Espeyrac

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Espeyrac
Espeyrac
Blason de Espeyrac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Sébastien Costes
2020-2026
Code postal 12140
Code commune 12097
Démographie
Population
municipale
245 hab. (2017 en augmentation de 2,08 % par rapport à 2012)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 50″ nord, 2° 30′ 40″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 674 m
Superficie 22,28 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rodez
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lot et Truyère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Espeyrac
Liens
Site web Site officiel

Espeyrac (Espairac en occitan), est une commune française, située dans le Nord du département de l’Aveyron, dans la région Occitanie.

Bâtie en amphithéâtre, Espeyrac comporte des rues pentues et des ruelles en escalier, sur un promontoire rocheux, face à la vallée, et possède de nombreuses forêts de châtaigniers.

De 1957 à 1960, huit tonnes d'uranium ont été extraites près des lieux-dits Cabanel et Falguières[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de La Daze est formé par la réunion de plusieurs ruisseaux prenant naissance sur les hauts plateaux : la Daze de Saint-Félix-de-Lunel, la Daze des Vernhettes venant de Campuac et la Daze de la Molinarie venant de Sénergues. Vers Espeyrac, la jonction de ces trois ruisseaux forme un joli cours d'eau de trois mètres de large serpentant dans les prés et descendant vers le Lot. Au voisinage du hameau de Dazes, un barrage de micro-centrale capte presque toute l'eau disponible, et forme une retenue.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Espeyrac.

La commune est drainée par le Lot, le Ruisseau de la Daze, le ruisseau de la Grave, le ruisseau du Tayrac et par divers petits cours d'eau[2].

Le Lot prend sa source à 1272 m d’altitude sur la montagne du Goulet (nord du Mont Lozère), dans la commune de Cubières (48), et se jette dans la Garonne à Monheurt (47), après avoir parcouru 484 km et traversé 129 communes[3].

Le Ruisseau de la Daze, d'une longueur totale de 13,3 km, prend sa source dans la commune de Campuac et se jette dans le Lot à Sénergues, après avoir arrosé 6 communes[4].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

La gestion des cours d’eau situés dans le bassin de l’Aveyron est assurée par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) Aveyron amont, créé le , en remplacement du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont[5],[6],[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 080 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[8]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[10]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Rodez-Marcillac, qui se trouve à 29 km à vol d'oiseau de la commune[11], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[12], à 10,7 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[16] :

  • La « Haute vallée du Lot entre Espalion et Saint-Laurent-d'Olt et gorges de la Truyère, basse vallée du Lot et le Goul », d'une superficie de 5 653 ha, comprend une partie de la vallée du Lot ainsi que deux de ses affluents : la Truyère et le Goul. Le site est remarquable d'une part du fait de la présence de deux espèces d'intérêt communautaire, la Loutre d'Europe et le Chabot, et de plusieurs habitats aquatiques et forestiers d'intérêts communautaires qui se rapportent aux trois entités paysagères du site[17].

et un sur la commune au titre de la « directive Oiseaux »[16] :

  • Les « Gorges de la Truyère », d'une superficie de 16 681 ha, où douze espèces de l'annexe 1 se reproduisent régulièrement sur le site, parmi lesquelles huit espèces de rapaces[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal d'Espeyrac comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 2],[19], les « Pentes boisées de Banroques » (377,4 ha), couvrant 3 communes du département[20] et la « Rivière Lot (partie Aveyron) » (2 552 ha), couvrant 33 communes dont 30 dans l'Aveyron, 2 dans le Cantal et 1 dans la Lozère[21] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[19], la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » (19 239 ha), qui s'étend sur 47 communes dont 39 dans l'Aveyron, 5 dans le Cantal, 2 dans le Lot et 1 dans la Lozère[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Espeyrac est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 4],[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rodez, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].

Infrastructures et occupation des sols de la commune d'Espeyrac.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (aa %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC) millésimée 2012 est la suivante : terres arables (bb %), cultures permanentes (cc %), zones agricoles hétérogènes (dd %), prairies (ee %), forêts (ff %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (gg %), zones humides intérieures (hh %), zones urbanisées (ii %), espaces verts artificialisés non agricoles (jj %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (kk %), mines, décharges et chantiers (ll %), eaux continentales (mm %)[2].

