Jenson Button

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jenson Button

{{{alternative}}}

Jenson Button en 2012.

Nom complet Jenson Alexander Lyons Button
Date de naissance 19 janvier 1980 (34 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la Grande-Bretagne Frome
Nationalité Drapeau de la Grande-Bretagne Britannique
Années d'activité Depuis 2000
Qualité Pilote automobile
Numéro 22 (depuis 2014)
Équipe Drapeau : Royaume-Uni Williams (2000)
Drapeau : Italie Benetton (2001)
Drapeau : France Renault (2002)
Drapeau : Royaume-Uni BAR (2003-2005)
Drapeau : Japon Honda (2006-2008)
Drapeau : Royaume-Uni Brawn (2009)
Drapeau : Royaume-Uni McLaren (Depuis 2010)
Nombre de courses 263
Pole positions 8
Meilleurs tours en course 8
Podiums 50
Victoires 15
Champion du monde 2009
Site web www.jensonbutton.com

Jenson Alexander Lyons Button MBE[1], né le 19 janvier 1980 à Frome dans le Somerset, est un pilote automobile britannique. Il court en championnat du monde de Formule 1 depuis la saison 2000 et a été sacré champion du monde en 2009 au volant d'une Brawn-Mercedes. Il court actuellement au sein de l'écurie McLaren Racing.

Jenson Button adopte un style de pilotage doux, préférant la finesse à l'agressivité, ce qui lui permet d'optimiser la gestion de ses pneumatiques et de tirer parti des conditions climatiques difficiles[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

1988-1997 : les débuts en sports mécaniques[modifier | modifier le code]

Jenson Button, dont les parents divorcent alors qu'il est âgé de sept ans, est l'unique garçon d'une famille de quatre enfants. Son père, John Button (1943-2014), vendeur de voitures d'occasion, est un ancien pilote britannique de Rallycross des années 1970 qui a notamment affronté en compétition Franz Wurz, le père d'Alexander Wurz qui deviendra lui aussi pilote de Formule 1[4]. Jenson, confié à la garde de son père les week-ends, est encouragé par celui-ci à pratiquer les sports mécaniques.

Il débute en minimoto puis passe au karting à l'âge de huit ans[5]. Ses premiers résultats s'avérant probants, John épuise les maigres économies familiales pour engager son fils dans de multiples compétitions locales. En 1989, il remporte le championnat British Super Prix et l'année suivante termine vice-champion britannique des cadets[6].

En 1991, pour sa première saison complète en karting, Jenson remporte le titre de champion cadet de Grande-Bretagne en réalisant un grand chelem en remportant l'ensemble des six courses du championnat. La même saison, il remporte également le championnat British Open en réalisant un nouveau grand chelem avec trente-quatre victoires de catégorie[7]. En 1992, Jenson passe en catégorie Junior et triomphe en championnat TKM et au British Open. L'année suivante, il devient champion junior RAC et remporte pour la troisième fois le British Open[8].

C'est en karting que le style de pilotage coulé de Button, qui deviendra sa marque de fabrique, se forge sous les conseils de Paul Lemmens (patron de l'écurie GKS) qui lui fait remarquer que son pilotage est encore trop saccadé et manque d'efficacité[9].

À partir de 1994, Button s'engage dans des compétitions européennes tout en continuant à participer aux championnats britanniques. Il remporte ainsi deux épreuves du championnat ICA Senior d'Italie, championnat qu'il remporte en 1995, saison qui le voit pointer au rang de vice-champion du monde de Formule A en karting. En 1996, Button décroche la troisième place des Championnats du Monde et d'Amérique ainsi que la cinquième place du championnat européen en catégorie Super A. Il devient champion d'Europe en catégorie Super A en 1997[10] en remportant quatre victoires.

1998-1999 : Formule Ford puis Formule 3[modifier | modifier le code]

Fort de son titre de champion d'Europe de karting, Jenson Button accède au sport automobile en 1998. Dès sa première saison, il remporte, au sein de l'écurie Haywood, le Championnat de Grande-Bretagne de Formule Ford, le Formula Ford Festival de Brands Hatch, le McLaren Autosport BRDC Award et devient vice-champion d'Europe de Formule Ford 1600[11].

