Brigade de sapeurs-pompiers de Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Brigade de sapeurs-pompiers de Paris
Image illustrative de l’article Brigade de sapeurs-pompiers de Paris
Logo des Pompiers de Paris

Création 18 septembre 1811
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Brigade du génie
Rôle Pompiers
Effectif 8 700
Fait partie de Commandement terre pour le territoire national
Devise Sauver ou périr
Décorations Légion d'honneur attribuée en 1902

4 citations à l'ordre de l'armée en 1988, 2005, 2012 et 2016

Commandant Général de division Jean-Claude Gallet
Intervention de la brigade en 1900.
Auto-pompe au Salon de l'Automobile de Paris en 1903.
La brigade de sapeurs-pompiers de Paris au défilé du 14 juillet 2003.
Échelle pivotante automatique en intervention.
Brigade des sapeurs-pompiers de Paris lors du défilé du 14 juillet 2008 (sur les Champs-Élysées (Paris)). Le colonel Malie, commandant le 2e groupement d'incendie, défile en tête.

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), familièrement appelée la Brigade, est une unité du génie de l'Armée de terre française, placée sous l'autorité du préfet de police de Paris. Elle est commandée par le général de division Jean-Claude Gallet depuis le [1].

Cette brigade — militaire, comme le bataillon de marins-pompiers de Marseille, les pompiers de l'air et les pompiers de la Marine nationale — intervient sur le territoire de l'agglomération parisienne, dans Paris et ses trois départements limitrophes (« petite couronne ») : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne. Elle assure également la protection de la base spatiale de Kourou, en Guyane française, et de la base d'essais de missiles de la DGA, à Biscarrosse. La devise de la BSPP est : « Sauver ou périr ».

La BSPP comprenait 8 456 sapeurs-pompiers en 2012[2], dont un peu plus de 300 officiers, environ 1 500 sous-officiers, le reste étant composé de militaires du rang, soit environ 114 pompiers pour 100 000 habitants. La moyenne nationale est de 382 pompiers pour 100 000 habitants, mais la zone couverte par la BSPP est très petite et permet donc des temps d'interventions courts avec un effectif réduit : on compte 9,2 pompiers par km2 dans la zone BSPP, contre 0,34 en moyenne en France. Avec 8 700 sapeurs-pompiers, en termes d'effectifs Paris se place derrière Tokyo (17 000) et New York (16 000) et devant Londres (7 000)[réf. nécessaire].

Le budget annuel de fonctionnement était de 323,7 millions d'euros en 2012[2], dont 78,2 % de soldes (rémunération et cotisations sociales), 10,5 % de matériel, 8,8 % d'investissement immobilier et 2,5 % de loyers et charges. Les contributeurs à ce budget sont les départements (29 %), la ville de Paris (26 %), le ministère de l'Intérieur (24 %) et les autres communes (21 %)[réf. nécessaire].

La BSPP est régie actuellement par les articles R.3222-13 à R.3222-18 du code de la Défense.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la lutte contre l'incendie a été à la charge des habitants eux-mêmes ou bien des corps non spécialisés ; cette tâche fut donc confiée successivement au guet royal, au guet bourgeois, aux magistrats communaux. Les anciennes ordonnances de police de 1371, 1395 et 1400 imposaient aux propriétaires d'avoir en permanence un muid d'eau près de leur porte, mais ne donnaient aucune indication quant aux dispositions à adopter en cas d'incendie.

En 1524, le parlement de Paris ordonna que des habitants soient commandés chaque soir par le prévôt des marchands de Paris pour constituer le guet de nuit, que soient constituées des provisions d'eau dans chaque maison, et que des lanternes allumées soient mises aux fenêtres (premier éclairage public à Paris).

Le , une ordonnance de police imposa la présence au feu des corporations du bâtiment.

Le , nombre de seaux et brocs fut distribués dans Paris et ses faubourgs, et déposés dans les couvents, chez les échevins, et chez les notables. Un dépôt central était situé à l'hôtel de ville, avec des dépôts secondaires indiqués aux habitants. Mais finalement, il n'y avait guère que les membres des communautés religieuses et des corporations du bâtiment aptes à intervenir, auxquels Louis XIV ajouta alors les Gardes suisses et françaises qui devaient « se porter à l'incendie à la première alerte ».

À cette époque, il y avait alors obligation de maintenir en bon état les puits et puisards, ainsi que tous les moyens de puisage. Cependant, les résultats n'étant pas ceux espérés, en 1699, pour remédier à cette situation, François Dumouriez du Perrier se fit accorder par privilège royal et pour trente ans la construction et la fourniture exclusive des pompes à incendie nouvelles avec boyaux de cuirs[3].

En 1715, François Dumouriez du Perrier est nommé par Louis XIV au poste de directeur général des Pompes publiques pour remédier aux incendies, sans que le Public soit tenu de rien payer. Il devient le premier pompier professionnel de France.

