Golinhac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Golinhac
Golinhac
Blason de Golinhac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Alexandre Bénézet
2020-2026
Code postal 12140
Code commune 12110
Démographie
Gentilé Golinhacois(e)
Population
municipale
329 hab. (2018 en diminution de 13,65 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 19″ nord, 2° 34′ 57″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 694 m
Superficie 32,41 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lot et Truyère
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Golinhac
Géolocalisation sur la carte : Aveyron
Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Golinhac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Golinhac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Golinhac

Golinhac est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Lot juste en amont du barrage de Golinhac.

Dans la moitié nord du département de l'Aveyron, la commune de Golinhac s'étend sur 32,41 km2. Elle est bordée à l'est sur environ onze kilomètres par le Lot, dont 2,5 km dans la retenue du barrage de Golinhac, et arrosée par une quinzaine de ses affluents dont les deux plus importants bordent la commune : le ruisseau de la Daze à l'ouest et le ruisseau de Luzane au sud.

L'altitude minimale, 229 mètres, se trouve localisée à l'extrême nord, là où le Lot quitte la commune et sert de limite entre celles de d'Entraygues-sur-Truyère et de Florentin-la-Capelle. L'altitude maximale avec 693 ou 694 mètres[Note 1] est située dans le sud, au Puech de Catusse[1].

Traversé par la route départementale (RD) 519, le bourg de Golinhac est situé, en distances orthodromiques, dix-sept kilomètres au nord-ouest d'Espalion, vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Laguiole, et vingt-huit kilomètres au nord de la préfecture Rodez.

La commune est également desservie par les RD 20, 135 et 904.

Entre Estaing et Espeyrac, le sentier de grande randonnée 65 (la via Podiensis du pèlerinage de Compostelle) traverse le territoire communal sur environ quatorze kilomètres et passe par le bourg et l'église de Golinhac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Golinhac et des communes avoisinantes.

Golinhac est limitrophe de sept autres communes.

À l'ouest, son territoire est distant de moins de quatre-cents mètres de celui de Saint-Félix-de-Lunel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Golinhac.

La commune est drainée par le Lot, le ruisseau de la Daze, le ruisseau de Luzane, le ruisseau du Pradalas et par divers autres petits cours d'eau[2].

Le Lot prend sa source à 1272 m d’altitude sur la montagne du Goulet (nord du Mont Lozère), dans la commune de Cubières (48), et se jette dans la Garonne à Monheurt (47), après avoir parcouru 484 km et traversé 129 communes[3]. Il borde la commune sur environ onze kilomètres du sud-est au nord.

Le ruisseau de la Daze, d'une longueur totale de 13,3 km, prend sa source dans la commune de Campuac et se jette dans le Lot à Sénergues, après avoir arrosé 6 communes[4]. Il borde la commune au sud-ouest sur plus de 800 mètres.

Le lac de Golinhac est un lac de retenue lié au barrage de Golinhac, long de six kilomètres, qui s'étend sur 53 hectares et retient les eaux du Lot ; le bassin versant drainé y est de 2 051 km2. Outre les deux communes entre lesquelles est érigé le barrage, Golinhac et Le Nayrac, la retenue baigne également Estaing et Sébrazac. Elle est également alimentée par quelques ruisseaux, dont le plus important est le ruisseau de Luzane, qui marque la limite territoriale entre Golinhac et Sébrazac[5].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[6].

La commune fait partie du SAGE Lot amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE concerne le bassin d'alimentation du Lot depuis sa source jusqu'à Entraygues-sur-Truyère dans l'Aveyron, où il reçoit la Truyère en rive droite. Il couvre ainsi 91 communes, sur deux départements (Lozère et Aveyron) et 2 régions – une superficie de 2 616 km2 et 1 400 km de cours d'eau permanents auxquels s'ajoutent jusqu'à 576 km de cours d'eau temporaires[7],[8]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le Syndicat mixte Lot-Dourdou (SMLD), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le par rapprochement de trois syndicats de rivières[Note 2] et est constitué de quatorze communautés de communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 8,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 333 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[12]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Rodez-Marcillac, qui se trouve à 28 km à vol d'oiseau de la commune[13], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[14], à 10,7 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[17].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[18] : La « Haute vallée du Lot entre Espalion et Saint-Laurent-d'Olt et gorges de la Truyère, basse vallée du Lot et le Goul », d'une superficie de 5 653 ha sur 31 communes de l'Aveyron et 7 communes du Cantal, comprend une partie de la vallée du Lot ainsi que deux de ses affluents : la Truyère et le Goul. Le site est remarquable d'une part du fait de la présence de deux espèces d'intérêt communautaire, la Loutre d'Europe et le Chabot, et de plusieurs habitats aquatiques et forestiers d'intérêts communautaires qui se rapportent aux trois entités paysagères du site[19].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Golinhac comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4],[20], la « Rivière Lot (partie Aveyron) » (2 552 ha), couvrant 33 communes dont 30 dans l'Aveyron, 2 dans le Cantal et 1 dans la Lozère[21] , et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[20], la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » (19 239 ha), qui s'étend sur 47 communes dont 39 dans l'Aveyron, 5 dans le Cantal, 2 dans le Lot et 1 dans la Lozère[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Golinhac est une commune rurale[Note 6],[23]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[24],[25]. La commune est en outre hors attraction des villes[26],[27].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Golinhac.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,5 %), prairies (24,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,7 %), eaux continentales (0,4 %)[28].

