Coubisou

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Coubisou
Image illustrative de l'article Coubisou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Truyère
Intercommunalité Communauté de communes d'Estaing
Maire
Mandat
Bernadette Azemar
2014-2020
Code postal 12190
Code commune 12079
Démographie
Gentilé Coubisounels
Population
municipale
516 hab. (2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 15″ N 2° 43′ 57″ E / 44.5541666667, 2.732544° 33′ 15″ Nord 2° 43′ 57″ Est / 44.5541666667, 2.7325
Altitude Min. 319 m – Max. 836 m
Superficie 30,95 km2
Localisation

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Coubisou

Coubisou est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Coubisounels.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Nayrac Montpeyroux Rose des vents
Estaing N Le Cayrol
O    Coubisou    E
S
Sébrazac Bessuéjouls Espalion

Coubisou est situé à 26 km au Nord-Est de Rodez la préfecture et plus grande ville à proximité.

Site[modifier | modifier le code]

Située dans le Massif central à la confluence du Lot et du Ruisseau d'Esparrou les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Coubisou. La commune est à environ 23 km du parc naturel régional des Grands Causses.

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune de Coubisou est composée de nombreux petits hameaux dispersés et de quatre villages principaux Coubisou, Nadaillac, Le Causse et Le Monastère-Cabrespine.

Les hameaux et lieux-dits sont : Alaux, Albaret, Cabrespines, Dayrac, Galamans, Jeunières, Labro, Le Mas, Le Carme, Le Causse, Le Colombier, Le monastère, Le Seignour, Glandis, Le Prat, Lengouyrou, Les Souliès, L'Escaillou, Montredon, Nadaillac, Pargazan, Pégues, Portier, Servels, Vieillescazes.

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Faisant partie de l'ancienne province du Rouergue ou l'on communiquait grâce à une forme d'occitan languedocien: le dialecte rouergat est encore présent dans les conversations et les expressions de nombreux Coubisounels.

Climat[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Coubisou[1],[2] 2 200[3] 770 14 22 22
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare Distance
Laissac (Halte) 21,1 km
Gare de Rodez 24,4 km
Nuces (Halte) 26,2 km
Paraire 26,5 km

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport Distance
Aéroport de Rodez-Aveyron 25,6 km
Aurillac 44,9 km
Aérodrome de Mende - Brenoux 63,8 km

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village possédait au XIIe siècle une abbaye de religieuses. En 1193 Hugues, comte de Rodez, donna à Sicard, abbé de Conques, tous les droits qu'il avait sur le monastère de Coubisou. Coubisou absorbe en 1832 avec Le Nayrac l'ancienne commune du Causse ainsi qu'Anglars et Cabrespines. Coubisou cède en 1866, au Cayrol le hameau d'Anglars.

Des gentilhommes verriers originaires de Mormoiron (Vaucluse) - les Féliquier - s'installèrent au XVIème siècle au lieu-dit "La Verrière d'aurenque".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1794 François-Amans Doumergue    
1794 1800 Jean Nayrolles    
1800 1812 Jean-Fleuret Baloit    
1812 1815 Hyacinthe Vidal    
1815 1823 Philippe de Glandières    
1823 1838 Jean-Joseph Alaux    
1838 1855 Pierre-Jean Monjaux    
1855 1868 Guillaume Dayguy    
1868 1871 Delphin Alaux Bonapartiste Médecin
1870 1871 Germain Alaux    
1871 1875 Delphin Alaux Bonapartiste Médecin
1875 1876 Antoine Bélieres    
1876 1878 Jean Neyrolles    
1878 1881 Augustin de Glandières    
1881 1896 Antoine Aldebert    
1896 1912 Pierre-Clément Cabrolier    
1912 1918 François Gintrand    
1918 1919 Pierre-Jean Roustan    
1919 1925 Germain Alaux    
1925 1935 Casimir Rames    
1935 1942 Justin Rey    
1942 1945 Joseph Conquet    
1945 1945 Pierre Orsal    
1945 1959 Raymond Rey    
1959 1995 Pierre Laurens   Agriculteur
1995 en cours Bernadette Azemar Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 516 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 667 2 522 2 743 2 911 2 262 2 339 2 245 2 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 180 2 267 2 228 1 827 1 781 1 764 1 777 1 567 1 449
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 367 1 287 1 273 1 046 1 014 967 942 824 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
636 571 508 511 488 502 528 535 516
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1770 il fut demandé à chaque diocèse du royaume de France que les paroisses fournissent un recensement de leurs population et le nombre de nécessiteux[6].

