La Vraie-Croix

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La Vraie-Croix
La Vraie-Croix
Mairie en septembre 2009.
Blason de La Vraie-Croix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Pascal Guiblin
2020-2026
Code postal 56250
Code commune 56261
Démographie
Gentilé Langroëziens
Population
municipale
1 471 hab. (2017 en augmentation de 6,44 % par rapport à 2012)
Densité 88 hab./km2
Population
agglomération
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 26″ nord, 2° 32′ 30″ ouest
Altitude 118 m
Min. 60 m
Max. 151 m
Superficie 16,63 km2
Élections
Départementales Canton de Questembert
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Vraie-Croix

La Vraie-Croix [la vʁɛ kʁwa] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Langroëziens et Langroëziennes, gentilé issu du nom breton de la commune

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Vraie-Croix
Elven Larré
La Vraie-Croix
Sulniac Questembert

Situé dans les terres, La Vraie-Croix est un territoire vallonné avec de nombreux chemins. Village aux portes des landes de Lanvaux, La Vraie-Croix offre de nombreux paysages.

La commune se situe à mi-chemin de Elven (au nord-ouest) et de Questembert (au sud-est). Sulniac est à quelques kilomètres au sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Vraie-Croix, pour désigner l'église du village qui aurait pour origine une relique, un morceau de la « Vraie Croix », ramenée de la Terre sainte, probablement par un chevalier de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, très présents en Bretagne[1].

En 1312, après la suppression de l'ordre des Templiers, l'établissement prend alors le nom de « temple de La Vraie-Croix ». A cette époque, le village qui cerne le Temple, dépend presque entièrement de la commanderie de Carentoir[1].

La Vraie-Croix est érigée en paroisse en 1852 et en commune en 1870[1].

En breton, Langroez signifie « Lieu consacré de la Croix », traduit en français par « La Vraie-Croix »[2],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de La Vraie-Croix, viendrait d'un chevalier-Hospitalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui, revenant de croisade, rapportait un morceau de la croix du Christ. Au cours de ce voyage, il s'arrêta dans le bourg. Le lendemain en repartant, il s'aperçut que son morceau de croix avait disparu. Fort malheureux, il repartit. On retrouva le morceau de la croix dans un nid de pie en haut d'une aubépine.

Les habitants le prirent, mais, le lendemain, le morceau était de retour dans le nid de la pie. Ils y virent alors un signe et décidèrent d'élever une chapelle à l'endroit de l'arbre, afin d'y abriter la relique.

Jusqu'en 1852, année où elle devient paroisse, c'était une trève de Sulniac. En 1870, elle devient commune[3].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Vraie-Croix (Morbihan).svg

Les armoiries de La Vraie-Croix se blasonnent ainsi :

De sinople à la chapelle du lieu d’argent posée sur une terrasse d’hermine, à la bordure d’or chargée de quatorze quintefeuilles de gueules posées en orle, au franc-canton brochant de gueules chargé d’un reliquaire d’or paré du champ.
Conc. J.P. Fernandez.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1876 Joseph Rouxel    
1876 1882 Bertrand Le Gouestre    
1882 1902 Joseph Rouxel    
1902   Jean-Marie Loyer    
Les données manquantes sont à compléter.
  1995 Fernand Le Dirach    
1995 27 mai 2020 Monique Danion PS conseillère régionale (2004-2015)
27 mai 2020 En cours Pascal Guiblin[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2017, la commune comptait 1 471 habitants[Note 1], en augmentation de 6,44 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
866852831843801848803853816
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
823807775793780711702666723
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2017 -
8351 0681 0681 2631 2911 3181 4081 471-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Isidore a été construite entre 1891 et 1892, à l'initiative du père Tanguy, à la place de l'église Saint-Jean-Baptiste qui datait de 1501 et 1691.
  • La chapelle du village, dite Chapelle des Templiers, située à quelques mètres de l'église Saint-Isidore, datait du XIIIe siècle et a été reconstruite en 1611. Elle contient un reliquaire en bronze doré sur bois qui renfermerait un morceau de la Vraie Croix, sur laquelle le Christ a été crucifié. Cette relique a donné son nom au village. Elle est construite à cheval sur une route qui traverse le bourg du nord au sud par une sorte de tunnel ayant, de chaque côté, sous la voûte, une petite chapelle. Dans celle de l'ouest, il y a une réplique de la grotte de Lourdes. Celle de l'est conserve la croix, un linteau de granit ainsi que l'autel en bois, surmonté d'une Vierge, provenant de l'ancienne chapelle Saint-Just, menaçant ruines, détruite en 1952.
  • Le château de Toulhoët (ou Toulouët, Toulhouët, Toulgoët), XVIIe – XVIIIe siècle[10].
  • Le site gallo-romain du Nal (Logo monument historique Inscrit MH (2002)).
  • Le village déserté du Tostal[11].
  • Le village comprend aussi un bon nombre de croix et calvaires en granit ainsi que des fontaines consacrées, comme la fontaine du Saint[12].

Une association culturelle de la commune, Langroez : Histoire et Patrimoine, a édité en 2014 un livre : Les noms de lieux de Langroez/la Vraie-Croix. Ce livre,écrit par Tugdual Kalvez, explique de façon exhaustive la signification de tous les lieux-dits et villages de la commune.

Galerie[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La Vraie-Croix est connue grâce au fleurissement, mené de pair par la commune et par les habitants, ce qui lui a valu de nombreux prix[réf. nécessaire]. En effet, cette commune a obtenu à plusieurs reprises le grand prix national du fleurissement, ainsi qu'un premier prix européen.
Depuis de nombreuses années, elle est récompensée par quatre fleurs (le maximum possible) et la distinction Grand Prix au concours des villes et villages fleuris[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Étymologie et Histoire de La Vraie-Croix » (consulté le 21 novembre 2019).
  2. Flohic éditions - 1996 - Le Patrimoine des communes du Morbihan - Volume 2 - Page 230.
  3. « La Vraie-Croix », sur infobretagne.com (consulté le 30 octobre 2012)
  4. « Pascal Guiblin élu nouveau maire », sur Le Télégramme, (consulté le 30 mai 2020)
  5. FICHE | Agenda 21 de Territoires - La Vraie-Croix, consultée le 26 octobre 2017
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 137, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  11. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 124, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  12. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 54, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  13. Source : Villes et Villages Fleuris

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]