Championnat du monde de Formule 1 2014

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Championnat du monde de Formule 1 2014

Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 65e
Participants 22 pilotes
Nombre de manches 19 Grands Prix
Site web officiel
Palmarès
Champion pilote ?
Champion constructeur ?

Navigation

Le championnat du monde de Formule 1 2014 est la 65e édition du championnat du monde des pilotes de Formule 1. Il comporte dix-neuf Grand Prix, démarre à Melbourne le 16 mars, et s'achève à Abou Dabi le 23 novembre. Il est notamment marqué par l'adoption de nouveaux règlements techniques et sportifs : les moteurs V8 atmosphériques des monoplaces sont remplacés par des propulseurs V6 turbocompressés ; l'attribution des points est doublée pour la dernière manche du championnat à Abou Dabi (soit 50 au premier, 36 au deuxième etc.) ; les pilotes gardent les mêmes numéros d'une saison sur l'autre, sauf le no 1 attribué au champion du monde ; le Grand Prix d'Autriche fait son retour au calendrier et un nouveau Grand Prix est organisé, en Russie, à Sotchi.

Repères de début de saison[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Débuts en tant que pilote titulaire de :

Transferts :

Départs :

Retours :

Débuts en tant que pilote essayeur de :

Écuries[modifier | modifier le code]

Grands Prix[modifier | modifier le code]

Le calendrier 2014 comprendra 19 Grands Prix, comme en 2013[22],[23],[24] :

Essais[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, les écuries Red Bull, Mercedes, Ferrari et Toro Rosso prennent part à des essais des pneumatiques Pirelli avec leurs voitures 2013 sur le circuit international de Sakhir[25].

En janvier 2014, toutes les équipes, sauf Lotus qui n'est pas prête, participent aux premiers essais hivernaux à Jerez en Espagne. Les nouvelles monoplaces, de conception largement différentes de celles de 2013, y font leurs premiers tours de roues[26].

Deux séances d'essais suivent, fin février et début mars, sur le Circuit international de Sakhir à Bahreïn afin d'affiner les performances et surtout de fiabiliser le nouveau matériel[27].

Enfin, quatre séances d'essais privés de deux jours sont organisées pour Pirelli par la FIA en cours de saison, à la suite de quatre Grand Prix, et sur les circuits où ils viennent de se disputer[28].

Calendrier des essais
Date Session Écuries Circuit Lieu
2013 17-19 décembre Essais hivernaux Toutes Circuit international de Sakhir Drapeau : Bahreïn Bahreïn
2014 28-31 janvier Essais hivernaux Circuit permanent de Jerez Drapeau : Espagne Espagne
19-22 février Essais hivernaux Circuit international de Sakhir Drapeau : Bahreïn Bahreïn
27 février-2 mars Essais hivernaux Circuit international de Sakhir Drapeau : Bahreïn Bahreïn
8-9 avril Essais privés (Pirelli) Jour 1 : Caterham
Jour 2 : Mercedes et Williams
Circuit international de Sakhir Drapeau : Bahreïn Bahreïn
13-14 mai Essais privés (Pirelli) Jour 1 : Sauber et Toro Rosso
Jour 2 : McLaren et Force India
Circuit de Barcelone Drapeau : Espagne Espagne
8-9 juillet Essais privés (Pirelli) Jour 1 : Ferrari et Lotus
Jour 2 : Red Bull et Marussia
Circuit de Silverstone Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne
25-26 novembre Essais privés (Pirelli) Toutes Circuit Yas Marina Drapeau : Émirats arabes unis Abou Dabi

Réglementation[modifier | modifier le code]

Règlement sportif : les nouveautés[modifier | modifier le code]

  • Les pilotes gardent désormais le même numéro (entre 2 et 99) sur leurs casques et sur leurs voitures durant l'ensemble de leur carrière, à l'exception du no 1 attribué au champion du monde en titre d'une saison sur l'autre.
  • Quatre séances d'essais de deux jours sont organisées durant la saison, le mardi et le mercredi suivant des Grands Prix européens à définir en fonction du calendrier 2014.
  • Afin de favoriser l'action en piste lors des essais du vendredi, les pilotes ont droit à un train de pneumatiques supplémentaire.
  • Le format des qualifications est modifié pour rendre incontournable la participation à la Q3, parfois boudée pour économiser des pneus[29]. Les pilotes recevront un train de pneumatiques supplémentaire de la gomme la plus tendre disponible lors du week-end, train utilisable uniquement pendant la Q3. De plus, la durée de la Q3 est allongée de 10 à 12 minutes (la Q1 passe, pour compenser, de 20 à 18 minutes). Les pilotes prendront le départ sur les pneumatiques utilisés lors de leur meilleur tour en Q2.
  • L'attribution des points est doublée pour la dernière manche du championnat à Abou Dabi. Ainsi, le vainqueur remporte cinquante points, le deuxième trente-six, le troisième trente...
  • Introduction d'un permis à points : chaque pilote dispose de 12 points, une fois ce quota dépassé, le pilote reçoit un Grand Prix d’exclusion. Les sanctions vont de 1 à 3 points.
  • Une nouvelle pénalité de 5 secondes lors d'un arrêt au stand programmé est désormais à la disposition des commissaires en plus des drive-through et stop-and-go[30].

Règlement technique : les nouveautés[modifier | modifier le code]

  • La motorisation passe à un V6 turbocompressé de 1 600 cm³ (1 seul échappement) dont le régime maximum est limité à 15 000 tr/min. Il est complété par deux SREC, pouvant délivrer une puissance additionnelle d'environ 160 chevaux pendant 33 secondes sur un tour.
  • Les monoplaces ne peuvent embarquer que 100 kg de carburant pour couvrir la distance d'un Grand Prix, soit 50 kg de moins qu'en 2013.
  • Les pilotes disposent de cinq moteurs pour une saison au lieu de huit. Chaque moteur supplémentaire est sanctionné par un départ depuis la voie des stands.
  • Les boîtes de vitesses, qui passent de 7 à 8 rapports (lesquels resteront fixes pour toute la saison), doivent être utilisées durant six courses au lieu de cinq.
  • Les monoplaces sont plus lourdes, passant de 642 à 691 kg à cause du poids plus important du nouveau bloc propulseur et de la nouvelle structure des pneus en kevlar[30].
  • Le nez des monoplaces est une nouvelle fois abaissé pour améliorer la sécurité. La hauteur du museau ne peut pas dépasser les 185 mm contre 550 en 2013, celle du châssis passant de 625 à 525 mm au niveau du train avant.
  • L'aileron avant est plus étroit de 15 cm1 650 mm) et la surface de l'aileron arrière est diminuée.
  • Une nouvelle structure de protection latérale est mise en place.
  • L’utilisation des souffleries est encore limitée[31].
  • Sebastian Vettel court avec le no 1 attribué au champion du monde en titre, mais son choix s'est porté sur le no 5 pour l'ensemble de sa carrière[32].
  • Le no 13 revient en Formule 1 grâce à Pastor Maldonado. Il a pour la dernière fois été porté par Divina Galica en 1976[33].

Pilotes et monoplaces[modifier | modifier le code]

Pilotes et monoplaces de la saison 2014
Écurie Constructeur Châssis Moteur Pneus no [32] Pilotes Pilotes d'essais
Drapeau de l'Autriche Infiniti Red Bull Racing Red Bull RB10 Renault P 1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi
Drapeau du Portugal António Félix da Costa
3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo[4]
Drapeau de l'Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes-Benz F1 W05
F1 W05 Hybrid
Mercedes AMG P 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton
6 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Ferrari F14 T Ferrari P 14 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Drapeau de l'Espagne Marc Gené[34]
Drapeau de l'Espagne Pedro de la Rosa[34]
Drapeau de l'Italie Davide Rigon[34]
7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen[5]
Drapeau du Royaume-Uni Lotus F1 Team Lotus E22 Renault P 8 Drapeau de la France Romain Grosjean[8] Drapeau de la France Charles Pic[13]
Drapeau de la France Nicolas Prost
13 Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado[8]
Drapeau du Royaume-Uni McLaren Mercedes McLaren MP4-29 Mercedes AMG P 22 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne[17]
20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen[2]
Drapeau de l'Inde Sahara Force India F1 Team Force India VJM07 Mercedes AMG P 27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg[9] Drapeau de l'Espagne Daniel Juncadella[35]
11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez[10]
Drapeau de la Suisse Sauber F1 Team Sauber C33 Ferrari P 99 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil[11] Drapeau de la Russie Sergey Sirotkin[15]
Drapeau des Pays-Bas Giedo Van der Garde[12]
Drapeau de la Suisse Simona de Silvestro[16]
21 Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez[36]
Drapeau de l'Italie Scuderia Toro Rosso Toro Rosso STR9 Renault P 25 Drapeau de la France Jean-Éric Vergne
26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat[1]
Drapeau du Royaume-Uni Williams Martini Racing Williams FW36 Mercedes AMG P 19 Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau du Brésil Felipe Nasr[18]
Drapeau du Royaume-Uni Susie Wolff
77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas
Drapeau de la Russie Marussia F1 Team Marussia MR03 Ferrari P 17 Drapeau de la France Jules Bianchi
4 Drapeau du Royaume-Uni Max Chilton
Drapeau de la Malaisie Caterham F1 Team Caterham CT05 Renault P 10 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi[3] Drapeau des Pays-Bas Robin Frijns[3]
Drapeau des États-Unis Alexander Rossi[3]
Drapeau de la France Nathanaël Berthon[19]
Drapeau de la Colombie Julián Leal[20]
9 Drapeau de la Suède Marcus Ericsson[3]

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat[modifier | modifier le code]

Grand Prix d'Australie[modifier | modifier le code]

Le stand Mercedes à Melbourne
Le stand Williams à Melbourne
Le stand Caterham à Melbourne
Le stand Force India à Melbourne

Vingt pilotes s'alignent sur la grille, Max Chilton et Romain Grosjean s'élançant depuis la voie des stands. Alors que la procédure de départ est engagée, Jules Bianchi signale qu'il n'est pas en mesure de prendre le départ ; Charlie Whiting annule le premier départ et relance les voitures pour un second tour de formation, la course étant concomitamment amputée d'un tour. Bianchi rejoignant son coéquipier et son compatriote dans la voie des stands, dix-neuf pilotes se présentent sur la grille de départ. À l'extinction des feux, Nico Rosberg prend un excellent envol qui lui permet de s'engouffrer en tête dans le premier virage. Le novice Kevin Magnussen effectue un énorme travers et manque de sortir de la piste, ce qui empêche Fernando Alonso de se battre pour les positions de tête. Kamui Kobayashi, en proie à une défaillance de son système de freinage, harponne Felipe Massa : les deux abandonnent. Pénalisé par un drive-through pour s'être placé sur la grille en retard, Grosjean observe sa pénalité dès la fin du premier tour ; Sergio Pérez et Esteban Gutiérrez, victimes collatérales des frictions du premier virage, ainsi que Bianchi, rentrent également au stand[37],[38],[39],[40].