  • « Coubisou. Pop. 630. Combien de pauvres ? Il est plus aisé de dire combien il y a de riches : le fermier de M. le prieur et un cabaretier. Il y a cependant 10 maisons aisées qui peuvent vivre en usant de la plus scrupuleuse économie. 40 mendiants dans la paroisse et tout autant « d'étrangers. »
  • « Anglars. Pop. 607 h. Tous sont dans le besoin à l'exception de 7 à 8 maisons. 80 mendiants dans la paroisse. »
  • « Cabrespines. Pop. 1000 h. 376 pauvres. 200 ont besoin de secours ; 50 n'ont absolument rien ; 120 mendiants dans la paroisse. »

Sous l'Ancien Régime, Coubisou a plusieurs annexes : Nadaillac, Esparou et Engalenq. En 1790, Nadaillac est rattaché à Coubisou. Le 5 messidor an VIII, sur le plan administratif, la commune de Coubisou s'accroît des communes d'Anglars-Saint-Jean, du Causse, du Cayrol, de Briounès et de Cabrespines. Le , la réunion des communes de Coubisou et de celles d'Anglars, du Causse et de Cabrespines est maintenue. Coubisou perd le Cayrol rattaché à Espalion, Briounès rattaché à Montpeyroux ainsi qu'un territoire rattaché à Estaing. Le , un territoire distrait de la commune de Montpeyroux est rattaché à Coubisou. Le , La commune de Coubisou perd un territoire rattaché à Montpeyroux. Le , La commune de Coubisou perd la section d'Anglars rattachée à la commune du Cayrol. Le , L'arrondissement d'Espalion étant supprimé, la commune de Coubisou est rattachée à l'arrondissement de Rodez.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Avant les ravages du phylloxera en 1865, la vigne faisait vivre la population. Coubisou fait partie de la plus petite cave coopérative de France née en 1997, elle regroupe 10 viticulteurs et 11 ha de la surface classée en VDQS Estaing. La cave Les Vignerons d'Olt' est situé à L'Escaillou.

Les différents cépages utilisés sont, pour les vins blancs : le Mauzac et le Chenin et pour les vins rouges : le Gamay, le Pinot, le Cabernet franc et sauvignon, le Fer servadou (mansoi, cépage local), le Négret de Banhars, le Merlot, le Jurançon, l'Abouriou.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Védard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Védard de Coubisou.

 Inscrit MH (1978)[7]

L'église Saint-Védard date des XIIe et XVe siècles. Elle possède un retable représentant une Vierge de Pitié du 1° quart du XVe siècle  Inscrit MH (1988)[8].

Église de Monastère-Cabrespines[modifier | modifier le code]

Il existe, au lieu-dit du Monastère-Cabrespines, de nombreuses croix dont la très belle croix de l’oratoire de 1540 à l’entrée du village. L’église actuelle, du XV siècle, renferme une pieta. Dans une des chapelles de l'église se trouve le tombeau des anciens seigneurs : c'est une niche pratiquée dans le mur, sous une arcature ogivale et fermée par une balustrade en pierre.

Église Saint-Martin de Nadaillac[modifier | modifier le code]

C'est une église de type archaïque, avec un chœur roman, une nef en berceau et un arc triomphal.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château de Cabrespines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Cabrespines.