En 1719, 17 pompes publiques sont réparties dans cinq quartiers de Paris, entretenues et manipulées par une quarantaine de gardiens et sous-gardiens[4], les premiers pompiers de Paris. Ils ne sont pas encore professionnels :

  • trois pompes dans le couvent des Augustins, tenues par Duhamel (serrurier), Herbain (potier), Quenet (menuisier), Laisné (cordonnier), Duhamel (menuisier), Monneton (serrurier), Corbonnot (serrurier) et Legrand (cordonnier) ;
  • trois pompes dans le couvent des Carmes, tenues par de La Potte (cordonnier), Pelletier (menuisier), Saintbon (menuisier), Pelletier (serrurier), Carel (menuisier), Baumail dit Montauban (cordonnier), Pied, et Jean (relieur) ;
  • trois pompes dans le couvent de la Mercy, tenues par Paris (cordonnier), Granger et Granger (cordonniers), Blanvillain (menuisier), Pilon (cordonnier), Vlu (cordonnier), Champion (tapissier) et Fendoré (cordonnier) ;
  • trois pompes aux petits Pères, tenues par Robert (cordonnier), Ferrand, Thibou (serrurier), Le Bret (maître brodeur), Lacour (cordonnier), Masson, Couillard, Compagnon (maître brodeur) ;
  • quatre à l’hôtel de ville ;
  • une chez François Dumouriez du Perrier, rue Mazarine.

En 1722, Louis XV fonde la Compagnie des Gardes des Pompes du Roy, toujours sous la direction de Dumouriez.

Huit brigades sont créées aux Augustins, aux Carmes, à La Mercy, aux Petits Pères, à La Trinité, aux Jésuites, à l'Oratoire, et aux Capucins. Les pompes sont réparties dans 21 dépôts. Chaque brigade est composée de sept hommes : un inspecteur, un brigadier, un sous-brigadier, deux gardes, et deux sous-gardes. Ils ne sont pas encore des professionnels du feu puisqu'ils exercent toujours leur métier de base (cordonniers, menuisiers, etc.) Dumouriez est secondé par son frère, lieutenant. En outre, quatre hommes sont nommés pour servir de Haut le pied (ou Avertisseurs). La première compagnie de pompiers de Paris comportait alors 62 hommes[5].

Dumouriez dirige la compagnie jusqu’à sa mort. Son fils lui succède.

De l'Empire à la Troisième République[modifier | modifier le code]

En , un corps de garde du palais de Saint-Cloud, en surchauffant un poêle, met le feu au salon de la résidence de Napoléon Ier, qui est présent cette nuit-là. Bien que le feu soit rapidement éteint, l'Empereur décide de créer une garde de nuit spéciale à toutes les résidences impériales, garde composée de sapeurs du Génie et transformée le en compagnie de sapeurs du génie de la Garde impériale[6]. À la suite de l'incendie de l’ambassade d’Autriche, qui cause la mort d'une centaine de convives le , l'Empereur charge le ministre de l'Intérieur et Étienne-Denis Pasquier, préfet de police, de trouver une nouvelle organisation pour remplacer le corps des gardes pompiers. La proposition d’une formation militaire est retenue et officialisée par décret impérial du , qui crée le Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris installé dans une caserne aménagée dans les bâtiments de l'ancien hôtel de Chavigny rue de la Culture-Sainte-Catherine, actuelle rue Sévigné.

Sapeur-pompier en parade (milieu du XIXe siècle)

Le Bataillon devient Régiment de sapeurs-pompiers de Paris par décret impérial le [7] tandis que sa zone d'action est étendue à tout le département de la Seine.

Première et Seconde guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, trente pompiers de Paris et deux autopompes sont arrivés à Reims début pour combattre les incendies causés par les bombardements[8],[9].

Dans la nuit du 5 au , à Vauquois, une offensive engage un détachement du Régiment, formant la compagnie spéciale 22/6 rattachée au 1er régiment du génie[10]. Celle-ci dispose d'appareils lance-flammes conçus par le capitaine ingénieur Schilt. Chaque appareil est constitué d'un réservoir cylindrique, contenant un liquide composé de 30 % de pétrole et 70 % d'huile légère de houille, relié à une bouteille d'acétylène dissout. Le mélange est enflammé au moyen de grenades incendiaires. L'effet de souffle produit par l'explosion d'un dépôt de munitions allemand, touché par ce mélange, rabat le liquide enflammé sur les lignes françaises. Parmi les victimes, on dénombre des sapeurs-pompiers et des hommes du 3e bataillon du 31e RI, présents dans les tranchées[11].

Casque des pompiers de Paris des années 1940.

En 1939, le plan de mobilisation générale fait passer l'effectif du régiment de 53 officiers, 260 sous-officiers et 1836 militaires du rang à 171 officiers et 7090 sous-officiers et militaires du rang. Des compagnies sont déployées sur l'ensemble des communes de la Seine. La mission du Régiment dans ces communes se limite dans un premier temps à une mission de défense passive contre les attaques aériennes, les interventions courantes demeurant sous la responsabilité des communes. Les sapeurs-pompiers communaux, mobilisés dans diverses unités militaires, sont placés progressivement en affectation spéciale pour servir dans le cadre de la défense passive au sein de leur corps de sapeurs-pompiers municipal. Rapidement le maintien de l’organisation communale et la présence de sapeurs-pompiers militaire en attente de bombardement montra ses limites. Un décret-loi en date du 22 février 1940 puis la loi n°205 du 5 avril 1943 chargea l’autorité militaire du service de défense et de secours contre l’incendie dans tout le département de la Seine.

