Grand Prix automobile de Chine 2011

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Grand Prix de Chine 2011

Tracé de la course

Drapeau Circuit international de Shanghai

Données de la course
Nombre de tours 56
Longueur du circuit 5,451 km
Distance de course 305,066 km
Résultats
Vainqueur Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton,
McLaren-Mercedes,
h 36 min 58 s 226
(vitesse moyenne : 188,758 km/h)
Pole position Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel,
Red Bull-Renault,
min 33 s 706
(vitesse moyenne : 209,417 km/h)
Record du tour en course Drapeau de l'Australie Mark Webber,
Red Bull-Renault,
min 38 s 993
(vitesse moyenne : 198,232 km/h)

Le Grand Prix automobile de Chine 2011 (2011 Formula 1 UBS Chinese Grand Prix), disputé le 17 avril 2011 sur le Circuit international de Shanghai, est la 842e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950, la troisième manche du championnat 2011 et la huitième édition de l'épreuve comptant pour le championnat du monde.

Alors que le champion du monde en titre, l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), vainqueur des deux précédents Grands Prix de la saison, s'est emparé de la pole position, il ne termine finalement que deuxième à l'arrivée, derrière le pilote britannique Lewis Hamilton (McLaren). La troisième marche du podium est occupée par l'autre pilote Red Bull, Mark Webber, alors que ce dernier était parti en fond de grille (dix-huitième place) en raison d'une mauvaise stratégie lors des qualifications. À l'issue de la course, Sebastian Vettel conserve sa position de leader du championnat du monde des pilotes, avec 68 points sur 75 possibles. Il devance Lewis Hamilton et Jenson Button. Au championnat du monde des constructeurs, Red Bull Racing conforte sa première place, devant McLaren et Ferrari.

Contexte avant le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Pneumatiques[modifier | modifier le code]

Pirelli annonce les choix de ses pneumatiques pour le Grand Prix de Chine, et comme les deux premiers Grand Prix, les différents pilotes doivent composer avec les pneumatiques durs (prime) et les pneumatiques tendres (option)[1].

De plus, comme en Malaisie, les marquages sur les pneumatiques sont dotés d’une ligne autour du flanc à la limite de la bande de roulement, rappelant la solution utilisée précédemment par Bridgestone. Ce marquage est toutefois provisoire car, à partir d'Istanbul, un autre sera appliqué afin de mieux distinguer les types de gommes[2],[3].

Le manufacturier italien prévoit la possibilité, durant la course, d'une stratégie à un seul arrêt, en comparaison avec les quatre arrêts réalisés en Malaisie[4]. Le pneu dur tient vingt tours de courses et le pneu tendre, treize tours, selon les observations de Pirelli, durant les deux premières séances d'essais libres[4]. Seul Narain Karthikeyan réalise cette stratégie à un seul et unique arrêt, tandis que la majorité des pilotes ont plutôt opté pour une stratégie à deux ou trois arrêts[5].

DRS[modifier | modifier le code]

Durant ce Grand Prix, les pilotes auront l'occasion d'utiliser pour la toute première fois sur ce circuit, le DRS (« Drag Reduction System », qui signifie Système de Réduction de Traînée.), nouveauté de ce championnat. Ce système permet d'activer l'aileron arrière mobile d'une voiture, quand celle-ci, sera à moins d'une seconde de la voiture qui la précède durant la course.

Sans surprise, les pilotes utiliseront ce nouveau système durant la longue ligne droite d'environ un kilomètre, entre le virage 13 et l'épingle du virage 14[6]. Située avant, la zone de détection du DRS se trouvera au virage 12, avant un grand virage qui aboutira à cette ligne droite[6].

Le champion du monde 2009, Jenson Button donne son avis sur cette longue ligne droite : « Dans la longue ligne droite pour revenir, même sans DRS, je pense qu’il y aura toujours de nombreuses opportunités pour les dépassements, surtout si nous voyons le même genre de course serrée que nous avons eue en Malaisie. Si c’est ici qu’est mise la zone pour le DRS, je pense que nous verrons des dépassements spectaculaires. »[7].

Essais libres[modifier | modifier le code]

Trois sessions d'essais libres, deux le vendredi 15 avril, et une le samedi 16 avril, se sont tenues avant la course organisée le dimanche 17 avril 2011. Les séances du vendredi matin et du vendredi après-midi ont duré chacune 90 minutes, contre une heure pour la troisième session, le samedi matin.

Première séance, le vendredi de 10 h à 11 h 30[modifier | modifier le code]

Monoplace de F1 bleue, noire et jaune, sortant des stands.
Vettel domine largement la première séance.
Temps réalisés par les six premiers de la première séance d'essais libres[8]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 38 s 739
2 Drapeau de l'Australie Mark Webber Red Bull-Renault 1 min 39 s 354 + 0 s 615
3 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton McLaren-Mercedes 1 min 40 s 845 + 2 s 106
4 Drapeau de la Grande-Bretagne Jenson Button McLaren-Mercedes 1 min 40 s 940 + 2 s 201
5 Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld Renault 1 min 40 s 987 + 2 s 248
6 Drapeau du Brésil Felipe Massa Ferrari 1 min 41 s 046 + 2 s 307
La Lotus de Kovalainen vue de face.
Kovalainen signe un surprenant quatorzième temps avec sa Lotus.

Le temps est légèrement brumeux, la température de l'air de 26 °C et celle de la piste à 30 °C au départ de la première séance d'essais libres. Au bout de vingt minutes, aucun pilote n'a encore pris la piste. L'Indien Narain Karthikeyan, au volant de sa Hispania F111 établit le premier tour chronométré en 1 min 51 s 516 et améliore son temps en 1 min 48 s 042. Kamui Kobayashi établit un nouveau temps de référence en 1 min 45 s 609, temps battu successivement par Lewis Hamilton (1 min 42 s 306), Jenson Button (1 min 41 s 835), à nouveau Hamilton (1 min 41 s 092) et Mark Webber à deux reprises (1 min 40 s 692 et 1 min 40 s 055)[9].

À cinquante minutes de la fin de la séance, Luiz Razia, pilote essayeur chez Team Lotus, rentre au stand au ralenti après avoir cassé son aileron avant. Sebastian Vettel prend alors la tête du classement en 1 min 39 s 540 puis en 1 min 38 s 739 à trente-cinq minutes du terme. Quelques minutes plus tard, alors qu'il n'a effectué que cinq tours depuis le début des essais, Nick Heidfeld, après avoir escaladé un vibreur, sort de la piste et percute un muret avec l'avant de sa monoplace[9].

La Renault de Heidfeld, vue de profil.
Malgré le très bon cinquième temps signe par Heidfeld, ce dernier ne réalise que cinq tours.

Au final, l'écurie autrichienne championne du monde, Red Bull Racing domine totalement ses adversaires durant cette première séance d'essais libres. En effet, Sebastian Vettel et son coéquipier australien Mark Webber sont séparés de six dixièmes, tandis que les McLaren Racing, leurs plus proches adversaires, terminent à plus de deux secondes de Vettel. Jenson Button a eu un problème de SREC, ce qui l'a quelque peu désavantagé durant cette séance. Malgré son accident précoce durant la séance, l'Allemand Nick Heidfeld signe le cinquième temps et confirme les bonnes prestations de Lotus-Renault GP, après deux podiums réalisés durant les deux premières courses. Vitaly Petrov termine pour sa part neuvième[10].

