Eugène Baboulène

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Eugène Baboulène
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Naissance
Décès
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Eugène Baboulène[1], né le à Toulon, où il est mort le , est un peintre figuratif français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Baboulène est le fils de Jean Baboulène originaire de Tréjouls en Tarn-et-Garonne et de Suzanne Philip originaire du hameau de Prats-Bas, commune de Château-Ville-Vieille, Hautes-Alpes. Il est né dans une maison située place du Pavé d'Amour près du cours Lafayette à Toulon.

Après l'École des beaux-arts de Toulon, il suit à Paris les cours de Pierre Laurent à l'École nationale supérieure des beaux-arts, tout en s'inscrivant à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Pour subvenir à ses besoins quotidiens, il travaille comme retoucheur de nuit au journal L'Intransigeant.

Il revient à Toulon en 1931 et vit de son travail de décorateur qu'il exerce aussi bien dans les maisons closes les plus célèbres de Toulon qu'au théâtre de la ville. Il est nommé professeur de décoration à l'École des beaux-arts de Toulon en 1936. Il peint également, mais sans succès commercial. En 1946, ses rencontres avec les grands peintres catalans Antoni Clavé et Antoni Tàpies vont être déterminantes. Il suit leur conseil de délaisser la décoration pour se consacrer uniquement à la peinture, et ses tableaux sont enfin appréciés[2].

À partir de 1950, il est présent dans toutes les manifestations artistiques importantes[3]. De nombreuses expositions lui sont consacrées, tant en France (Paris, Nice, Rouen, Nantes, Strasbourg, Le Havre, Bordeaux, Lyon) qu'à l'étranger (Malmö, Londres, Oran, Genève, New York, Berlin, Tokyo, Madrid).

Qualifié de peintre « le plus songeur des figuratifs », cet artiste est considéré comme un des meilleurs peintres de l’École provençale contemporaine[4]. Il affectionne plus particulièrement les marines et les paysages provençaux, les ambiances simples et chaleureuses, qu'il peint avec finesse dans des harmonies de couleurs aux tons pastels[5].

Il est élu membre de l'Académie du Var en 1979[6]. Une place et une maison de Toulon portent son nom.

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Des toiles aux vibrations chaleureuses en communion avec la nature, avec la matière, avec les choses. Des harmonies tendres et fondues rappelant Bonnard, dans le style large qui trahit la formation de l'artiste : décorateur de -théâtre. Baboulène ne s'est consacré à la peinture de chevalet que vers la quarantaine. » - Gérald Schurr[7]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Léon Vérane, Poèmes, choix de seize poèmes calligraphiés et accompagnés de seize lithographies d'Eugène Baboulène, Henri Bertrand-Arnoux, Gabriel Cotel, Paul-M. David, Pierre-Henri Dumas, Louis Férec, Albert Janin, Laurent Mattio, Jean-Gérard Mattio, Victor Nicolas, Georges Obled, Henri Olive Tamari, Georges Palmieri, Henri Pertus, Léon Sabatier, Salvado. Préface de Joseph Paoli. Presse lithographique de l’École des Beaux-Arts de Toulon, 1957.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Né Eugène Louis Baboulène
  2. Agence de Développement Touristique du Var, Var Tourisme, Site officiel du tourisme du département du Var, 2011.
  3. Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 : Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  4. André Alauzen di Genova, La peinture en Provence, Éditions J. Laffitte, 1984.
  5. Pierre Cabanne, Guide artistique de la France, Éditions Hachette, 1968.
  6. http://www.academieduvar.org/oeuvres/beauxarts/artistestous.html
  7. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, page 43.
  8. Lombrail-Teucquam, commissaires-priseurs à Paris, La collection Robert et Manette Martin, 9 juin 2016

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Salmon, Baboulène, Éditions Galerie Romanet, Paris, 1964.
  • René Huyghe et Jean Rudel, L'art et le monde moderne, Larousse, 1970.
  • Marc Hérissé, Baboulène - Natures vives, Éditions Galerie 26, Paris, 1991.
  • André Alauzen di Genova et Charles Benharoun, La Provence de Baboulène, Éditions méditerranéennes du Prado, Marseille, 1992.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 : Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Service des affaires culturelles de La Seyne-sur-Mer (Var), Eugène Baboulène : Rétrospective, 1923-1994, Ville de La Seyne, 2000.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
  • Mireille Pinsseau, Les Peintres en Provence et sur la Côte d'Azur pendant la Seconde Guerre mondiale, Éditions La Thune, Marseille, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]