Pierre Bourdan

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Pierre Bourdan
Stèle de Pierre-Bourdan au Bourg-d'Hem
Stèle de Pierre-Bourdan au Bourg-d'Hem
Fonctions
Parlementaire français
Député
Gouvernement IVe République
Groupe politique UDSR
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Creuse

Pierre Bourdan (de son vrai nom Pierre Maillaud) est un journaliste et un homme politique français, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et mort le 15 juillet 1948 [1]au large du Cap Nègre (Var).

Un village de la Creuse, Le Bourg-d'Hem [2], où il passait ses vacances enfant, est à l’origine de son surnom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Bourdan est journaliste dans les publications suivantes : La Journée Industrielle, Le Soir, puis devient sous-directeur de l'agence Havas à Londres. Il rejoint Maurice Schumann et la France Libre dès le 19 juin 1940 et participe alors à la création de « l'Agence française indépendante », à Londres. Il parle à Radio Londres de juillet 1940 à juin 1944, participe à l'émission Les Français parlent aux Français[3]. En 1944, il est correspondant de guerre auprès de la division Leclerc. Le 1er août il accompagne un fer de lance de la 4e division blindée américaine jusqu'aux abords de Rennes et est interprète d'un colonel américain qui insistera pour avoir une entrevue avec le commandant allemand d'une batterie de Flak qui détruira quatorze blindés américains et retardera de deux jours la libération de la ville. [4] Le lendemain, cherchant toujours à entrer le premier dans Rennes, il est arrêté et parvient à s’évader près de Saumur du train de déportés et prisonniers, dit "train de Langeais" ; caché à Longué par la famille Bloudeau, il écoute clandestinement ses amis de Radio Londres à Jumelles, chez Marcel Derouin. Il entre dans Paris aux côtés de la 2e Division Blindée. Son frère, Robert Maillaud (qui était sous-officier au 4e hussard), par contre est mort au front au cours d'un combat contre l'armée allemande le 10 juin 1940.

À la Libération, Pierre Bourdan collabore au Figaro et à Bref. Député UDSR de 1945 à 1948, il représente la Creuse à la Première Assemblée nationale constituante puis la Seine dans la Deuxième et à l’Assemblée nationale. Il est ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres, chargé des services de l'information dans le gouvernement Paul Ramadier (1) du 22 janvier au 22 octobre 1947. À ce titre, on peut considérer qu'il est le ministre de la culture "créateur" du festival d'Avignon. Il élabore un projet de loi sur le statut de la presse, plaide pour la suppression de « l'autorisation préalable » qui régissait la presse. Dans le domaine des arts et des lettres, il institue l'aide à la première pièce, en faveur des auteurs dramatiques. Il meurt en mer lors d'une sortie en voilier au large du Lavandou,dans le Var, le 15 juillet 1948. Ses obsèques sont célébrées le 7 août 1948 au temple de l’Oratoire, à Paris. François Mitterrand prononce son oraison funèbre au cimetière du Montparnasse. Il est inhumé au cimetière de Marly le Roi.

Sa femme, Jeannette d'Albiez, était d'origine catalane. Un de ses petits-fils, Christian Maillaud, alias Stan (né le 7 janvier 1968), a été gendarme avant de quitter sa fonction et de devenir activiste en matière de protection de l'enfance. L'activité de ce dernier l'a placé sous le coup d'une condamnation judiciaire[5].

Le 9 juillet 1949, en présence d'Yvon Delbos, ministre de l’Éducation nationale, et de François Mitterrand, alors Secrétaire d'État à la présidence du Conseil, est posée une plaque commémorative au lycée de Guéret, qui porte désormais son nom [6].

Dans les années qui suivent la disparition de Pierre Bourdan son nom est donné à un nombre conséquent de lieux : un stade à Caluire-et-Cuire, un lycée à Guéret, un atrium au siège actuel de RFO à Malakoff, et un studio à Radio France Creuse à Guéret. Il y a une Rue Pierre Bourdan à Paris, Lyon, Morangis, Bron, Arpajon, Marly le Roi, Laon, Guéret, et à Perpignan. À Saint-Nazaire et à Cavalière, c’est à une place que son nom a été donné.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Carnet de Retour avec la Division Leclerc, éditions Pierre Trémois, 1945 ; récit de la campagne de libération de la France au sein de la 2e Division Blindée - rééd. Payot, 2014.
  • Carnet des jours d’attente (juin 40-juin 44), éditions Pierre Trémois, 1945.
  • Perplexités et grandeur de l’Angleterre., collection Aspects du monde, Stock, 1945.
  • (en) The English Way, New York, Oxford University Press, 1946.
  • Commentaires 1940-1943, Éd. Calmann-Lévy, 1947.
  • Pages choisies de Pierre Bourdan, présentées par Jean Oberlé, Éditions Magnard, 1951.
  • 1940-1944 Pierre Bourdan vous parle, préface de François Mitterrand, collection « Fantasia Poche Historique » no 211, Magnard, 1990.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boulet, « Pierre Bourdan (Maillaud Pierre, dit) », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 425-426 (ISBN 978-2846211901)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Base de données de l'Assemblée nationale » (consulté le 6 août 2015)
  2. « Site de la mairie du Bourg d'Hem » (consulté le 6 août 2015)
  3. « Fonds Pierre Bourdan des Archives Nationales » (consulté le 6 août 2015)
  4. 1er août 1944, coup de frein à la libération de Rennes, par Etienne Maignen. Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, tome CXX - 2016
  5. « On a perdu de vue le Zorro blanc dans le Doubs », article de l'Est républicain.
  6. « Histoire de Guéret par Frédéric Gravier » (consulté le 6 août 2015)
  7. Archives nationales