Espeyrac

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Espeyrac
Espeyrac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Truyère
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Guy Falissard
2014-2020
Code postal 12140
Code commune 12097
Démographie
Population
municipale
241 hab. (2016 en diminution de 1,23 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 50″ nord, 2° 30′ 40″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 674 m
Superficie 22,28 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Espeyrac (Espairac en occitan), est une commune française, située dans le Nord du département de l’Aveyron, dans la région Occitanie.

Bâtie en amphithéâtre, Espeyrac comporte des rues pentues et des ruelles en escalier, sur un promontoire rocheux, face à la vallée, et possède de nombreuses forêts de châtaigniers.

De 1957 à 1960, huit tonnes d'uranium ont été extraites près des lieux-dits Cabanel et Falguières[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Fel Entraygues-sur-Truyère Rose des vents
Sénergues N Golinhac
O    Espeyrac    E
S
Saint-Félix-de-Lunel Campuac

Site[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de La Daze est formé par la réunion de plusieurs ruisseaux prenant naissance sur les hauts plateaux : la Daze de Saint-Félix-de-Lunel, la Daze des Vernhettes venant de Campuac et la Daze de la Molinarie venant de Sénergues. Vers Espeyrac, la jonction de ces trois ruisseaux forme un joli cours d'eau de trois mètres de large serpentant dans les prés et descendant vers le Lot. Au voisinage du hameau de Dazes, un barrage de micro-centrale capte presque toute l'eau disponible, et forme une retenue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Espeyrac vient de Spariacus (Sparius-acum, domaine de Sparius), Espariago au XIe siècle et Espairac au XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des deux châteaux qu'il possédait, il ne reste aujourd'hui que celui des seigneurs d'Espeyrac, réduit à un bâtiment avec tourelle (l'autre château, appartenant au duc d'Arpajon, seigneur de Séverac, se trouvait à l'emplacement de l'église actuelle).

Le prieuré Saint-Pierre d'Espeyrac fut réuni à la mense abbatiale de l'abbaye de Conques en 1311. En 1323, Guillaume, abbé de Conques, protestait contre la collation de ce prieuré, faite par le pape Jean XXII à Raimond de Velheriis, et obtenait seulement que ses droits seraient réservés à la mort du titulaire.

En 1424, Espeyrac fut, avec Nauviale, uni à la collégiale de Sévérac-le-Château[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1926 1944 Louis Fraysse   Instituteur
1944 1959 Emile Aurières   Agriculteur
1960 mars 1983 Robert Puech   Agriculteur
mars 1983 juillet 1987 Pierre Nayrolles   Instituteur
juillet 1987 2014 Bernard Méjane   Meunier
mars 2014 En cours Guy Falissard SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 241 habitants[Note 1], en diminution de 1,23 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9004681 8491 8802 132719770780975
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8951 0069129471 0451 0021 028999954
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
957895788693663648638547453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
405352305287225243242242242
2013 2016 - - - - - - -
236241-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

En débouchant sur la route à l'entrée du village, le chemin arrive face à une très belle vieille croix de pierre qui a été déplacée de quelques centaines de mètres, son emplacement d'origine était plus haut sur le chemin de Falguières.

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On vient de Golinhac, la prochaine commune est Sénergues et l'église Saint-Martin.

Le miracle de Guibert l'illuminé[modifier | modifier le code]

Le Livre des miracles de Sainte-Foy rapporte l'histoire d'un habitant de Spariacus, Guibert l'illuminé, miraculeusement guéri en 960.

Comme il s'en revenait d'un pèlerinage à Conques, passant le prieuré de Saint-Pierre d'Espeyrac, le malheureux Guibert fut assailli par une horde de brigands, à la solde de son tartuffe d'oncle, prêtre du diocèse de Rodez.

Non contents de détrousser le pieux voyageur, ces mécréants lui arrachèrent les yeux. Une fois qu'ils furent partis, deux oiseaux vinrent secrètement recueillir les yeux de Guibert, avant de s'envoler en direction de Conques.

Privé de sa vue, Guibert décida d'utiliser sa voix pour vivre, et se fit jongleur. Un an s'était passé depuis sa tragique mésaventure, quand, une nuit, sainte Foy lui apparut en songe, lui conseillant de venir la visiter à nouveau dans son sanctuaire.

Son métier de jongleur ne lui rapportant que de maigres subsides, Guibert hésitait, se demandant comment il pourrait pourvoir à la dépense du voyage. Sainte Foy lui prédit alors que s'il faisait la quête à la messe, il obtiendrait six deniers. Cette prédiction se réalisa et Guibert se mit en route.

Arrivé à Conques, il passa la nuit en prières auprès du tombeau de Foy, que veillait également une foule de pèlerins et leur ferveur fut telle, cette nuit-là, que Guibert recouvra la vue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Liabastres (1906-1995), compagnon charpentier, entrepreneur, chevalier de la Légion d'Honneur, inventeur dans les années 1950 d'une variété de béton à la pouzzolane (utilisé comme matériau isolant), né au hameau de Prades, enterré à Espeyrac. Une plaque sur la maison d'école de la commune lui rend hommage.
  • Zéphyrin Bosc, dit Zéfir Bòsc, majoral du Félibrige, né en 1927, auteur de nombreux ouvrages de poésie en occitan et d'histoire locale et d'ethnographie en français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Gras-Rascol, Monique Lajugie-Clot, Renaud Falissard (Collaborateur), Jean-Claude Boscus (Collaborateur) et Les Compagnons des trois Dazes (Éditeur scientifique), Espeyrac en Aveyron : petite commune sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Aurillac, Éd. Gerbert, , 199 p., ill., fac-sim., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-85579-076-3, notice BnF no FRBNF41442980)
  • Henri Gras-Rascol, Monique Lajugie-Clot, Renaud Falissard (Collaborateur), Jean-Claude Boscus (Collaborateur) et Les Compagnons des trois Dazes (Éditeur scientifique), Au cœur des trois Dazes : Espeyrac - Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Aurillac, Éd. Gerbert, , 224 p., ill., fac-sim., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-85579-185-2)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jacques Blanc), Entraigas : Enguialés-Lo Fèl, Espeirac, Golinhac, Sent-Ipòli / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Entraigas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 240 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-22-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688566)
  • Gustave Desjardins (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue, Paris, A. Picard, , 518 p., in-8 (notice BnF no FRBNF34114898) - Cartulaire de l'abbaye de Conques disponible sur Gallica

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire national des sites miniers d'uranium sur le site de l'IRSN
  2. Gustave Desjardins (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue, Paris, A. Picard, , 518 p., in-8 (notice BnF no FRBNF34114898)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.