Vincent de Lérins

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Vincent de Lérins
Fonctions
Abbé
Pères de l'Église
Biographie
Naissance
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Étape de canonisation

Vincent de Lérins (Vincentius Lirinensis, Ve siècle, mort vers 445-450) est un moine et écrivain ecclésiastique de Gaule méridionale. Il est reconnu saint et Père de l'Église par les Églises catholiques et orthodoxes[1] qui le fêtent le 24 mai.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vincentius est né parmi les Leuques dans les environs de Toul. Fils d'Epiroque, et frère ainé de Loup de Troyes, il est issu d'une famille illustre des Gaules, il exerce d'abord le métier des armes puis se retire au monastère de Lérins, sur une île en face de Cannes[2],[3].

Il rédige en 434 un Commonitorium où il énonce les critères qui permettent de savoir si une doctrine est orthodoxe ou hérétique.

Vincent de Lérins est mort vers 448.

Sa vie est connue par le De viris illustribus de Gennadius Scholasticus.

Le Commonitorium[modifier | modifier le code]

Trois critères sont explicités par Vincent de Lérins, pour distinguer la vérité de l'erreur.
« Le premier consiste dans l'unité de la foi à travers le temps et l'espace : « Il faut veiller avec le plus grand soin à tenir pour vrai ce qui a été cru partout, toujours et par tous », « Quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est ».
Le deuxième consiste à vérifier la cohérence du progrès dans la foi : « Il faut donc que croissent et progressent beaucoup l'intelligence, la connaissance, la sagesse de chacun des chrétiens et de tous, celle de l'individu comme celle de l’Église entière, au cours des siècles et des générations, pourvu qu'elles croissent selon leur genre propre, c'est-à-dire dans le même sens, selon le même dogme et la même pensée ».
Le troisième consiste à lire les Écritures dans la Tradition : « Le Canon divin doit être interprété selon les traditions de l'Église universelle et les règles du dogme catholique »[4]».

Traduction en français[modifier | modifier le code]

  • Tradition et progrès : le Commonitorium, Éditions Migne, collection Les Pères dans la foi n°7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel Lieven, « Des saints occidentaux font leur entrée dans le calendrier orthodoxe », 'La Croix, 3 avril 2017.
  2. La France pittoresque, région Est page 31
  3. Théophile Boutiot : Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne méridionale T1 page 104
  4. P.A.Liégé, introduction à l'édition Migne