Sainte-Radegonde (Aveyron)

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Sainte-Radegonde
Sainte-Radegonde (Aveyron)
Le village avec l'église fortifiée de Sainte-Radegonde
Blason de Sainte-Radegonde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Rodez Agglomération
Maire
Mandat
Laurence Pagès-Touzé
2020-2026
Code postal 12850
Code commune 12241
Démographie
Gentilé Radegondien(ne)
Population
municipale
1 751 hab. (2019 en augmentation de 1,16 % par rapport à 2013)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 12″ nord, 2° 37′ 38″ est
Altitude Min. 535 m
Max. 791 m
Superficie 30,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rodez
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Nord-Lévezou
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sainte-Radegonde
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Sainte-Radegonde
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Sainte-Radegonde
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Sainte-Radegonde
Liens
Site web sainteradegonde.fr

Sainte-Radegonde est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église fortifiée, classée en 1921, l'église Sainte-Radegonde, classée en 1925, la maison Yence, inscrite en 1978, et le monument à la Résistance, la butte de tir et sa tranchée, inscrits en 2017.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire d'attraction de Rodez située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Rodez. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Rodez avec les communes de Rodez, le Monastère, Onet-le-Château, Olemps, Luc-la-Primaube, Druelle Balsac et Sébazac-Concourès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sainte-Radegonde est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Sainte-Radegonde et de ses proches communes.
Rose des vents Rodez La Loubière Rose des vents
Le Monastère N Agen-d'Aveyron
O    Sainte-Radegonde    E
S
Flavin Le Vibal

Lieux-dits et villages de la commune[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

S'étendant sur 2 965 hectares, la commune de Sainte-Radegonde présente une grande variété de paysages. Au Nord, elle couvre une partie de la plaine alluviale de l'Aveyron, l'altitude moyenne y est de 535 m.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par les transports en commun de Rodez, le réseau de Rodez Agglomération Agglobus.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Sainte-Radegonde.

La commune est drainée par l'Aveyron, la Briane, la Brianelle, la Garrigue, le ruisseau de Louyne, le ruisseau d'Inières, Bras de l'Aveyron et par divers petits cours d'eau[1].

L'Aveyron, d'une longueur totale de 290,6 km, prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn à Barry-d'Islemade, après avoir arrosé 60 communes[2].

La Briane, d'une longueur totale de 11,7 km, prend sa source dans la commune de Flavin et se jette dans l'Aveyron à Le Monastère, après avoir arrosé 3 communes[3].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

La gestion des cours d’eau situés dans le bassin de l’Aveyron est assurée par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) Aveyron amont, créé le , en remplacement du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont[4],[5],[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 130 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[7]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[9]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Rodez-Marcillac, qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau de la commune[10], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 10,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Sainte-Radegonde comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3],[14], la « Rivière Aveyron » (3 500 ha), couvrant 63 communes dont 38 dans l'Aveyron, 5 dans le Tarn et 20 dans le Tarn-et-Garonne[15] , et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[14], la « Vallée de l'Aveyron » (14 644 ha), qui s'étend sur 68 communes dont 41 dans l'Aveyron, 5 dans le Tarn et 22 dans le Tarn-et-Garonne[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Radegonde est une commune rurale[Note 5],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rodez, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Sainte-Radegonde.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41,6 %), prairies (27,5 %), terres arables (18,1 %), forêts (6,1 %), zones urbanisées (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), mines, décharges et chantiers (0,9 %)[19].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Centre Ouest Aveyron approuvé en février 2020. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Centre Ouest Aveyron, qui associe neuf EPCI, notamment la communauté d'agglomération du Grand Rodez, dont la commune est membre[20].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé[21]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[22].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Sainte-Radegonde est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[23],[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Sainte-Radegonde.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de l'Aveyron. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[25]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Aveyron Amont-Auterne[26], approuvé le 14 décembre 2006[27].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[28].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[23]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[29]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[30]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[31],[32].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières et ferroviaires importantes et la présence d'une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[33].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Sainte-Radegonde est classée à risque moyen à élevé[34]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[35] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[36].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Bel-Air[37].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un des premiers lieux d'occupation de la commune. En 1330 et 1529 des actes mentionnent une famille Bozinhac, possédant la seigneurie du même nom. En 1613 Catherine de Sabatery et Guillaume de Masnau sont seigneur de Bousinhac. Leurs enfants (Guillaume, Bertrand, Géraud et Ignace) leur succéderont. À la Révolution le village est peuplé d'une trentaine d'habitants.

Le domaine de Caumels, près du village d'Inières, appartenant à la chartreuse de Rodez, sert de terrain d'atterrissage, lors du vol en montgolfière de Charles Carnus, à bord du « Ville de Rodez », le [38], quatrième ascension aéronautique de l'histoire.

En 1789, la seigneurie de Bozinhac est réunie à celle d'Hyars pour former une seule commune. Aujourd'hui le village compte quatre familles qui y vivent.