La Ferrari 150° Italia étant en difficulté depuis le début de la saison, surtout d’un point de vue aérodynamique, Fernando Alonso, douzième de la séance, a passé sa séance à réaliser des essais aérodynamiques en utilisant de la peinture verte pour analyser la circulation du flux d’air. Son coéquipier Felipe Massa signe le sixième temps. Les Sauber réalisent des temps mitigés : si Sergio Pérez, fait le septième temps, à deux secondes et quatre dixièmes de Vettel, Kamui Kobayashi, ne fait que le 19e temps, à cinq secondes du leader de la séance[10].

La Red Bull de Ricciardo, vue de profil.
Ricciardo fait une nouvelle séance d'essais libres en Chine, en tant que troisième pilote de Toro Rosso.

Même bilan pour les Williams, avec le débutant Vénézuélien Pastor Maldonado qui réalise le huitième temps et le vétéran Brésilien Rubens Barrichello qui signe le 17e temps. Les Scuderia Toro Rosso font le dixième et le seizième temps, avec respectivement, Sébastien Buemi et Daniel Ricciardo. Les Mercedes réalisent une séance décevante avec le onzième temps de Nico Rosberg et le 18e temps du septuple champion du monde Michaël Schumacher. Les Force India font des places assez similaires avec la treizième et la quinzième place pour, respectivement, Nico Hülkenberg et Paul di Resta[10].

Dans les écuries de fond de grille, le Team Lotus crée la surprise avec Heikki Kovalainen et sa 14e place qui lui permet de s'intercaler entre les deux Force India. Luiz Razia prend l'avant-dernière place. Les Virgin Racing de Jérôme d'Ambrosio et de Timo Glock signent respectivement le 20e et le 22e temps. Les Hispania finissent à la 21e place avec Vitantonio Liuzzi et à la dernière place avec Narain Karthikeyan[10].

Néanmoins, les temps réalisés par Sebastian Vettel restent à légèrement plus de deux secondes que ceux réalisés, l'année dernière[11].

Deuxième séance, le vendredi de 14 h à 15 h 30[modifier | modifier le code]

Monoplace de F1 bleue, noire et jaune, vue de haut et de profil.
Vettel confirme en dominant la deuxième séance d'essais libres.
Temps réalisés par les six premiers de la deuxième séance d'essais libres[12]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 37 s 688
2 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton McLaren-Mercedes 1 min 37 s 854 + 0 s 166
3 Drapeau de la Grande-Bretagne Jenson Button McLaren-Mercedes 1 min 37 s 935 + 0 s 247
4 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 1 min 37 s 943 + 0 s 255
5 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Mercedes 1 min 38 s 105 + 0 s 417
6 Drapeau du Brésil Felipe Massa Ferrari 1 min 38 s 507 + 0 s 819

Au lancement de la séance, la température de l'air est de 27 °C et celle de la piste de 34 °C. Jaime Alguersuari est le premier à boucler un tour chronométré en 1 min 44 s 604, temps rapidement amélioré par Kamui Kobayashi, Sergio Pérez, Sébastien Buemi et Nick Heidfeld. Jenson Button établit alors un temps significatif en 1 min 40 s 207 mais il est battu par son coéquipier Lewis Hamilton (1 min 40 s 121) avant de récupérer son bien en passant sous la minute quarante (1 min 39 s 431)[13].

Dix minutes après le début de la session, Nico Rosberg prend la tête du classement en 1 min 38 s 912. Felipe Massa chausse le premier des pneus tendres et prend la tête en 1 min 38 s 507. Rosberg l'imite alors et établit un temps de 1 min 37 s 943. Quelques minutes plus tard, Nick Heidfeld sort de la piste dans le premier virage et écrase à nouveau sa monoplace dans le mur[14].

À moins d'une demi-heure du terme de la séance, Lewis Hamilton prend la tête en pneus tendres (1 min 37 s 854) devant Button (1 min 37 s 935), mais Sebastian Vettel, quelques minutes plus tard, prend le commandement en 1 min 37 s 688, temps qui ne sera pas battu[13].

Monoplace blanche et rouge, vue de profil, dans un virage.
Dure séance pour Liuzzi qui ne boucle que trois tours.

Paul di Resta, pour des raisons techniques, n'a pas tourné lors de cette séance tandis que Vitantonio Liuzzi n'a pris la piste qu'à trois minutes de la clôture de la session[13].

Finalement, chez Red Bull Racing, les résultats sont plus contrastés qu'en première séance : si Sebastian Vettel reste premier, Mark Webber rétrograde au dixième rang[15]. Les McLaren Racing se sont considérablement rapprochées de Vettel, avec Jenson Button, deuxième à un dixième et demi, et Lewis Hamilton, troisième, à deux dixièmes et demi[16]. Les Mercedes Grand Prix se sont rattrapées après une première séance ratée, et signent le 4e et le 5e temps avec respectivement Nico Rosberg et Michaël Schumacher[17],[13].

Monoplace de Mercedes, grise, vue de trois-quarts.
Cette séance est soulignée d'un regain de forme pour Mercedes.

À la Scuderia Ferrari, Felipe Massa est sixième, mais Fernando Alonso est plus loin, avec le quatorzième temps. Les Force India font une deuxième séance mitigée, avec Adrian Sutil qui signe le sixième temps, mais Paul di Resta, lui, reste aux stands durant toute la séance, sa voiture étant en proie à des problèmes mécaniques[18]. Les Lotus-Renault réalisent un tir groupé avec la huitième de Nick Heidfeld, auteur d'une sortie de piste, et la neuvième place de Vitaly Petrov[19],[13].

Sauber vit une séance quelque peu difficile avec la onzième place de Kamui Kobayashi et la 17e place de Sergio Pérez[20]. Les Williams finissent la séance dans le ventre mou du classement (douzième place de Pastor Maldonado et seizième place de Rubens Barrichello). Même constat pour les Toro Rosso, treizième pour Sébastien Buemi et quinzième pour Jaime Alguersuari[13].

Après un coup d'éclat, en première séance, les Team Lotus rentrent dans le rang avec la 18e place de Heikki Kovalainen et la 19e place de Jarno Trulli[21]. Les HRT finissent 20e (Narain Karthikeyan) et 21e (Vitantonio Liuzzi). Les Marussia Virgin Racing finissent 22e avec Jérôme d'Ambrosio et 23e avec Timo Glock[22],[13].

Troisième séance, le samedi de 11 h à 12 h[modifier | modifier le code]

Monoplace de F1 bleue, noire et jaune, vue de face, à l'amorce d'un virage.
Vettel est encore devant à la 3e séance d'essais libres.
Temps réalisés par les six premiers de la troisième séance d'essais libres[23]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 34 s 968
2 Drapeau de la Grande-Bretagne Jenson Button McLaren-Mercedes 1 min 35 s 176 + 0 s 208
3 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton McLaren-Mercedes 1 min 35 s 373 + 0 s 405
4 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 1 min 35 s 677 + 0 s 709
5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 1 min 35 s 818 + 0 s 850
6 Drapeau du Brésil Felipe Massa Ferrari 1 min 35 s 971 + 1 s 003
Monoplace de F1 rouge, vue de profil.
Alonso signe sa première performance convaincante du week-end avec la cinquième place.

Au lancement de la troisième séance d'essais libres, la température de l'air est de 15 °C et celle de la piste de 25 °C. Les voitures prennent immédiatement la piste pour un tour d'installation, et, au bout d'un quart d'heure, Paul di Resta signe le premier tour lancé en 1 min 40 s 459 puis en 1 min 39 s 710 au tour suivant[24].

Michael Schumacher bat à deux reprises ce temps (1 min 38 s 516 et 1 min 38 s 345) puis son coéquipier Nico Rosberg réalise 1 min 37 s 622. Les pilotes McLaren Jenson Button et Lewis Hamilton améliorent la performance en respectivement 1 min 37 s 367 et 1 min 37 s 321. Sebastian Vettel s'empare ensuite du meilleur temps en 1 min 37 s 255. Button bat le temps de Vettel (1 min 36 s 918) mais le pilote allemand, à une demi-heure du terme, reprend la tête du classement en 1 min 36 s 053[24].

Mark Webber, qui n'a toujours pas effectué le moindre tour lancé depuis le début de la session, s'élance à vingt-cinq minutes de la fin, et sort de la piste au freinage, à cause de soucis de freins. Il rejoint alors son stand sans avoir endommagé sa monoplace. À vingt minutes du terme, Nico Rosberg chausse parmi les premiers des pneus tendres et prend la tête du classement en 1 min 35 s 677[24].

Ce temps est battu en fin de séance par Button (1 min 35 s 176), Hamilton (1 min 35 s 373) et Vettel (1 min 34 s 968)[24].

Finalement, Sebastian Vettel reste une nouvelle fois, en tête de cette troisième et dernière séance d'essais libres, après avoir dominé les deux premières. Mark Webber n'atteint que le 15e rang, en partie à cause de problèmes de freins. Comme durant la deuxième séance d'essais libres, Vettel est encerclé par les deux McLaren Racing de Jenson Button (2e à deux dixièmes) et Lewis Hamilton (3e à quatre dixièmes). Les Mercedes terminent à la quatrième et à la neuvième place, obtenues respectivement par Nico Rosberg et Michaël Schumacher[25].

Monoplace de F1 rouge et blanche, vue de profil.
Marussia-Virgin repasse devant les HRT, juste avant les qualifications.

Les Ferrari sont de retour avec un tir groupé de Fernando Alonso, cinquième, de retour après deux séances compliquées hors du top 10, et Felipe Massa, sixième. Les Lotus-Renault sont 7e avec Vitaly Petrov et 11e avec Nick Heidfeld, qui arrive à réaliser une séance normale, sans quelconque problème. Les Force India encerclent Michaël Schumacher avec la huitième place de Adrian Sutil et la dixième place de Paul di Resta[25].

La deuxième partie du classement est plus ordonnée, avec les 12e et 13e places de Kamui Kobayashi et de Sergio Pérez, tous les deux sur Sauber. Sébastien Buemi finit 14e, tandis que son coéquipier finit 16e, chez la Scuderia Toro Rosso. Rubens Barrichello et Pastor Maldonado finissent 17e et 18e pour le compte de Williams F1 Team[25].

Suivent ensuite les Team Lotus de Heikki Kovalainen et Jarno Trulli, puis les Marussia Virgin de Timo Glock et de Jérôme d'Ambrosio. Les HRT Formula One Team ferment la marche avec Vitantonio Liuzzi, 23e, et Narain Karthikeyan, 24e[25].

Séance de qualifications[modifier | modifier le code]

Résultats des qualifications[modifier | modifier le code]

Session Q1[modifier | modifier le code]

Monoplace bleue, noire, et jaune, de profil.
Mark Webber est éliminé dès la Q1, crédité du 18e temps.

La température de l'air est de 16 °C et la piste est à 23 °C, tandis que l’humidité est à 37%, au départ de la séance qualificative du Grand Prix de Chine. Ces conditions contrastent grandement au Grand Prix de Malaisie. Sergio Pérez, le premier en piste, signe un tour en 1 min 38 s 295 avant d'améliorer en 1 min 37 s 585. Rapidement, l’activité sur le circuit bat son plein avec une quinzaine de voitures en piste. Ce temps est amélioré par Jenson Button (1 min 36 s 778), Jaime Alguersuari (1 min 36 s 156), Lewis Hamilton (1 min 36 s 091), à nouveau Button (1 min 35 s 924), Sebastian Vettel à deux reprises (1 min 35 s 891 puis 1 min 35 s 674), Fernando Alonso (1 min 35 s 389), Vitaly Petrov (1 min 35 s 370) et Nico Rosberg (1 min 35 s 272). Parmi les pilotes en tête de ce classement, seuls Vettel, Button et Hamilton sont en pneus durs. Si aucun pilote n'échoue à se qualifier, Narain Karthikeyan, Vitantonio Liuzzi, Timo Glock, Jérôme d'Ambrosio, Jarno Trulli, Heikki Kovalainen et Mark Webber (dont le SREC ne fonctionne toujours pas[26] et chaussé en pneus durs contrairement à ses adversaires[27]) ne passent pas en Q2[28].

Nico Rosberg remporte la Q1, avec un temps de 1 min 35 s 272. Il devance Vitaly Petrov et Fernando Alonso. Felipe Massa termine quatrième devant Michaël Schumacher et Sebastian Vettel. Suivent Paul di Resta, Nick Heidfeld, Rubens Barrichello et Jenson Button. Ce top 10 constitue également les pilotes ayant réussi à passer sous la minute 36. Sergio Pérez devance Lewis Hamilton qui est 12e et juste devant Adrian Sutil. Suivent Sébastien Buemi, Pastor Maldonado, Jaime Alguersuari. Le dernier qualifié est le pilote Sauber Kamui Kobayashi[29].

Session Q2[modifier | modifier le code]

Baquet d'une monoplace gris argent, en gros plan avec le casque jaune de Hamilton.
Lewis Hamilton domine la Q2 devant son coéquipier Jenson Button.

En session Q2, alors que tous les pilotes sont en pneus tendres, Alguersuari signe le premier tour lancé en 1 min 35 s 888, mais Button boucle un tour en 1 min 34 s 662 et Lewis Hamilton fait encore mieux : 1 min 34 s 486. Comme lors du Grand Prix précédent, les Lotus Renault GP tentent la qualification pour la Q3 en un seul tour lancé. Vitaly Petrov se qualifie mais tombe en panne au tour suivant. Sa voiture étant immobilisée au milieu de la piste, la direction de course sort le drapeau rouge, ce qui pénalise son coéquipier Nick Heidfeld qui sortait de son stand pour boucler son premier tour chronométré. À la réouverture de la piste, il ne reste que deux minutes dans la séance. Onze pilotes reprennent la piste (Hamilton, Button, Vettel, Buemi et Alguersuari restant au stand), dont Heidfeld qui n'a toujours pas bouclé le moindre tour lancé. Les pilotes roulent en peloton dans le dernier tour de la session et se gênent mutuellement. Les sept pilotes éliminés sont Pastor Maldonado, Heidfeld, Rubens Barrichello, Michael Schumacher, Kamui Kobayashi, Sergio Pérez et Adrian Sutil[30].

C'est Lewis Hamilton, 11e de la Q1, qui remporte la Q2, avec un tour bouclé en 1 min 34 s 486. Seuls Jenson Button et Sebastian Vettel arrivent à passer également sous la minute 35. Vitaly Petrov signe le quatrième temps, mais ne pourra participer à la Q3, en raison de sa panne. Suivent Fernando Alonso, Felipe Massa, Sébastien Buemi, Jaime Alguersuari, Nico Rosberg. Le dernier qualifié est le pilote Force India, Paul di Resta, qui fait échouer son coéquipier Adrian Sutil, aux portes de la Q3, pour seulement 16 millièmes de seconde[31].

Avec McLaren Racing et la Scuderia Ferrari, la Scuderia Toro Rosso est l'une des trois écuries à placer ses deux pilotes en Q3[31].

Session Q3[modifier | modifier le code]

Monoplace bleue foncé, jaune, de trois-quarts, en gros plan.
Sebastian Vettel et Red Bull Racing signent leur troisième pole position de la saison.

Neuf pilotes participent à la session Q3 car Vitaly Petrov n'a pas pu récupérer sa monoplace à la suite de son incident en Q2. Vettel et Button s'élancent les premiers, suivis d'Alguersuari et Buemi. Tous les autres pilotes tentent de se qualifier en un seul tour lancé. Vettel prend la tête du classement en 1 min 33 s 706 devant Button à sept dixièmes. À trois minutes du terme, les autres pilotes s'élancent mais personne ne bat ni le temps de Vettel, ni celui de Button[32].

Sebastian Vettel prendra le départ depuis la pole position pour la troisième fois consécutive de la saison en signant un chrono de 1 min 33 s 706, et devance Jenson Button, Lewis Hamilton, Nico Rosberg, Fernando Alonso, Felipe Massa, Jaime Alguersuari, Paul di Resta, Sébastien Buemi et Vitaly Petrov[33].

C'est la première fois du week-end qu'un pilote passe sous la minute 34. Jenson Button, Lewis Hamilton et Nico Rosberg n'ont pas pu passer la minute 34, mais font partie des rares pilotes des qualifications de cette huitième édition du Grand Prix automobile de Chine à passer sous la minute 35[34].

À titre de comparaison, en 2010, la pole avait été réalisée par Sebastian Vettel en 1 min 34 s 558. Le temps réalisé par Vettel, en 2011, est donc supérieur de 0.852 secondes à celui réalisé en 2010[35].

Grille de départ du Grand Prix[modifier | modifier le code]

Résultats des qualifications[36]
Pos. Pilote Écurie Qualifications 1 Qualifications 2 Qualifications 3
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel SREC Red Bull-Renault 1 min 35 s 674 1 min 34 s 776 1 min 33 s 706
2 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button SREC McLaren-Mercedes 1 min 35 s 924 1 min 34 s 662 1 min 34 s 421
3 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton SREC McLaren-Mercedes 1 min 36 s 091 1 min 34 s 486 1 min 34 s 463
4 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg SREC Mercedes 1 min 35 s 272 1 min 35 s 850 1 min 34 s 670
5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso SREC Ferrari 1 min 35 s 389 1 min 35 s 165 1 min 35 s 119
6 Drapeau du Brésil Felipe Massa SREC Ferrari 1 min 35 s 478 1 min 35 s 437 1 min 35 s 145
7 Drapeau de l'Espagne Jaime Alguersuari SREC Toro Rosso-Ferrari 1 min 36 s 133 1 min 35 s 563 1 min 36 s 158
8 Drapeau du Royaume-Uni Paul di Resta SREC Force India-Mercedes 1 min 35 s 702 1 min 35 s 858 1 min 36 s 190
9 Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi SREC Toro Rosso-Ferrari 1 min 36 s 110 1 min 35 s 500 1 min 36 s 203
10 Drapeau de la Russie Vitaly Petrov SREC Renault 1 min 35 s 370 1 min 35 s 149 Pas de temps
11 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil SREC Force India-Mercedes 1 min 36 s 092 1 min 35 s 874
12 Drapeau du Mexique Sergio Pérez SREC Sauber-Ferrari 1 min 36 s 046 1 min 36 s 053
13 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi SREC Sauber-Ferrari 1 min 36 s 147 1 min 36 s 236
14 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher SREC Mercedes 1 min 35 s 508 1 min 36 s 457
15 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello SREC Williams-Cosworth 1 min 35 s 911 1 min 36 s 465
16 Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld SREC Renault 1 min 35 s 910 1 min 36 s 611
17 Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado SREC Williams-Cosworth 1 min 36 s 121 1 min 36 s 956
18 Drapeau de l'Australie Mark Webber SREC Red Bull-Renault 1 min 36 s 468
19 Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Lotus-Renault 1 min 37 s 894
20 Drapeau de l'Italie Jarno Trulli Lotus-Renault 1 min 38 s 318
21 Drapeau de la Belgique Jérôme d'Ambrosio Virgin-Cosworth 1 min 39 s 119
22 Drapeau de l'Allemagne Timo Glock Virgin-Cosworth 1 min 39 s 708
23 Drapeau de l'Italie Vitantonio Liuzzi HRT-Cosworth 1 min 40 s 212
24 Drapeau de l'Inde Narain Karthikeyan HRT-Cosworth 1 min 40 s 445
Temps minimal à réaliser pour la qualification : 1 min 41 s 941 (107 % de 1 min 35 s 272)
  • Vitaly Petrov, arrêté sur la piste lors de la Q2, a provoqué l'interruption de la séance sur drapeau rouge.
Schéma de la grille de qualification du Grand Prix de Chine 2011
La grille de qualification du Grand Prix de Chine 2011.

Course[modifier | modifier le code]

Déroulement de l'épreuve[modifier | modifier le code]

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Bandeau apposé par LoupDragon42 (lui écrire) • juillet 2014

Alan Jones – 116 départs en Grands Prix de Formule 1, 206 points, 12 victoires, 6 pole positions, 13 meilleurs tours en course entre 1975 et 1986 et champion du monde en 1980 – a été nommé conseiller par la FIA pour aider dans leur jugement les commissaires de course lors de ce Grand Prix.

Au départ du Grand Prix, la température de l’air est de 22 °C et celle de la piste est de 29 °C. La McLaren de Lewis Hamilton, victime d’un trop-plein engorgeant son filtre à air, peine à démarrer pour rejoindre la grille de départ et les mécaniciens terminent son remontage à quelques minutes du départ. À l’extinction des feux, Jenson Button prend un excellent départ et s’engouffre dans le premier virage en tête devant son équipier Lewis Hamilton, le poleman Sebastian Vettel, Nico Rosberg, Felipe Massa, Fernando Alonso, Paul di Resta, Adrian Sutil, Jaime Alguersuari, Michael Schumacher et le reste du peloton. Mark Webber, parti en pneus durs, est seulement dix-septième.

À la fin du premier tour, Button devance Hamilton, Vettel, Rosberg, Massa, Alonso, di Resta, Sutil, Schumacher, Alguersuari, Kamui Kobayashi, Vitaly Petrov, Sébastien Buemi, Nick Heidfeld, Rubens Barrichello, Webber et Sergio Pérez. Button ne parvient toutefois pas à prendre le large et au quatrième tour, n'a qu'une seconde d'avance sur son coéquipier, deux sur Vettel et trois sur Rosberg.

Alguersuari et Liuzzi changent les premiers leurs pneus, au neuvième tour, mais Alguersuari perd sa roue arrière droite peu après en piste et abandonne. Schumacher, Webber et Maldonado s'arrêtent au dixième tour, di Resta au onzième, Rosberg et Buemi au douzième. Pendant ce temps, Sebastian Vettel attaque Lewis Hamilton et le dépasse dans le treizième tour. Button, Vettel et Kobayashi s'arrêtent pour changer de pneus au quatorzième tour. Button, dans la confusion, s'arrête au stand Red Bull et, le temps de se rendre compte de son erreur, perd sa légère avance sur son adversaire qui reprend la piste devant lui. Massa, Hamilton, Sutil, Alonso, Pérez et Barrichello changent leurs pneus au quinzième tour, Buemi et Glock au seizième, Petrov au dix-septième et Heidfeld au dix-huitième.

Au dix-neuvième tour, Rosberg, avec 5 secondes d’avance, précède donc Vettel, Button, Massa, Hamilton, Schumacher, Alonso, di Resta, Sutil, Kobayashi, Webber et Petrov. Button change ses pneus au vingt-quatrième tour, Rosberg, Hamilton, Madonado et Webber au suivant, Schumacher au vingt-sixième, Sutil, Kobayashi et Heidfeld au trentième et Vettel au trente-et-unième. L’Allemand chausse alors des pneus durs pour tenter de rallier l‘arrivée sans arrêt supplémentaire.

Lewis Hamilton prend l'avantage sur Button et, au quarantième tour, Vettel devance Massa de 4 secondes, Rosberg de 5 secondes, Hamilton de 6 secondes, Button de 8 secondes, Alonso de 23 secondes. Suivent ensuite Webber, Schumacher, di Resta et Kobayashi. Hamilton passe Nico Rosberg au tour suivant puis Massa dans le quarante-quatrième tour : il est désormais second à moins de 5 secondes de Vettel. Au quarante-huitième tour, Vettel possède moins de deux secondes d’avance sur Hamilton, Massa est à 8 secondes, Button et Rosberg à 9 secondes, Webber à 18 secondes. Suivent Alonso, Schumacher, di Resta, Kobayashi, Petrov et Heidfeld. Button et Rosberg prennent l’avantage sur Massa tandis que Lewis Hamilton attaque Sebastian Vettel.

Lewis Hamilton prend la tête de la course dans le cinquante-et-unième tour. Vettel doit, de plus, résister au retour de Button, Rosberg et Webber. Mark Webber passe Rosberg dans le cinquante-troisième tour (le pilote allemand doit lever le pied à cause d’une consommation excessive[37]) et Button à un tour du but. Lewis Hamilton remporte le Grand Prix de Chine, Vettel termine à la deuxième place devant Webber, Button, Rosberg, Massa, Alonso, Schumacher, Petrov et Kobayashi[38].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Classement de la course[39]
Pos. no  Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 3 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton SREC Mclaren-Mercedes 56 1 heure 36 min 58 s 226 (188,758 km/h) 3 25
2 1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel SREC Red Bull-Renault 56 + 5 s 198 1 18
3 2 Drapeau de l'Australie Mark Webber SREC Red Bull-Renault 56 + 7 s 555 18 15
4 4 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button SREC McLaren-Mercedes 56 + 10 s 000 2 12
5 8 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg SREC Mercedes 56 + 13 s 448 4 10
6 6 Drapeau du Brésil Felipe Massa SREC Ferrari 56 + 15 s 840 6 8
7 5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso SREC Ferrari 56 + 30 s 622 5 6
8 7 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher SREC Mercedes 56 + 31 s 026 14 4
9 10 Drapeau de la Russie Vitaly Petrov SREC Renault 56 + 57 s 404 10 2
10 16 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi SREC Sauber-Ferrari 56 + 1 min 03 s 273 13 1
11 15 Drapeau du Royaume-Uni Paul di Resta SREC Force India-Mercedes 56 + 1 min 08 s 757 8
12 9 Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld SREC Renault 56 + 1 min 12 s 739 16
13 11 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello SREC Williams-Cosworth 56 + 1 min 30 s 189 15
14 18 Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi SREC Toro Rosso-Ferrari 56 + 1 min 30 s 671 9
15 14 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil SREC Force India-Mercedes 55 + 1 tour 11
16 20 Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Lotus-Renault 55 + 1 tour 19
17 17 Drapeau du Mexique Sergio Pérez SREC Sauber-Ferrari 55 + 1 tour 12
18 12 Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado SREC Williams-Cosworth 55 + 1 tour 17
19 21 Drapeau de l'Italie Jarno Trulli Lotus-Renault 55 + 1 tour 20
20 25 Drapeau de la Belgique Jérôme d'Ambrosio Virgin-Cosworth 54 + 2 tours 21
21 24 Drapeau de l'Allemagne Timo Glock Virgin-Cosworth 54 + 2 tours 22
22 23 Drapeau de l'Italie Vitantonio Liuzzi HRT-Cosworth 54 + 2 tours 23
23 22 Drapeau de l'Inde Narain Karthikeyan HRT-Cosworth 54 + 2 tours 24
Abd. 19 Drapeau de l'Espagne Jaime Alguersuari SREC Toro Rosso-Ferrari 9 Perte d'une roue 7

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Après-course[modifier | modifier le code]

Écuries sur le podium[modifier | modifier le code]

Monoplace grise, vue de trois-quarts.
McLaren remporte sa première victoire de la saison avec Lewis Hamilton.

McLaren Racing partait de la troisième place avec Lewis Hamilton et de la deuxième place avec Jenson Button. Lewis Hamilton, grâce à plusieurs dépassements et une bonne stratégie, s'impose et devient le deuxième vainqueur de Grands Prix de la saison après Sebastian Vettel. « Je cherche encore mes mots. C'était vraiment l'une de mes meilleures courses. Avant le départ, je voulais partir, mais la voiture n'a pas démarré. Je n'ai pas demandé ce qui se passait. J'ai préféré rester calme et ne pas ajouter de stress aux autres. Quand j'ai enfin quitté le garage, j'ai quitté l'allée des stands en regardant le feu vert et j'espérais qu'il ne passerait pas au rouge, et il est resté vert ! Ça n'avait jamais été aussi serré avant... Il est rare d'avoir des bagarres comme celles que nous avons vues aujourd'hui. Il faut vraiment réfléchir à la situation, et j'adore ce challenge, mais avoir à doubler des gens rend cela encore plus agréable. À la fin, c'était dur de doubler Sebastian, parce que même s'il ralentissait, il n'a jamais semblé être hors du rythme. C'était dur de le suivre dans la ligne droite opposée, donc j'ai voulu le doubler avant. Je ne m'attendais pas à le doubler où je l'ai fait, mais j'avais l'adhérence pour rester devant. Si on regarde ces trois courses hors d'Europe, je trouve toujours incroyable d'avoir une voiture si rapide. Nous avons encore un peu de travail pour réduire l'écart avec Red Bull, mais nous avions la meilleure stratégie et nous avons pu bien l'exploiter. L'équipe va continuer à travailler autant que possible pour la saison européenne. Je suis très fier. Cette course est l'une des mes trois plus belles victoires, avec Silverstone et Monaco en 2008. J'existe et je vis pour gagner. J'adore gagner et je ne pourrais pas être plus heureux ![40] » Jenson Button, en raison d'une mauvaise stratégie, finit au pied du podium, à 10 secondes de son coéquipier. « Tout d'abord, je tiens à féliciter Lewis, il avait un bon rythme et il a fait une superbe course aujourd'hui. L'équipe a également fait un excellent travail. J'ai eu une course assez intéressante. J'ai perdu une place au profit de Sebastian au premier arrêt en passant par erreur par son stand. Je regardais le volant pour un réglage et je pensais que c'était mon stand, mais j'ai vu les mécaniciens de Red Bull devant moi ! Mais ça n'a pas vraiment changé ma course. Nous avons vu beaucoup d'action en piste, mais nous n'étions pas assez rapides aujourd'hui. J'ai eu du mal à préserver mes pneus arrières, et la quatrième place était la meilleure possible avec ma voiture. Désormais, avoir la bonne stratégie est très important. Je n'avais pas la moindre idée de ma place. J'aurais pu être deuxième ou septième. Mais la quatrième place est un bon résultat, tout bien considéré. Maintenant, je suis impatient de revenir à l'usine et d'améliorer la voiture pour la prochaine course. Nous allons énormément travailler, et cette victoire va être une bonne motivation pour tout le monde à Woking. Ils vont tous porter le t-shirt rouge de la victoire.[40] »

Monoplace bleu foncé et jaune, vue de face.
Les deux Red Bull finissent sur le podium (2e et 3e).

Alors que Red Bull Racing visait une troisième victoire consécutive après la pole de Sebastian Vettel, l'équipe autrichienne doit se contenter d'un double podium. Sebastian Vettel, à cause d'un mauvais départ, puis d'une mauvaise stratégie à deux arrêts, perd sa première place et finit deuxième de la course, à cinq secondes de Lewis Hamilton, vainqueur. « Mon départ n'était pas le meilleur et il semble que le côté gauche est moins bien que le droit ici. Ce n'était pas excellent et j'ai été doublé par Jenson et Lewis. Après, il a fallu être patient. Je pense que nous avons mieux géré les pneus dans le premier relais, nous aurions pu rester en piste, mais il n'y avait aucune raison de le faire à ce moment là, donc je suis rentré et je suis ressorti premier. C'était surprenant de voir Jenson passer par mon stand devant moi, j'espérais qu'il allait passer. Je ne sais pas pourquoi les gens veulent s'arrêter chez nous ! Heureusement ça n'a pas eu de conséquence et les mécaniciens sont restés concentrés. Nous sommes sortis premiers et nous avons tenté de rester sur deux arrêts. Le deuxième relais aurait vraiment dû être un peu plus long, mais en fin de course j'avais les pneus durs et je voyais Lewis se rapprocher. J'ai tenté de me défendre de mon mieux, sans perdre trop de temps par rapport aux pilotes derrière, mais il a trouvé l'ouverture.[41] » Mark Webber, parti d'une lointaine 18e place, effectue une très belle remontée, accroche le podium et réalise le meilleur tour en course grâce à des pneumatiques neufs et une stratégie à trois arrêts. « Nous avons décidé de partir en pneus durs, nous savons que ce ne sont pas les plus appréciés, parce qu'ils ne semblent pas avoir des caractéristiques de pneus durs au niveau de l'endurance ou de choses comme ça. C'était assez difficile, parce que les pilotes qui étaient face à moi utilisaient l'aileron mobile en même temps. J'ai fait une erreur au virage deux sur mon tour de rentrée aux stands et quand je me suis arrêté, les pneus ne pouvaient plus rien faire, et ma course a débuté là. Voir la 17ème place sur le panneau après le 15ème tour, on n'aime pas ça, mais soudainement je me suis bien senti dans la voiture. J'avais quelques trains de pneus neufs suite aux qualifications, ça a aidé, et c'est peut-être ça qu'il faut faire ! Ratez vos qualifications et finissez ici ! Blague à part, je pense que l'équipe a fait un travail incroyable. Ce sont deux courses qui s'enchainent et ça n'a pas été parfait sur ma voiture, mais je n'ai pas lâché. Mon pilotage les a récompensés ici et à l'usine. Félicitations à Lewis, et c'était une bonne journée pour nous au niveau des points pour l'équipe.[41] »

Écuries dans les points[modifier | modifier le code]

Monoplace gris argent pilotée par un pilote au casque jaune, de profil, à l'amorce d'un virage.
Les deux Mercedes franchissent l'arrivée dans les points.

Mercedes réalisent un bon Grand Prix et arrivent à maintenir leur deux monoplaces dans les points. Nico Rosberg a perdu une place, en fonction de sa place sur la grille de départ, et finit cinquième, après avoir mené le Grand Prix pendant quatorze tours. « Naturellement, je suis déçu par la course aujourd'hui parce que nous savons que nous n'avons pas obtenu le meilleur résultat possible.Nous avons fait de gros progrès sur la voiture ce week-end, ce qui est vraiment bien à voir, et nous aurons de meilleures courses dans l'avenir. Mener la course pendant tant de temps a été une bonne sensation mais nous avons eu des problèmes de consommation, ce qui a rendu la bagarre difficile. Nous aurions pu finir sur le podium, voire mieux, mais nous apprendrons de ça et nous allons nous assurer que nous obtenons les résultats la prochaine fois.[42] » Michaël Schumacher a réalisé une belle remontée, en partant de la 14e place et en finissant huitième. « Il y a eu beaucoup d'action en un seul Grand Prix ce week-end, et c'est passionnant ! J'ai pris beaucoup de plaisir cet après-midi et je suis vraiment satisfait de voir que le travail de notre équipe est payant. Nous avons fait un grand pas en avant avec la voiture et elle a très bien fonctionné. Nous allons aborder la première course en Europe maintenant et nous aurons quelques nouveautés à Istanbul, elles devraient nous aider à progresser encore plus. C'est bien de quitter l'Asie sur une bonne sensation.[42] »

Monoplace rouge, de profil, en pleine ligne droite.
Les deux Ferrari rentrent dans les points.

La Scuderia Ferrari pouvait décrocher un podium, avec les deux monoplaces partant de la troisième ligne. Felipe Massa, parti sixième, était deuxième, avant de payer le choix d'une mauvaise stratégie, et de redescendre et de franchir l'arrivée à la sixième place. « C'est une vraie déception de ne pas finir la course à une meilleure position. Il semble vraiment qu'entre les qualifications et la course, nous découvrons une nouvelle voiture : hier, nous n'étions pas rapides, aujourd'hui nous nous sommes battus avec les leaders jusqu'à la fin. Malheureusement, en pneus durs nous n'avons pas pu nous défendre jusqu'à la fin. La stratégie ? Maintenant, il est facile de dire que ce n'était pas la bonne, mais nous sommes une équipe et nous prenons les décisions ensemble. Vettel a fait le même choix que nous et nous avions un niveau assez similaire. Nous aurions probablement pu finir sur le podium, mais il faut regarder tous les détails avec les ingénieurs. Je suis content de ma course : je pense que c'était ma meilleure de l'année, et peut-être même la meilleure en incluant l'an dernier. Nous devons chercher comment améliorer la voiture, surtout en qualification.[43] » Fernando Alonso, par un mauvais départ et un manque de compétitivité, ne décroche que la 7e place, derrière son coéquipier. « J'ai pris un mauvais départ, Felipe a pu me doubler et une Force India a presque réussi à le faire, après c'était une bonne bataille dans le premier tour. Après le premier arrêt, j'ai perdu trop de temps derrière Michael (Schumacher) et j'ai perdu le contact avec le groupe de tête. J'ai encore été face à lui en fin de course, avec les positions inversées. Une nouvelle fois, c'était une belle bagarre, mais j'aurais préféré être sur le podium qu'à la septième place. Malheureusement, notre rythme de course était trop lent et je ne pense pas qu'une stratégie différente aurait changé quoi que ce soit. J'ai eu de meilleurs dimanches dans ma carrière, mais je n'ai pas perdu l'espoir ou la confiance. Nous savons que nous devons progresser pour être à l'avant : McLaren et Mercedes ont réussi à le faire et il n'y a pas de raison pour que nous n'y arrivions pas également. Clairement, l'aérodynamique est notre Talon d'Achilles pour le moment et c'est sur ça que nous devons travailler le plus. Il y a une semaine, en Malaisie, nous avons vus quelques signes encourageants, mais ce n'est pas le cas ici : la voiture n'a pas changé alors que les autres ont progressé.[43] »

noire et or, de profil.
Petrov est le seul pilote Lotus-Renault à marquer des points.

Lotus Renault GP visait raisonnablement les points, en partant des 10e et 16e places. Vitaly Petrov a utilisé la stratégie à deux arrêts, la moins bonne ce week-end, et n'a donc pas vraiment pu rivaliser aux avant-postes. Il doit se contenter de la 9e place. « Finir 9ème et apporter deux points à l’équipe est toujours bon étant donnée notre position de départ. Mais nous sommes un peu déçus quand même de n’avoir pas pu rivaliser avec les meilleurs et prendre davantage de points. La stratégie était bonne, mais il nous faudra chercher où il nous sera possible de nous améliorer. Nous allons analyser les datas et voir ce qui n’a pas marché. Et nous ferons en sorte de répéter nos performances de l’Australie et de la Malaisie dès la Turquie.[44] » Nick Heidfeld manque les points (12e), du fait de ses problèmes de SREC et de sa stratégie. « Je ne suis pas content de mon résultat, même si je suis parti de la 16ème place. Mon départ n’a pas été bon, mais j’ai été agressif sur le premier virage et j’ai pu gagner quelques positions. Au bout de quelques tours, j’ai commencé à rencontrer des problèmes avec le SREC et je ne pouvais plus utiliser la pleine puissance tout le temps. Cela a rendu les dépassements difficiles et la défense aussi. Je crois que notre rythme au deuxième relais n’était pas mal, mais il restait encore difficile d’attaquer les voitures devant moi. C’est la raison pour laquelle nous avons anticipé le second changement de pneus, dans l’espoir de retrouver une piste un peu plus claire et de passer les pilotes devant moi. Malheureusement, Perez et Sutil ont stoppé au même moment et je n’ai pas pu montrer ce dont nous étions capables au dernier relais.[44] »

Monoplace blanche et noire, de profil, dans un virage.
Kobayashi récolte le seul point de l'équipe pour ce Grand Prix.

Sauber a eu une course quelque peu mitigée. En partant de la 12e et de la 13e place, l'écurie d'Hinwill pouvait viser les deux voitures dans les points à l'arrivée. Kamui Kobayashi réussit à sauver le point de la 10e place pour Sauber. « Je suis très heureux d'avoir au moins pu marquer un point aujourd'hui. J'ai pris un très bon départ et j'ai pu gagner des places. C'était important après m'être qualifié moins haut que ce que l'on voulait. En tentant de revenir sur Adrian (Sutil) au 14ème tour, nous sommes revenus sur un autre pilote et je pense qu'il ne m'a pas vu. Nous nous sommes touchés et c'est pour cela qu'il y a un trou dans le nez de la voiture. Ça n'a pas été un problème de rouler avec ça, mais ça a amené pas mal de poussière dans le cockpit. Ma combinaison blanche est sale au final, mais ce n'est pas grave. J'ai fait mon deuxième arrêt quelques tours plus tôt que prévu, mais j'ai pu faire les 26 derniers tours en pneus durs, même si je dois dire qu'après avoir doublé Paul (di Resta) à trois tours de la fin, mes pneus étaient finis.[45] » Sergio Pérez finit seulement 17e, à un tour du vainqueur, et a provoqué un accrochage avec Adrian Sutil. « Mon départ en lui-même a été acceptable, mais mon premier virage a été très mauvais et j'ai perdu quelques places. Je suis vraiment désolé pour l'accident avec Adrian (Sutil). Je suis désolé pour lui et pour mon équipe. À ce moment de la course, je voulais tirer le meilleur de mes pneus parce que j'étais sous la menace de Vitaly (Petrov), donc j'étais assez agressif. Malheureusement, j'ai perdu l'arrière quand j'étais à l'intérieur d'Adrian et je l'ai percuté. C'est vraiment dommage, parce que je n'avais jamais été aussi à l'aise dans la voiture que ce week-end.[45] »

Écuries hors des points[modifier | modifier le code]

Monoplace blanche, verte et orange, vue de trois-quarts.
Les deux pilotes Force India terminent hors des points.

Avec une 8e et une 11e place en qualifications, Force India espérait certainement engranger quelques points, en vain. Paul di Resta finit à la porte des points, 11e. « On savait que la course serait difficile en partant de là. Nous sommes passés près des points, mais je les ai manqués à la fin, avec des pneus usés. Aborder la course sans avoir fait beaucoup de relais avec beaucoup de carburant nous a peut-être un peu handicapés. Je n'avais pas un bon équilibre aéro au départ, mais dans le deuxième et le troisième relais c'était plutôt bon, juste un peu plus long que prévu parce que nous avons dû nous arrêter plus tôt pour tenter de doubler Michael (Schumacher). Une stratégie à trois arrêts nous aurait peut-être plus convenu, mais nous ne le saurons qu'avec les simulations. Mais nous avons eu de bonnes performances et je pense que nous pouvons être satisfaits. Dans l'ensemble, je reste content de la façon dont le week-end s'est déroulé vu que nous nous sommes qualifiés en Q3 et que nous sommes passés près de marquer encore des points.[46] » Accroché par Sergio Pérez, Adrian Sutil finit à une anonyme quinzième place, à un tour du vainqueur. « Je n'ai pas eu de chance dans l'accident avec Pérez, qui a compromis ma course. Mais au final nous avions aussi des problèmes de pneus, ils ne duraient pas aussi longtemps que ce que l'on pensait et j'ai souffert en permanence. Nous devons comprendre pourquoi nous n'avons pas été très rapides. En qualifications, c'était bien meilleur, donc nous allons tout analyser et je pense que c'est bien d'avoir la pause avant la prochaine course en Europe. À l'usine, l'équipe a fait du bon travail pour que nous soyons là après trois courses. Nous devons juste travailler sur ce qui s'est passé aujourd'hui pour harmoniser les performances en qualifications et en course.[46] »

Monoplace bleue et blanche, vue de profil.
Les Williams terminent pour la première fois de la saison, à l'arrivée.

Williams F1 Team a terminé son premier Grand Prix, avec les deux voitures ralliant l'arrivée. Le constat n'en reste pas moins décevant. Rubens Barrichello finit 13e. « Nous avons opté pour une stratégie à deux arrêts aujourd'hui, d'autres en ont fait trois, mais je ne pense pas que ça change quelque chose. La voiture n'est pas aussi bonne que ce qu'elle devrait, je vais travailler pour aider l'équipe à l'améliorer. Il faut que cette voiture soit meilleure et je sais que nous pouvons y arriver.[47] » Pastor Maldonado ne signe que la 18e position, à un tour du vainqueur. « Je suis content d'avoir fini la course parce que maintenant nous avons plus de données à analyser sur le comportement de la FW33 sur la distance d'une course, ce que nous n'avions pas pour le moment. Ma voiture se comportait bien, mais nous devons trouver plus de vitesse pour améliorer nos performances. Il y a une longue pause avant la Turquie et nous devons nous plonger dans les données pour progresser.[47] »

Monoplace bleu foncé et rouge, vue de profil.
Toro Rosso termine hors des points, alors qu'elle partait dans le top 10. De plus, Buemi est le seul pilote Toro Rosso à l'arrivée.

La Scuderia Toro Rosso a vécu une course compliquée. Alors que les deux voitures partaient dans le top 10, l'équipe basée à Faenza avait pour ambition, les points. Mais Toro Rosso n'a pas pu concrétiser les espoirs. Sébastien Buemi finit quatorzième. « Ce n'est pas le résultat que nous attendions donc je suis un peu déçu et frustré de ne pas être dans les points après être parti depuis une place dans les points. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé au départ, j'ai pris un mauvais envol alors que je pense avoir tout bien fait, donc j'aimerais voir les données parce que j'ai beaucoup patiné. Après, j'ai été doublé par Heidfeld et à un certain moment, j'ai senti un gros sous-virage, à tel point que la voiture devenait difficile à piloter, donc nous avons décidé de changer l'aileron avant. Cela m'a fait faire un arrêt de plus et ma course était compromise. Nous aurions pu faire bien mieux sans ça, mais c'est comme ça et nous devons voir comment progresser pour la Turquie.[48] » Jaime Alguersuari, a du mettre un terme à sa course prématurément. « Assez tôt, j'ai eu du mal avec avec l'adhérence à l'arrière, donc nous avons décidé de nous arrêter plus tôt que prévu pour le premier arrêt pour tenter de rattraper le temps perdu. Puis, juste après avoir quitté les stands, j'ai senti que la voiture était très instable et j'ai perdu un écrou puis la roue s'est détachée, donc je ne pouvais rien faire. Après avoir signé la meilleure qualification, j'espérais faire mieux même si nous savions que nous devions utiliser des pneus usés après les qualifications, donc j'ai pris le départ avec mon plus mauvais train de pneus pour faire mieux plus tard, mais ça n'a pas été le cas.[48] »

Monoplace vert foncé et jaune, de profil.
Kovalainen termine à une très satisfaisante 16e place.

Team Lotus a réalisé une performance historique, avec Heikki Kovalainen, en empochant la 16e place, sur 23 voitures restantes à l'arrivée et un tour de retard sur le vainqueur. Il devance notamment Sergio Pérez et Pastor Maldonado. « C'est notre meilleure performance. Ce n'est pas notre meilleure place à l'arrivée mais aujourd'hui nous avons battu deux voitures du milieu de plateau à la régulière donc je suis très content de ma performance et de celle de l'équipe. Nous savions que ce serait dur avec les températures fraiches hier mais aujourd'hui les températures on grimpé et nous nous attendions à pouvoir faire ce genre de course, qui rend justice à la voiture. Nous allons continuer à améliorer la voiture pour les températures plus fraiches, et nous ne pouvons que progresser.[49] » Jarno Trulli a signé une honorable 19e place, devant les Virgin et les HRT et à tour du vainqueur. « J'ai pris un bon départ et après avec Heikki, nous avons pu creuser l'écart sur les voitures de derrière et rester sur notre stratégie pour nous battre avec ceux de devant. Mon premier arrêt n'a pas été parfait et j'ai encore des problèmes avec la dégradation des pneus mais aujourd'hui, c'est un vraiment bon résultat pour l'équipe. Nous avons montré que nous progressons comme nous le voulons et c'est une grosse motivation pour tout le monde.[49] »

Monoplace rouge et blanche, vue de profil.
Les deux monoplaces Marussia Virgin sont à l'arrivée.

Les Marussia Virgin ont été dominées par les Team Lotus et finissent à deux tours du vainqueur, mais l'écurie anglo-russe sécurise les 20e et 21e places devant HRT Formula One Team. Le Belge Jérôme d'Ambrosio termine vingtième. « Je suis très content de ma course. C'est la deuxième fois que je vois l'arrivée et je suis satisfait. Je pense que nous avons progressé tout au long du week-end et mon rythme de course était bien meilleur que sur les deux courses précédentes, ce qui est également bien. Le premier tour a été bon et j'ai eu une belle bagarre avec Timo, il m'a doublé, je suis repassé devant et il m'a encore doublé. C'est le genre d'actions que j'aime. Je vois que je progresse et c'est important. Je suis impatient d'être en Turquie[50]. » Timo Glock a été dominé par son coéquipier débutant. « Ce n'était pas une bonne course pour moi, mais l'aspect positif est que nous avons les deux voitures à l'arrivée, ce qui était l'objectif. J'ai pris un bon départ et j'ai eu un bon premier tour. J'ai pu rester devant la HRT et j'ai doublé Jérôme quand il a fait une erreur au virage 13. Dans l'ensemble, nous avons un peu plus de dégradation à l'arrière. L'équipe a décidé de passer sur une stratégie à trois arrêts mais ce n'était pas le bon choix parce que j'ai souvent été dans les drapeaux bleus. Au dernier arrêt, la roue ne s'est pas détachée, ce qui m'a fait perdre quelques secondes. Dans l'ensemble, la voiture était un peu meilleure en pneus tendres, mais nous souffrons. Ce difficile début de saison est maintenant derrière nous et nous sommes impatients d'avoir les nouveautés sur lesquelles tout le monde travaille énormément en coulisses, pour que nous fassions des progrès en Turquie. Merci à tout le monde dans l'équipe et j'espère que nous aurons bientôt de meilleurs résultats.[50] »

Monoplace blanche et rouge, vue de profil.
Les deux voitures HRT sont à l'arrivée, mais dernières.

Hispania prend les deux dernières places du grand prix, à deux tours du vainqueur. Dominés par le Team Lotus et par Marussia Virgin, les deux pilotes Hispania finissent roues en roues. Vitantonio Liuzzi termine 22e, à dix-sept secondes de Timo Glock. Il a reçu une pénalité pour avoir volé le départ. « Nous avons été beaucoup plus performants qu'en Malaisie et nous avons réduit l'écart avec Virgin, notre principal rival. Malheureusement, j'ai reçu un drive-through à cause d'un problème au départ, j'ai lâché l'embrayage trop tôt et j'ai bougé avant le feu vert. Mais dans l'ensemble je suis satisfait parce que nous avons atteint notre but en voyant l'arrivée. Maintenant nous pensons à la Turquie, notre rythme a progressé par rapport à la Malaisie et il sera encore meilleur en Turquie avec les nouveautés. Notre stratégie était de faire un seul arrêt mais c'est difficile avec les pneus donc j'ai demandé à rentrer. Le deuxième arrêt nous a permis de faire de meilleurs chronos. Nous devons encore progresser. Mais nous étions à 17 secondes de Virgin et sans le drive-through, ça aurait été serré.[51] » Narain Karthikeyan termine 23e, juste derrière son coéquipier. « Nous avons atteint notre principal objectif, finir la course. Je ne pense pas que les Virgin sont très loin devant nous et c'est bien pour les prochaines courses. Après avoir atteint notre objectif aujourd'hui, maintenant nous devons améliorer la voiture et tenter d'attaquer à partir de la Turquie. Avec les nouveautés, nous serons beaucoup plus rapides à la prochaine course. Rien n'est facile en Formule 1 mais nous pourrons vraiment nous battre rapidement avec nos plus proches rivaux.[51] »

Classements généraux à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

Pilotes[52]
Pos. Pilote Écurie Points
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 68
2 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton McLaren-Mercedes 47
3 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button McLaren-Mercedes 38
4 Drapeau de l'Australie Mark Webber Red Bull-Renault 37
5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 26
6 Drapeau du Brésil Felipe Massa Ferrari 24
7 Drapeau de la Russie Vitaly Petrov Renault 17
8 Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld Renault 15
9 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 10
10 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi Sauber-Ferrari 7
11 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Mercedes 6
12 Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi Toro Rosso-Ferrari 4
13 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil Force India-Mercedes 2
14 Drapeau du Royaume-Uni Paul di Resta Force India-Mercedes 2
Constructeurs[53]
Pos. Écurie Points
1 Drapeau de l'Autriche Red Bull-Renault 105
2 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-Mercedes 85
3 Drapeau de l'Italie Ferrari 50
4 Drapeau du Royaume-Uni Renault F1 Team 32
5 Drapeau de l'Allemagne Mercedes 16
6 Drapeau de la Suisse Sauber-Ferrari 7
7 Drapeau de l'Inde Force India-Mercedes 4
8 Drapeau de l'Italie Toro Rosso-Ferrari 4

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de Chine 2011 représente :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Pirelli announce tyre choices for remaining races », sur http://www.formula1.com/default.html,‎ 7 octobre 2011 (consulté le 28 juillet 2014)
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