Au deuxième passage sur la ligne de chronométrage, Rosberg précède Daniel Ricciardo, Magnussen, Lewis Hamilton qui tenait la pole position, Nico Hülkenberg, Alonso, Jean-Éric Vergne, Kimi Räikkönen, Daniil Kvyat, Valtteri Bottas et Jenson Button. Dès le quatrième tour, Lewis Hamilton rentre à son stand pour abandonner, imité au tour suivant par Sebastian Vettel qui explique que sa monoplace a perdu sa puissance dès le second tour de formation[37],[38],[39].

Rosberg creuse un écart de 5 secondes sur Ricciardo en huit tours tandis que Magnussen, solide troisième, devance Hülkenberg et Alonso. Bottas prend l'avantage sur Räikkönen puis se lance à l'attaque du duo Alonso-Hülkenberg lorsqu'il touche le muret et crève son pneu arrière droit. Alors qu'il tente de regagner son stand, il perd son pneu ainsi qu'un morceau de sa jante, ce qui provoque l'intervention de la voiture de sécurité. Button et Pérez s'engouffrent dans la voie des stands pour changer de pneus, imités par le reste du peloton au tour suivant. Derrière la voiture de sécurité, Rosberg devance Ricciardo, Magnussen, Hülkenberg, Alonso, Button, Vergne, Räikkönen, Adrian Sutil, Kvyat, Pastor Maldonado, Marcus Ericsson, Grosjean, Chilton, Gutiérrez, Bottas, Pérez et Bianchi[37],[38],[39].

À la relance, au quinzième tour, alors qu'il ne reste que dix-sept voitures en piste, Rosberg se détache puis augmente régulièrement son avance qui atteint 5 secondes au vingtième passage. Au vingt-huitième passage, à la mi-course, Rosberg possède 10 secondes d'avance sur Ricciardo ; Magnussen est à 7 secondes, Hülkenberg et Alonso menant un groupe composé de Button, Vergne et Räikkönen encore 6 secondes derrière. Marcus Ericsson abandonne alors que Grosjean effectue son premier arrêt au stand ; peu après, son coéquipier Maldonado abandonne dans le trente-deuxième tour : il ne reste plus que quinze voitures en course. Button et Pérez rentrent au stand, à nouveau de conserve, au tour suivant pour chausser de nouvelles gommes. Hülkenberg et Vergne rentrent au trente-quatrième tour, Alonso et Sutil au suivant, imités ensuite par Ricciardo, Bottas, Räikkönen, Kvyat, Magnussen et Rosberg dont l'avance était passée à 17 secondes[37],[38],[39].

Bottas profite d'un hors-piste de Räikkönen pour le dépasser tandis que Magnussen menace directement Ricciardo : il est à une seconde du nouveau pilote Red Bull Racing au quarantième tour. Rosberg précède Ricciardo de 16 secondes ; suivent Magnussen, Button, Alonso, Hülkenberg, Vergne, Bottas, Räikkönen, Kvyat, Pérez, Grosjean, Sutil, Gutiérrez, Chilton et Bianchi. Grosjean abandonne au quarante-cinquième tour alors que Bottas prend la septième place à Vergne puis, quelques minutes plus tard, la sixième place à Hülkenberg[37],[38],[39].

Nico Rosberg se dirige en solitaire vers sa quatrième victoire en Formule 1. Daniel Ricciardo franchit en second la ligne d'arrivée et Kevin Magnussen complète le podium pour sa première course en Formule 1 ; suivent pour les points Jenson Button, Fernando Alonso, Valtteri Bottas, Nico Hulkenberg, Kimi Räikkönen, Jean-Éric Vergne et Daniil Kvyat qui devient le plus jeune pilote à inscrire un point en championnat du monde, battant le record de Sebastian Vettel. Daniel Ricciardo est finalement disqualifié après que la FIA a constaté que la voiture de l'Australien a régulièrement excédé, pendant la course, la limite du débit de carburant maximal autorisé. Tous les pilotes derrière lui remontent d'un cran dans la hiérarchie ce qui permet à Sergio Pérez de prendre le point de la dixième place. Avec ses pilotes classés deuxième et troisième, McLaren prend la première place du classement des constructeurs avec 33 points et devance Mercedes (25 points) ; suivent Ferrari (18 points), Williams (10 points), Force India (9 points) et Toro Rosso (6 points)[37],[38],[39],[41],[42].

Grand Prix de Malaisie[modifier | modifier le code]

Sergio Pérez, bloqué dans son garage à cause d'une boîte de vitesses coincée, ne prend pas part à l'épreuve. Au départ, Sebastian Vettel, en première ligne, se rabat sur Nico Rosberg, troisième mais Rosberg réussit à prendre la deuxième place tandis que son coéquipier Lewis Hamilton, parti de la pole position, s'échappe. Daniel Ricciardo attaque immédiatement son coéquipier Vettel et le passe pour le gain de la troisième place. Felipe Massa gagne trois places pour pointer au dixième rang. Dès le virage no 4, Jules Bianchi et Pastor Maldonado se touchent ; Bianchi se décale vers Jean-Éric Vergne et crève son pneu arrière sur l'aileron de son compatriote. Les deux Français doivent passer par les stands et Vergne, dont l'aileron est à changer, en profite pour passer des pneus durs. Au premier passage sur la ligne de chronométrage, Hamilton mène devant Rosberg, Ricciardo, Vettel, Alonso, Hülkenberg, Räikkönen, Magnussen, Button, Massa, Gutiérrez et Bottas[43],[44],[45].

Lewis Hamilton devance de deux secondes son coéquipier tandis que Nico Hülkenberg attaque Fernando Alonso et s'empare de la cinquième place. Kimi Räikkönen, touché par Kevin Magnussen, crève et sombre en fond de classement alors qu'il rejoint son stand au ralenti. Massa pointe au huitième rang au quatrième tour alors que Vettel attaque Ricciardo et reprend la troisième place. Après dix tours, Hamilton possède une avance de 6 secondes sur Rosberg alors que Maldonado abandonne sur ordre de ses ingénieurs afin de préserver son moteur. Les mécaniciens de McLaren Racing ne parviennent pas à changer le museau de la monoplace de Magnussen, endommagé après son contact, et le Danois, pénalisé par un stop-and-go de 5 secondes, reprend la piste avec son aileron abîmé. Jules Bianchi purge un stop-and-go de pénalité puis abandonne finalement après huit tours ; Vergne, victime collatérale de l'incident, abandonnera dix tours plus tard[43],[44],[45].

Lors des premiers arrêts au stand, Ricciardo ressort de justesse devant Alonso après leurs arrêts respectifs et doit résister aux attaques de l'Espagnol. Hamilton s'arrête dans le quinzième tour. Au dix-septième passage, après la vague d'arrêts aux stands, Hamilton devance Rosberg de 9 secondes ; suivent Vettel, Ricciardo, Alonso, Hülkenberg, Jenson Button, Massa, Daniil Kvyat, Bottas, Magnussen, Romain Grosjean, Gutiérrez, Sutil, Kamui Kobayashi, Max Chilton, Marcus Ericsson. Räikkönen, dernier, chausse les pneus durs au dix-huitième tour. À la mi-course, Hamilton dispose de 10 secondes d'avance sur Rosberg qui se voit intimer l'ordre d'accroître son avance sur Vettel qui le suit à moins de 3 secondes. Alors que le débimètre de Ricciardo tombe en panne (une consommation instantanée excessive avait provoqué sa disqualification lors du Grand Prix inaugural), la FIA indique que la Red Bull RB10 consomme un peu plus qu'autorisé tandis que les deux Williams FW36, septième et huitième, sont les monoplaces les plus économes en carburant[43],[44],[45].