Planification[modifier | modifier le code]

La commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire[29].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Golinhac est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[30],[31].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Golinhac.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Lot. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[32]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Lot amont[33], approuvé le 21 décembre 2007[34].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[35].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[30]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[36]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[37]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[38],[39].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Sur le département de l’Aveyron on dénombre huit grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 64 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[40].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Golinhac est classée à risque moyen à élevé[41]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[42] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[43].

Histoire[modifier | modifier le code]

Golinhac est une fondation des Romains sur une voie de passage (Estrade). C'est un village dès le XIe siècle avec des origines de l'époque carolingienne. Ce fut le site d'une viguerie. L'église préromane avec des annexes gothiques servait comme église fortifiée jusqu'au XVIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Golinhac est membre de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[44], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Espalion. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[45].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Rodez, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[44]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lot et Truyère pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[44], et de la première circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[46].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Golinhac, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[47] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[48]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des onze candidats en lice[49] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 74,29 %[50]. Alexandre Bénézet est élu nouveau maire de la commune le [51].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[52]. Deux sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[53].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2017.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
2008 mai 2020 Didier Eche DVG Agriculteur
mai 2020 En cours Alexandre Bénézet    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[55].

En 2018, la commune comptait 329 habitants[Note 7], en diminution de 13,65 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,55 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
7601 3761 0511 0501 0701 1251 1241 2391 209
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 1781 1581 1921 2111 1531 1371 050997895
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
816804805761669598541532475
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 - -
472458392441386343329--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Élevage de bovins à Golinhac.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014[58], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 152 personnes, soit 41,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (15) a stagné par rapport à 2009 et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte cinquante-deux établissements[59], dont vingt-quatre au niveau des commerces, transports ou services, vingt dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre dans la construction, trois dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[60].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • À l'entrée du village, au sud-est, une croix en pierre, reproduction depuis 2014 d'une croix du XVe siècle dont l'original est conservé dans l'église[61], certifie la relation étroite avec le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Son iconographie représente une Vierge à l'Enfant aux pieds du Christ et, sur le fût, sculpté dans la pierre, un petit pèlerin coiffé d'un chapeau, tenant fermement un énorme bourdon à la main droite.
  • L'église de Golinhac est dédiée à saint Martin, ce qui indique une origine très ancienne, vers l'an 950. Elle conserve des assises romanes d'un prieuré bénédictin qui dépendait au XIIe siècle de l'abbaye de Conques. Elle recèle un autel roman classé au titre des monuments historiques, découvert lors de travaux d'aménagement de la route départementale 20[62]. Une cloche datant de 1557 est également classée[63].
  • Église Saint-Roch de Castaillac.
  • Chapelle du château des Vernhettes.
  • Au nord-ouest du bourg a été érigée à partir de 1945 la « chapelle Notre-Dame-des-Hauteurs »[64] qui surplombe les gorges du Lot. En 1951, Angelo Roncalli, nonce apostolique en France, qui sept ans plus tard sera élu pape sous le nom de Jean XXIII, rencontre les élus de la commune en ce lieu[65].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts a été sculpté par Louis Bellouvet en 1921.