Alors que ses ressources financières sont au plus mal, les 50 000 livres sterling du trophée McLaren lui permettent de passer en championnat britannique de Formule 3 dès 1999 au sein de l'écurie française Promatecme. Avec deux victoires, il termine le championnat à la troisième place finale[12]. Il se fait également remarquer par sa belle seconde place au sélectif Grand Prix de Macao de Formule 3. Grâce à ses bonnes performances en Formule 3, Button remporte en fin d'année le McLaren Young Driver Award, une récompense attribuée par un collège de spécialistes au meilleur espoir du sport automobile britannique. Cette récompense lui permet d'effectuer ses premiers tours de roue en Formule 1, sur la McLaren-Mercedes championne du monde[13] et plusieurs écuries de Formule 3000 comme SuperNova et Fortech le convient à des séances d'essais pour signer un éventuel contrat de pilote titulaire en 2000[14].

Peu de temps après, en décembre à Barcelone, il est convié à une séance d'essais par l'écurie française Prost Grand Prix. Jenson Button fait forte impression en réalisant des temps plus rapides que ceux des pilotes titulaires Jean Alesi et Nick Heidfeld[15]. Les prestations de Button sur la Prost attirent l'œil de l'équipe Williams, qui à son tour propose un test au jeune espoir britannique en janvier 2000. Jenson Button est initialement mis en concurrence avec Bruno Junqueira pour le poste de pilote essayeur. Finalement, il est titularisé pour la saison 2000 aux côtés de Ralf Schumacher[16].

Cette titularisation interpelle les habitués des paddocks de Formule 1 qui se montrent sceptiques face à l'engagement d'un pilote de vingt ans avec une très faible expérience du sport automobile (seulement une saison de Formule Ford, et une saison de Formule 3). Frank Williams semble néanmoins sûr de son recrutement puisqu'il fait signer à Button un contrat à long terme[17].

2000 : débuts réussis en Formule 1 chez Williams[modifier | modifier le code]

La Williams FW22 des débuts en championnat du monde

Jenson Button apaise rapidement les craintes le concernant en montrant d'indiscutables qualités au volant de la Williams FW22. Il marque ses premiers points dès son second départ en Formule 1 à l'occasion du Grand Prix du Brésil où il se classe sixième après s'être élancé de la neuvième place sur la grille[18].

Il entre à nouveau dans les points peu après pour son Grand Prix national où il termine cinquième après une belle qualification en troisième ligne[19]. Après un passage à vide de plusieurs courses, il retrouve le chemin des points en Autriche puis dès la course suivante en Allemagne où il se classe cinquième[20] puis quatrième[21].

Même si, sur l'ensemble de la saison, il est dominé par son coéquipier Ralf Schumacher qui inscrit un total de 24 points (grâce à huit arrivées dans les points dont trois podiums[22]), Button réalise des performances remarquées sur les circuits considérés comme les plus sélectifs du calendrier comme Spa-Francorchamps et Suzuka où il décroche deux nouvelles cinquièmes places[23],[24].

Pour sa première saison en Formule 1, Button se classe à la huitième place du championnat du monde[25] avec douze points inscrits en six occasions et devient, à 20 ans 2 mois et 7 jours, le plus jeune pilote à marquer des points au championnat du monde de Formule 1[26].

Revenant sur son début de carrière, le pilote nuance ses performances en déclarant qu'elles n'étaient pas entièrement de son fait : il avoue en effet son manque cruel d'expérience de la Formule 1 et une préparation physique et mentale inexistante. Le fait de conduire une monoplace performante au sein d'une écurie bien aguerrie a contribué à sa réussite, d'autant plus que ses erreurs lui étaient pardonnées et mises sur le compte de sa jeunesse[27].

2001-2002 : passage difficile chez Benetton et Renault[modifier | modifier le code]

Malgré ses bons débuts chez Williams, Button n'est pas en mesure de conserver sa place dans l'écurie britannique en 2001 en raison de la politique de Frank Williams qui a multiplié les contrats avec de nombreux pilotes en verve dans les différents championnats automobiles mondiaux. Frank Williams a en effet signé un contrat avec Alessandro Zanardi, double champion du monde de CART, et un contrat à long terme avec Juan Pablo Montoya, second du championnat intercontinental de F3000 en 1997 et pilote-essayeur en Formule 1 en 1998. Au jeu des chaises musicales où Zanardi en Formule 1 en 1999 laisse sa place à Montoya en CART jusqu'en 2000 où il est appelé en Formule 1 par Williams, Button est le grand perdant.

Bien que sous contrat avec Williams, Button est prêté à Benetton Formula, entretemps devenue propriété de Renault. Jenson Button se trouve confronté à la difficile mise au point de la Benetton B201 qui reçoit un inédit moteur V10 Renault Sport à angle extra large qui se révèle très complexe à mettre au point et moins puissant que ses concurrents. Button apparaît souvent dépassé par les événements et se fait largement dominer par son coéquipier Giancarlo Fisichella. Il termine dix-septième du championnat avec deux points.

