Jules Catoire

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Jules Catoire
Fonctions
Député du Pas-de-Calais
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
2 janvier 1956
Législature Ire et IIe Assemblées nationales constituantes
Ire, IIe et IIIe législatures
de la IVe République
Groupe politique MRP
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Beaurains (Pas-de-Calais)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Arras (Pas-de-Calais)

Jules Catoire, né le à Beaurains (Pas-de-Calais) et décédé le à Arras (Pas-de-Calais), est un syndicaliste, résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Catoire est mobilisé au 33e régiment d’infanterie d’Arras dès 1918 puis au 509e régiment de chars de combat à Lille, il est promu sous-lieutenant en septembre 1920[1]. Il rencontre l’abbé Paul Six au secrétariat social de Lille, puis le directeur des Œuvres diocésaines d’Arras, le vicaire général Paul Hoguet. Démobilisé en avril 1921, Jules Catoire entre au secrétariat de l’Union des Œuvres catholiques et sociales. Il est l'un des premiers militants, avec Jules Pruvost, de la CFTC-Mines, fondée le 17 juin 1923 à Allouagne, qui s'appelle d'abord "syndicat libre des mineurs", et qui devient le fer de lance de l'Union départementale CFTC du Pas-de-Calais, avec de fortes personnalités comme Louis Delaby et Louis Beugniez. En 1924, Jules Catoire entre au secrétariat général de l’Union départementale des syndicats libres du Pas-de-Calais[1] puis il est le secrétaire délégué de 1925 à 1950 de la Fédération des syndicats chrétiens des mineurs. Élu membre du bureau confédéral de la CFTC en 1934, il en est le vice-président de 1936 à 1945[1].

Mobilisé comme capitaine à Maubeuge puis dans un régiment de chars de combat en Bretagne, il réagit à l'appel du général de Gaulle : « J’ai entendu personnellement l’appel du 18 juin, nous étions là entre officiers, occupés mais pas encore prisonniers. De Gaulle nous apparaissait comme le sauveur militaire du pays et De Gaulle aussi était des chars, le père des chars (...), il y avait une certaine fierté de notre part, c’était un gars des chars qui prenait l’étendard »[2].

Très vite il s'implique dans la résistance syndicale en participant à la survie clandestine de la CFTC, officiellement dissoute en novembre 1940. Plus tard, aidé notamment par Joseph Sauty, Louis Delaby et Joseph Martin, il sera responsable de la diffusion des Cahiers du Témoignage chrétien pour le département du Pas-de-Calais[3]. Il assurera également la diffusion du journal clandestin La voix du Nord et s'engage aussi en 1943 au sein de l'Organisation civile et militaire (OCM) dans le Nord-Pas de Calais. Il sera nommé, plus tard, liquidateur du réseau "Témoignage chrétien". Les paquets de journaux clandestins parvenaient à la centrale syndicale de Lens dans les camions du Secours national.

À la Libération, il est délégué par son syndicat pour siéger à l'Assemblée consultative provisoire (1944-1945).

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • Député (MRP) du Pas-de-Calais (1945-1958)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Fiche biographie aux Archives du Pas-de-Calais [1]
  2. Bruno Béthouart, « Un grand résistant du Pas-de-Calais : Jules Catoire », Mémoires de guerre Pas-de-Calais 1939-1945, Fauquembergues, Comité d’Histoire du Haut-Pays, t. IX,‎ , p. 29 (lire en ligne)
  3. "Démocrates chrétiens de la région du Nord dans la Résistance", par André Caudron, dans la Revue du Nord', tome 60, no 238, de juillet à septembre 1978 [2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]