Aurons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aurons
Aurons
Aurons, « perle du val de Cuech ».
Blason de Aurons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
André Bertero
2020-2026
Code postal 13121
Code commune 13008
Démographie
Gentilé Auronais
Population
municipale
564 hab. (2021 en augmentation de 5,82 % par rapport à 2015)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 57″ nord, 5° 09′ 30″ est
Altitude 225 m
Min. 140 m
Max. 330 m
Superficie 12,82 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pélissanne
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Aurons
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Aurons
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
Aurons
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Aurons
Liens
Site web vivonsaurons.com

Aurons [oʁɔ̃] Écouter est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aurons est située au cœur du massif des Costes, séparant la Touloubre de la Durance. Le village est situé à 6 km de Salon-de-Provence. Sites remarquables : défilé de la Goule, plateau du Farigoulet, plateau du Sonailler, grottes du Castellas.

Entrée du village.
Panorama depuis le Castellas: au premier plan, le vieux village. Au second plan, les constructions nouvelles qui ont entraîné la multiplication par cinq de la population en une cinquantaine d'années (de 105 habitants en 1965 à 540 en 2018.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Aurons est reliée aux communes voisines par des petites routes départementales : à Salon-de-Provence et à Alleins par la D16, à Pélissanne par la D68, et à Vernègues par la D22b.

Les autoroutes A7 (Lyon-Avignon-Marseille), A8 (Salon-Aix-Nice) et A54 (Salon-Nîmes) sont en interconnection à Salon, à 6 km d'Aurons.

La ligne Libébus no 8 du réseau La Métropole Mobilité relie Aurons à Salon (via Pélissanne) d'une part, à Vernègues d'autre part.

La gare de Salon est desservie par les TER de la région PACA de et vers Marseille d'une part, Avignon-ville (avec correspondances de et vers Lyon et Montpellier) et Avignon-TGV (ligne rapide Paris-Marseille) d'autre part.

L'aéroport de Marseille Provence est à 30 kilomètres au sud de Salon (navettes par autocar).

Sismicité[modifier | modifier le code]

Dans la division du territoire national en 5 zones de sismicité[1], Aurons et les communes voisines sont classées en zone 4 dite de sismicité moyenne. La commune a de ce fait établi un Plan de protection des risques (PPR) Séisme et mouvements de terrain[2].

La commune voisine de Vernègues a été presque totalement détruite par le séisme du 11 juin 1909. Le 23 décembre 1934 un autre séisme a encore touché Vernègues. Depuis 1980 la quasi-totalité des mouvements sismiques enregistrés dans les Bouches-du-Rhône l'ont été entre Aix-en-Provence et Marseille[2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 627 mm, avec 5,8 jours de précipitations en janvier et 2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Salon-de-Provence », sur la commune de Salon-de-Provence à 6 km à vol d'oiseau[5], est de 14,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 594,1 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 43,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 1],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aurons est une commune rurale[Note 2],[10]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (35,4 %), forêts (32 %), cultures permanentes (10,8 %), terres arables (10,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Du XIIe au XVe siècle, le prieuré Saint-Pierre de Canon appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[16].

Arimondus de Auronis, damoiseau, fut seigneur d'Aurons. Il descendait d'une vieille famille de chevaliers qui s'était implantée dans la campagne de Pélissanne aux XIIe et XIIIe siècles[17]. Il doit être différencié du damoiseau Raymond d'Aurons, coseigneur de Rognonas et doit plutôt être un membre de la famille de Rostaing de Auronis, damoiseau attesté en 1345[18] et du noble Pierre de Auronis, coseigneur d'Aurons, qui cède ses droits seigneuriaux à Pélissanne, à la cour en 1322[19]. Il est le fils de Hugues de Auronis, coseigneur d'Aurons, et possédait des biens à Pélissanne qu'il possédait de l'abbaye de Montmajour. Aimondus eut un fils, Pierre de Auronis, alias de "Luperiis[20]".

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur d’Aurons, Raymond, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[21].

Révolution française[modifier | modifier le code]

À Aurons, le comité de surveillance est institué en 1793. Il ne peut recruter les douze membres prévus dans le décret de la Convention et compte plusieurs membres simples paysans et illettrés. Son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Les membres illettrés prennent néanmoins toute leur place dans les débats et occupent à tour de rôle la place de président. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois et de la confection des listes de suspects, déclare qu’il n’y a aucun suspect dans la commune, uniquement peuplée de cultivateurs[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Monument hommage à Gaston Cabrier.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 15 juin 1944 Gaston Cabrier   Résistant - Fusillé par les nazis
         
1960 mars 2008 Maurice Merendol SFIO-PS  
mars 2008 mars 2014 Robert Coste    
mars 2014 En cours André Bertero PS Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'église romane.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2021, la commune comptait 564 habitants[Note 4], en augmentation de 5,82 % par rapport à 2015 (Bouches-du-Rhône : +2 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
205217208217215214223227232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
230217213198213191189177201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2401821518510886759370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
105150247282355511527531531
2018 2021 - - - - - - -
560564-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une école de deux classes (une de la maternelle au CP, l'autre du CE1 au CM2) à Aurons.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaston Cabrier (1892 - ): maire d'Aurons, il fut un membre actif dans la résistance à partir de 1943. Dénoncé, il fut fusillé par les nazis le [27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Aurons

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Coupé de gueules à un bœuf d'or, et d'argent à la barre de sinople.


Économie[modifier | modifier le code]

Il y a un petit bar/restaurant au centre du village où ont lieu certaines festivités.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décrets 2010-1254 et 2010-1255 du 22 octobre 2010.
  2. a et b Les risques naturels, Dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM), pages 28 à 33 sur le site de la préfecture des Bouches-du-Rhône, consulté le 29 avril 2023.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Aurons et Salon-de-Provence », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Salon-de-Provence », sur la commune de Salon-de-Provence - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Salon-de-Provence », sur la commune de Salon-de-Provence - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  10. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  16. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon n° 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 214
  17. Coulet, Aix, p. 182-183
  18. Coulet, répertoire, p. 5
  19. AD du 13, série B459, parchémin,
  20. AD du 13, série B566, parchemin
  21. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  22. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. « "+titre+" », sur mvr.asso.fr (consulté le ).
  28. « Eglise paroissiale », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]