Saint-Côme-d'Olt

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Saint-Côme-d'Olt
Vue globale depuis la sortie du pont.
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Blason de Saint-Côme-d'Olt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Palanges
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Bernard Scheuer
2014-2020
Code postal 12500
Code commune 12216
Démographie
Gentilé Saint-Cômois
Population
municipale
1 338 hab. (2014 en diminution de 2,76 % par rapport à 2009)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 59″ nord, 2° 48′ 55″ est
Altitude Min. 340 m
Max. 840 m
Superficie 30,1 km2
Localisation

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Saint-Côme-d'Olt est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Elle est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12216.png
Le Lot en amont du pont de Saint-Côme-d'Olt.

Dans le quart nord-est du département de l'Aveyron, la commune de Saint-Côme-d'Olt s'étend sur 30,10 km2. Elle est arrosée par le Lot au sud et par plusieurs de ses affluents, dont la Boralde de Saint-Chély-d'Aubrac à l'est et la Boralde Flaujaguèse, qui borde la commune à l'ouest.

L'altitude minimale, 340 mètres, se trouve au sud-ouest, là où le Lot quitte la commune et entre sur celle d'Espalion. L'altitude maximale avec 840 mètres est localisée au nord, sur les pentes de l'Aubrac, au nord-est du lieu-dit les Fieux, en limite de la commune de Condom-d'Aubrac.

En rive droite du Lot et traversé par la route départementale (RD) 987 et la RD 6, le bourg de Saint-Côme-d'Olt est situé, en distances orthodromiques, quatre kilomètres à l'est-sud-est d'Espalion et dix-neuf kilomètres au sud de Laguiole.

La commune est également desservie par la RD 141.

Un tronçon commun des sentiers de grande randonnée GR 6 et GR 65 — la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle — traverse le territoire communal du nord-est au sud-ouest, sur environ dix kilomètres. Au sud, le GR 620 qui débute à Saint-Côme-d'Olt permet de rejoindre le GR 62 à Inières, au sud-est de Rodez.

Saint-Côme-d'Olt adhère à l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Climat[modifier | modifier le code]

La journée la plus chaude de la France, en 2009, est le 19 août à Saint-Côme-d'Olt, avec 41,2 °C. Il s'agit d'un record pour cette station[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Côme-d'Olt est limitrophe de quatre autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Côme-d'Olt
Condom-d'Aubrac
Espalion Saint-Côme-d'Olt Castelnau-de-Mandailles
Lassouts

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village devrait son nom à un hospice dédié à saints Côme et Damien situé à proximité de l'actuelle chapelle des pénitents. La seconde partie du nom, « Olt », correspond à l'ancienne appellation du Lot, qui borde le village.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montagne-sur-Lot[2].

En occitan, le village se nomme Sant Come en graphie normalisée, ou Sont Coume en graphie mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des outils lithiques, attribuables au Paléolithique, ont été découverts un peu en amont du Lot, près de Saint-Côme-d'Olt. Ils sont les seuls indices d'anthropisation de cette partie de la vallée du Lot, pour les périodes préhistorique et protohistorique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans le rayon d'implantation du village, les vestiges d'occupation humaine remontent au début de notre ère. En effet, quelques éléments de mobilier archéologique gallo-romain ont été mis au jour au cœur du village, accréditant l'hypothèse de l’existence d'une station ou d'un vicus à proximité de la voie romaine Rodez-Javols, qui franchit le Lot légèrement en amont du village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'hospice dédié à saints Côme et Damien et l'actuelle chapelle des pénitents (anciennement nommée église Saint-Pierre de la Bouysse) située à proximité, auraient été édifiés au XIe ou au XIIe siècle. Selon les historiens locaux[3], cet ensemble aurait polarisé l'agglomération primitive d'habitats médiévaux, embryon de l'actuel village.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1528, Jean de Castelnau-Bretenoux, baron de Calmont d'Olt, concède des privilèges aux habitants. En 1532, un homme sculpte des figures étranges sur les deux grandes portes de chêne de l'église, renforcées de 365 clous. Sur l'une de ces portes, celle de gauche, en haut, dans le coin de droite, on voit un soldat monté sur un curieux animal au long cou, à la toison épaisse et bouclée que la gouge a suggérée, et aux sabots à deux ongles. C'est un camélidé. Pas un dromadaire, ni un chameau, vu la posture du cavalier qui tire sur les rênes et n'a pas l'air tranquille, le menton à hauteur des oreilles de l'animal. C'est un lama. En 1532, au Pérou, les Espagnols font prisonnier le Sapa Inca Atahualpa. Ils connaissent le lama, qu'ils essaient de monter. Mais cette bête résiste, s'affaisse et crache dès que le fardeau dépasse 40 kilos. On dirait que cette figure de la vieille porte montre le lama genou à terre, trop chargé du cavalier espagnol. À l'époque, sur le chemin franco-espagnol de Saint-Jacques-de-Compostelle, les artisans étaient de vrais routards, avec leurs outils dans la besace et des idées plein la tête. Ils allaient tailler, sculpter, sertir, construire ici et là — d'où ce lama à Saint-Côme. En 1586, environ 2 400 personnes meurent de la peste. La ville aurait été repeuplée par des gens de Castelnau-Bretenoux, en Quercy. À la fin du XVIIIe siècle, une fabrique de flanelle assez importante est installée, le bourg comprenant alors environ 1 500 habitants.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville (ancien château).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Jean-Raymond Palous   Notaire
juin 2001 2008 Louis Morvan PS  
2008 2014 Nathalie Auguy-Périé[4] UMP  
2014 en cours Bernard Scheuer DVG Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2014, la commune comptait 1 338 habitants[Note 1], en diminution de 2,76 % par rapport à 2009 (Aveyron : +0,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 787 1 820 1 835 1 924 1 833 1 883 1 979 2 052 1 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 016 1 820 1 999 1 973 1 906 1 972 1 948 1 849 1 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 782 1 633 1 627 1 524 1 424 1 291 1 266 1 201 1 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 057 1 003 1 103 1 207 1 198 1 257 1 380 1 365 1 338
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