 Inscrit MH (1987)[12]

Il fut construit, durant le 2° quart du XVIIe siècle, avec les pierres de l’ancienne forteresse qui fut démolie en 1628 sur ordre du prince de Condé.

Château de Tourruol[modifier | modifier le code]

Sur l’éperon du Tourruol, il reste les ruines d'un château-fort du XIIIe siècle réputé alors imprenable.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

En bordure de la RD 920, entre Nadaillac et Coubisou, le paysage d'anciennes terrasses laisse deviner le riche passé viticole de la région.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • À l’Escalliou, la Maison de la Vigne, du Vin et des Paysages d’Estaing évoque a vie viticole de la commune.
  • Cave Coopérative des Vignerons D'Olt, dégustation des vins d’Estaing.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le capitaine Jean Raymond Costes
  • Antoine Ayral Du Bourg, né vers 1686, décédé le 29 novembre 1769 à Coubisou, Chevalier de St Louis
  • Claude Debertier, originaire d'Auvergne, curé de Coubisou à partir de 1780, devint après la Révolution, évêque constitutionnel du Rodez, et écrivit la constitution civile du clergé[13],[14]
  • Melchior, sieur de Balayssac, de la paroisse d'Espeyrac, mari de Catherine de Rivière, qui fut enseveli, le 17 octobre 1626, dans l'église de Coubisou.
  • Jean Molinié
  • Louis-Augustin de Bertin, docteur en théologie à la Sorbonne, conseiller d'État, prieur de Coubisou
  • Le château fort de Cabrespines fut pendant plusieurs siècles la résidence préférée des comtes de Rodez

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Léon Romieu), Estanh : Campuac, Cobison, Lo Nairac, Sebrasac, Vila Comtal / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Estanh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-19-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685849)
  • Marcel Carnus, Coubisou, Amicales des Enfants de Coubisou,‎ , in-8, 221 p.
  • Marcel Carnus (préf. A. Veyres), Le Monastere Cabrespines, Amicale des Enfants du Monastère-Cabrespines,‎ , in-8, 202 p.
  • Émile Vigarié (juge de paix), Guerre de 1914-1918. Livre d'or de l'Aveyron, publié sous les auspices du conseil général et sous la direction du Comité aveyronnais de renseignements aux familles : Tome I : Arrondissement d'Espalion. Arrondissement de Millau, Rodez, G. Subervie,‎ , in-4° (notice BnF no FRBNF34216126)
  • Henri Affre, Lettres à mes neveux sur l'histoire de l'arrondissement d'Espalion, vol. 2, Villefranche-de-Rouergue, Vve Cestan,‎ , 2 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF30004703), p. 371 et suivantes
  • Jean-Michel Cosson et Jean-Philippe Savignoni, L'Aveyron secret : peurs, croyances, superstitions et autres histoires maudites et effrayantes, Romagnat, De Borée,‎ , couv. ill. en coul. ; 25 cm, 311 p. (ISBN 2-84494-332-2, notice BnF no FRBNF40051488), p. 164
  • Jean Maurel, Rodez et son pays au temps des Lumières : chronique intime, Toulouse, J. Maurel,‎ , ill., couv. ill. ; 24 cm, 201 p. (ISBN 2-9508759-5-5, notice BnF no FRBNF40933482), p. 24
  • Louis Lempereur, État du diocèse de Rodez en 1771, publié en vertu d'une décision du Conseil général de l'Aveyron, Rodez, L. Loup,‎ , in-4°, 775 p. (notice BnF no FRBNF30789181)
  • Louis Molinier, Une famille Rouergate, à travers quatre siècles d'histoire (1598-1950), Paray-Vieille-Poste, Celer,‎ , in-8, 211 p.
  • Annales du Sénat et du Corps législatif: Volumes 1 à 2 - Page 59 " Projet de loi concernant la séparation du Cayrol"
  • Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis ... - Page 140 "30 mai - 5 juin 1866" Loi qui distrait les sections d'Anglars et le Cayrol a Coubisou

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]