Jenson Button conserve son volant pour la saison 2002 alors que l'équipe Benetton est rebaptisée Renault F1 Team. Bien que régulièrement dominé en vitesse pure par son nouvel équipier Jarno Trulli, il montre de belles qualités de finisseur en course et termine à la septième place du championnat. Bien que la côte de Button reparte à la hausse, il ne peut conserver son volant chez Renault, la direction sportive de l'écurie française préfèrant le remplacer en 2003 par le pilote-essayeur Fernando Alonso.

2003-2005 : l'éclosion chez British American Racing[modifier | modifier le code]

Jenson Button au Grand Prix de Belgique 2004
Jenson Button au Grand Prix du Canada 2005

Button trouve refuge en 2003 dans l'équipe British American Racing-Honda. Malgré la compétitivité moyenne de sa BAR 005, et également un gros accident lors des essais du Grand Prix de Monaco qui l'oblige à déclarer forfait pour la course, Button parvient à transformer sa saison en succès d'estime en prenant l'ascendant sur son coéquipier Jacques Villeneuve. Avec deux quatrièmes places comme meilleur résultat (en Autriche et au Japon), il termine la saison à la neuvième place du championnat avec dix-sept points.

En 2004, toujours chez BAR, il met à profit la nette progression de son écurie pour enfin se battre régulièrement pour les premières places. En Malaisie, il décroche le premier podium de sa carrière puis, à Imola, sa première pole position. Il termine le championnat à la troisième place finale, derrière les pilotes Ferrari Michael Schumacher et Rubens Barrichello, en totalisant dix podiums et quatre-vingt-cinq points, son meilleur résultat jusqu'alors.

Malgré l'excellent niveau de performance atteint par son équipe, Button agite le marché des transferts au cœur de l'été en annonçant de manière surprise en août 2004 son transfert chez Williams-BMW à compter de la saison 2005. Ce contrat immédiatement dénoncé par les dirigeants de BAR, qui arguent que Button doit encore honorer une saison supplémentaire chez eux. Cette version est contestée par Button et Williams, pour lesquels il existait une clause dans le contrat liant Button à BAR-Honda permettant au Britannique de partir dès la fin 2004. C'est le début de ce que la presse spécialisée ne tarde pas à appeler le Button-gate. L'affaire est tranchée au mois d'octobre par le FIA Contract Recognition Board (ou Bureau de Reconnaissance des Contrats de la FIA) qui donne raison à BAR et oblige Button et Williams à repousser à 2006 leurs retrouvailles.

En 2005, après un début de saison difficile marqué par sa disqualification au Grand Prix de Saint-Marin et l'exclusion de son équipe pour deux courses en raison d'une tricherie avérée, Button se montre à son avantage lors de la deuxième moitié de saison et termine, à partir du Grand Prix de France, dix fois consécutivement dans les points. Il obtient deux podiums en Allemagne et en Belgique et réalise sa seconde pole position au Canada. Il termine neuvième du championnat avec trente-sept points.

Malgré une saison en demi-teinte, Button exprime le désir de rester chez BAR que Honda est sur le point de racheter plutôt que d'honorer son contrat avec Williams, lâché par BMW, signé un an plus tôt. C'est le deuxième Button-gate qui, contrairement à l'année précédente, se règle à l'amiable entre BAR-Honda et Williams, Williams renonçant en effet à la venue de Button en échange d'une contrepartie financière.

2006-2008 : le doute chez Honda Racing F1 Team[modifier | modifier le code]

Button sur la Honda lors du Grand Prix du Canada 2006.
Sur la Honda lors du Grand Prix de Malaisie 2008.

Button débute la saison 2006 au sein de l'écurie désormais rebaptisée Honda Racing F1 Team, aux côtés d'un nouveau coéquipier brésilien, Rubens Barrichello, en provenance de Ferrari. Les essais hivernaux prometteurs au cours desquels les Honda réalisent des temps comparables à ceux des Renault et des Ferrari, sont porteurs de grands espoirs pour Button qui peut ambitionner d'obtenir sa première victoire et lutter pour le titre mondial.

Ses espoirs sont rapidement douchés car Honda s'enfonce au fil des courses dans une crise sportive et technique au cours de laquelle Button ne se montre pas sous son meilleur jour puisqu'il est de plus en plus souvent dominé par Barrichello. Lors du premier Grand Prix de la saison, à Bahreïn, il se qualifie troisième et termine quatrième.

