Jean-Yves Royer

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Jean-Yves Royer
JEAN-YVES ROYER.jpg
Jean-Yves Royer en 2019
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Jean-Yves Royer, né le à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), est un défenseur de la culture occitane, chercheur, écrivain et conférencier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Royer est né en 1944 à Digne-les-Bains, en France[1],[2]. Il a été élevé à Forcalquier par sa grand-mère, de qui il a reçu les bases de la culture occitane traditionnelle[3],[4], dans le domaine de la langue (dires, contes, proverbes, chansons...) comme dans celui de la vie quotidienne et de la cuisine[5].

Après des études de psychologie, il exerce divers métiers : berger, enseignant, sommelier, comédien, journaliste puis historien et « découvreur d'archives »[4],[2].

On[Qui ?] le voit aussi chevrier, peintre, sculpteur, carillonneur à l’occasion…[réf. souhaitée] Parallèlement, il poursuit des recherches[Lesquelles ?] sur la vie quotidienne occitane au Moyen Âge.

Auteur d’ouvrages d’histoire et d’ethnologie, éditeur de manuscrits médiévaux en langue d’oc, collaborateur de nombreux périodiques (premier article paru : dans Les Alpes de Lumière en 1962), il est également écrivain et conteur occitan (première publication en oc : dans Viure en 1967). Il travaille à la collecte, à l’étude et à la publication des énoncés formalisés de l’oralité dans la tradition provençale. Journaliste et chroniqueur, on[Qui ?] lui doit de nombreux articles, tant sur le Net que dans la presse écrite, dont notamment une chronique hebdomadaire en provençal (signée L’agachaire) dans La Provence (édition Alpes) depuis 1997. Sonnettiste (prix Jaufré Rudel 2007 pour Les Temps Passats), il a aussi écrit des paroles, voire des spectacles complets, pour plusieurs chanteurs et chanteuses d’oc.

Conférencier sur tous ces sujets, il intervient fréquemment dans l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, sur la langue et la culture provençales (donnant par exemple, de 1999 à 2006, pour le compte du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, des cours hebdomadaires aux huit niveaux d’une école primaire).[réf. souhaitée] Il participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision, ainsi qu’à plusieurs films (tant comme acteur que comme scénariste).[réf. souhaitée] Militant associatif de longue date[6], il sera également, de 1989 à 1995, maire-adjoint de Forcalquier, chargé des affaires culturelles. Nommé chevalier dans l’ordre national des Arts et des Lettres en 1999. Reçoit en 2010 le cinquantième Grand Prix Littéraire de Provence.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Nouveaux regards sur l'histoire de Forcalquier : des origines à la fin de l'indépendance, Les Amis de Forcalquier, 1977.
  • Noëls de bêtes et santons de bois, Les Alpes de Lumière, 1981.
  • Forcalquier, (monographie), Odim, Forcalquier, 1986.
  • Isabeau de Canelle, spectacle écrit et mis en scène pour les écoles de Forcalquier, 1988.
  • Cantar, le chant droit de haute Provence, Dauphin, sans date (vers 1990).
  • Forcalquier, Le Temps Retrouvé, Equinoxe, Marguerittes, 1991.
  • Le Pays de Forcalquier, Le Temps Retrouvé, Equinoxe, Marguerittes, 1992.
  • L’ailloli, la daube et la soupe au pistou, Cairanne tradition provençale, 1994.
  • Le Gros Souper, Histoire d'une tradition, Cairanne tradition provençale, 1995.
  • Le village perché, Histoire d'une tradition, Cairanne tradition provençale, 1996.
  • Un alambic au pied de la montagne (des droguistes de Lure aux distillateurs de Forcalquier), Volx, 1998.
  • Quoi avec l’apéro ? Ce que l’on sert traditionnellement en Provence avec l’apéritif en général et le pastis en particulier, Slow Food, Convivium haute Provence, 2010.
  • Le lectionnaire enchanté, à la découverte du patrimoine de Forcalquier, Mairie de Forcalquier, sans date (2013)[7].
  • La Provence, Noël et les bergers, 2019

Édition de documents occitans médiévaux[modifier | modifier le code]

  • Forcalquier au temps de la peste : délibérations du conseil municipal 1478-1479, Esmenjaud, [8].
  • L'engienh bec de grua (La construction d'une grue à Apt en 1431, texte provençal inédit publié, traduit et annoté), Odim, Forcalquier, 1980.
  • Le Roi, la bastide et les deux seigneurs : supplique au roi René du seigneur et de la communauté de Cucuron (Vaucluse) : texte provençal inédit de 1474, Institut d'Estudis Occitans Vaucluse, Escòla Occitana en Provença, .
  • Avec Noé de Barras, Le journal de Noé de Barras : un entrepreneur de transhumance au XVe siècle, Les Alpes de lumière, .
  • Le partage des eaux à Puget-Théniers au XVIe siècle, (texte provençal présenté, publié, traduit et annoté), in « Au fil de l’eau », Ecomuséee du pays de la Roudoule, Nice, 2001.