Planification[modifier | modifier le code]

La commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire[27].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Espeyrac est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[28],[29].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune d'Espeyrac.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Lot. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans le bassin du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[30]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Lot amont[31], approuvé le 21 décembre 2007[32].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[33].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[28], conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[34]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[35]

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Sur le département de l’Aveyron on dénombre huit grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 64 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[36].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune d'Espeyrac est classée à risque moyen à élevé[37]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[38] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[39].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Espeyrac vient de Spariacus (Sparius-acum, domaine de Sparius), Espariago au XIe siècle et Espairac au XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des deux châteaux qu'il possédait, il ne reste aujourd'hui que celui des seigneurs d'Espeyrac, réduit à un bâtiment avec tourelle (l'autre château, appartenant au duc d'Arpajon, seigneur de Séverac, se trouvait à l'emplacement de l'église actuelle).

Le prieuré Saint-Pierre d'Espeyrac fut réuni à la mense abbatiale de l'abbaye de Conques en 1311. En 1323, Guillaume, abbé de Conques, protestait contre la collation de ce prieuré, faite par le pape Jean XXII à Raimond de Velheriis, et obtenait seulement que ses droits seraient réservés à la mort du titulaire.

En 1424, Espeyrac fut, avec Nauviale, uni à la collégiale de Sévérac-le-Château[40].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Espeyrac est membre de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[41], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Espalion. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[42].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Rodez, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[41]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lot et Truyère pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[41], et de la première circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[43].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Espeyrac, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[44] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[45]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. Sur les dix-neuf candidats en lice[46], dix sont élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 82,06 %. Le dernier conseiller restant à élire est élu au second tour, qui se tient le du fait de la pandémie de Covid-19, avec un taux de participation de 73,09 %[47]. Sébastien Costes est élu nouveau maire de la commune le [48].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[49]. Deux sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[50].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1926 1944 Louis Fraysse   Instituteur
1944 1959 Emile Aurières   Agriculteur
1960 mars 1983 Robert Puech   Agriculteur
mars 1983 juillet 1987 Pierre Nayrolles   Instituteur
juillet 1987 ? Bernard Méjane   Meunier
mars 2014 juillet 2020 Guy Falissard[51] SE Retraité des artisans, commerçants et chefs d'entreprise
juillet 2020 En cours Sébastien Costes[51],[52]   Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[54].

En 2017, la commune comptait 245 habitants[Note 6], en augmentation de 2,08 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9004681 8491 8802 132719770780975
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8951 0069129471 0451 0021 028999954
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
957895788693663648638547453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
405352305287225243242242242
2013 2017 - - - - - - -
236245-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

En débouchant sur la route à l'entrée du village, le chemin arrive face à une très belle vieille croix de pierre qui a été déplacée de quelques centaines de mètres, son emplacement d'origine était plus haut sur le chemin de Falguières.

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On vient de Golinhac, la prochaine commune est Sénergues et l'église Saint-Martin.

Le miracle de Guibert l'illuminé[modifier | modifier le code]

Le Livre des miracles de Sainte-Foy rapporte l'histoire d'un habitant de Spariacus, Guibert l'illuminé, miraculeusement guéri en 960.

Comme il s'en revenait d'un pèlerinage à Conques, passant le prieuré de Saint-Pierre d'Espeyrac, le malheureux Guibert fut assailli par une horde de brigands, à la solde de son tartuffe d'oncle, prêtre du diocèse de Rodez.

Non contents de détrousser le pieux voyageur, ces mécréants lui arrachèrent les yeux. Une fois qu'ils furent partis, deux oiseaux vinrent secrètement recueillir les yeux de Guibert, avant de s'envoler en direction de Conques.

Privé de sa vue, Guibert décida d'utiliser sa voix pour vivre, et se fit jongleur. Un an s'était passé depuis sa tragique mésaventure, quand, une nuit, sainte Foy lui apparut en songe, lui conseillant de venir la visiter à nouveau dans son sanctuaire.