En 1940, si une partie des effectifs continue son service à Paris et dans la Seine, une autre prend part aux combats qui la conduisent jusqu'à la Loire. Le gouvernement décide de démilitariser le régiment afin qu'il puisse continuer à exercer sa mission dans le futur Paris occupé. Tout en assurant sa mission principale, une partie du régiment sous l'impulsion du capitaine Frédéric Curie participe activement à la résistance notamment à partir de 1942 au sein du groupe "sécurité-parisienne". Ce groupe mène de nombreuses actions clandestines de renseignement et de sabotage. Durant la semaine de la Libération de Paris les sections secrètes "sécurité-parisienne" assurent de nombreuses liaisons avec les forces alliées, transportent du matériel et des armes, participent directement à la bataille aux cotés des FFI, déploie le premier drapeau sur l'arc de triomphe sous le feu des troupes allemandes, mènent des actions de nettoyage des tireurs embusqués sur les toits, et assurent la sécurité du défilé du général de Gaulle puis des troupes américaines. Durant les opérations de la Libération de Paris, le régiment déplore quinze morts et trente-huit blessés. Parallèlement à ces combats, le , un commando de sapeurs-pompiers hisse symboliquement au sommet de la tour Eiffel le drapeau tricolore.

De 1963 à nos jours[modifier | modifier le code]

Le Général Casso en revue des troupes sur un camion Hotchkiss - État Major caserne Champéret - 1967
Le général Casso passant en revue des troupes sur un camion Hotchkiss, en 1967.

Rattaché à l'arme de l'infanterie, le régiment est transféré dans l'arme du génie par décret No 65-265 du [12].

La loi du impose un nouveau découpage administratif en supprimant les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, pour ceux de Paris, Seine-saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne. La zone d'action du régiment est étendue aux quarante-trois communes du département de Seine-et-Oise intégrées dans les trois nouveaux départements périphériques formant la "Petite Couronne", à partir du .

Après un accroissement des moyens (en personnel et matériels) du Corps pour assurer la défense de Paris et des communes suburbaines de la Seine, le décret no 67-155 du dissout le Régiment et créé la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le . Le colonel Casso, qui commandait le Régiment depuis 1963, est nommé par le président de la République, Charles de Gaulle, général de ce qui devient alors la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Intervenant personnellement dans près d'une centaine d'intervention de secours, il travaille à la modernisation du corps et à son adaptation pour répondre aux besoins de Paris et la petite couronne[13]. Le général Casso laissera une trace profonde dans la Brigade jusqu'à son départ à la retraite en 1970, date à laquelle il fut nommé maire du 17ème arrondissement de Paris par le ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin. Il a notamment écrit l'Éthique du Sapeur-Pompier de Paris[14], apprise par les recrues et lue en caserne. L'esplanade située devant l'État-Major de la Brigade à Paris porte son nom[13], tout comme la promotion 2018-2019 du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Seuls les régiments et les écoles, ainsi que la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, ont droit à un drapeau (ou un étendard) correspondant à leur appellation.

C’est en 1793 que la compagnie des gardes pompes reçoit son premier emblème. Elle le conservera jusqu’en 1869.

Drapeau Second Empire[modifier | modifier le code]

Durant le Second Empire, Napoléon III ordonne que les drapeaux portent désormais la marque de l’empereur. Ainsi, l’ensemble des régiments de France reçoit un nouveau drapeau et, le 23 janvier 1869, le régiment se voit remettre le sien.

Celui-ci porte l’inscription suivante: « l’Empereur Napoléon III au Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris » Sur le revers : Valeurs, Dévouement, Discipline, Campagne d’Orient. Cette dernière inscription est liée au fait que le régiment a envoyé de forts contingents durant la campagne de Crimée.

La remise officielle a lieu le 31 juillet sur l’esplanade des Invalides par le maréchal Canrobert, commandant le 1er corps d’armée au Colonel Willerme. Il est accompagné du général commandant la place de Paris et du général chef d’état-major du 1er corps d’armée.

Avant la remise, le maréchal clame en ces termes : « (…) vous voyez sur ce drapeau inscrit les mots : Valeur-discipline-dévouement. Valeur, c’est-à-dire cette vertu qui vous fait affronter tous les dangers pour la défense du pays et le service de l’empereur. Discipline, ce lien qui unit fraternellement celui qui commande à celui qu’il a sous ses ordres. Dévouement, ce n’est pas moi qui vous l’enseignerai. Ne le prodiguez-vous pas à toute heure de votre vie pour la protection et le salut de vos citoyens ? Allons mes amis, ralliez-vous autour de ce drapeau. Qu’il abrite dans ses plis les nobles sentiments qui vous animent et que votre connaissance unisse sa voix à la mienne au cri de « Vive l’empereur ! »

Drapeau modèle 1880[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de 1870, les opérations militaires aboutissent à la défaite et à la capture de l'empereur Napoléon III à Sedan, le . L'opposition parlementaire, surtout républicaine, menée par Léon Gambetta parvient à mettre en place un gouvernement provisoire, dit de la Défense nationale. La République est proclamée le , au balcon de l’hôtel de ville de Paris.

Avec elle, les régiments doivent une nouvelle fois changer leur drapeau. C’est de cette période que date l’actuel drapeau de la Brigade. Le colonel Victor Colonieu, commandant le régiment depuis 1878 adresse le au général commandant la Place de Paris la lettre suivante :

« Mon général, j’ai l’honneur de vous rendre compte que je viens de recevoir le no 14 de la partie réglementaire du journal militaire officiel contenant la liste des noms de bataille approuvée par le ministre de la Guerre pour être inscrit sur les drapeaux et étendards des Corps de troupe de l’Armée.

Le régiment de Sapeurs-Pompiers n’y est pas mentionné d’aucune façon malgré les dangers auxquels les militaires de tous grades qui en font partie sont journellement exposés, le régiment n’a aucun nom à invoquer pour être mis sur son drapeau, mais je viens vous prier, mon général, de vouloir bien demander à monsieur le ministre de la Guerre que, à l’exemple de la Légion, de la Garde Républicaine, une devise nous soit accordée.