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Le village[modifier | modifier le code]

Le village garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées, la porte Neuve et la porte Théron[9]. Dans l'enceinte de la cité, se trouvent des maisons des XVe et XVIe siècles où les grands propriétaires de l'Aubrac venaient autrefois. Parmi les bâtiments notoires figurent entre autres la maison du consul de Rodelle, la maison Dufau et celle de Pons de Caylus, avec sa tour médiévale[9]. Jusqu'en 1789 la justice locale était rendue dans l'ancien palais du greffe, situé dans les anciennes fortifications de la ville.

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Le hameau de Lévinhac[modifier | modifier le code]

Situé à un peu plus d'un kilomètre à l'ouest du bourg de Saint-Côme-d'Olt, le hameau de Lévinhac, ou Levignac, a une origine qui remonte à l'époque gallo-romaine. Autrefois s'y trouvait une église dont il ne subsiste plus aujourd'hui que le portail et son tympan, dans la cour du château de Lévinhac. Le portail de l'ancienne église est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1950[12]. Selon la tradition, saint Hilarian, patron de la ville voisine, Espalion, serait né vers 760 d'une famille noble de Lévinhac. Il existe aussi une maison, signalée en 1771, à laquelle est attaché le nom de l'hôpital.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Saint-Côme-d'Olt vu depuis la via Podiensis.

Saint-Côme-d'Olt est situé sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins viennent de Saint-Chély-d'Aubrac. Leur étape suivante est Espalion, et sa chapelle de Perse.

À Saint-Côme, il existait un hôpital où s'arrêtaient les pèlerins. Il est mentionné dans les actes des XIIe et XIIIe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Saint-Côme-d'Olt

Les armes de la commune de Saint-Côme-d'Olt se blasonnent ainsi :
Tranché d'or et de gueules, à l'ours passant et brochant de l'un en l'autre.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Espaliu : Bessuèjols, Lo Cairòl, Castèlnau, Sant-Cosme, Las Sots / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Espaliu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 312 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-16-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678785)
  • Marcel Carnus et Émile Cabanettes, Saint-Côme d'Olt : son histoire, le bourg, les villages, les anciennes familles, quelques faits d'un passé proche ou lointain, Rodez, Subervie, , 368 p., ill., couv. ill., In-8° (notice BnF no FRBNF32941007)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. meteo-sud-aveyron
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. M. Carnus, M. Cabanettes, Saint-Côme d'Olt : Son histoire, Rodez, Subervie, 1966.
  4. Mairie
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. « Ancien château de la famille des Castelnau, actuellement hôtel de ville », notice no PA12000019, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 septembre 2017.
  9. a, b, c, d et e Saint-Côme-d'Olt et soudain la flamme…, dépliant de l'office de tourisme Espalion-Estaing, consulté en juin 2017.
  10. « Ancienne église Saint-Pierre de Boisse ou ancienne église des Pénitents », notice no PA00094241, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 septembre 2017.
  11. « Eglise Saint-Côme », notice no PA00094142, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 septembre 2017.
  12. « Portail roman de Levignac », notice no PA00094143, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 septembre 2017.