacts humains —  par exemple le salut par inclination est préféré à la poignée de main, les personnes âgées sont souvent isolées, la population japonaise est disciplinée, la propreté des lieux publics est exemplaire et l'usage de masques de protection, en cas de maladie, est courant — et les mesures prises par la société civile et les autorités japonaises, qui ont limité les tests médicaux aux individus présentant des symptômes étendus, ont suffi, bien que peu restrictives, à contenir la propagation de la maladie[30],[32]. En outre, les premiers foyers d'infection ont été rapidement mis en évidence et les personnes affectées mises en quarantaine[32].

D'après l'infectiologue Kentaro Iwata, qui a à plusieurs reprises critiqué la gestion de la crise sanitaire par les autorités, « le système est au bord de l’effondrement dans de nombreuses parties du Japon ». Les hôpitaux manquent d’équipement. Le maire d’Osaka a appelé aux dons d’imperméables pour protéger le personnel soignant, qui en est contraint de se couvrir de sacs-poubelle[18].

Le , à la suite du nombre élevé de nouvelle contamination quotidienne lié au covid-19, le chef du gouvernement japonais Yoshihide Suga annonce que le Japon passe en « alerte maximale »[33].

Gestion de crise[modifier | modifier le code]

Les objectifs du gouvernement japonais pour lisser la courbe du nombre de malades.

Selon un sondage, effectué par l'agence de presse japonaise Kyodo News, la gestion de la crise par les autorités gouvernementales japonaises a été jugée incohérente par 60 % des personnes interrogées. Celles-ci se déclarent insatisfaites des mesures prises pour endiguer la contagion[34]. Mi-mars, le quotidien Mainichi Shinbun publie cependant un taux d'approbation de 49 %[35]. Le gouvernement japonais est soupçonné de dissimuler l'ampleur de l'épidémie par limitation des tests médicaux. Au quotidien, le Japon réalise dix fois moins de tests que son voisin coréen, plus de deux fois moins peuplé[32]. En outre, la décision de fermer les établissements scolaires du pays, arrêtée subitement par le Premier ministre, a été mal reçue par la population[36].

Mi-avril 2020, la décision prise par le gouvernement d'étendre l'état d'urgence sanitaire à tout le pays, dans la crainte d'une aggravation de la pandémie, amplifie, dans l'opinion publique et les médias, le soupçon de calcul politicien du Premier ministre. Il apparaît que celui-ci s'est efforcé d'entretenir l'idée que, le mal étant moindre que supposé, le maintien des JO était possible — les retombées de l'événement planétaire seraient bénéfiques pour sa popularité, en vue des élections de septembre 2021 — et de modérer les contraintes sanitaires afin de minimiser leur impact sur l'économie[37].

Début mai, plus de 70 % des Japonais déclarent désapprouver l'attitude de leur gouvernement face à la crise[13].

Situation des étrangers[modifier | modifier le code]

Le gouvernement japonais contraint de prendre en compte l'apparition de clusters dans les diverses communautés étrangères installées au Japon, s'efforce de ne pas discriminer les résidents étrangers[38].

Au cours d'un mois de 2020, entre 70 % et 90 % des foyers d'infections ont rétrospectivement été associées à des étrangers, conduisant, par exemple, le bourg d'Ōizumi (préfecture de Gunma), où habitent de nombreux migrants péruviens et brésiliens, à se déclarer en état d'urgence[38].

Toutefois certains Japonais considèrent que de trop strictes recommendations à l'égard des non-Japonais puissent être perçues comme de la xénophobie[38].

Comportement des étrangers[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, dans leurs relations avec les membres de leur famille ou leurs compatriotes, les résidents étrangers sont moins soucieux de leur intimité physique que les Japonais. Dans des clusters de la préfecture de Gunma, par exemple, parmi les personnes étrangères infectées, certaines ont négligé le port du masque et n'ont pas respecté les mesures de distanciation sociales lors de réunions de famille ou de rassemblements estivaux[38]. Un cas emblématique des conditions de vie des étudiants étrangers a été observé à Sendai. Dans cette ville du Nord du Japon, une centaine de jeunes gens testés positifs au Covid-19 vivaient à deux par chambre, dans les dortoirs de leur résidence étudiante, afin de réduire les dépenses de logement[38].