Dévouement et discipline par exemple ; cette devise qui récompense les nombreux actes de courage et de dévouement accomplis jusqu’à ce jour par les hommes du régiment serait pour ceux de l’avenir un encouragement et un devoir de marcher dans les traces de leurs anciens, tout en leur rappelant qu’ils appartiennent toujours à la grande famille militaire et qu’ils sont soumis à toutes les règles qui la régissent… »

Ainsi, le , sur le terrain de Longchamps, le président de la République, Jules Grévy, remet au colonel Paris le drapeau que nous arborons encore à ce jour durant les cérémonies militaires les plus importantes.

En 1902, le jour de la fête nationale, le drapeau est décoré de la Légion d’honneur par le président de la République Émile Loubet.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le régiment reste la seule unité militaire constituée de la zone occupée. Menant des opérations de renseignement et de résistance, le régiment et son drapeau sont peu à peu menacés. Par précaution, au cours du mois de , l’emblème est donc remis au colonel commandant le 92e RI à Clermont-Ferrand pour qu’il y soit en sécurité.

Mais, le , alors que les Allemands franchissent la ligne de démarcation, il est confié (avec 14 autres drapeaux et étendards) chez la famille Trarrieu. Le drapeau est ramené (dans un faux pot d’échappement lequel pot d’échappement fut remis le 18 juin 1984 au général Coupez pour y être conservé au musée de Champerret) par le commandant Bernard et le sapeur Gilles le et conservé au musée de l’armée.

 : lors d’une prise d’armes à Champerret, le drapeau est présenté à la troupe par le lieutenant Camus.

Le , à la suite du dramatique incendie de l’hôtel de la rue de Provence, le drapeau est décoré de la médaille d’or pour acte de courage et de dévouement par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

Caractéristiques de l'emblème[modifier | modifier le code]

Étamine
90 cm sur les 2 côtés
Des couronnes de feuilles de chêne et de laurier sont peintes à l’or fin.
Inscriptions à l'avers : « République française – Sapeurs-Pompiers de Paris »
Inscriptions à revers : « Honneur et Patrie – Dévouement et Discipline »
Cravate
90 cm de long, 24 cm de large
3 bandes : bleu, blanc, rouge
Aux extrémités : franges de 8 cm de long
À chaque extrémité et sur une seule face : une couronne composée d’une guirlande de feuilles de chêne et de laurier brodée à l’or fin, accrochée par son milieu à un bracelet fixé au fer de lance.
Fer de lance en bronze doré sur un socle en forme de cartouche oblongue
Avers : « République française »
Revers : « Sapeurs-Pompiers »

Décorations[modifier | modifier le code]

La cravate du drapeau est décorée de :

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg
La croix de la Légion d'honneur, remise par le président de la République, Émile Loubet, le au Champ-de-Mars[15] ;
Medaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement ribbon6.png
La médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement, remise en , à la suite du terrible incendie de l'hôtel de la rue de Provence ;
Médaille de la sécurité intérieure (France) échelon or.png
La médaille de la sécurité intérieure, échelon or, remise le par le président de la République, François Hollande, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris[15] ;
Medaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement ribbon6.png
La médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, échelon or, remise le par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en reconnaissance de l'engagement de la BSPP lors des drames de la rue de Trévise et Erlanger, ainsi qu'en reconnaissance du sacrifice de quatre militaires du corps en un an : le sergent-chef Lassus-David, le caporal Henry, le sergent Cartannaz et le caporal Josselin[16] ;
Medaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement ribbon6.png
La médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, échelon or, remise le par le président de la république, Emmanuel Macron, en reconnaissance de l'activité opérationnelle particulièrement exceptionnelle.
La fourragère d'or (nouvelle création de la chancellerie) qui est une décoration uniquement réservée aux corps justifiant de trois médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, échelon or au drapeau.

La BSPP est désormais la seule unité titulaire d'autant de médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement attribuées à titre collectif et de la fourragère d'or.

Devise[modifier | modifier le code]

Insigne régimentaire, ou « pucelle », avec la devise de la BSPP et les armoiries de la ville de Paris.

La devise des sapeurs pompiers de Paris est : « Sauver ou périr ». Elle ne doit pas être confondue avec celle des sapeurs pompiers français : « Courage et dévouement ».

Les sapeurs-pompiers de Paris ont aussi une éthique propre, formulée ainsi[17] :

Je ne veux connaître ni ta philosophie,
ni ta religion, ni ta tendance politique,
peu m’importe que tu sois jeune ou vieux,
riche ou pauvre, français ou étranger.

Si je me permets de te demander quelle est ta peine,
ce n’est pas par indiscrétion mais bien pour mieux t’aider.

Quand tu m’appelles, j’accours,
mais assure-toi de m’avoir alerté
par les voies les plus rapides et les plus sûres.

Les minutes d’attente te paraîtront longues, très longues,
dans ta détresse pardonne mon apparente lenteur.

