Villecomtal

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Villecomtal
Château del Puech.
Château del Puech.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Truyère
Intercommunalité Communauté de communes d'Estaing
Maire
Mandat
Jean-François Pradalier
2014-2020
Code postal 12580
Code commune 12298
Démographie
Gentilé Villecomtalais(e)
Population
municipale
378 hab. (2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 23″ N 2° 33′ 56″ E / 44.5397222222, 2.5655555555644° 32′ 23″ Nord 2° 33′ 56″ Est / 44.5397222222, 2.56555555556
Altitude Min. 296 m – Max. 654 m
Superficie 14,05 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Villecomtal est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Félix-de-Lunel Campuac Rose des vents
Mouret N Sébrazac
O    Villecomtal    E
S
Muret-le-Château Rodelle

Site[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Rougier sur le Dourdou de Conques dont le nom provient de Eau troublée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Dordon[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village fut fondé vers 1295 par Henri II, comte de Rodez. Au XVe siècle, il fut entouré d'une muraille avec comme vestige « Le Portal Bas ». Ce porche fermait l'extrémité nord de la rue principale appelée « la rue droite ».

En 1801, les prêtres caractères qui refusèrent le Concordat (mettant fin à la constitution civile du clergé) créèrent « La Petit église ». Villecomtal était au centre de ce mouvement réfractaire par le biais des Enfarinés (ils se poudraient les cheveux), les prêtres se cachaient et donnaient leurs offices dans des lieux secrets. En Aveyron, le préfet Guizard ne fut pas trop zélé car sa mère était une Enfarinée. Il est enterré à Villecomtal, avec son épouse, le peintre Clémence Dufresne. Leur tombe est visible dans le parc situé près de l'église

Non loin de l'église, une maison en l'honneur de la République fut bâtie par Clément Douranjou, rehaussée d'une Marianne sur la façade ornée de drapeaux tricolores peints. La Marianne fut détruite par des jets de pierres d'enfants, soi-disant voués à la cause de l'église et anti-républicains. La Marianne fut remplacée en 1995 par son petit-fils, lui-même boucher, grâce au don d'une statue effectué par le curé du village[2].

Aujourd'hui ces différences de point de vue quant à la république sont toujours bien vivantes, en effet la mairie de Villecomtal est une des seules de France à ne pas afficher "Liberté, égalité, fraternité sur son fronton, mais "la ville du comte". De même que la création récente d'une maison des enfarinés célèbre un certain intégrisme religieux désuet, mais bien vivant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1912 Emile Bieulac    
1912 1919 Eugène Salesses    
1919 1951 Joseph Vidal    
1951 1959 Jean Bories    
1959 1971 Adrien De Vigouroux    
1971 1993 Emile Guyot    
1993 1995 André Burg   Artisan
1995 2001 Philippe de Rouveray    
2001 2008 Jean-François Pradalier   Entrepreneur
2008 en cours Jean-François Pradalier   Entrepreneur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 378 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
767 733 1 592 1 458 1 758 2 001 1 971 1 948 2 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 101 1 093 1 079 1 123 1 094 1 120 1 049 1 041 1 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
987 897 815 719 769 768 777 741 677
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
583 520 468 458 418 419 436 438 378
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porte de ville (Villecomtal).

Le village possède un porche en grès rouge, ainsi qu'un château et un musée de fossiles et minéraux dont certaines très rares.

  • Le Château de Villecomtal, qui est situé dans le bourg.
  • Le Château del Puech, qui a appartenu à la famille del Puech et auparavant à la famille de Pruines, puis Goudal, de Roquefeuil et Gauthier de Savignac (Aveyron).
  • Le Château de la Guizardie, qui a appartenu à la famille de Guizard, puis de Blanc de Guizard.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Léon Romieu), Estanh : Campuac, Cobison, Lo Nairac, Sebrasac, Vila Comtal / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Estanh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-19-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685849)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]