Du fait de la barrière linguistique, des mois après le début de la pandémie, les résidents étrangers sont toujours moins bien informés au sujet des mesures sanitaires mises en place par les autorités gouvernementales et ont moins recours aux aides médicales publiques disponibles. Si Tokyo a mis en place un système téléphonique multilingue d'accès aux hôpitaux, ce n'est pas le cas des autres municipalités[38]. En outre, aux problèmes de communication, s'ajoutent des difficultés financières qui conduisent des étrangers, comme les Japonais les plus marginalisés, à retarder des dépenses médicales pourtant nécessaires[38].

Xénophobie visant les Chinois[modifier | modifier le code]

Des Chinois vivant au Japon ont été les cibles de propos xénophobes par l’extrême droite japonaise, qui les accuse d’être à l'origine de la propagation de la pandémie. Des personnalités politiques ont également encouragé le ressentiment anti-chinois[39].

Vague de suicides[modifier | modifier le code]

Au cours de l'automne 2020, l'impact sur la santé mentale des Japonais, dû à la pandémie, commence à se faire sentir et alarme notamment les associations[40].

Depuis des années, le pays lutte contre l'un des taux de suicide parmi les plus hauts du monde[41] et, après des années de baisse, le nombre de personnes mettant fin à leurs jours est reparti à la hausse[42]. Le Japon connaît depuis l’été une hausse du nombre de suicides, particulièrement chez les femmes, les jeunes et les enfants d’âge scolaire[43],[44].

En août, le nombre de suicides augmente de plus de 15,4 %[45]. En octobre 2020, les suicides font plus de victimes que la pandémie[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Coronavirus Update (Live) - Worldometer », sur www.worldometers.info.
  2. (ja) Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, « 新型コロナウイルス感染症の現在の状況について(令和2年3月22日版) » [« Coronavirus COVID-19 : le point sur la situation »], sur www.mhlw.go.jp,‎ (consulté le 24 mars 2020).
  3. « Coronavirus au Japon : le dernier bilan », sur nippon.com/fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. AFP, « Epidémie de pneumonie en Chine : un premier cas détecté au Japon », sur France Info, (consulté le 19 mars 2020).
  5. Walter Sim, « Japan confirms first case of infection from Wuhan coronavirus; Vietnam quarantines two tourists », sur The Straits Times, .
  6. AFP, « Covid-19 : le Japon enregistre son premier décès de personne infectée », sur L'Express, (consulté le 19 mars 2020).
  7. Philippe Mesmer, « Le gouvernement japonais critiqué pour sa gestion de la quarantaine du « Diamond-Princess » », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 19 mars 2020).
  8. Arnaud Bizot, Gaëlle Legenne et Olivier O'Mahony, « Coronavirus : 30 jours sur le paquebot de l'angoisse », sur Paris Match, (consulté le 19 mars 2020).
  9. AFP, « Coronavirus : le Japon annule la venue du public à l’anniversaire du nouvel empereur Naruhito », sur La Croix, (consulté le 19 mars 2020).
  10. Karyn Nishimura, « Coronavirus au Japon : le gouvernement ferme les écoles et sème la zizanie », sur Libération, (consulté le 19 mars 2020).
  11. a b et c (en) Kyodo News, « COVID-19 cases top 1,500 in Japan as ministry releases cluster map », sur The Japan Times, (consulté le 19 mars 2020).
  12. a et b Sabrina El Mosselli, « Coronavirus : Tokyo refuse d'annuler les Jeux Olympiques 2020 », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 19 mars 2020).
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  14. (en) « Coronavirus Cases in Japan by Prefecture », sur Nippon.com, (consulté le 19 mars 2020).
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  16. Philippe Pons, « Les Japonais alarmés par le risque d’une extension de l’épidémie », article en accès gratuit partiel, sur Le Monde, (consulté le 1er avril 2020).
  17. (en) Kyodo News, « Popular comedian Ken Shimura first Japanese celebrity to die from COVID-19 », sur The Japan Times, (consulté le 1er avril 2020).
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  21. AFP, « Japon : le premier ministre étend l'état d'urgence à tout le pays », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 17 avril 2020).
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  28. Émeline Férard, « Geo », sur Geo, (consulté le 1er avril 2020).
  29. (ja) « 上野公園の桜が見える道、通行止めに 都「花見控えて」 » [« Les accès au parc Ueno sont fermés pour hanami »], sur Asahi Shinbun,‎ (consulté le 2 avril 2020).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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