— Général Casso, L’éthique du sapeur-pompier de Paris

Organisation opérationnelle[modifier | modifier le code]

La BSPP comprend 81 casernes dont 77 centres de secours, et est organisée en trois groupements d'incendie, chacun étant commandé par un officier supérieur du grade de colonel ou lieutenant-colonel :

  • premier groupement d'incendie : Nord-Est de Paris et Seine-Saint-Denis (le poste de commandement est implanté à Montmartre). Ce groupement comptait 1 792 sapeurs-pompiers en 2005.
  • deuxième groupement d'incendie : Sud-Est de Paris et Val-de-Marne (PC Masséna, XIIIe arrondissement). Ce groupement comptait 1 807 sapeurs-pompiers en 2005.
  • troisième groupement d'incendie : Ouest de Paris et Hauts-de-Seine (PC Courbevoie-La Défense). Ce groupement compte un peu moins de 2 000 sapeurs-pompiers.

Chaque groupement d'incendie est composé de huit compagnies d'incendie, d'une compagnie de commandement et de logistique et d'un service médical, chaque compagnie comprenant entre 2 et 4 centres de secours. Il y a également :

  • Le GAS : Groupement Des Appuis et de Secours a été créé le , fort de près de 950 hommes et femmes il comprend l'ensemble des capacités d'interventions spécialisées de la Brigade. Constitué d'un état-major et de 8 compagnies, il a pour missions principales d'assurer :
  • le GSS : Groupement de Soutiens et de Secours qui comprend six compagnies : la compagnie de commandement et de logistique n°5 (29e compagnie), la compagnie de maintenance (32e compagnie), la compagnie de soutien communs(33e compagnie), la compagnie des soutien de l'infrastructure (34e compagnie), la compagnie de commandement et de transmission (37e compagnie), et la compagnie télécommunications et informatique (47e compagnie). Ce groupement est implanté sur de multiples sites du secteur de la brigade notamment Champerret, Gennevilliers-Port, Port Royal, Voluceau, Masséna, Limeil-Valenton-Villeneuve et Saint-Ouen. Chacun de ces sites ayant une vocation de soutien administratif, opérationnel et logistique.
  • le GFIS : Groupement Formation Instruction et de Secours, qui est divisé en deux sites :

La BSPP assure également, par convention, la protection de sites stratégiques extérieurs à son secteur de compétence territoriale. Il s'agit de compagnies d'incendie spécialisées. Chacune de ces unités élémentaires spécialisées (UES) est commandée par un capitaine :

  • Centre spatial guyanais de Kourou (Guyane) : UES Kourou (création 1969);
  • Délégation générale pour l'Armement - Essais de missiles - Site Landes (DGA EM / Site Landes) de Biscarrosse : UES Biscarrosse-36e compagnie (création 1966). La 36e compagnie présente notamment la particularité d'intervenir à l'extérieur du site au profit du SDIS 40 (Protocole d'assistance mutuelle DGA/BSPP/SDIS40). Polyvalente, cette compagnie d'incendie, en plus des compétences traditionnelles propres aux missions du sapeur-pompier de Paris, dispose de savoir-faire dans les domaines suivants : feux de forêts, tronçonnage, interventions chimiques, interventions radiologiques, interventions subaquatiques, dépollution et conduite tout-terrain.

Par ailleurs, étant donné leur statut militaire, des pompiers de la BSPP peuvent être désignés pour des opérations extérieures : c'est notamment le cas au titre de la FINUL au Liban[18].

Le QG de la BSPP est implanté dans l'enceinte de la caserne Champerret à Paris dans le XVIIe arrondissement.

Casernes par groupement et par compagnie[modifier | modifier le code]

Voici la liste des centres de secours, classés par groupement et par compagnie. Pour chaque compagnie, le poste de commandement de compagnie (PC) est en gras. L'état-major de groupement est suivi d’un astérisque.

Fourreau d'épaule de lieutenant de la BSPP
Fanion de la 7e compagnie
1er groupement d'incendie 7e compagnie 9e compagnie 10e compagnie 12e compagnie 13e compagnie 14e compagnie 24e compagnie 26e compagnie 20e compagnie
Blanche
Saint-Honoré
Montmartre *
Boursault
Saint-Ouen
Château-Landon
Bitche
Pantin
Ménilmontant
Charonne
Aulnay-sous-Bois
Le Blanc-Mesnil
Tremblay-en-France
Clichy-sous-Bois
Bondy
Drancy
Montreuil
Neuilly-sur-Marne
Villemomble
Saint-Denis
Aubervilliers
La Courneuve
Pierrefitte-sur-Seine
Compagnie de commandement et de logistique 1
Montmartre
2e groupement d'incendie 1re compagnie 2e compagnie 8e compagnie 11e compagnie 15e compagnie 17e compagnie 22e compagnie 23e compagnie 19e compagnie
Chaligny
Nativité
Vincennes
Massena *

Poissy
Ivry-sur-Seine

Rousseau
Château d'eau
Sevigné
Parmentier
Champigny-sur-Marne
Nogent-sur-Marne
Noisy-le-Grand
Créteil
Maisons-Alfort
Villeneuve-Saint-Georges
Rungis
Choisy-le-Roi
Villejuif
Vitry-sur-Seine
Saint-Maur-des-Fossés
Sucy-en-Brie
Villecresnes
Compagnie de commandement et de logistique 2
Masséna
3e groupement d'incendie 3e compagnie 4e compagnie 5e compagnie 6e compagnie 16e compagnie 21e compagnie 27e compagnie 28e compagnie 18e compagnie
Port-Royal
Montrouge
Plaisance
Colombier
Malar
La Monnaie
Champerret
Dauphine
Levallois-Perret
Grenelle
Auteuil
Issy-les-Moulineaux
Boulogne-Billancourt
Meudon
Saint-Cloud
Le Plessis-Clamart
Antony
Bourg-la-Reine
Clamart
Gennevilliers
Asnières-sur-Seine
Colombes
Nanterre
Courbevoie*