La commune de Sainte-Radegonde est créée par ordonnance du roi Louis-Philippe Ier le . Le , le corps législatif (assemblée législative du Second Empire) examina les demandes faites par les habitants d'Arsac, Arsaguet, Gros et Recoules (représentant 479 hectares), de voir leurs hameaux détachés de la commune d'Onet-le-Château pour être rattachés à celle de Sainte-Radegonde.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Sainte-Radegonde

Les armes de la commune de Sainte-Radegonde se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er d'azur à la crosse épiscopale d'or, au 2e de gueules au bras reliquaire de sainte Radegonde d'argent surmonté d'une couronne royale ouverte d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Radegonde est membre de la Rodez Agglomération[I 4], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rodez. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[39].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Rodez, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 4]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Nord-Lévezou pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 4], et de la première circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[40].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Tête de liste Suffrages Pourcentage CM CC
Laurence Pages-Touzé 585 63,31 % 16 2
Bernard Fernandez 177 19,15 % 2 0
Alain Dhers 162 17,53 % 1 0

Le conseil municipal de Sainte-Radegonde, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[41], pour un mandat de six ans renouvelable[42]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 19[43]. Les dix-neuf conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 61,19 %, se répartissant en seize issus de la liste conduite par Laurence Pages-Touzé, deux issus de celle de Bernard Fernandez et un issus de celle d'Alain Dhers[44]. Laurence Pages-Touzé est élue nouvelle maire de la commune le [45].

Les deux sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Rodez sont alloués à la liste de Laurence Pages-Touzé[44].

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[46],[47].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2001 André Geniez    
2001 2008 Gérard Carrière    
2008 2020 Michel Delpal DVD Retraité
2020 en cours Laurence Pagès-Touzé SE Ingénieur Informatique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

En 2019, la commune comptait 1 751 habitants[Note 7], en augmentation de 1,16 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4464148681 0811 2011 259567553590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
553541513540549553562563551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
533530569502480504510481476
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
4804435421 0271 2261 3551 5361 5871 731
2018 2019 - - - - - - -
1 7451 751-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 695 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 1 767 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 25 760 [I 5] (20 640  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 7] 2,8 % 3,9 % 3,4 %
Département[I 8] 5,4 % 7,1 % 7,1 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 063 personnes, parmi lesquelles on compte 78,1 % d'actifs (74,7 % ayant un emploi et 3,4 % de chômeurs) et 21,9 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Rodez, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 10]. Elle compte 536 emplois en 2018, contre 571 en 2013 et 525 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 801, soit un indicateur de concentration d'emploi de 66,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,3 %[I 11].

Sur ces 801 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 99 travaillent dans la commune, soit 12 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 94,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 2,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

128 établissements[Note 10] sont implantés à Sainte-Radegonde au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 14].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 128 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
22 17,2 % (17,7 %)
Construction 18 14,1 % (13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
30 23,4 % (27,5 %)
Information et communication 4 3,1 % (1,5 %)
Activités financières et d'assurance 5 3,9 % (3,4 %)
Activités immobilières 4 3,1 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
18 14,1 % (12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
20 15,6 % (12,7 %)
Autres activités de services 7 5,5 % (7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,4 % du nombre total d'établissements de la commune (30 sur les 128 entreprises implantées à Sainte-Radegonde), contre 27,5 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[51] :

  • Societe Porc Montagne - SPM, transformation et conservation de la viande de boucherie (69 374 k€)
  • Promash, fabrication d'aliments pour animaux de ferme (9 643 k€)
  • Du Roure.12, fabrication de produits azotés et d'engrais (8 153 k€)
  • Monteillet Aveyron, transformation et conservation de la viande de boucherie (3 079 k€)
  • Aveyron Porc, commerce de gros (commerce interentreprises) de viandes de boucherie (2 114 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[52]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 49 35 33 28
SAU[Note 13] (ha) 2 201 2 171 1 910 2 096

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 49 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 35 en 2000 puis à 33 en 2010[54] et enfin à 28 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 43 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[55],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 201 ha en 1988 à 2 096 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 45 à 75 ha[54].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église fortifiée d'Inières[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1921)[56]

Église Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1925)[57]

Elle date du XIVe siècle.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Maison Yence[modifier | modifier le code]

Maison Yence Logo monument historique Inscrit MH (1978)[58]

La façade de la maison du notaire royal date du XVIe siècle.

Mémorial[modifier | modifier le code]

Le Mémorial de Sainte-Radegonde[59] rend hommage aux trente personnes fusillées sur la commune durant la Seconde Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Cosson, Sainte-Radegonde et Inières en Rouergue, Onet-le-Château, J.-M. Cosson, , 271 p., ill., couv. ill. ; 21 cm (BNF 35560662)
  • Ludovic Billon, Sainte-Radegonde, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (ISBN 2-84910-020-X, ISSN 1355-5723, BNF 39180125)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, Rodés-est : Lo Monestire, Senta-Radegonda / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Rodés-est, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 340 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-60-2, ISSN 1151-8375, BNF 39300576)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[53].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  59. sainteradegonde.fr Resistance