Au trentième tour, Vettel maintient Rosberg sous pression pendant que les arrêts aux stands sont en cours. À la sortie des stands, moins d'une minute sépare les deux Allemands, relégués à 11 secondes d'Hamilton. Adrian Sutil s'immobilise à l'amorce de la ligne droite au trente-troisième passage mais aucune neutralisation de course n'est nécessaire à l'évacuation de sa monoplace. Trois tours plus tard, son coéquipier Esteban Gutiérrez abandonne sur panne mécanique. Au quarante-et-unième tour, Daniel Ricciardo, quatrième, effectue son arrêt et se relance dans la voie des stands avec la roue avant gauche mal fixée ; il s'immobilise en bout de ligne droite et ses mécaniciens le poussent en marche arrière jusqu'au stand pour refixer la roue. L'Australien reprend la piste en quatorzième position et reçoit une pénalité de dix places de recul sur la grille de départ du prochain Grand Prix. Quelques instants plus tard, l'aileron avant de Ricciardo s'affaisse et une ailette entame son pneumatique avant droit qui menace de crever. Ricciardo regagne son stand, ressort seizième et dernier, puis abandonne au cinquante-et-unième tour[43],[44],[45].

Vettel, troisième, effectue son dernier changement de pneus à six tours du but, imité au tour suivant par Rosberg et Hamilton tandis que Fernando Alonso, auteur meilleur temps au tour, cherche à prendre la quatrième place à Hülkenberg ; la lutte, intense, voit l'Espagnol réussir son pari. Felipe Massa reçoit un message radio l'invitant à s'effacer derrière son coéquipier Valtteri Bottas mais le Brésilien n'en tient pas compte et conserve sa septième place jusqu'à l'arrivée. Lewis Hamilton remporte la vingt-troisième victoire de sa carrière, et son premier chelem, tandis que Mercedes, grâce à la deuxième place de Rosberg, réalise un doublé, son premier depuis 1955. Sebastian Vettel complète le podium ; suivent pour les points Alonso, Hülkenberg, Button, Massa, Bottas, Magnussen et Kvyat[43],[44],[45].

Rosberg conserve la tête du championnat avec 43 points et devance Hamilton (25 points), Alonso (24 points), Button (23 points) et Magnussen (20 points). Mercedes prend la première place du classement des constructeurs avec 68 points et devance McLaren (43 points) ; suivent Ferrari (30 points), Williams (20 points), Force India (19 points), Red Bull (15 points) et Toro Rosso (7 points).

Grand Prix de Bahreïn[modifier | modifier le code]

Le départ du Grand Prix.
Le premier tour du Grand Prix.
Le premier tour du Grand Prix.

À l'extinction des feux, Lewis Hamilton s'engouffre en tête dans le premier virage, son coéquipier Nico Rosberg, en pole position, le suit en deuxième position, Felipe Massa se catapulte en troisième position au premier freinage tandis que Kevin Magnussen accroche Kimi Räikkönen qui chute au neuvième rang tandis que son coéquipier Fernando Alonso boucle le premier tour septième. Jean-Éric Vergne, accroché par Pastor Maldonado, rentre au stand à cause d'un pneu crevé et abandonne peu après. Au deuxième passage sur la ligne de chronométrage, Hamilton devance Rosberg, Massa, Sergio Pérez, Valtteri Bottas, Jenson Button, Alonso, Nico Hülkenberg, Räikkönen, Sebastian Vettel, Magnussen et Daniel Ricciardo[46],[47],[48].

Après quatre tours, Rosberg concède plus d'une seconde à son coéquipier et Alonso perd une position au profit d'Hülkenberg, désormais septième. Vettel, dixième avec ses pneus durs, évolue dans le même rythme que les Ferrari en pneus tendres ; Ricciardo reste au contact de son équipier et de Magnussen. Il tente une manœuvre de dépassement au huitième passage mais sort de piste sans dommages tandis qu'Adrian Sutil s'arrête le premier au stand pour changer ses pneus. Au tour suivant, Bottas rétrograde en sixième position, cédant deux positions au profit des pilotes McLaren, Button et Pérez ; au dixième tour, Pérez passe Massa pour le gain de la troisième place. Bottas plonge dans la ligne des stands pour son premier arrêt, suivi par Daniil Kvyat et Jules Bianchi au onzième tour. Tous les pilotes effectuent ensuite leur premier arrêt, Button clôturant au dix-huitième tour[46],[47],[48].

Sutil et Bianchi s'accrochent et le Français rentre au stand au ralenti avec un pneu crevé ; reconnu responsable de la collision par les commissaires, Bianchi est pénalisé peu après. Vettel, dont l'aileron arrière ne fonctionne plus, bloque son coéquipier Ricciardo et reçoit la consigne de le laisser passer. Dès le dix-septième tour, en difficulté avec ses pneus durs, Vettel passe par les stands, ruinant ainsi sa stratégie décalée. Mercedes demande à Hamilton de rentrer à la fin du dix-neuvième tour pour chausser des pneus tendres, laissant la piste libre à Rosberg qui rentre deux tours plus tard chausser des pneus durs : il peut désormais tenter le pari de rallier l'arrivée sans repasser par les stands, au contraire de son coéquipier[46],[47],[48].

Au vingt-quatrième passage, Hamilton possède 6 secondes d'avance sur Rosberg ; suivent Bottas, Massa, Hülkenberg, Pérez, Alonso, Button, Vettel, Räikkönen, Ricciardo, Magnussen, Kvyat, Romain Grosjean, Esteban Gutiérrez, Pastor Maldonado, Kamui Kobayashi, Max Chilton, Marcus Ericsson et Bianchi. Bottas et Magnussen changent leurs pneus au vingt-septième tour, Gutiérrez au suivant, Massa, Alonso et Grosjean au vingt-neuvième et Räikkönen au trente-quatrième. En tête de la course, Hamilton possède 8 secondes d'avance sur Rosberg tandis que Pérez, qui passe Hülkenberg puis Massa coup sur coup, évolue à 35 secondes avec Hülkenberg sur ses talons. Pérez et Vettel s'arrêtent au trente-cinquième tour. Hamilton est alors informé qu'il n'a plus à économiser son carburant. S'il dispose désormais de 9 secondes d'avance sur son équipier, il doit encore s'arrêter pour passer les pneus durs. Quelques instants plus tard, Maldonado, qui sort de la voie des stands, harponne Gutiérrez dans le premier virage : la Sauber C33 fait une toupie dans les airs, part ensuite en tonneau et retombe lourdement. La voiture de sécurité entre en action tandis que Maldonado est pénalisé d'un stop-and-go[46],[47],[48].

La majorité des pilotes profite de la neutralisation de la course pour changer ses pneus. L'avance d'Hamilton, en pneus durs, est réduite à néant face à Rosberg, en pneus tendres neufs. Magnussen renonce sur panne d'embrayage alors qu'au quarante-quatrième tour, derrière la voiture de sécurité, Hamilton précède Rosberg, Pérez, Hülkenberg, Button, Vettel, Ricciardo, Massa, Bottas, Alonso, Räikkönen, Kvyat, Grosjean, Maldonado, Kobayashi, Chilton et Bianchi. La course est relancée pour onze tours et Rosberg attaque immédiatement Hamilton qui résiste malgré ses pneus durs ; Hülkenberg passe Pérez avec autorité au premier freinage pour le gain de la troisième place. Button, victime comme son coéquipier d'un souci d'embrayage, chute dans la hiérarchie et abandonne, hors des points, à deux boucles du but. Hamilton et Rosberg réalisent chacun le meilleur tour en course dans le même tour, puis peu à peu Hamilton prend une seconde d'avance sur Rosberg qui ne peut donc plus utiliser son aileron arrière mobile. Ricciardo passe Vettel dans le quarante-neuvième tour, l'Allemand est désormais sous la menace directe de Massa. Rosberg ne renonce pas et reprend dixième sur dixième pour pointer à une demi-seconde d'Hamilton au cinquante-et-unième tour. Finalement, Hamilton remporte sa seconde victoire de la saison, Nico Rosberg termine sur la deuxième marche du podium et Sergio Pérez sur la troisième ; suivent pour les points Ricciardo, Hülkenberg, Vettel, Massa, Bottas, Alonso et Räikkönen[46],[47],[48].

Rosberg conserve la tête du championnat avec 61 points et devance Hamilton (50 points), Hülkenberg (28 points), Alonso (26 points), Vettel et Button (23 points chacun). Mercedes reste à la première place du classement des constructeurs avec 111 points et devance désormais Force India (44 points) et McLaren (43 points) ; suivent Red Bull (35 points), Ferrari (33 points), Williams (30 points) et Toro Rosso (7 points).

Grand Prix de Chine[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton lors du Grand Prix de Chine 2014.
Felipe Massa lors du Grand Prix de Chine 2014.
Daniil Kvyat au Grand Prix de Chine 2014.
Kamui Kobayashi dépassant Jules Bianchi lors du Grand Prix de Chine 2014.

Les qualifications s'étant disputées sur piste humide, tous les pilotes sont autorisés à prendre le départ avec les pneumatiques de leur choix ; tous hormis Kevin Magnussen, quinzième, s'élancent en pneus tendres. À l'extinction des feux, Lewis Hamilton, depuis la pole position, s'engouffre en tête dans le premier virage. Fernando Alonso et Felipe Massa réussissent un envol parfait. Le Brésilien prend immédiatement le meilleur sur Nico Rosberg puis entre en contact, pneu contre pneu, avec Alonso ; les deux anciens coéquipiers poursuivent leur course sans dommage. Rosberg touche Valtteri Bottas mais les monoplaces ne subissent pas de dégât. Au premier passage, Hamilton précède Sebastian Vettel, Alonso, Daniel Ricciardo, Massa, Rosberg, Nico Hülkenberg, Romain Grosjean, Kimi Räikkönen, Bottas, Daniil Kvyat, Jean-Éric Vergne et Sergio Pérez[49],[50],[51].