Puteaux
Rueil-Malmaison

Compagnie de commandement et de logistique 3
Courbevoie
4e GAS : Groupement des appuis et de secours 25e compagnie 36e compagnie 38e compagnie 39e compagnie 40e compagnie 41e compagnie 42e compagnie 43e compagnie 46e compagnie
UES ROISSY UES Biscarosse UES NRBC UES KOUROU CAS

Joinville-le-Pont

UES BNF UES BALARD UES Louvre Compagnie de commandement et de logistique 4
Clichy
5e GSS : Groupement de soutiens et de secours 29e compagnie 32e compagnie 33e compagnie 34e compagnie 37e compagnie 47e compagnie
Compagnie de commandement et de logistique 5

Champerret

Compagnie de maintenance

Camp de Voluceau

Compagnie de soutien commun Compagnie de soutien infrastructure

Limeil-Valenton

Compagnie de commandement et de transmission

Champerret

Compagnie télécommunications et informatique

Saint-Ouen

6e GFIS : Groupement Formation Instruction et de Secours 44e compagnie 45e compagnie 31e compagnie
formation n°1 formation n°2 Compagnie de commandement et de logistique n°6 (CCL6)

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Sélection et instruction[modifier | modifier le code]

Pour le personnel d'intervention (militaires du rang), il s'agit d'un engagement initial de cinq ans ou d'un volontariat de l'armée de terre (VDAT, à ne pas confondre avec les pompiers civils « volontaires ») de un an renouvelable. Il faut être de nationalité française, âgé entre 18 et 25 ans, avoir un casier judiciaire vierge, être titulaire au minimum d'un diplôme national du brevet et posséder le permis de conduire. La sélection comporte trois jours de tests sportifs, tests psychomoteurs, entretien de motivation ainsi qu'une visite médicale. L'instruction se fait au Groupement de formation, d'instruction et de secours (GFIS), au fort de Villeneuve-Saint-Georges. La première période se déroule sur deux mois, avec la formation en secourisme (PSE1 et PSE2 + modules spécifiques), la formation militaire de base (par exemple le tir), des manœuvres incendies et manœuvres sauvetages.

Puis, le sapeur fait un stage d'observation d'une semaine en compagnie d'incendie où il assure des interventions de secours à victime (VSAV) et des opérations diverses. Il profite de cette phase pour se perfectionner et préparer la suite de sa formation.

Le sapeur revient au Groupement formation instruction pour compléter sa formation et passera une semaine de tests pour valider son admission en compagnie d'incendie et de secours (ACIS). Il retourne ensuite dans sa compagnie d'affectation et peut alors participer à tous les types d'interventions cela pendant 2 mois afin de recevoir le certificat d'admission en centre d'incendie et de secours.

Depuis , la brigade est dotée d'une section de jeunes sapeurs pompiers. Cette formation dure trois ans. Elle est ouverte aux jeunes habitants d'Île-de-France (75, 92, 93, 94) ayant 14 ans minimum et 16 ans maximum au jour de l'incorporation. Un bon niveau sportif est requis. Le brevet de JSP sanctionne cette formation. Au programme de l'instruction il y a du sport, des manœuvres incendie, du secourisme, de l'instruction civique et de l'instruction militaire. La formation est composée de 60 samedis après-midi sur deux ans (soit 30 par an). Pour faire acte de candidature, on peut se rendre sur le site du BSPP, rubrique « cadets de la BSPP ».

Interventions[modifier | modifier le code]

Diverses tenues d'intervention. Place de l'Opéra, Paris 12 janvier 2019.
Intervention sur la Seine durant la crue de juin 2016.
Démonstration de secours routier.

En 2005, la BSPP a réalisé 1 171 interventions par jour[19] :

  • 1er groupement d'incendie : 159 136 interventions dont 10 289 incendies ;
  • 2e groupement d'incendie : 128 419 interventions dont 5 532 incendies ;
  • 3e groupement d'incendie : 139 948 interventions dont 4 838 incendies.

Paris ayant plus de 2 millions d'habitants, et chaque département en ayant environ 1,3 million, il y a au total 6,16 millions d'habitants dans la zone couverte par la BSPP (1999). Cela représente :

  • par jour : 19 interventions pour 100 000 habitants ;
  • par an : 7 300 interventions pour 100 000 habitants (contre 6 000 interventions pour 100 000 habitants sur toute la France), dont 331 incendies pour 100 000 habitants ;
  • par sapeur-pompier : 64 interventions par an (contre 16 en France).

Ces chiffres sont à relativiser, du fait qu'une intervention nécessite entre trois et plusieurs dizaines de personnes. Par ailleurs, les effectifs prennent en compte le personnel administratif, de formation, d'encadrement et de logistique, qui eux n'interviennent pas. Un sapeur en compagnie d'incendie fait donc en réalité plus d'interventions.

