Belz (Morbihan)

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Belz
La mairie de Belz, reconnaissable à son clocheton original.
La mairie de Belz, reconnaissable à son clocheton original.
Blason de Belz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Bruno Goasmat
2014-2020
Code postal 56550
Code commune 56013
Démographie
Gentilé Belzois
Population
municipale
3 655 hab. (2014)
Densité 233 hab./km2
Population
aire urbaine
11 498 hab.
Géographie
Coordonnées Erreur Lua dans mw.wikibase.entity.lua à la ligne 88 : data.schemaVersion must be a number, got nil instead.
Altitude 10 m (min. : 0 m) (max. : 33 m)
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-belz.fr/

Belz [bɛls] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Belz est borné au nord et à l'ouest par la ria d'Etel, au sud par Erdeven et à l'est par Locoal-Mendon. Elle comprend également l'île Saint-Cado, située sur la ria d'Étel, qui doit son nom à saint Cadou qui y aurait vécu en ermite au VIe siècle. Le territoire de Belz, ainsi que ceux d'Erdeven et de Mendon sont des démembrements de l'ancienne paroisse primitive de Ploemel. La paroisse de Belz dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 1888, 66 haches de bronze ainsi que des bracelets en or furent découverts à Belz. Ces objets sont exposés aux musées de Carnac, de Vannes et de Saint-Germain-en-Laye.

La commune s'enorgueillit désormais d'un site préhistorique prestigieux. À la suite d'un incendie qui dégagea le landier présent sur une zone artisanale, un champ de menhirs fut découvert en juillet 2006 sur le site de Kerdruellan, près de la ria d'Étel[1].

Des fouilles préventives menées par l’INRAP sur 3 000 m2 ont mis au jour un ensemble de menhirs renversés et pour certains débités[2],[3]. Une vingtaine de menhirs sont certifiés mais tous les cailloux mis en évidence appartiennent à des blocs autrefois dressés. Les tailles de ces monolithes de gneiss vont d'une soixantaine de centimètres à deux mètres[4].

Contrairement au cas des célèbres alignements de Carnac situés eux aussi dans le Morbihan, le sol contemporain de la mise en place des monolithes est ici conservé, ce qui permettra une lecture des différentes actions de l'homme depuis l'élévation des menhirs jusqu'à leur abandon. Le matériel archéologique découvert met en lumière deux périodes d'occupation du site : l'une au Néolithique récent (IIIe millénaire av. J.-C.), l'autre au Moyen Âge.

La mise à bas des menhirs semble dater de l'époque même du Néolithique récent. Plusieurs menhirs gisent juste à côté de leur trou de calage. Cet « iconoclasme préhistorique » n'est pas un cas isolé comme en témoignent les exemples des grands menhirs de Locmariaquer segmentés et réemployés dans certains dolmens. Cette action traduit une évolution des mentalités au cours de cette période.

Au Moyen Âge et jusqu'au XVIIe siècle, la mise en valeur agricole des terres entraîne le débitage et l'exploitation des blocs qui apparaissent lors des labours. On retrouve d'ailleurs la trace d'un mur d'enceinte datant de cette époque et dont la fondation est constituée de ce matériel de récupération.

Vu l'importance du site, une instance de classement au titre des Monuments historiques est en cours.

En 2006, une nouvelle fouille a dénombré une soixantaine de monolithes sur le site de Kerdruellan[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Représentation de saint Cado sur la porte sud de la chapelle.

D'après la Vita Cadoci, écrite au XIIe siècle, saint Cado aurait construit sur l'île du même nom une belle église en pierre « construxit quidem illo (Sancti Cadoci) basilicam lapidibus elegantem »[C'est-à-dire ?], ainsi qu'un pont menant à l'île. L'église encore visible aujourd'hui sur l'île ne date que du XIe ou XIIe siècle. Plusieurs donations ont été effectuées au cours du XIe siècle à Saint-Cadou, avant que ce monastère « Sancti Catuoedi confessoris de Brouerec monasterium »[C'est-à-dire ?] ne soit donné par le duc de Bretagne Alain IV Fergent en 1089, avec l'ensemble de ses dépendances, à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune, Belz, proviendrait du nom du dieu celte Bel, plus connu sous le nom de Belenos[réf. nécessaire].

On peut noter sa proximité étymologique avec le toponyme de Buchy, en Seine-Maritime, qui est attesté sous les formes romanes Bilcei en 1037 - 1045, Belci à la fin du XIIe siècle, Beuchi en 1319[6].: « Selon François de Beaurepaire, Bilc- résulte de la contraction du nom de personne gaulois Bilicius[7]. Albert Dauzat et Charles Rostaing qui ne connaissaient pas de formes anciennes y ont vu le nom de personne latin Bucius incompatible avec Bilcei, Belci[8]. ».


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bruno Goasmat DVD Retraité
juin 1995 mars 2008 Gérard Le Trequesser DVD  
mars 1989 juin 1995 Elie Rio SE  
1965 1989 Henri Rolland UDR puis RPR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 655 habitants, en augmentation de 5,15 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 294 1 221 978 1 379 1 390 1 585 1 615 1 744 1 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 848 1 959 2 103 2 242 2 435 2 650 2 678 2 856 2 880
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 092 3 194 3 289 3 225 3 191 3 114 3 071 2 873 2 962
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 179 3 353 3 398 3 398 3 372 3 289 3 424 3 497 3 655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Belz (Morbihan).svg

Les armoiries de Belz se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande de gueules bordée d'or et chargée en cœur d'un maillet d'or accompagné de deux coins en forme de trapèze du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Philippe Noël, « Menhirs. L'intrigante découverte d'un nouveau Carnac », dans Science et Vie, no 1069, octobre (2006), p. 84-87.
  2. Communiqué de presse de l'INRAP : Les menhirs de Belz : découverte et fouille extensive d’un ensemble mégalithique en Morbihan, une première en France (page consultée le 5 mars 2007)
  3. Article sur le site de l'INRAP : La face cachée des menhirs abattus : les alignements de Belz (page consultée le 5 mars 2007)
  4. Yves Menez et Stéphane Hingant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ (ISBN 978-2-7373-5074-0)]
  5. Inrap rapport d'activité 2006 page 16
  6. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 54
  7. François de Beaurepaire, op. cit.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 122a et b
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mariette Pérennès-Huido, Bertrand Huido, Laëtitia Huido, Balades traversières au pays de Belz, Concarneau, Éditions L.ECRIRE, 2007.
  • Stéphan Hinguant et Christine Boujot, « Les Menhirs de Kerdruellan à Belz », Dossiers d'Archéologie, hors-série, n°32, p.52-53.
  • Stéphan Hinguant, « Un ensemble mégalithique exceptionnelement conservé », Archéopages, 18, 2007, p.70-71.
  • Stéphan Higuant et Christine Boujot, « Les pierres couchées de Belz ou la découverte d'un ensemble mégalithique », in J-P. Demoule (dir.), La Révolution néolithique dans le monde, Paris, CNRS Éditions, 2009, p.383-397.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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