Alonso tente une manœuvre d'attaque sur Vettel tandis qu'Hamilton possède plus de 2 secondes d'avance sur ses poursuivants. Rosberg dépasse Massa et revient sur Ricciardo. Adrian Sutil abandonne dès le septième passage à cause d'un ennui moteur. Jenson Button change le premier ses pneus, au huitième tour. Grosjean s'arrête au onzième tour, Massa, Räikkönen, Pérez et Marcus Ericsson au suivant, Alonso, Hülkenberg, Kamui Kobayashi, Pastor Maldonado et Jules Bianchi au treizième, Vettel, Bottas au suivant ; Rosberg, Kvyat, Esteban Gutiérrez, Ricciardo, Vergne, Hamilton et Magnussen stoppent entre le quinzième et le dix-huitième tour. L'arrêt de Massa ruine sa course : ses mécaniciens ne retrouvent d'abord pas ses deux pneus arrière puis éprouvent de grandes difficultés à installer le pneu arrière-gauche, l'arbre de roue semblant endommagé à la suite du contact au départ avec Alonso. Il ressort des stands dernier. En s'arrêtant un tour plus tard que Vettel, Alonso gagne une place et pointe en deuxième position au douzième tour. Au dix-neuvième passage, à l'issue des arrêts au stands, Hamilton devance Alonso de 4 secondes, Vettel de 6 s, Rosberg de 9 s et Ricciardo de 11 s ; suivent Hülkenberg, Bottas, Räikkönen, Grosjean et Pérez[49],[50],[51].

Privé de télémétrie, Nico Rosberg doit annoncer à son ingénieur d'exploitation ses données de consommation pour permettre à son équipe de peaufiner sa stratégie de course. Hamilton, non touché par ce problème, gère son avance tandis que Vettel, à 3 secondes d'Alonso, est informé du fait qu'il tourne plus vite que son rival. Kimi Räikkönen tourne en moyenne une seconde au tour plus lentement que son coéquipier et a du mal à contenir Grosjean, neuvième. Les McLaren sont elles-aussi en manque de performance puisque la première des deux monoplaces évolue à la douzième place ; Magnussen, en pneus durs a même changé de pneus en même temps que les pilotes en pneus tendres. Nico Rosberg poursuit sa remontée dans le classement et ravit la troisième place à Sebastian Vettel dans le vingt-troisième tour. Ricciardo, dont les gommes sont plus fraîches et qui est sur une stratégie à trois arrêts contre deux pour Vettel revient sur son coéquipier. Pour la seconde fois de la saison, Vettel reçoit la consigne de le laisser passer. L'Allemand, en dépit de l'insistance de son équipe, résiste pendant deux boucles ; Ricciardo finit par passer et se détache au rythme d'une demi-seconde au tour[49],[50],[51].

Au vingt-huitième tour, Hamilton possède 12 secondes d'avance sur Alonso. Romain Grosjean, qui a perdu son quatrième rapport de boîte de vitesses, fait une sortie de piste, traverse un bac à graviers et rentre au stand au ralenti pour abandonner au vingt-neuvième passage, boîte hors d'usage. Button et Bianchi changent de pneus au tour suivant, Kobayashi au trente-et-unième. Hülkenberg, Bottas, Räikkönen, Kvyat, Magnussen, Massa, Vergne, Maldonado, Chilton, Alonso, Vettel, Rosberg, Ricciardo et finalement Hamilton passent au stand entre le trente-deuxième et le trente-neuvième tour. Alonso, qui finit la course en pneus durs, s'est arrêté un tour plus tôt que Vettel qui espère pouvoir le défier en fin de course. Au quarantième tour, Hamilton devance Alonso, Rosberg, Ricciardo, Vettel, Hülkenberg, Bottas, Räikkönen, Pérez et Kvyat. Nico Rosberg, profitant d'une meilleure vitesse de pointe, prend l'avantage sur Alonso dans le quarante-troisième tour. Derrière, Ricciardo change de stratégie de course : ses pneus étant peu dégradés, il peut espérer rejoindre l'arrivée sans effectuer un troisième arrêt ; par contre, il lui faudra défendre sa position face à son coéquipier Vettel qui le suit à 6 secondes avec des pneus plus fraîs. Les positions restent figées dans les dernières boucles : Hamilton surveille ses rivaux, Rosberg a suffisament d'avance sur Alonso pour réduire son allure et l'Espagnol dispose de 5 secondes d'avance sur Ricciardo qui relègue Vettel à plus de 15 secondes. Lewis Hamilton remporte sa troisième victoire consécutive, Nico Rosberg permet à son écurie de réaliser un nouveau doublé et Fernando Alonso obtient son premier podium de la saison ; suivent pour les points Ricciardo, Vettel, Hülkenberg, Bottas, Räikkönen, Pérez et Kvyat[49],[50],[51].

Nico Rosberg conserve la tête du championnat du monde avec 79 points, devant son coéquipier Hamilton (75 points), Alonso (41 points), Hülkenberg (36 points), Vettel (33 points), Daniel Ricciardo et Valtteri Bottas (24 points chacun). Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 154 points et devance désormais Red Bull Racing (57 points) et Force India (54 points) ; suivent Ferrari (52 points), McLaren (43 points), Williams (36 points) et Toro Rosso (8 points). Sept des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Sauber, Lotus, Marussia et Caterham n'en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix d'Espagne[modifier | modifier le code]

À l'extinction des feux, Hamilton s'engouffre en tête dans le premier virage devant son coéquipier. Valtteri Bottas prend l'avantage sur Daniel Ricciardo pour le gain de la troisième place tandis que Sebastian Vettel, parti quinzième dépasse Kevin Magnussen à la chicane. Malgré un violent blocage de roues au premier freinage, Romain Grosjean conserve sa cinquième position alors que, sur l'autre Lotus, Maldonado, à l'arrière du peloton, percute la Caterham de Marcus Ericsson ; les deux pilotes restent en piste mais le Vénézuélien est pénalisé de cinq secondes ajoutées à son temps de course. Au premier passage sur la ligne de chronométrage, Hamilton devance Rosberg, Bottas, Ricciardo, Grosjean, Kimi Räikkönen, Fernando Alonso, Felipe Massa, Nico Hülkenberg, Sergio Pérez, Esteban Gutiérrez, Daniil Kvyat, Jenson Button et Vettel[52],[53],[54].

Les Mercedes creusent immédiatement l'écart sur le reste du peloton, Hamilton possédant lui-même un écart de 2 secondes sur Rosberg dès le cinquième tour ; Valtteri Bottas, troisième, est déjà repoussé à 5 secondes. Ricciardo essaie de dépasser à plusieurs reprises Bottas mais, face à ses échecs successifs, reçoit comme consigne de lui laisser 2 secondes de marge pour ne pas endommager excessivement ses pneus. L'Australien poursuit ses attaques jusqu'au huitième passage puis se résigne à suivre les conseils de son écurie. Vettel, treizième à 30 secondes d'Hamilton, est en lutte contre Esteban Gutierrez. Räikkönen et Alonso, sixième et septième, évoluent dans la même seconde depuis le départ[52],[53],[54].

Vettel est le premier à s'arrêter pour changer ses pneus au treizième tour : revenant très fort sur Button, il anticipe légèrement son arrêt pour ne pas perdre de temps dans le trafic ; il chausse les pneus durs et reprend la piste derrière Max Chilton et Marcus Ericsson. Ricciardo, toujours dans le sillage de Bottas, suit une stratégie similaire et passe au stand un tour plus tard ; il chausse toutefois un nouveau train de pneus tendres afin de prendre l'avantage sur le Finlandais après son arrêt. Cette tactique se révèle payante puisque Ricciardo reprend plus d'une seconde à son rival dans le second secteur. Grosjean, Massa et Maldonado stoppent au seizième tour ; Alonso et Jean-Éric Vergne, Räikkönen, Hülkenberg, Button, Sutil, Chilton au dix-huitième tour. Ferrari a pris la décision de rappeler Alonso en premier alors que Räikkönen se trouvait juste devant ; l'Espagnol, malgré un tour supplémentaire en pneus frais, ne peut toutefois pas empêcher Räikkönen de ressortir un souffle devant lui. Hamilton, Pérez, Kvyat, Gutiérrez et Ericsson s'arrêtent au dix-neuvième tour, Magnussen au vingtième puis Rosberg et Jules Bianchi au vingt-deuxième tour. Alors qu'Hamilton est dans la voie des stands, Rosberg établit le meilleur tour en course ; contrairement à son coéquipier, l'Allemand chausse des pneus durs pour son second relais : comme à Bahreïn, Mercedes choisit deux stratégies différentes pour ses pilotes[52],[53],[54].

Au vingt-quatrième tour, Hamilton possède 3 secondes d'avances sur Rosberg et 22 secondes sur Ricciardo ; suivent Bottas, Grosjean, Räikkönen, Alonso, Massa, Vettel et Hülkenberg. Hamilton est informé par son ingénieur de course qu'il dispose de vingt tours pour porter son avance à 7 secondes sur Rosberg s'il veut remporter la course. Jean-Éric Vergne, victime d'un problème d'échappement, abandonne pour la troisième fois de la saison. En tête de course, Nico Rosberg tourne plus vite avec ses pneus durs qu'Hamilton en tendres. Massa rentre pour la deuxième fois au vingt-neuvième tour, Vettel au trente-quatrième, Alonso et Sutil au trente-septième ; les imitent ensuite Hülkenberg, Button, Kvyat, Gutiérrez, Pérez et Maldonado. En tête de la course, Hamilton hausse son rythme pour contrer son coéquipier : il possède presque 4 secondes d'avance au quarante-et-unième tour. Ricciardo est troisième devant Bottas, Räikkönen, Alonso, Vettel, Massa, Magnussen et Hülkenberg. Magnussen et Ericsson s'arrêtent au quarante-troisième tour, Hamilton, Räikkönen et Chilton au suivant. Hamilton ne dispose pas de l'avance souhaitée par son ingénieur de course, l'écart étant quasiment le même que vingt tours plus tôt. Toutefois, Rosberg, en pneus durs, n'est pas en mesure de rester plus longtemps en piste et entre (avec Ricciardo et Bottas) deux boucles plus tard. Hamilton reprend ainsi la tête de la course avec une avance de 5 secondes sur son coéquipier[52],[53],[54].