De manière détaillée :

Interventions de la BSPP
Nature de l'intervention 2002 2003 2004 2008 2011 2012 2013 2014
Fausses alertes 10 135 13 777 17 158 15 281 11 265 9 104 7 654 5 271
Incendies 18 850 18 347 16 062 17 778 15 332 14 535 13 809 10 466
Accidents de circulation 27 584 23 837 23 003 25 690 21 639 22 469 21 770 16 588
Secours à victimes 280 394 286 690 280 815 342 546 346 603 380 258 387 289 268 125
Assistances à personnes 16 559 16 379 16 098 21 914 17 894 18 210 15 037 9 378
Faits d'animaux 2 224 2 135 2 457 2 230 2 000 1 810 1 784 1 308
Eau-gaz-électricité 21 882 22 538 20 069 15 613 13 271 13 847 11 302 4 801
Protection des biens 4 583 3 958 4 562 2 793 1 591 1 987 2 010 1 293
Pollution 79 98 96 95 138 157 156 135
Reconnaissances-recherches 44 172 40 699 35 548 35 678 29 966 30 712 30 749 20 229
Totaux 426462 428 458 415 868 479 618 459 699 493 089 491 560 337 594
Par jour 1 168 1 174 1 136 1 310 1 259 1 347 1 347 927

Les données de janvier et février 2011 sont partielles. Tableau mis à jour le 12/10/2014

Systèmes embarqués[modifier | modifier le code]

Sur cette Peugeot 308 l'antenne-relais de couleur rouge du système Antarès apparait clairement.

Antarès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antares (réseau).

En 2009 la BSPP a fait migrer son système de communication, jusque-là analogique vers le système numérique Antarès. Depuis cette date les véhicules disposent d'une petite antenne-relais de couleur rouge ou blanche montée généralement sur la cabine du véhicule. Ce système permet une communication plus fluide[20], y compris avec les autres échelons dépendant de la DGSCGC.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis le 13 juillet 2002, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris est jumelée avec le New York City Fire Department (FDNY)[21],[22].

Depuis 2001, la brigade est jumelée avec la quatrième compagnie de pompiers de Santiago du Chili, « Pompe France »[23].

La brigade est également jumelée avec les sapeurs-pompiers des villes de Berlin, Pékin et Genève[24].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Pour le grand public, la Brigade reste étroitement lié aux défilés du 14 juillet dont les camions participent à la clôture. Par ailleurs les pompiers de Paris sont célèbres[25] en Île-de-France pour leurs bals des pompiers organisés généralement le 13 juillet au soir.

Morts au feu[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris morts au feu depuis sa création.

