Ferdinand du Puigaudeau

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Ferdinand du Puigaudeau
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Enfant

Ferdinand du Puigaudeau, ou Ferdinand Loyen du Puigaudeau, est un peintre postimpressionniste français né à Nantes le et mort au Croisic le .

Il est le père de l'ethnologue Odette du Puigaudeau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paysage à la chaumière (1921), huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Quimper.

Ferdinand Loyen du Puigaudeau naît à Nantes le . Il est le fils d’Émile du Puigaudeau et de Clotilde van Bredenbeck de Châteaubriant, et le petit-fils de propriétaires terriens, descendants d'une famille d'armateurs enrichis grâce au commerce colonial, mais ruinée depuis. Après des études classiques, il perfectionne ses dons artistiques par des voyages en Italie et en Tunisie.

En 1886, date de sa première œuvre connue, alors qu'il est en pension chez Marie Gloanec à Pont-Aven, il rencontre Paul Gauguin, Émile Bernard et Charles Laval, assistant aux prémices de ce qui deviendra deux ans plus tard l'École de Pont-Aven.

En 1889, lors d'un voyage en Belgique, il se lie avec le Groupe des XX et notamment avec Guillaume Vogels, Jan Toorop et James Ensor. Il rencontre également le peintre et sculpteur réaliste Constantin Meunier.

Il expose une première œuvre au Salon de la Société nationale des beaux-arts en 1890 et peint d'abord des scènes de genre conventionnelles. Il est toutefois progressivement influencé par la nouvelle esthétique propagée par les peintres de l'École de Pont-Aven, mais en poursuivant son cheminement propre et en restant surtout un peintre postimpressionniste. Surnommé Picolo par ses amis[1], il affectionne les scènes nocturnes et les atmosphères crépusculaires. C'est le « peintre de feux d'artifices, fusées, soleil et gais paysages » écrit le New York Herald en 1903[2]. Il est aussi le peintre des fêtes populaires, en particulier celles de nuit.

Après un court séjour à Venise en 1904, où il produit cinquante toiles, il revient en Loire-Atlantique (Batz-sur-Mer), en proie à de sérieux soucis financiers.

En 1907, il s'installe au Croisic au manoir de Kervaudu, qu'il loue, et où il réunit ses amis les peintres Jean Émile Laboureur, Émile Dezaunay, Ernest de Chamaillard, ainsi que son cousin, l'écrivain Alphonse de Châteaubriant et le poète José-Maria de Heredia. « Pendant 25 ans, inlassablement il s’attachera à peindre les mêmes sites, fleurs de son jardin, marais et moulins de Brière, couchers de soleil sur la mer, champs de coquelicots »[3]. Il y finit sa vie dépressif et alcoolique le .

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Ses toiles font partie des collections permanentes ou itinérantes de nombreux musées (Morlaix[4], Nantes, Quimper[5], Pont-Aven, Paris, New York[6]).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Espagne
France

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ferdinanddupuigaudeau.com.
  2. New York Herald, 17 mai 1903, à propos d'une exposition de Puigaudeau à la galerie des artistes modernes de Paris.
  3. designethistoires.lecolededesign.com.
  4. Musée des Beaux-Arts de Morlaix, novembre 1998-janvier 1999.
  5. Musée des Beaux-Arts de Quimper, notice sur Ferdinand du Puigaudeau.
  6. Hammer Galleries, mars-avril 2002.
  7. (en) « Night Fair at Saint-Pol-de-Léon », notice sur museothyssen.org.
  8. « Le Menhir », notice sur la base Joconde.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]