Les Mercedes se relancent pour le duel final. Lewis Hamilton est maintenant en pneus durs et Rosberg en tendres. L'écart, réduit à 3 secondes au quarante-neuvième tour, chute à 2 secondes au cinquante-deuxième tour, Rosberg réalisant le meilleur tour en course à plusieurs reprises. Vettel, qui était cinquième, effectue un troisième arrêt au tour suivant ; Alonso s'arrête au cinquante-quatrième tour. Quelques minutes plus tard, Vettel passe Kimi Räikkönen pour le gain de la cinquième place et se rapproche de Bottas ; plus loin Alonso est en mesure de lutter pour ravir la place de Räikkönen. Dans le soixantième tour, Rosberg possède moins d'une seconde de retard sur Hamilton et peut actionner son aileron arrière mobile. Le duel Alonso-Räikkönen tourne à l'avantage de l'Espagnol dans le soixante-troisième tour ; Vettel passe Bottas à deux tours de l'arrivée pour le gain de la quatrième place et Nico Rosberg, dans l'aspiration de Lewis Hamilton, doit se contenter de la deuxième place derrière Hamilton qui remporte une quatrième victoire consécutive et prend la tête du championnat du monde. Daniel Ricciardo se classe troisième troisième devant Vettel ; suivent pour les points Bottas, Alonso, Räikkönen, Grosjean, Pérez et Hülkenberg[52],[53],[54].

Lewis Hamilton passe en tête du championnat du monde avec 100 points, devant son coéquipier Rosberg (97 points) et Alonso (49 points). Sebastian Vettel accède à la quatrième place avec 45 points, juste devant son coéquipier Daniel Ricciardo (39 points). Bien qu'il termine une nouvelle fois dans les points, Nico Hülkenberg, avec 37 points, chute à la sixième place du classement, devant Valtteri Bottas (34 points). Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 197 points et devance Red Bull Racing (84 points). Ferrari (66 points) remonte à la troisième place devant Force India (57 points) et Williams (46 points). McLaren reste à 43 points et perd une nouvelle place dans la hiérarchie ; suivent Toro Rosso (8 points) et Lotus F1 Team qui marque ses 4 premiers points de la saison. Huit des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Sauber, Marussia et Caterham n'en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix de Monaco[modifier | modifier le code]

Fernando Alonso au Grand Prix de Monaco 2014.
Marcus Ericsson au Grand Prix de Monaco 2014.
Adrian Sutil au Grand Prix automobile de Monaco 2014.
Kevin Magnussen au Grand Prix automobile de Monaco 2014.

Vingt pilotes s'alignent sur la grille puisque Marcus Ericsson, pénalisé, doit prendre son envol après la meute depuis le bout de la voie des stands tandis que Pastor Maldonado, victime d'un problème d'alimentation en carburant, ne peut prendre le départ. Perturbés par l'absence de Maldonado, Jules Bianchi, Max Chilton et Esteban Gutiérrez ne se placent pas sur le bon emplacement et seront pénalisés d'un stop-and-go de cinq secondes lors de leur changement de pneus. Nico Rosberg prend un départ parfait et garde l'avantage que lui confère sa pole position pour contrer son coéquipier Lewis Hamilton. Daniel Ricciardo, troisième sur la grille, rate son départ, ce qui permet à Kimi Räikkönen, sixième, de gagner deux places en dépassant, au freinage de Sainte-Dévote, l'Australien ainsi que son coéquipier Fernando Alonso. Sebastian Vettel gagne également une position sur son coéquipier et passe troisième[55],[56],[57].

Sergio Pérez est percuté par Jenson Button à Mirabeau ce qui provoque la sortie de la voiture de sécurité pour permettre aux commissaires de piste de dégager la monoplace du Mexicain tandis que l'Anglais poursuit sa route. Romain Grosjean et Adrian Sutil rentrent au stand chausser les pneus les plus durs proposés Pirelli, tentant ainsi de rallier l'arrivée sans nouvel arrêt. Derrière la voiture de sécurité, Rosberg devance Hamilton, Vettel, Räikkönen, Ricciardo, Alonso, Kevin Magnussen, Jean-Éric Vergne, Daniil Kvyat, Nico Hülkenberg, Button, Valtteri Bottas, Felipe Massa, Gutiérrez, Kamui Kobayashi, Bianchi, Chilton, Ericsson, Grosjean et Sutil. La course est relancée à l'entame du quatrième tour. Immédiatement, Sebastian Vettel est victime d'un problème de turbocompresseur : sa Red Bull RB10 tourne au ralenti, à cours de puissance. Vettel s'immobilise plus d'une minute dans son stand, reprend la piste dernier puis abandonne deux tours plus tard, sur ordre de son équipe technique. En tête de la course, les Mercedes creusent l'écart sur Räikkönen qui possède lui-même une bonne avance sur Ricciardo et le reste du peloton. L'écart entre les Mercedes n'excèdera jamais deux secondes durant les vingt premiers tours[55],[56],[57].

Au douzième tour, Daniil Kvyat abandonne à cause d'un problème d'échappement. Adrian Sutil se débarrasse successivement de Grosjean puis d'Ericsson à l'épingle puis de Bianchi au freinage de la sortie du tunnel. Au même endroit, au vingt-quatrième tour, l'Allemand tape le rail et abandonne tandis que Grosjean s'arrête changer de pneus : le pari du départ des deux pilotes est déjà perdu. La voiture de sécurité entre une seconde fois en action pour permettre l'évacuation de la monoplace de Sutil et des débris sur la piste. Tous les pilotes, sauf Felipe Massa, rentrent chausser leurs pneus tendres. Le stand Mercedes a juste le temps de libérer Rosberg qu'Hamilton se présente. Celui-ci se demande pourquoi il est appelé puisque, désormais, il n'y aura plus d'arrêt au stand donc plus d'occasion de dépasser son équipier qui reste en tête de la course. L'organisation est moins bonne chez Toro Rosso qui relâche Jean-Éric Vergne, septième, de façon litigieuse sur Magnussen ; le Français écope d'un drive-through qui ruine sa course. Derrière la voiture de sécurité, Rosberg devance Hamilton, Räikkönen, Ricciardo, Alonso, Massa, Vergne, Magnussen, Hülkenberg, Button, Bottas, Gutiérrez, Kobayashi, Bianchi, Grosjean, Ericsson et Chilton. Si Ferrari a appelé Alonso dès l'entrée en piste de la voiture de sécurité, Räikkönen, troisième, doit attendre avant de faire de même ; il est touché par la Marussia de Chilton qui se dédoublait et crève, ce qui le relègue en fond de peloton[55],[56],[57].

La course est relancée à l'entame du trente-et-unième tour, Rosberg devant Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo, Kimi Räikkönen étant désormais treizième. Rosberg, qui n'a jamais quitté le commandement de la course, se bat toujours à coup de dixièmes de secondes contre son équipier qui évolue dans la même seconde. Ricciardo et Alonso sont troisième et quatrième, avec plus de vingt secondes d'avance sur Hülkenberg et Magnussen. Felipe Massa effectue son unique changement de pneus au quarante-sixième tour et chute de la cinquième à la onzième place. Quelques minutes plus tard, au cinquante-deuxième tour, Jean-Éric Vergne qui ferme la marche en raison de sa pénalité, abandonne, victime du même ennui que son coéquipier en début de course. Les Mercedes roulent toujours en duo, Daniel Ricciardo occupant la troisième place avec 15 secondes de retard. Englué dans le trafic, Räikkönen espère pouvoir passer Gutierrez et Bottas, huitième, dont le moteur casse à l'abord de Mirabeau au cinquante-septième passage. Les commissaires de piste évacuent la monoplace en seulement quelques secondes grâce à leur grue, ce qui évite une troisième entrée de la voiture de sécurité[55],[56],[57].

Esteban Gutiérrez part à la faute dans le soixante-deuxième tour et abandonne : Jules Bianchi prend alors la dixième place et peut espérer inscrire son premier point en Formule 1. Toutefois, le Français est sous enquête des commissaires car il est soupçonné d'avoir purgé sa pénalité lors de l'intervention de la voiture de sécurité. Il reçoit donc une nouvelle pénalité de cinq secondes qui seront ajoutées à son temps de course. Lewis Hamilton ralentit subitement, créant un début de panique chez Mercedes, puis reprend aussitôt un rythme normal : il est très gêné par une poussière dans l'oeil. Il a désormais quatre secondes de retard sur Rosberg alors qu'il reste dix tours ; Daniel Ricciardo en profite pour revenir à grand rythme. Räikkönen attaque Magnussen dans l'épingle et les deux monoplaces restent bloquées plusieurs secondes. Le Finlandais doit repasser aux stands à quelques boucles de l'arrivée. Nico Rosberg remporte sa deuxième victoire de la saison et récupère la première place du championnat du monde. Lewis Hamilton, deuxième, permet à Mercedes de réaliser un nouveau doublé et Daniel Ricciardo complète le podium ; suivent pour les points Alonso, Hülkenberg, Button, Massa, Bianchi, Grosjean et Magnussen. Jules Bianchi, après avoir reçu sa pénalité de cinq secondes, est finalement classé neuvième et inscrit ses premiers points en Formule 1, les premiers également de son écurie Marussia F1 Team[55],[56],[57].

Grâce à sa victoire, Nico Rosberg reprend la tête du championnat du monde des pilotes avec quatre points d'avance sur Lewis Hamilton (122 contre 118 points). Alonso conserve sa troisième place (61 points) et devance désormais Daniel Ricciardo (54 points) ; Nico Hülkenberg accède à la cinquième place (47 points) tandis que Sebastian Vettel, qui a abandonné, chute à la sixième avec 45 points. Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 240 points et devance Red Bull Racing (99 points). Ferrari (78 points) reste à la troisième place devant Force India (67 points). McLaren et Williams comptent 52 points ; suivent Toro Rosso et Lotus F1 Team (8 points) et enfin Marussia F1 Team qui marque ses 2 premiers. Neuf des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Sauber et Caterham n'en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix du Canada[modifier | modifier le code]

À l'extinction des feux, Lewis Hamilton prend un très bon départ et se porte à la hauteur de Nico Rosberg, auteur de la pole position, qui reprend l'avantage au freinage du premier virage en fermant la porte, forçant Hamilton à sortir de la trajectoire. Cette manœuvre permet à Sebastian Vettel de s'emparer de la seconde position. Dixième sur la grille, Kimi Räikkönen prend le meilleur sur Jenson Button tandis que Jean-Éric Vergne passe Fernando Alonso. À l'arrière du peloton, Max Chilton part en glissade dans la première chicane et touche son équipier à l'arrière : Jules Bianchi percute violemment le mur, accompagné par son coéquipier. Comme de nombreux débris jonchent la piste, la voiture de sécurité sort dès le premier tour. Derrière elle, Rosberg précède Vettel, Hamilton, Valtteri Bottas, Felipe Massa, Daniel Ricciardo, Vergne, Alonso, Räikkönen, Button, Sergio Pérez, Nico Hülkenberg, kevin Magnussen, Adrian Sutil, Romain Grosjean, Daniil Kvyat, Pastor Maldonado, Kamui Kobayashi, Marcus Ericsson et Esteban Gutiérrez qui s'est déjà arrêté pour changer ses pneus. Ericsson, victime d'une défaillance de l'unité de puissance Renault abandonne avant même que la course ne soit relancée[58],[59],[60].

À l'entame du huitième tour, la voiture de sécurité s'efface ; Rosberg garde le commandement devant Vettel et Hamilton tandis que Ricciardo, sixième, harcèle les Williams qui le précèdent. Pérez dépasse Button pour le gain de la dixième place. Au neuvième passage, Rosberg est informé par son stand qu'il n'a plus d'inquiétude à avoir concernant la consommation d'essence jusqu'au drapeau à damier ; il devance Vettel d'une seconde et Hamilton de 2 secondes ; suivent Bottas, Massa, Ricciardo, Vergne, Alonso, Räikkönen et Pérez. Hamilton prend l'avantage sur Vettel dans le neuvième tour et se lance immédiatement à la poursuite de son coéquipier. Alors que les pilotes Mercedes tournent dans les mêmes temps en protégeant leurs gommes supertendres, Grosjean change ses pneus au onzième tour et Ricciardo anticipe son arrêt en stoppant au quatorzième tour pour tenter de devancer les Williams. Bottas et Button s'arrêtent au tour suivant, Vettel, Massa, Vergne, Massa, Magnussen, Sutil au seizième, Alonso s'arrête au tour suivant, Räikkönen, Rosberg et Hamilton changent de pneus lors de chaque boucle suivante. Si Bottas reprend la piste devant Ricciardo, Massa, après un changement de pneu prolongé à cause d'un souci à l'avant a perdu plusieurs positions et doit composer avec un bouchon constitué de voitures parties en pneus tendres ou devant encore s'arrêter[58],[59],[60].

Hamilton reprend une seconde à Rosberg dans le vingt-et-unième tour et revient dans la même seconde, ce qui lui permet d'actionner son aileron arrière mobile. Pastor Maldonado abandonne dans le vingt-deuxième tour et Kamui Kobayashi deux tours plus tard. Au vingt-cinquième tour, Rosberg manque son freinage dans le virage no 13 et coupe la chicane ; son avance passe d'une demi-seconde à 1 seconde pleine. Les commissaires étudient cet incident (utilisation excessive de la piste) et conclueront qu'il n'y a pas lieu de le sanctionner. Derrière ce duo évolue Sergio Pérez, toujours chaussé de ses pneus supertendres, et Hülkenberg, sur l'autre Force India également chaussé de ses pneus tendres du départ. Vettel, qui ne parvient pas à trouver l'ouverture doit défendre âprement sa position, Bottas étant revenu ses ses talons. Hamilton, en dépit d'un message radio de son écurie lui demandant de ne pas attaquer Rosberg avant de savoir s'il va être pénalisé, revient à 3 dixièmes de seconde au trentième tour. Au trente-et-unième tour, Rosberg précède Hamilton, Pérez, Hülkenberg, Vettel et Bottas ; suivent Ricciardo, Massa, Alonso et Vergne[58],[59],[60].

Pérez change ses pneus au trente-cinquième tour (il ressort neuvième, derrière Alonso), Bottas (toujours cinquième) au suivant, Massa au trente-septième et Ricciardo au suivant. Bottas finit sa course en tendres tout comme Ricciardo qui a pris l'avantage sur Vettel qui a perdu trop de temps derrière Hülkenberg (qui ne passe aux stands chausser les pneus supertendres qu'au quarante-et-unième tour). Vergne et Räikkönen changent leurs pneus au quarantième tour et Räikkönen part en tête-à-queue dans l'épingle. Les deux Mercedes perdent soudain leur puissance en même temps et souffrent d'un problème de surchauffe : les Flèches d'Argent sont les plus lentes du plateau dans le second secteur et leurs poursuivants leurs reprennent deux secondes au tour. Dans la dernière ligne droite, la vitesse maximale des Mercedes est de 260 km/h contre 280 km/h pour la concurrence. Désormais troisième, Massa chasse les Mercedes en difficulté qui perdent cinq secondes en trois tours. Rosberg et Hamilton observent leur second arrêt aux quarante-quatrième et quarante-cinquième tours et ressortent derrière Massa en tête. Quelques instants plus tard, Hamilton part à la faute, Rosberg le dépasse, Hamilton coupe la chicane, garde l'avantage, puis laisse repasser Rosberg avant de ralentir et d'abandonner, ses freins ne répondant plus[58],[59],[60].

La lutte pour la victoire est désormais ouverte puisque Rosberg, toujours en difficulté, n'a qu'une seconde d'avance sur Sergio Pérez qui précède Ricciardo et Vettel ; quatre secondes derrière suivent Hülkenberg, Bottas, Massa (dont les pneus sont plus frais de douze tours que ceux de son coéquipier) et Alonso. La tension augmente au fil des tours : le quatuor de tête se tient en 1 s 6 tandis que Massa, qui a dépassé Bottas et Hülkenberg et Bottas évolue deux secondes derrière à dix tours de l'arrivée. Massa fait la jonction deux tours plus tard alors que Pérez et Ricciardo sont eux aussi confrontés à des problèmes de surchauffe. Au tour 65, Ricciardo passe Pérez au premier freinage et file attaquer Rosberg ; il prend la tête du Grand Prix au terme du soixante-septième tour. Son coéquipier Vettel passe Pérez pour le gain de la troisième place dans l'avant-dernier tour. Felipe Massa attaque à son tour Pérez qui se décale pour attaquer Vettel : le choc est extrêmement violent, Massa et Pérez devant même passer par l'infirmerie du circuit à l'issue de la course. La voiture de sécurité monte en piste pour permettre aux commissaires de dégager les deux monoplaces pulvérisées et Daniel Ricciardo remporte sa première victoire en Formule 1. Nico Rosberg marque les points de la deuxième place et Vettel complète le podium ; suivent pour les points Button, Hülkenberg, Alonso, Bottas, Vergne, Magnussen et Räikkönen[58],[59],[60].

Au classement du championnat du monde des pilotes, Lewis Hamilton ayant abandonné, Nico Rosberg creuse son avance en tête du championnat du monde des pilotes (22 points d'écart) avec 140 points contre 118, alors que le vainqueur du jour, Daniel Ricciardo, prend la troisième place (79 points) et devance désormais Alonso (69 points). Sebastian Vettel accède à la cinquième place (60 points) tandis que Nico Hülkenberg est sixième avec 57 points. Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 258 points et devance Red Bull Racing (139 points). Ferrari (87 points) reste à la troisième place devant Force India (77 points). McLaren compte 66 points et Williams 58 ; suivent Toro Rosso (12 points), Lotus F1 Team (8 points) et Marussia F1 Team (2 points). Neuf des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Sauber et Caterham n'en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix d'Autriche[modifier | modifier le code]

Felipe Massa et Valtteri Bottas occupent la première ligne devant Nico Rosberg, troisième. Romain Grosjean s'élance depuis la voie des stands. Les dix premiers sont chaussés du train de pneus supertendres utilisés lors de la phase Q2 des qualifications tandis que Jenson Button, onzième, choisit les pneus plus durs pour effectuer un premier relais plus long. À l'extinction des feux, Massa conserve le commandement. Nico Rosberg ravit la deuxième place à Bottas au premier virage mais le Finlandais reprend le dessus quelques centaines de mètres plus loin. Derrière, Lewis Hamilton, dixième sur la grille, remonte à la quatrième, dans l'aileron arrière de son équipier. Au premier passage, Massa devance Bottas, Rosberg, Hamilton, Fernando Alonso, Kevin Magnussen, Kimi Räikkönen et Nico Hülkenberg. Le début de course est catastrophique pour les Red Bull Racing puisque Ricciardo, qui a déjà perdu quatre places, voit Daniil Kvyat le passer tandis que Sebastian Vettel roule au ralenti dès le second passage, sans aucune puissance ; son moteur retrouve ses dispositions alors que la meute lui prend un tour[61],[62],[63].