Son métier de jongleur ne lui rapportant que de maigres subsides, Guibert hésitait, se demandant comment il pourrait pourvoir à la dépense du voyage. Sainte Foy lui prédit alors que s'il faisait la quête à la messe, il obtiendrait six deniers. Cette prédiction se réalisa et Guibert se mit en route.

Arrivé à Conques, il passa la nuit en prières auprès du tombeau de Foy, que veillait également une foule de pèlerins et leur ferveur fut telle, cette nuit-là, que Guibert recouvra la vue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Liabastres (1906-1995), compagnon charpentier, entrepreneur, chevalier de la Légion d'Honneur, inventeur dans les années 1950 d'une variété de béton à la pouzzolane (utilisé comme matériau isolant), né au hameau de Prades, enterré à Espeyrac. Une plaque sur la maison d'école de la commune lui rend hommage.
  • Zéphyrin Bosc, dit Zéfir Bòsc, majoral du Félibrige, né en 1927, auteur de nombreux ouvrages de poésie en occitan et d'histoire locale et d'ethnographie en français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Espeyrac Blason
Tiercé en pairle : au 1er de sinople plain, au 2e de gueules au pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle au naturel, contourné, sur une terrasse herbée et isolée de sinople, au 3e d'or à la croix de pierre du lieu au naturel sur une terrasse herbée et isolée de sinople ; au chevronnel versé et combiné à une vergette d'azur brochant sur la partition* et le 1er ; à la divise alésée d'or, mouvant du trait du chef et chargée de l'inscription « ESPAIRAC » de sable[57].
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
La combinaison chevronel-vergette évoque le ruisseau de La Daze formé par la réunion de trois autres ruisseaux : la Daze de Saint-Félix-de-Lunel, la Daze des Vernhettes et la Daze de la Molinarie.
Le 2e rappelle que le village est situé sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La croix de pierre est un monument du lieu.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Gras-Rascol, Monique Lajugie-Clot, Renaud Falissard (Collaborateur), Jean-Claude Boscus (Collaborateur) et Les Compagnons des trois Dazes (Éditeur scientifique), Espeyrac en Aveyron : petite commune sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Aurillac, Éd. Gerbert, , 199 p., ill., fac-sim., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-85579-076-3, notice BnF no FRBNF41442980)
  • Henri Gras-Rascol, Monique Lajugie-Clot, Renaud Falissard (Collaborateur), Jean-Claude Boscus (Collaborateur) et Les Compagnons des trois Dazes (Éditeur scientifique), Au cœur des trois Dazes : Espeyrac - Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Aurillac, Éd. Gerbert, , 224 p., ill., fac-sim., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-85579-185-2)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jacques Blanc), Entraigas : Enguialés-Lo Fèl, Espeirac, Golinhac, Sent-Ipòli / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Entraigas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 240 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-22-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688566)
  • Gustave Desjardins (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue, Paris, A. Picard, , 518 p., in-8 (notice BnF no FRBNF34114898) - Cartulaire de l'abbaye de Conques sur Gallica

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire national des sites miniers d'uranium sur le site de l'IRSN
  2. a et b « Fiche communale d'Espeyrac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le 15 octobre 2020)
  3. Sandre, « le Lot »
  4. Sandre, « le ruisseau de la Daze »
  5. « EPAGE Aveyron amont », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 12 octobre 2020)
  6. « Aveyron amont », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le 12 octobre 2020)
  7. site officiel du SMB2
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020)
  9. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 16 octobre 2020).
  11. « Orthodromie entre Espeyrac et Rodez », sur https://fr.distance.to/ (consulté le 16 octobre 2020).
  12. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  13. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  14. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  15. « Réseau européen Natura 2000 », sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 9 octobre 2020)
  16. a et b « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Espeyrac », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 9 octobre 2020).
  17. « site Natura 2000FR7300874 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 9 octobre 2020)
  18. « site Natura 2000FR7312013FR73008719 octobre 2020 »
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