Le barrage de Golinhac est établi en travers du cours du Lot entre Golinhac et la commune du Nayrac.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Le bourg de Golinhac est situé sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en provenance d'Estaing, la prochaine étape étant Espeyrac, et son prieuré de Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Golinhac Blason
Écartelé : aux 1er et 4e de sable à trois tours rangées d'argent, celle du milieu plus haute et ouverte de sinople, celle de senestre ayant un cor de chasse d'argent appendu à senestre, aux 2e et 3e de gueules au chien d'argent et au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or[66].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Galerie[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jacques Blanc), Entraigas : Enguialés-Lo Fèl, Espeirac, Golinhac, Sent-Ipòli / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Entraigas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 240 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-22-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688566)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 693 mètres sur la carte et 694 sur son ancien site
  2. Le Syndicat mixte Lot-Dourdou est issu de la fusion des trois syndicats de rivières -Syndicat mixte Lot Colagne (Lozère), SIAH de la Haute Vallée du Lot et SIAH de la Vallée du Dourdou de Conques (Aveyron).
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Puech de Catusse » sur Géoportail (consulté le 17 octobre 2017).
  2. « Fiche communale de Golinhac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  3. Sandre, « le Lot »
  4. Sandre, « le ruisseau de la Daze »
  5. « Lac de Golinhac », sur https://www.tourisme-aveyron.com/ (consulté le )
  6. « Les outils de gestion de la rivière », sur le site du Conseil départemental de l'Aveyron (consulté le )
  7. « SAGE Lot amont- Documents », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  8. « SAGE Lot-amont », sur http://lot-dourdou.fr/ (consulté le )
  9. « Le syndicat mixte Lot-Dourdou », sur http://lot-dourdou.fr/ (consulté le )
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  11. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Golinhac et Rodez », sur https://fr.distance.to/ (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Réseau européen Natura 2000 », sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le )
  18. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Golinhac », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « site Natura 2000FR7300874 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  20. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Golinhac », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « ZNIEFF la « Rivière Lot (partie Aveyron) » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  22. « ZNIEFF la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  23. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  25. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  27. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  28. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  29. « Etat par commune des POS, PLU et cartes communales », sur https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/ (consulté le )
  30. a et b [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de l'Aveyron - Liste des risques par commune », sur http://www.aveyron.gouv.fr/ (consulté le )
  31. « Rapport présentant les risques affectant la commune », sur l'observatoire national des risques naturels, (consulté le )
  32. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l’Aveyron – risque d’inondation », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  33. « Dossier PPRI », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  34. [PDF]« Arrêté préfectoral d’approbation du PPRI », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  35. « Dossier départemental des risques majeurs de l’Aveyron - Le risque feu de forêt », sur le site de la préfecture départementale (consulté le )
  36. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le ).
  37. « Carte de zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Golinhac », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  38. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Golinhac », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  39. [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de l'Aveyron - Risque mouvement de terrain », sur http://www.aveyron.gouv.fr/ (consulté le )
  40. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l'Aveyron - le risque de rupture de barrage », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  41. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l'Aveyron - le risque radon », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  42. « Article R1333-29 du code de la Santé publique », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le )
  43. « Arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le )
  44. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Golinhac », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  45. « communauté de communes Comtal Lot et Truyère - fiche descriptive au 10 octobre 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  46. « Découpage électoral de l'Aveyron (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  47. Article L. 252 du Code électoral
  48. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1000 habitants », sur https://www.vie-publique.fr/, (consulté le )
  49. « Candidatures au 1er tour pour Golinhac », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  50. « Résultats du 1er tour pour Golinhac », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le )
  51. « Répertoire national des élus - version du 3 septembre 2020 », sur https://www.data.gouv.fr/ (consulté le )
  52. « Conseillers communautaires : les règles de l'élection », sur https://www.vie-publique.fr/ (consulté le )
  53. « Les élus de l'intercommunalité », sur https://comtal-lot-truyere.fr/ (consulté le )
  54. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  55. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  56. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  57. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  58. Dossier complet - Commune de Golinhac (12110) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 21 octobre 2017.
  59. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le ).
  60. Dossier complet - Commune de Golinhac (12110) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 21 octobre 2017.
  61. Panneau Golinhac, situé à l'est de l'église, vu le 20 juin 2017.
  62. « table d'autel style roman », notice no PM12000304, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 21 octobre 2017.
  63. « cloche », notice no PM12000303, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 21 octobre 2017.
  64. Patrimoine Golinhac, panneau à côté de la chapelle, vu le 20 juin 2017.
  65. Plaque apposée sur le mur de la chapelle, à gauche de l'autel, vue le 20 juin 2017.
  66. 12 110 - GOLINHAC (Aveyron), L'Armorial des villes et des villages de France, consulté le 16 octobre 2017.