En tête, les Williams et les Mercedes roulent de conserve ; Alonso, déjà distancé à cinq secondes, possède lui-même une bonne avance sur Magnussen qui retient plusieurs voitures derrière lui. Jean-Éric Vergne et Hülkenberg changent leurs pneus les premiers, au dixième tour ; Magnussen, Kvyat et Ricciardo s'arrêtent au suivant. Rosberg est le premier homme de tête à chausser les pneus tendres. Hamilton reste en piste deux tours de plus et reste derrière son coéquipier en sortant des stands. Massa rentre au quatorzième tour et ressort entre les deux Mercedes. Hamilton tente alors un dépassement et s'empare de sa position. L'arrêt plus tardif de Massa lui coûte finalement trois places car son coéquipier Bottas ressort entre les deux Mercedes et prend aussi l'avantage. Dans les stands, les mécaniciens de la Scuderia Toro Rosso relâchent Kvyat alors que Ricciardo arrive ; l'accrochage est évité de justesse. Chez Sauber, Esteban Gutiérrez repart avec une roue arrière mal fixée ; les mécaniciens doivent récupérer la voiture quelques dizaines de mètres plus loin et le Mexicain est pénalisé d'un stop-and-go de 10 secondes (et d'une pénalité d'un recul de dix places sur la grille de Silverstone). Après cette première vague d'arrêts, au dix-septième tour, Sergio Pérez, toujours chaussé des ses pneus durs du départ, devance Rosberg, Bottas, Hamilton, Massa, Button, Alonso, Pastor Maldonado, Magnussen et Hülkenberg[61],[62],[63].

Les cinq hommes de tête se tiennent en deux secondes, à un rythme qui permet à Button qui ne s'est pas arrêté, de rester au contact. Dernier, Vettel s'arrête au vingt-deuxième passage. Daniil Kvyat abandonne dans le vingt-septième tour victime d'une rupture de sa suspension arrière-gauche. Dans le même temps, Pérez ne parvient pas à contenir l'attaque de Rosberg ; Bottas enchaîne et le passe dans la foulée. Rosberg, en tête, réalise immédiatement le meilleur tour en course ce qui force Hamilton à réagir pour ne pas perdre de temps derrière la Force India dont les pneus sont désormais très usés. Hamilton réussit son dépassement au tour suivant et, à son tour, établit le meilleur tour en course. Pérez s'arrête au vingt-neuvième tour[61],[62],[63].

Désormais en tête de la course, Rosberg reste sous la menace de Bottas, lui même pressé par Hamilton ; Massa suit à trois secondes. Loin derrière, Vettel perd une partie de son aileron avant lors une attaque sur Gutiérrez. Il rentre au stand pour en changer, remonte en piste à la dernière place puis abandonne dans le trente-septième tour (n'ayant rien à espérer de cette course, il cherche à préserver son unité de puissance). Rosberg, en difficulté au freinage, ne parvient pas à creuser l'écart tandis que Massa opère la jonction ; Alonso, à six secondes, tourne plus vite que le quatuor de tête. Lewis Hamilton lance la dernière valse d'arrêts au trente-neuvième tour. Son arrêt dure quatre secondes alors que Rosberg, un tour plus tard, s'immobilise une seconde de moins. Bottas stoppe au quarante-et-unième tour, mais Hamilton, grâce à un tour très rapide, prend le dessus sur le Finlandais. Au cinquante-deuxième tour, Rosberg devance Hamilton de 1 s 5 et Bottas de 6 s ; suivent Pérez qui doit encore s'arrêter une fois, Massa, Alonso, Button, Magnussen, Hülkenberg et Ricciardo[61],[62],[63].

Sergio Pérez s'arrête finalement dans le cinquante-sixième tour et remonte en piste en huitième position, derrière Magnussen et devant Hülkenberg. Jean-Éric Vergne abandonne dans le soixante-et-unième tour à cause d'un problème de freins. Hamilton et Rosberg connaissent également des ennuis avec leurs freins, comme à Montréal. Hamilton évolue à un peu plus d'une seconde de son coéquipier à cinq boucles de l'arrivée et ne peut donc pas activer son aileron arrière mobile pour tenter de le dépasser. Nico Rosberg remporte ainsi sa troisième victoire de la saison et conforte sa première place au championnat du monde. Lewis Hamilton, deuxième, permet à son écurie de réaliser un nouveau doublé tandis que Valtteri Bottas monte sur son premier podium en Formule 1 ; suivent pour les points Massa, Alonso, Pérez, Magnussen, Ricciardo, Hülkenberg et Räikkönen[61],[62],[63].

Nico Rosberg reste en tête du championnat du monde des pilotes avec 165 points contre 136 pour Hamilton. Daniel Ricciardo est troisième (83 points) devant Alonso (79 points) ; Sebastian Vettel, malgré son abandon, conserve sa cinquième place (60 points) tandis que Nico Hülkenberg, sixième, n'est plus qu'à 1 point. Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 301 points et devance Red Bull Racing (143 points). Ferrari (98 points) reste à la troisième place devant Force India (87 points). Williams (85 points) repasse devant McLaren qui compte 72 points ; suivent Toro Rosso (12 points), Lotus F1 Team (8 points) et Marussia F1 Team (2 points).

Grand Prix de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Les vingt pilotes se placent sur la grille de départ du Grand Prix qui se tient par temps sec. Pratiquement l'ensemble du plateau est chaussé de pneumatiques tendres, à l'exception notable des pilotes Ferrari Fernando Alonso et Kimi Räikkönen, seizième et dix-huitième sur la grille ; la Scuderia envisage de ne réaliser qu'un seul arrêt pour remonter au classement. À l'extinction des feux, Nico Rosberg, en pole position, prend un excellent départ alors que Sebastian Vettel, qui l'accompagne en première ligne, aborde le premier virage en quatrième position, passé notamment par Lewis Hamilton, quatrième dès la fin du premier secteur. Sergio Pérez touche Jean-Éric Vergne mais les deux pilotes poursuivent leur route, en fond de classement. Plus loin dans le peloton, dans la ligne droite de Wellington, Räikkönen perd sa Ferrari à l'accélération et sort au large dans la zone de dégagement. Le Finlandais ne ralentit pas, reprend la piste à pleine vitesse et un « coup de raquette » lui fait perdre le contrôle de l'arrière de sa voiture lorsqu'il revient sur la piste ce qui l'envoie avec brutalité contre le rail. Il percute violemment les glissières de sécurité (le choc est mesuré à 47 g par les capteurs de la Ferrari F14 T) qui le renvoient en perdition sur la piste où il accroche Felipe Massa et provoque la sortie de piste, sans gravité, de Kamui Kobayashi. Räikkönen et Massa abandonnent tandis que la voiture de sécurité entre en piste avant que la direction de course ne sorte le drapeau rouge pour permettre le remplacement du rail de sécurité endommagé. Après l'interruption de la course, Rosberg devance Jenson Button, Kevin Magnussen, Hamilton, Vettel, Nico Hülkenberg, Daniel Ricciardo, Daniil Kvyat, Valtteri Bottas, Max Chilton, Jules Bianchi, Adrian Sutil, Esteban Gutiérrez, Alonso, Pastor Maldonado, Marcus Ericsson, Romain Grosjean, Vergne et Pérez[64],[65],[66].

Après s'être difficilement extrait de sa monoplace, Räikkönen est évacué vers le centre médical où les médecins ne l'autorisent pas à participer aux essais qui se tiendront deux jours plus tard à cause de ses contusions aux genoux et aux chevilles ; il sera remplacé par Jules Bianchi[67],[68],[69],[70].

Grosjean et Pérez décident de chausser les pneus tendres medium tandis qu'Alonso abandonne son train de pneus durs pour les tendres : l'Espagnol peut désormais disputer toute la course avec le composé le plus rapide ; Jean-Éric Vergne adopte la même stratégie. La direction de course annonce que la course repartira à 14 h 45 mais le nouveau départ, derrière la voiture de sécurité, est donné à 15 h 05. Rosberg précède Button, Magnussen, Hamilton, Vettel, Hülkenberg, Ricciardo, Kvyat, Bottas et Bianchi, dixième devant les Sauber et Alonso. Max Chilton est sous le coup d'une pénalité pour être entré dans la voie des stands alors qu'elle était fermée. Seules les Red Bull Racing sont en pneus durs parmi les dix premières monoplaces[64],[65],[66].