Sapeurs-pompiers de Paris morts au feu.
Date Nom Âge Grade Catégorie Caserne Circonstance du décès Département
d'origine
Source
12/01/2019 Josselin Nathanaël 27 1re classe Militaire du rang Château-d'Eau Explosion suite à une fuite de gaz. Yonne [26]
12/01/2019 Cartannaz Simon 28 Caporal-chef Militaire du rang Château-d'Eau Explosion suite à une fuite de gaz. Savoie [26]
04/09/2018 Henri Geoffroy 27 1re classe Militaire du rang Rungis Poignardé par un déséquilibré. Nord [27]
14/01/2018 Lassus-David Jonathan 28 Sergent Sous-officier Choisy-le-roi Incendie d'un parking. Pyrénées-Atlantiques [28]
27/04/2015 Dumont Florian 25 1re classe Militaire du rang Bondy Incendie d'un pavillon. Rhône [29]
14/03/2015 Salel Aurélie 26 Caporal-chef Militaire du rang Bondy Incendie d'un pavillon. Aude [30]
17/11/2007 Mercier Matthieu 23 Caporal-chef Militaire du rang Bitche Incendie d'un garage. / [31]
17/11/2007 Martin Ludovic 21 Caporal Militaire du rang Bitche Incendie d'un garage. Ille-et-Vilaine [31]
20/09/2007 Blouet Antoine 21 1re classe Militaire du rang Sevigné Incendie d'un immeuble. Ille-et-Vilaine [32]
06/01/2006 Pailot Grégory 23 Caporal-chef Militaire du rang Colombes Incendie d'un supermarché. Essonne [33]
25/08/2003 Saganta Thierry 20 1re classe Militaire du rang Aubervilliers Effondrement, incendie d'un squat. Val-d'Oise [34]
14/09/2002 Gabreau Thomas 27 Sergent Sous-officier Champerret Incendie d'un immeuble. Marne [35]
14/09/2002 Irigoin Matthieu 23 Caporal Militaire du rang Champerret Incendie d'un immeuble. Pyrénées-Atlantiques [35]
14/09/2002 Larminier Benoît 22 2e classe Militaire du rang Champerret Incendie d'un immeuble. Lot-et-Garonne [35]
14/09/2002 Mottin Romuald 24 Caporal Militaire du rang Champerret Incendie d'un immeuble. Manche [35]
14/09/2002 Pilorge Gwénael 23 Caporal Militaire du rang Champerret Incendie d'un immeuble. Morbihan [35]
07/07/2000 Baudry Anthony 24 1re classe Militaire du rang Nativité Explosion d'une canalisation. / [36]
23/07/1998 Maignan Nicolas 27 Lieutenant Officier / Noyade. / [37]
12/08/1994 Bellier Luc 27 Caporal-chef Militaire du rang 12 Électrocution lors d'un incendie. / [38]
20/05/1990 Guillamot Loïc 22 1re classe Militaire du rang Bondy Accident de la circulation. / [39]
06/02/1990 Hideux Stéphane 20 1re classe Militaire du rang Montrouge Explosion d'une bouteille de gaz. / [40]
28/04/1987 Maréchal Franck 21 1re classe Militaire du rang / Électrocution lors d'un incendie. / [41]
09/11/1982 Boulai Philippe 22 2e classe Militaire du rang / Incendie d'un dépôt. / [42]
28/01/1977 Eluard Maurice 48 Adjudant-chef Sous-officier / Accident d'hélicoptère. / [43]
30/10/1975 Guignard Christian 26 Caporal-chef Militaire du rang Saint-Cloud Malaise lors d'un incendie. / [44]
02/10/1968 Rémy André 21 2e classe Militaire du rang / Incendie d'un pavillon. / [45]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • allo Dix-Huit, Association pour le développement des œuvres sociales des sapeurs-pompiers de Paris, Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, bimestriel (ISSN 0983-3889)
  • Aristide Arnaud, Pompiers de Paris : des origines à nos jours, Paris, France-Sélection, 1985 (ISBN 2-85266-008-3)
  • Philippe Cart-Tanneur et Catherine Pugeault, Sapeurs-pompiers de Paris : la brigade, Massin, Paris, 2001
  • Demory (Jean-Claude), "Les Sapeurs-Pompiers de Paris dans la Grande Guerre", in 14-18 Magazine, no 7, avril-mai 2002.
  • Didier Rolland, Sapeurs pompiers de Paris : culture et traditions, Atlante, Saint-Cloud, 2005 (ISBN 2-912671-21-3)
  • Ludovic Roubaudi, Le 18, Le Dilettante, Paris, 2004, (ISBN 2-84263-092-0)
  • Paul-Henry Thibaut, Les Pompiers de Paris de la Révolution française à Napoléon Ier : Organisation et militarisation, Éditions universitaires européennes, 2004 (ISBN 978-3-8417-8864-1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 18 juin 2015 portant affectations d'officiers généraux ! Legifrance
  2. a et b Site de la BSPP
  3. Chef de Bataillon A. Arnaud, Pompiers de Paris, France Sélection, Paris, 1958.
  4. Almanach royal pour l'an 1719, publié par Laurent d’Houry, Paris, 1719
  5. Almanach royal pour l’an 1728, publié par la Veuve d’Houry, Paris, 1728. La liste des Pompes du Roy est absente de l’Almanach royal entre 1721 et 1727.
  6. L’artillerie et le génie de la Garde Impériale
  7. LCL Aristide Arnaud (E.R.), Pompiers de Paris, France Sélection, page 112 édition de 1985
  8. Paul Hess, La Vie à Reims pendant la guerre de 1914-1918, Anthropos 1998, p. 272
  9. Décret du 4 juillet 1919, attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur à la compagnie des sapeurs-pompiers de Reims
  10. La Butte meurtrie, Vauquois, p. 202-203.
  11. JMO du Génie du 5e corps d'armée (France)
  12. LCL Aristide Arnaud (E.R.), Pompiers de Paris, France Sélection, page 556 édition de 1985
  13. a et b « Le général Casso mis à l’honneur à Paris », sur opex360.com, (consulté le 7 septembre 2018).
  14. « L'Ethique du Pompier de Paris », sur pompiersparis.fr (consulté le 7 septembre 2018).
  15. a et b « 1967 – 2017 – Les 50 ans de la BSPP », sur anacapp.org
  16. « Remise de décoration au drapeau de la BSPP », sur pompiersparis.fr,
  17. « Éthique », sur pompiersparis.fr
  18. https://www.defense.gouv.fr/ema/operations_exterieures/liban/breves/04_08_09_liban_intervention_de_la_bspp_sur_un_incendie
  19. « Bilan statistique de l'activité opérationnelle 2008 ».
  20. http://www.senat.fr/rap/r12-033/r12-03316.html
  21. « jumelage entre la BSPP et le FDNY », sur skyrock.com (consulté le 6 février 2019).
  22. « Jumelage entre la BSPP et le FDNY - Vidéo dailymotion », sur dailymotion.com (consulté le 6 février 2019).
  23. (es) « La Pompe France signe le jumelage avec la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris », sur Pompe France Santiago, (consulté le 24 février 2016).
  24. Frédéric Thomasset, « Le «grand frère» parisien des pompiers genevois », sur Tribune de Genève, (consulté le 24 février 2016).
  25. http://14juillet.paris.fr/bals.html
  26. a et b « Décès en intervention de deux sapeurs-pompiers », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  27. « Avis de décès »
  28. « Décès du sergent Jonathan Lassus David de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  29. « Décès du sapeur de première classe Florian Dumont », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  30. « BSPP : "Morte au feu" », sur L'Opinion, (consulté le 15 avril 2019)
  31. a et b « Décès du sergent Mathieu Mercier et du caporal-chef Martin Ludovic », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  32. « Décès du sapeur de 1re classe Blouet Antoin de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  33. « Décès du sergent Gregory Pailot de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  34. « Décès du caporal Thierry Saganta de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  35. a b c d et e « Décès du sergent Thomas Gabreau, des caporaux Romuald Mottin, Mathieu Irigoin, Gwenael Pilorge du sapeur Benoit Laminier », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  36. « Décès du caporal Anthony Baudry de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  37. « Décès du capitaine Nicolas Maignant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 15 avril 2019)
  38. « Décès du caporal-chef Luc Bellier de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  39. « Décès du sapeur Loic Guillamot de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  40. « Décès du sapeur de 1re classe Stéphane Hideux de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  41. « Décès du sapeur de 1re classe Franck Marécjal de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  42. « Décès du sapeur Philippe Boulai de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  43. « décès de l'adjudant-chef Maurice Eluard de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  44. « Décès du caporal-chef Christian Guignard de lala brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)
  45. « Décès du sapeur André Rémy de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 avril 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :