Grand Prix automobile des États-Unis
Grand Prix des États-Unis
| Nombre de tours | 56 |
|---|---|
| Longueur du circuit | 5,513 km |
| Distance de course | 308,405 km |
| Vainqueur 2012 | McLaren-Mercedes, 1 h 35 min 55 s 269 (vitesse moyenne : 192,912 km/h) |
|---|---|
| Pole position 2012 | Red Bull-Renault, 1 min 35 s 657 (vitesse moyenne : 207,479 km/h) |
| Record du tour en course 2012 | Red Bull-Renault, 1 min 39 s 347 (vitesse moyenne : 199,773 km/h) |
Le Grand Prix automobile des États-Unis est un événement sportif de course automobile de Formule 1 qui a eu lieu aux États-Unis pour la première fois en 1908.
Sommaire |
Historique [modifier]
Intégré au championnat du monde de Formule 1 en 1959 lors de l'épreuve disputée sur le Sebring International Raceway en Floride, le GP des États-Unis s'est fixé, après une édition 1960 sur le circuit de Riverside, à partir de 1961 et jusqu'en 1975 sur le tracé routier de Watkins Glen, dans l'État de New-York. De 1976 à 1980, le GP a continué à se tenir à Watkins Glen, mais sous l'appellation Grand Prix des États-Unis Est afin de le distinguer du Grand Prix des États-Unis Ouest, organisé à Long Beach en Californie.
Tout au long des années 1980, de nombreux GP de Formule 1 (parfois jusqu'à trois par saison) se sont tenus aux États-Unis, mais jamais sous le titre GP des États-Unis. Les appellations officielles étaient alors GP des États-Unis Est et Ouest, mais également GP de Las Vegas, GP de Detroit et GP de Dallas. Il a fallu attendre 1989 pour retrouver un GP des États-Unis, à Phoenix, dans l'Arizona. Mais après 1991, le Grand Prix des États-Unis disparut du calendrier du championnat du monde de Formule 1.
En 2000, et après neuf années d'absence, le GP des États-Unis a élu domicile à l'Indianapolis Motor Speedway, sur un tracé qui reprend pour partie le fameux quadrilatère des 500 miles d'Indianapolis, ainsi qu'un tracé routier spécialement conçu pour la Formule 1 dans la partie intérieure (l'Infield) du circuit.
Le 12 juillet 2007, la FIA annonce l'annulation de l'épreuve d'Indianapolis pour 2008. Le grand argentier de la F1 Bernie Ecclestone déclare le 4 août 2009 dans Motorsport Aktuell que si la Formule 1 devait revenir aux États-Unis cela ne serait pas à Indianapolis, où la dernière édition s'est déroulée en 2007, mais plutôt soit à Las Vegas lieu de la dernière manche du Championnat du monde de Formule 1 en 1981 et en 1982 soit à New York, même si ces projets « ne sont actuellement pas réalisables. ».
En mai 2010, la FIA annonce que le Grand Prix des États-Unis fera son retour au calendrier du championnat du monde en 2012 à Austin au Texas, sur un circuit spécialement conçu pour l'occasion. Le 1er septembre 2010, le tracé de ce nouveau circuit a été dévoilé. La construction débute en décembre 2010 et devrait se terminer en juin 2012.
Le 15 novembre 2011, Susan Combs, contrôleuse générale des finances du Texas, annonce que la subvention de 25 millions pour le Grand Prix ne sera pas versée d'avance tant que la première course n'aura pas eu lieu, surtout depuis l'annonce de l'organisation d'un Grand Prix à New York dès 2013. Le circuit des Amériques annonce dans un communiqué officiel l'arrêt du chantier tant qu'un contrat avec Bernie Ecclestone n'est pas conclu[1]. Le 16 novembre 2011, Bernie Ecclestone affirme dans une interview à Press Association que le Grand Prix des USA d'Austin est sur le point de perdre sa date au calendrier 2012 : « Nous avions un accord avec Full Throttle Productions. Tout avait été signé et gravé dans le marbre mais ensuite la COTA (les promoteurs du chantier du circuit) est venue dire qu'elle voulait gérer les choses elle-même, car elle avait des problèmes avec Tavo Hellmund, le patron de Full Throttle Productions. Ils m'ont dit qu'ils avaient le circuit et qu'ils voulaient donc trouver un accord avec moi. Je leur ai donc dit qu'ils devaient trouver un accord avec Tavo Hellmund et ils m'ont répondu que c'est ce qu'ils allaient faire mais ce n'est plus possible car nous avons annulé le contrat de Tavo qui ne l'avait pas respecté en ne fournissant pas toutes les garanties demandées. »[2] Le lendemain 17 novembre, Bernie Ecclestone annonce que, faute de garanties bancaires de la part de l'état du Texas et d'un contrat valide avec les organisateurs du Grand Prix d'une part et les promoteurs du circuit d'autre part, il est fort probable que le conseil mondial de la FIA décide, lors de la réunion du 7 décembre, d'annuler l'édition 2012 du Grand Prix[3].
Le 7 décembre 2011, Red McCombs, le principal investisseur annonce qu'un accord est conclu entre la COTA et Bernie Ecclestone : « Monsieur Ecclestone a reçu son chèque aujourd’hui pour le Grand Prix des Etats-Unis. Nous tenons à remercier les fans qui nous soutiennent, les autorités locales et les entreprises qui nous ont encouragé, l’État du Texas, le staff du Circuit des Amériques et Bernie lui-même. » Bobby Epstein, le patron du circuit déclare également : « Nos investisseurs ont cru depuis le début à ce projet qui représente un bénéfice énorme pour notre région et offre un puissant moteur économique pour l'avenir. Nous restons déterminés à atteindre notre objectif d’être des partenaires précieux pour notre communauté grâce à notre plateforme pour les sports et le divertissement. Les équipes d'ingénierie et de construction qui travaillaient sur le circuit vont reprendre immédiatement le travail pour que le circuit soit terminé à temps pour la date de la course. » Le Grand Prix des États-Unis figure donc au calendrier définitif de la saison 2012 de Formule 1[4].
Les différents circuits utilisés [modifier]
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Watkins Glen International (1961-1975)
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Circuit en ville de Phoenix (1989-1991)
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Indianapolis Motor Speedway (2000-2007)
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Circuit des Amériques (depuis 2012)
Faits marquants [modifier]
- GP des États-Unis 2005 : sur l'Indianapolis Motor Speedway se tient une course historique avec 6 voitures seulement au départ. À la suite de l'accident de Ralf Schumacher causé par la défaillance d'un pneu lors de la première journée d'essais, et suite à l'interdiction faite à Michelin de proposer des options différentes, toutes les équipes utilisant les pneumatiques Michelin se retirent à l'issue du tour de formation et seules les voitures utilisant des Bridgestone participent à la course, provoquant la fureur des spectateurs.
Palmarès du Grand Prix des États-Unis [modifier]
Notes et références [modifier]
- Olivier Ferret, « Officiel : Austin stoppe ses travaux jusqu’à nouvel ordre ! », sur motorsport.nextgen-auto.com. Mis en ligne le 15 novembre 2011, consulté le 17 novembre 2011
- Olivier Ferret, « Ecclestone : Austin risque de passer à la trappe », sur motorsport.nextgen-auto.com. Mis en ligne le 16 novembre 2011, consulté le 17 novembre 2011
- Olivier Ferret, « Ecclestone propose un report à 2013 pour Austin », sur motorsport.nextgen-auto.com. Mis en ligne le 17 novembre 2011, consulté le 17 novembre 2011
- Jean-Michel Setbon, « Le circuit d’Austin a payé Ecclestone », sur motorsport.nextgen-auto.com. Mis en ligne le 7 décembre 2011, consulté le 7 décembre 2011
Voir aussi [modifier]
Autres courses disputées aux États-Unis et ayant compté pour le championnat du monde de Formule 1.
- Grand Prix automobile des États-Unis Est (de 1976 à 1980, puis en 1982 et 1983)
- Grand Prix automobile des États-Unis Ouest (de 1976 à 1983)
- Grand Prix automobile de Las Vegas (en 1981 et 1982)
- Grand Prix automobile de Dallas (en 1984)
- Grand Prix automobile de Détroit (de 1984 à 1988)
- 500 miles d'Indianapolis (de 1950 à 1960)