Rosberg se relance parfaitement alors qu'Hamilton profite d'une légère erreur de Magnussen pour lui ravir la troisième place. Button, intercalé entre les deux Mercedes, ne peut pas résister longtemps à son compatriote qui le passe dans le troisième tour. Bottas gagne deux positions en dépassant Kvyat et Ricciardo. Au cinquième tour Rosberg possède 5 secondes d'avance sur Hamilton ; suivent Button, Magnussen, Vettel, Bottas, Hülkenberg, Ricciardo, Kvyat, Alonso, Bianchi, Sutil, Gutiérrez, Maldonado, Grosjean, Vergne, Ericsson, Kobayashi, Pérez et Chilton. Alonso poursuit sa remontée et pointe à la huitième place au septième tour ; Quelques minutes plus tard, il prend l'avantage sur Hülkenberg lorsque la direction de course lui inflige une pénalité de cinq secondes d'arrêt au stand pour son mauvais positionnement sur la grille de départ (il est toutefois autorisé à effectuer cette pénalité lors d'un arrêt programmé). Pour ne pas perdre du temps derrière Button, Vettel en lutte contre Magnussen, Bottas et Ricciardo entre aux stands dès le dixième passage. Esteban Gutiérrez accroche Pastor Maldonado dont la voiture s'envole et retombe apparemment sans dommage alors que Gutiérrez abandonne ; il est, de plus, pénalisé d'un recul de trois places sur la grille de départ du prochain Grand Prix[64],[65],[66],[71],[72].

Après douze tours, Rosberg ne dispose d'aucune marge en termes de consommation de carburant tandis qu'Hamilton, à l'attaque, réalise le meilleur tour en course au seizième tour et revient à 3 secondes. Kvyat s'arrête au quinzième tour, Ricciardo au suivant et Rosberg, qui a moins de 3 secondes d'avances sur son coéquipier, au dix-huitième. Hamilton reste 5 tours de plus en piste avant de chausser les pneus durs. Hamilton peut tenter de rallier l'arrivée avec les pneus qu'il vient de chausser alors que Rosberg devra s'arrêter encore une fois. Rosberg, qui dispose d'une marge de 6 secondes d'avance à cause d'un arrêt très lent de son coéquipier annonce avoir des problèmes pour rétrograder. Alonso s'arrête pour changer ses pneus et purger sa pénalité au vingt-sixième tour ; Pérez et Maldonado stoppent au tour suivant, Magnussen et Vergne au vingt-huitième et Button au tour suivant. En tête de la course, Nico Rosberg ralentit fortement ; Hamilton le dépasse en piste et mène désormais devant Bottas, Vettel, Ricciardo, Button, Alonso et Magnussen tandis que Rosberg abandonne sur panne de boîte de vitesses[64],[65],[66].

Hamilton se retrouve rapidement avec plus de 40 secondes d'avance sur Valtteri Bottas qui devance Daniel Ricciardo de 8 secondes. Jenson Button occupe la quatrième place devant le duo Alonso/Vettel, qui se livrent une lutte âpre. Alonso a en effet dépassé Vettel dans le trente-cinquième tour et, désormais, l'Allemand se trouve sous la pression de Magnussen. Vettel, bien que plus rapide que l'Espagnol, ne parvient pas à trouver le moyen de dépasser la Ferrari. Les deux pilotes, et leurs écuries respectives tentent, via la radio, d'influencer les commissaires de course de la FIA concernant l'utilisation des limites de la piste[64],[65],[66].

Lewis Hamilton, désormais quasi-assuré de la victoire, change de stratégie et change une dernière fois ses pneus au quarante-deuxième tour alors que Sebastian Vettel est toujours en lutte contreFernando Alonso ; il reprend la piste en ayant conservé un avantage de 20 secondes sur Bottas. Vettel passe Alonso à cinq tours de l'arrivée. Hamilton, grâce à sa victoire, revient à seulement quatre points de Nico Rosberg au championnat du monde. Valtteri Bottas obtient son second podium consécutif et le meilleur résultat de sa carrière, Daniel Ricciardo termine troisième ; suivent pour les points Button, Vettel, Alonso, Magnussen, Hülkenberg, Kvyat et Vergne[64],[65],[66].

Nico Rosberg, malgré son abandon, conserve, de peu, la tête du championnat du monde des pilotes avec 165 points contre 161 pour Hamilton. Daniel Ricciardo reste troisième (98 points) devant Alonso (87 points) ; Valtteri Bottas accède à la cinquième place (73 points) devant Sebastian Vettel, sixième avec 70 points. Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 326 points et devance Red Bull Racing (168 points). Ferrari (106 points) reste à la troisième place devant désormais Williams, revenue à 3 points (103 points) ; Force India (91 points) précède McLaren qui compte 91 points ; suivent Toro Rosso (15 points), Lotus F1 Team (8 points) et Marussia F1 Team (2 points).

Grands Prix de la saison 2014[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale de l'automobile a publié le 4 décembre 2013 le calendrier officiel de la saison 2014 qui comportera 19 Grand Prix[24].

Calendrier des Grands Prix de la saison 2014[24]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Résumé
898 16 mars Drapeau : Australie Grand Prix d'Australie Melbourne Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Résumé
899 30 mars Drapeau : Malaisie Grand Prix de Malaisie Sepang Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
900 6 avril Drapeau : Bahreïn Grand Prix de Bahreïn Sakhir Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Résumé
901 20 avril Drapeau : République populaire de Chine Grand Prix de Chine Shanghai Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Résumé
902 11 mai Drapeau : Espagne Grand Prix d'Espagne Barcelone Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Résumé
903 25 mai Drapeau : Monaco Grand Prix de Monaco Monaco Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen Résumé
904 8 juin Drapeau : Canada Grand Prix du Canada Montréal Drapeau : Australie Daniel Ricciardo Drapeau : Autriche Red Bull Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Brésil Felipe Massa Résumé
905 22 juin Drapeau : Autriche Grand Prix d'Autriche Spielberg Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Brésil Felipe Massa Drapeau : Mexique Sergio Pérez Résumé
906 6 juillet Drapeau : Royaume-Uni Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Allemagne Nico Rosberg Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
907 20 juillet Drapeau : Allemagne Grand Prix d'Allemagne Hockenheim Résumé
908 27 juillet Drapeau : Hongrie Grand Prix de Hongrie Budapest Résumé
909 24 août Drapeau : Belgique Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Résumé
910 7 septembre Drapeau : Italie Grand Prix d'Italie Monza Résumé
911 21 septembre Drapeau : Singapour Grand Prix de Singapour Singapour Résumé
912 5 octobre Drapeau : Japon Grand Prix du Japon Suzuka Résumé
913 12 octobre Drapeau : Russie Grand Prix de Russie Sotchi Résumé
914 2 novembre Drapeau : États-Unis Grand Prix des États-Unis Austin Résumé
915 9 novembre Drapeau : Brésil Grand Prix du Brésil São Paulo Résumé
916 23 novembre Drapeau : Émirats arabes unis Grand Prix d'Abou Dabi Yas Marina Résumé

Classement saison 2014[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Classement pilotes[73]
Classement Pilote Points AUS MAL BAH CHI ESP MON CAN AUT GBR ALL HUN BEL ITA SIN JAP RUS USA BRA UAE
1er Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg 165 25 18 18 18 18 25 18 25 -
2e Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 161 - 25 25 25 25 18 - 18 25
3e Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo 98 Dsq. - 12 12 15 15 25 4 15
4e Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso 87 12 12 2 15 8 12 8 10 8
5e Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 73 10 4 4 6 10 - 6 15 18
6e Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel 70 - 15 8 10 12 - 15 - 10
7e Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 63 8 10 10 8 1 10 10 2 4
8e Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button 55 15 8 - - - 8 12 - 12
9e Drapeau du Danemark Kevin Magnussen 35 18 2 - - - 1 2 6 6
10e Drapeau du Brésil Felipe Massa 30 - 6 6 - - 6 - 12 -
11e Drapeau du Mexique Sergio Pérez 28 1 15 2 2 - - 8 -
12e Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen 19 6 - 1 4 6 - 1 1 -
13e Drapeau de la France Jean-Éric Vergne 9 4 - - - - - 4 - 1
14e Drapeau de la France Romain Grosjean 8 - - - - 4 4 - - -
15e Drapeau de la Russie Daniil Kvyat 6 2 1 - 1 - - - - 2
16e Drapeau de la France Jules Bianchi 2 - - - - - 2 - - -
17e Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil 0 - - - - - - - - -
18e Drapeau de la Suède Marcus Ericsson 0 - - - - - - - - -
19e Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado 0 - - - - - - - - -
20e Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez 0 - - - - - - - - -
21e Drapeau du Royaume-Uni Max Chilton 0 - - - - - - - - -
22e Drapeau du Japon Kamui Kobayashi 0 - - - - - - - - -

Constructeurs[modifier | modifier le code]

Classement constructeurs[74]
Classement Équipe Points AUS MAL BAH CHI ESP MON CAN AUT GBR ALL HUN BEL ITA SIN JAP RUS USA BRA UAE
1er Drapeau de l'Allemagne Mercedes 326 25 43 43 43 43 43 18 43 25
2e Drapeau de l'Autriche Red Bull-Renault 168 - 15 20 22 27 15 40 4 25
3e Drapeau de l'Italie Ferrari 106 18 12 3 19 14 12 9 11 8
4e Drapeau du Royaume-Uni Williams-Mercedes 103 10 10 10 6 10 6 6 27 18
5e Drapeau de l'Inde Force India-Mercedes 91 9 10 25 10 3 10 10 10 4
6e Drapeau du Royaume-Uni McLaren-Mercedes 90 33 10 - - - 9 14 6 18
7e Drapeau de l'Italie Toro Rosso-Renault 15 6 1 - 1 - - 4 - 3
8e Drapeau du Royaume-Uni Lotus-Renault 8 - - - - 4 4 - - -
9e Drapeau de la Russie Marussia-Ferrari 2 - - - - - 2 - - -
10e Drapeau de la Suisse Sauber-Ferrari 0 - - - - - - - - -
11e Drapeau de la Malaisie Caterham-Renault 0 - - - - - - - - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  27. Grégory Demoen, « Le calendrier des essais hivernaux 2014 dévoilé », sur f1i.com,‎ 3 décembre 2013 (consulté le 28 janvier 2014)
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