En Malaisie, il signe son premier podium de la saison, le premier d'une Honda depuis 1968, après être parti en première ligne. En Australie, il obtient la pole position, mène les trois premiers tours de l'épreuve puis occupe la cinquième place quand son moteur casse en vue de l'arrivée. Après la onzième manche de la saison, Button pointe en huitième position avec seize points, comme son coéquipier Barrichello.

À partir du Grand Prix d'Allemagne, que Button termine à la quatrième place, Honda et Button font leur retour au premier plan. Ce retour en forme se concrétise le 6 août 2006, à l'occasion du Grand Prix de Hongrie où, parti de la quatorzième place à la suite d'une pénalité aux essais due à une casse moteur, Button revient rapidement aux premières places grâce à la pluie. À l'issue de la dernière salve de ravitaillements, il se hisse à la première place de l'épreuve, qu'il remporte, obtenant sa première victoire en Grand Prix pour son 113e départ. Lors des cinq dernières épreuves, il ne quitte plus les cinq premières places et termine troisième du Brésil, dernière manche de l'année. Il termine sixième du championnat du monde avec 56 points.

La saison 2007, que Jenson dispute encore chez Honda Racing F1 Team aux côtés de Rubens Barrichello, vire à la catastrophe puisqu'il doit attendre la huitième épreuve de la saison, en France à Magny-Cours, pour marquer son premier point et le premier de l'écurie, en terminant huitième. Il réalise son meilleur résultat en fin de saison sous la pluie lors du Grand Prix de Chine, qu'il achève en cinquième position. Il termine quinzième avec six points, ayant inscrit tous les points de Honda en 2007.

Toujours chez Honda en 2008, il met à profit les légers progrès de son écurie attribués en partie à l'arrivée fin 2007 de l'ingénieur Ross Brawn pour réaliser des performances en hausse, ponctuées notamment par les trois points de la sixième place à l'issue du Grand Prix d'Espagne. Mais le reste de la saison, il lutte en fond de grille. Il termine dix-huitième du championnat avec trois points, son pire classement depuis le début de sa carrière alors que son équipier Rubens Barrichello termine quatorzième avec onze points.

2009 : la consécration chez Brawn GP[modifier | modifier le code]

Button au volant de la Brawn lors du Grand Prix de Turquie 2009.

Le 5 décembre 2008, à la suite de l'annonce par Honda de son retrait de la Formule 1, l'avenir de Jenson Button en Formule 1 est un temps menacé. Après avoir consenti une forte baisse de son salaire, il conserve sa place au sein de la structure de Brackley, rebaptisée Brawn GP Formula One Team après son rachat par Ross Brawn.

Dès le premier Grand Prix de la saison, il décroche la pole position devant son coéquipier Rubens Barrichello et gagne le premier Grand Prix de la saison devant lui. En Malaisie, il sort vainqueur d'une course difficile disputée sous la pluie et arrêtée au trente-et-unième des cinquante-six tours. Le 19 avril 2009, en Chine, s'il ne peut empêcher Sebastian Vettel de s'imposer, il termine sur la troisième marche du podium. À Bahreïn, Barcelone et Monaco, il signe trois nouvelles victoires et peut légitimement prétendre à la couronne mondiale.

En Turquie, Button laisse la pole position à Vettel mais l'accompagne en première ligne. Après une erreur de Vettel dans le premier tour, Button prend la tête de l'épreuve et signe sa sixième victoire de la saison en sept départs, ce qui lui permet de mener le championnat avec 26 points d'avance sur son coéquipier qui est également son plus proche rival. La suite de la saison est plus difficile puisqu'il est dominé par Vettel, son principal rival au championnat, et Barrichello, son coéquipier qui signe deux victoires à Valence et à Monza. En Italie, Button décroche la deuxième place, remontant ainsi sur le podium après une diète de cinq Grands Prix. Il aborde ainsi le Grand Prix du Japon avec 15 points d'avance au championnat sur Rubens Barrichello à trois Grands Prix du terme de la saison. Il s'y classe huitième derrière le Brésilien, lui cédant ainsi un point. La bonne opération est pour Vettel qui gagne la course et revient à seize points du pilote anglais.

Le 18 octobre 2009, à l'issue du Grand Prix du Brésil, il est sacré champion du monde de Formule 1, en terminant cinquième de la course, alors que ses rivaux pour le titre, Rubens Barrichello (huitième) et Sebastian Vettel (quatrième), marquent un nombre insuffisant de points pour espérer le rattraper lors du dernier Grand Prix. Il termine le dernier Grand Prix de la saison à la troisième place.

2010 : arrivée chez McLaren[modifier | modifier le code]

Jenson Button au Grand Prix du Canada 2010
Jenson Button devant son coéquipier au Grand Prix du Japon 2010

Le 18 novembre 2009, Jenson Button signe chez McLaren[28]. Lors du Grand Prix inaugural, à Bahreïn, il se classe septième alors que son coéquipier Lewis Hamilton monte sur la troisième marche du podium. Le 28 mars, lors du second Grand Prix de la saison en Australie, il remporte la victoire, sa seconde consécutive à l'Albert Park. Lors du Grand Prix de Malaisie, il termine huitième de l'épreuve après être parti en fond de grille. En Chine, Button remporte sa seconde victoire de la saison et prend la tête du championnat qu'il conserve en terminant cinquième en Espagne. Il abandonne à Monaco, où il avait gagné l'année précédente, à cause d'une erreur de ses mécaniciens ayant entrainé une surchauffe moteur, perdant ainsi la tête du championnat. En Turquie, profitant de l'accrochage entre les deux Red Bull en tête, il se classe second derrière son coéquipier et remonte à la seconde place du championnat. Il termine à nouveau second au Canada, à nouveau derrière son coéquipier, puis termine troisième en Europe. À Silverstone, parti de la quatorzième position, il termine au pied du podium.

La suite de la saison s'avère plus difficile avec des résultats plus faibles, notamment une huitième place en Hongrie. L'espoir revient au Grand Prix de Belgique lorsque, après un très bon départ, il est deuxième derrière son coéquipier. Cependant, Sebastian Vettel l'accroche alors qu'il essayait de le dépasser et Button abandonne. Lors du Grand Prix d'Italie, deux semaines plus tard, qualifié en première ligne (son meilleur résultat à ce stade de la saison), Button prend un très bon départ et se retrouve en tête au premier virage devant le poleman Fernando Alonso. Cette course-poursuite entre les deux hommes dure pendant 37 tours puis, à la faveur d'un changement de pneumatiques, Alonso passe en tête de la course, Button terminant second.

Le 6 novembre 2010, en marge du Grand Prix du Brésil, Jenson Button, accompagné de son père John, de son physiothérapeute Mike Collier et de son manager Richard Goddard, est la cible, à Sao Paulo, d'une attaque par six hommes armés de mitraillettes alors qu'il se rendait à son hôtel après avoir quitté le circuit d'Interlagos. Son chauffeur, un policier, a su se frayer un chemin dans le trafic en percutant plus de cinq voitures afin d’éviter les assaillants[29]. Lors de cette manche que Button termine cinquième et n'est plus en mesure de devenir champion. Lors de la dernière course de la saison, à Abou Dhabi, après avoir attendu le plus possible pour changer de pneus, il termine troisième derrière son coéquipier et se classe cinquième du championnat du monde.

2011 : vice-champion du monde[modifier | modifier le code]

Jenson Button après sa victoire au Grand Prix du Canada 2011
Jenson Button après sa victoire au Grand Prix de Hongrie 2011
Jenson Button à Monza en 2011

En 2011, après des essais hivernaux difficiles au volant d'une monoplace lente et peu fiable, Jenson Button arrive à Melbourne dans l'expectative. Or McLaren a réalisé d'importants changements sur la MP4-26 et Button se qualifie en quatrième position du Grand Prix inaugural. Il est néanmoins dominé par Lewis Hamilton, écope d'un drive-through pour avoir dépassé Felipe Massa en coupant un virage et termine la course en sixième position.

En Malaisie, mettant à profit sa bonne gestion des pneumatiques, il termine second derrière Sebastian Vettel. En Chine, Button se qualifie sur la première ligne aux côtés de Sebastian Vettel. Longtemps troisième en course, il rate un arrêt au stand en stoppant dans le stand Red Bull et termine la course quatrième après s'être fait dépasser par Mark Webber dans les derniers tours. En Turquie, sa stratégie osée de gestion des pneumatiques ne fonctionne pas comme souhaité et il doit se contenter de la sixième place. Après quatre Grands Prix, Jenson Button pointe à la quatrième place du championnat du monde avec 47 points de retard sur Sebastian Vettel.

En Espagne, après un mauvais départ qui le relègue à la dixième place dès le premier tour, il se classe troisième derrière Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, à nouveau grâce à une bonne gestion de ses pneumatiques. À Monaco, Jenson Button part depuis la deuxième place sur la grille et, à moins de dix tours de l'arrivée, il est revenu sur Fernando Alonso et Sebastian Vettel : les trois pilotes se tiennent en moins d'une seconde mais Button a l'avantage d'avoir les pneus les plus neufs. Un carambolage à la chicane de la Piscine entraîne l'arrêt anticipé de la course, Vettel l'emporte donc devant Alonso et Button.

Au Canada, Jenson Button, septième sur la grille de départ, connaît une course mouvementée dans des conditions très changeantes : après cinq arrêts aux stands, un accrochage avec son coéquipier Lewis Hamilton au septième tour, un accrochage avec Fernando Alonso au trente-septième tour, et un drive-through pour avoir roulé trop vite derrière la voiture de sécurité au treizième tour, il pousse Vettel à la faute dans le dernier tour et s'impose après une remontée depuis la dernière place, ce qui lui permet de pointer à la deuxième place du championnat du monde, derrière Vettel.

Les trois courses suivantes sont moins prolifiques pour le pilote britannique : à Valence, il se qualifie sixième et termine la course à la même place. À Silverstone, il abandonne pour la première fois de l’année après la perte d'une roue à la suite de son dernier arrêt aux stands. En Allemagne, il abandonne à nouveau à cause d'un problème hydraulique.

À l'occasion de son deux centième Grand Prix, en Hongrie, dans des conditions humides, il décroche la onzième victoire de sa carrière après une passe d'armes avec son coéquipier Lewis Hamilton. En Belgique, il décroche une troisième place après s'être élancé de la treizième position sur la grille de départ. En Italie puis à Singapour, il finit deuxième derrière Sebastian Vettel. Il reste alors le seul pilote en dehors de Vettel à pouvoir être titré.

Au Japon, comme pour célébrer sa prolongation de contrat avec McLaren-Mercedes, il remporte sa troisième victoire de la saison, la douzième de sa carrière, mais ne peut empêcher Sebastian Vettel de conquérir le titre. À quatre Grands Prix de la fin de la saison, Jenson Button est deuxième du championnat avec 210 points, huit de plus que son poursuivant Fernando Alonso et trente-deux de plus que son coéquipier Lewis Hamilton. En Corée du Sud, il finit au pied du podium après s'être qualifié en troisième position. En Inde, quatrième sur la grille, il double Fernando Alonso et Mark Webber dès le départ et se classe deuxième de la course derrière Sebastian Vettel. À Abou Dabi, troisième sur la ligne de départ, il termine à la même place après une course rendue difficile par un dysfonctionnement de son système de récupération de l'énergie cinétique. À Interlagos, il termine troisième après être parti de cette même position. Jenson Button boucle la saison 2011 avec huit podiums lors des neuf dernières courses, et obtient le titre de vice-champion du monde.

2012 : troisième saison chez McLaren-Mercedes[modifier | modifier le code]

Jenson Button au Grand Prix de Malaisie en 2012
Jenson Button au Grand Prix des États-Unis en 2012

Jenson Button se qualifie deuxième en Australie, juste derrière son coéquipier Lewis Hamilton. Il prend un meilleur départ et s'empare de la tête de la course dès le premier virage. Une habile gestion de ses pneumatiques lui permet remporter sa première victoire de la saison devant Sebastian Vettel[30]. En Malaisie, les McLaren monopolisent à nouveau la première ligne, Button partant en deuxième position. Au quinzième tour, alors qu'il occupe la treizième place, il percute la HRT de Narain Karthikeyan, ce qui l'oblige à rentrer au stand pour changer son aileron avant. Reparti vingt-et-unième, il termine quatorzième de l'épreuve et rétrograde ainsi à la troisième place du championnat.

En Chine, il se qualifie cinquième à la suite de la pénalité de son coéquipier Hamilton et termine second de la course. À Bahreïn, malgré une course solide, il abandonne au cinquante-cinquième tour à cause d'une rupture d'échappement. En Espagne, il se classe neuvième, juste derrière son coéquipier. À Monaco, il se qualifie à la treizième place puis abandonne en course à la suite d'un accrochage avec Heikki Kovalainen. Lors du Grand Prix du Canada, il s'élance dixième et termine seizième à un tour de son coéquipier qui remporte l'épreuve. En Europe, il se qualifie à la neuvième place et termine huitième de la course. Lors de son Grand Prix national, il se qualifie à la seizième place, sa pire position depuis 2008[31]. Le lendemain, il termine dixième tandis que son coéquipier est huitième.

Les choses s'arrangent en Allemagne où il se qualifie sixième et termine troisième avant de gagner une place sur tapis vert à la suite d'une pénalité de vingt secondes infligée à Sebastian Vettel pour l'avoir dépassé hors-piste. En Hongrie, il se qualifie quatrième et termine sixième alors que son coéquipier s'impose après avoir obtenu la pole position. À l'occasion du Grand Prix de Belgique, il réalise sa première pole position de la saison, sa première depuis 2009, sa première en Belgique et sa première pour le compte de l'écurie McLaren Racing. Le lendemain, il mène le Grand Prix de bout en bout et s'impose pour la quatorzième fois de sa carrière.

En Italie, Jenson réalise le deuxième temps des qualifications derrière son coéquipier mais le lendemain il abandonne la course alors qu'il était deuxième. Lors du dernier Grand Prix de la saison, à Interlagos, il est à nouveau second en qualification, derrière son coéquipier Lewis Hamilton. Il termine l'année comme il l'a commencée, par une victoire qui lui permet de ravir la cinquième place du championnat du monde à Mark Webber avec 188 points.

2013 : saison difficile chez McLaren-Mercedes[modifier | modifier le code]

Button lors du Grand Prix d'Italie 2013.

Lors du Grand Prix inaugural, en Australie, Jenson Button se qualifie à la dixième place pour terminer neuvième de l'épreuve. En Malaisie, il s'élance de la huitième place mais doit abandonner au cinquante-troisième tour à la suite d'une erreur de ses mécaniciens qui ont mal fixé sa roue avant droite. En Chine, huitième devant Sebastian Vettel, il termine cinquième de la course. À Bahrein, dixième des qualifications, il lutte pendant toute la course contre son coéquipier Sergio Pérez et il conserve sa position de départ.

En Espagne, seulement qualifié en quatorzième position, il parvient à terminer huitième de la course, devant son coéquipier. À Monaco, il s'élance neuvième, deux places derrière son coéquipier ; après une lutte contre Pérez, il termine sixième. Button n'atteint pas la zone des points au Canada (douzième, juste derrière son coéquipier) et en Grande-Bretagne (treizième). Il renoue avec les points en Allemagne (sixième) puis confirme en Hongrie (septième).

En Belgique, il part sixième et termine à la même place en course et en Italie, il termine dixième. La tournée asiatique lui permet d'engranger des points puisqu'il se classe septième à Singapour, devant son coéquipier, huitième en Corée et neuvième au Japon. Il termine hors des points en Inde (quatorzième quand Pérez est cinquième) puis à Abou Dhabi (douzième).

Button se classe ensuite dixième du Grand Prix des États-Unis, et obtient son meilleur résultat de la saison lors de la dernière manche, au Brésil, où il termine au pied du podium. Il se classe neuvième du championnat du monde avec 73 points.

2014 : cinquième saison chez McLaren-Mercedes[modifier | modifier le code]

Lors du Grand Prix inaugural, en Australie, Jenson Button se qualifie onzième et termine troisième de la course, derrière son coéquipier Kevin Magnussen. À nouveau qualifié en dixième place lors du Grand Prix de malaisie, il termine sixième de l'épreuve. À Bahreïn, sixième sur la grille de départ, il doit, comme son coéquipier, abandonner en fin d'épreuve à cause d'un problème d'embrayage.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Button de retour aux stands après sa victoire au Grand Prix de Hongrie 2006.

À l'issue du Grand Prix d'Espagne 2014

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2000 BMW Williams F1 Team FW22 BMW V10 Bridgestone 17 0 0 0 0 6 6 12 8e
2001 Mild Seven Benetton Renault B201 Renault V10 Michelin 17 0 0 0 0 1 6 2 17e
2002 Mild Seven Renault F1 Team R202 Renault V10 Michelin 17 0 0 0 0 7 5 14 7e
2003 Lucky Strike BAR Honda 005 Honda V10 Bridgestone 15 0 0 0 0 7 5 17 9e
2004 Lucky Strike BAR Honda 006 Honda V10 Michelin 18 1 0 10 0 15 3 85 3e
2005 Lucky Strike BAR Honda 007 Honda V10 Michelin 16 1 0 2 0 10 3 37 9e
2006 Lucky Strike Honda Racing F1 Team RA106 Honda V8 Michelin 18 1 1 3 0 11 4 56 6e
2007 Honda Racing F1 Team RA107 Honda V8 Bridgestone 17 0 0 0 0 3 6 6 15e
2008 Honda Racing F1 Team RA108 Honda V8 Bridgestone 18 0 0 0 0 1 4 3 18e
2009 Brawn GP Formula One Team BGP 001 Mercedes V8 Bridgestone 17 4 6 9 2 16 1 95 Champion
2010 Vodafone McLaren Mercedes MP4-25 Mercedes V8 Bridgestone 19 0 2 7 1 16 2 214 5e
2011 Vodafone McLaren Mercedes MP4-26 Mercedes V8 Pirelli 19 0 3 12 3 17 2 270 2e
2012 Vodafone McLaren Mercedes MP4-27 Mercedes V8 Pirelli 20 1 3 6 2 14 4 188 5e
2013 Vodafone McLaren Mercedes MP4-28 Mercedes V8 Pirelli 19 0 0 0 0 14 1 73 9e
2014 McLaren Mercedes MP4-29 Mercedes V6 Pirelli 15 0 0 1 0 11 2 94 7e

Victoires en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

# Année Manche Date Grand Prix Circuit Grille Écurie Voiture Résumé
1 2006 13/18 6 août 2006 Hongrie Hungaroring 14e Honda RA106 Résumé
2 2009 1/17 29 mars 2009 Australie Melbourne Pole position Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
3 2009 2/17 5 avril 2009 Malaisie Sepang Pole position Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
4 2009 4/17 26 avril 2009 Bahreïn Sakhir 4e Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
5 2009 5/17 10 mai 2009 Espagne Barcelone Pole position Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
6 2009 6/17 24 mai 2009 Monaco Monaco Pole position Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
7 2009 7/17 7 juin 2009 Turquie Istanbul Park 2e Brawn-Mercedes BGP 001 Résumé
8 2010 2/19 28 mars 2010 Australie Melbourne 4e McLaren-Mercedes MP4-25 Résumé
9 2010 4/19 18 avril 2010 Chine Shanghai 5e McLaren-Mercedes MP4-25 Résumé
10 2011 7/19 12 juin 2011 Canada Montréal 7e McLaren-Mercedes MP4-26 Résumé
11 2011 11/19 31 juillet 2011 Hongrie Hungaroring 3e McLaren-Mercedes MP4-26 Résumé
12 2011 15/19 9 octobre 2011 Japon Suzuka 2e McLaren-Mercedes MP4-26 Résumé
13 2012 1/20 18 mars 2012 Australie Melbourne 2e McLaren-Mercedes MP4-27 Résumé
14 2012 12/20 2 septembre 2012 Belgique Spa-Francorchamps Pole position McLaren-Mercedes MP4-27 Résumé
15 2012 20/20 25 novembre 2012 Brésil Interlagos 2e McLaren-Mercedes MP4-27 Résumé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jenson Button promu MBE, sur formula1.com, consulté le 31 décembre 2009
  2. « Button a su économiser ses pneus », sur news.sportauto.fr,‎ 26 mai 2009 (consulté le 1er juillet 2011)
  3. « Surprise, c'est Button ! », sur lefigaro.fr,‎ 19 avril 2011 (consulté le 1er juillet 2011)
  4. Origine familiale de Jenson Button dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  5. Jenson Button débute en sport mécanique à 8 ans dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  6. Premiers titres de Button en karting sur statsf1.com, consulté le 11 juillet 2009
  7. Domination sans partage de Button en karting sur statsf1.com, consulté le 11 juillet 2009
  8. Button devient champion junior en karting sur statsf1.com, consulté le 11 juillet 2009
  9. Button forge son style de pilotage coulé dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  10. Premiers titres en karting pour Button dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  11. Débuts réussis en Formule Ford 1600 sur statsf1.com, consulté le 11 juillet 2009
  12. Des débuts prometteurs en sport automobile dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  13. Débuts en Formule 1 chez McLaren dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  14. Button testé en F3000 sur statsf1.com, consulté le 11 juillet 2009
  15. Test probant en Formule 1 chez Prost Grand Prix dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  16. Titulaire en Formule 1 chez Williams dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 24
  17. Frank Williams fait confiance à Button dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 23
  18. Button inscrit son premier point en Formule 1 sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  19. Button cinquième pour son GP national sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  20. Button cinquième en Autriche sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  21. Button quatrième en Allemagne sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  22. Classement général de la saison 2000 sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  23. Button cinquième à Spa sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  24. Button cinquième à Suzuka sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  25. Button huitième du championnat du monde 2000 sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  26. Button devient le plus jeune pilote à inscrire un point en F1 sur statsf1.com, consulté le 10 juillet 2009
  27. Jenson Button avoue son inexpérience en 2000 dans F1i magazine no 57, juillet-août 2009 p. 24
  28. Jenson Button signe chez McLaren, sur f1-live.com, consulté le 18 novembre 2009
  29. Button échappe à une attaque à main armée, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 7 novembre 2010
  30. GP de Melbourne Jenson Button de bout en bout, sur automoto365.com, mis en ligne le 18 mars 2012
  31. http://www.statsf1.com/fr/jenson-button/grille.aspx?p=16

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]