Poèmes et contes occitans[modifier | modifier le code]

  • Lo campanier e lei topins, revue Viure, Annada 03, no 9, 1967.
  • Un manescrich ? Obradors, Novèla Tièra 1, Centre d’études occitanes, Université Paul-Valéry, Montpellier, sans date (1973).
  • Nòu còntes nòus d'entre Ròse e Durença, les Alpes de lumière, .
  • Obras en rimas, Odim, Forcalquier, 1980.
  • Cronica gastronomica, Jorn no 2, Lyon, 1981.
  • Un 24 de decembre a Sant-Michèu, Lou Liame de San Micheu, Saint-Michel-l’Observatoire, 1981.
  • Lo caladaire, Jorn, .
  • Lo Pèire, Armanac de Mesclum, Annada 1998, Marseille, 1997.
  • Les temps passats = Les temps passés, Jorn, . prix Jaufré Rudel (oc) 2007[9],[10].
  • Joan dei pèiras, conte musical, texte provençal et traduction française (publication incomplète, où figurent seules deux des douze chansons), in « la pierre le bois », Verdons no 19, Aups, [11].
  • La bigòta dau Chastelard, suivie d’une traduction française d’Alain Barthélémy-Vigouroux, 50e grand prix littéraire de Provence, Ventabren, 2010.

Jean-Yves Royer a aussi publié ses œuvres dans diverses anthologies, telles que Poësia occitana d'ara (1982), Poètes provençaux d'aujourd'hui (1997), Lodève, voix de la méditerranée, Anthologie 2008 (2008) et Par tous les chemins, florilège poétique des langues de France (2019)[réf. nécessaire].

Chansons[modifier | modifier le code]

Vers 1970, des chanteurs et chanteuses provençaux découvrent la chanson occitane. La plupart, désireux de chanter en langue d'oc leurs œuvres écrites en français, demandent à Jean-Yves Royer de les leur traduire ou d’en écrire pour eux[12][source insuffisante], avant de composer eux-mêmes directement en provençal. C’est le cas notamment de Nicòla, Beltrame, ou Estèla et d’autres plus tard, qui composeront aussi des musiques sur des poèmes de cet auteur[réf. nécessaire].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Balat, création cinématographique librement inspirée de l’œuvre poétique de Jean-Yves Royer, chanté par René Sette, accompagné au piano par Olivier Maurel, 2016[13],[14].
  • La Provence au Galaup. Portrait de Jean-Yves Royer, TV Sud Provence, 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Jeanne Verny, « Une littérature en situation de diglossie : la littérature occitane vue par ceux qui l’écrivent », Contacts, conflits et créations linguistiques, Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. 121 (DOI 10.4000/books.cths.1292, lire en ligne).
  2. a et b (oc + fr) Pierre Bec (préf. Jacques Roubaud), Pour un autre soleil : le sonnet occitan des origines à nos jours : une anthologie, Orléans, éditions Paradigme, , 351 p. (ISBN 9782868781215, OCLC 463859474, notice BnF no FRBNF35706496), p. 321-322.
  3. « Enfances » [PDF], sur www.goethe.de, Institut Goethe, (consulté le 3 juin 2020), p. 6.
  4. a et b Marie-Jeanne Verny et Jean-Claude Forêt, « Royer Jean-Yves / Roièr Joan-Ives (1944) », document du projet « 1000 ans de littérature d’Oc », université ouverte des Humanités/université Paul-Valéry-Montpellier, (consulté le 3 juin 2020).
  5. (oc) Silvan Chabaud, « Joan-Ives Roier », sur Lo Diari (consulté le 4 mai 2020).
  6. Cofondateur notamment, en 1983, du Renouveau campanaire provençal, association dont il assure depuis le rédactionnel.
  7. « Circuit du patrimoine, Ville de Forcalquier », sur www.ville-forcalquier.fr (consulté le 22 mai 2020).
  8. Isabelle Chiavassa, « Des impôts au four à pain : les délibérations des petites communes au XVIe siècle », Gazette des archives, vol. 223, no 3,‎ , p. 121–128 (DOI 10.3406/gazar.2011.4847, lire en ligne, consulté le 22 mai 2020).
  9. Alain Barthélemy-Vigouroux, « Les Temps Passats de Joan-Ives Roier », sur Aquò d'Aqui (consulté le 21 mai 2020).
  10. Michel Neumuller, « Les Temps passats adaptés à la scène et au ciné », sur Aquò d'Aqui (consulté le 5 mai 2020).
  11. « Jean des Pierres / Joan dei Peiras - Mescladis e còps de gula », sur taban.canalblog.com, (consulté le 6 mai 2020).
  12. « Jean-Yves Royer », sur Discogs (consulté le 8 mai 2020)
  13. Olivier Palmer, « Les poèmes de Jean-Yves Royer portés sur grand écran », La Provence, (consulté le 3 juin 2020).
  14. Aquò d'Aquí, « Balat : un triomphe qui interpelle », sur Aquò d'Aqui (consulté le 5 mai 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]