Eugène Thomas

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Eugène Thomas
Stèle en hommage à Eugène Thomas au Quesnoy.
Stèle en hommage à Eugène Thomas au Quesnoy.
Fonctions
Député de la 3e circonscription d'Avesnes
Prédécesseur Alfred Lacourt (Radical-socialiste)
Successeur -
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton du Quesnoy-Est)
Prédécesseur Robert Liot (RS)
Successeur Arthur André (PS)
Prédécesseur Lui-même
Successeur Robert Liot (RS)
Prédécesseur Victorien Cantineau (Rad.)
Successeur Lui-même
Maires du Quesnoy
Prédécesseur Eugène Maillard (MRP)
Successeur Albert Verdure (PS)
Prédécesseur Daniel Vincent (Radical)
Successeur Eugène Maillard (MRP)
Biographie
Nom de naissance Eugène Thomas
Date de naissance
Lieu de naissance Vieux-Condé (Nord)
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Le Quesnoy (Nord)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique SFIO
Diplômé de École normale de Douai

Eugène Thomas
Maires du Quesnoy

Eugène Thomas, né le à Vieux-Condé (Nord) et mort le , est un homme politique français, ministre, grand résistant, créateur du réseau de résistance France au Combat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un douanier, Eugène Thomas devient instituteur et s'engage d'abord au sein de la fédération unitaire (CGTU) de l'enseignement avant de rejoindre en 1930 le Syndicat national des instituteurs, affilié à la CGT, dont il devient secrétaire de la section départementale. C'est au même moment qu'il adhère à la SFIO.

En 1936, il est élu député SFIO du Nord. Il appartient à la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat, de la commission d'Alsace-Lorraine, ainsi que de la commission des Douanes et conventions commerciales.

L'année suivante, il est élu au conseil général du Nord, dans le canton du Quesnoy Est.

Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale comme sous-lieutenant, il participe à la campagne de Belgique, puis à la bataille de la Somme. Fait prisonnier à cette occasion, il ne peut être présent lors du vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain.

Après son évasion, il se consacre à la reconstitution des fédérations socialistes (au sein du Comité d'action socialiste, dont il fait partie de la direction), au réseau France au Combat avec Augustin Laurent et à la lutte contre l’occupant (comme membre, puis chef, du réseau Brutus).

Arrêté par la Gestapo en avril 1943, torturé et emprisonné à Fresnes pendant neuf mois, il est déporté à Buchenwald, où il crée une section socialiste clandestine avec Georges Brutelle, avant d’être libéré par l’armée américaine, en avril 1945.

En 1945, il est un des membres fondateurs de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (FNDIR)[1].

Dès la libération, il est réintégré au comité directeur de la SFIO. Il retrouve aussi son siège de député en 1945. Il est réélu en 1946, 1951 et 1956[2].

Ministre de juin 1945 à août 1951, il est chargé de différents départements ministériels : les PTT de juin 1945 à octobre 1947, puis de novembre 1947 ) février 1950, secrétaire d'Etat à l'intérieur de juillet 1950 à août 1951, et brièvement secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil sous Ramadier (octobre-novembre 1947).

Il est aussi réélu conseiller général, mandat qu'il conserve jusqu'à sa mort, puis maire du Quesnoy. Il ouvre sa ville au tourisme après le rachat des remparts.

De retour au gouvernement, toujours avec la responsabilité des PTT, de février 1956 jusqu'à chute du gouvernement Félix Gaillard, en mai 1958, il est rappelé par le Général de Gaulle en juin.

Lors des élections législatives de 1958, il perd cependant son siège de député, battu par un gaulliste, et démissionne de son ministère en même temps que Guy Mollet le 27 décembre 1958.

Il siège ensuite au Conseil économique et social de 1959 à 1964.

En 1962, après le vote majoritairement favorable des habitants du Quesnoy au référendum sur l'élection présidentielle, à laquelle Eugène Thomas avait appelé à voter "non", il démissionne de son mandat de maire, pour être réélu triomphalement quelques mois plus tard.

En 1967, il tente de retrouver un siège de député, en vain.

Il consacre alors la fin de sa vie à ses responsabilités locales.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Sa longévité ministérielle lui a permis d'œuvrer à la construction du premier réseau téléphonique français.

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Vers 2002, le square de la mairie du 12e arrondissement de Paris est renommé en square Eugène-Thomas.

Notes et références[modifier | modifier le code]