La Gacilly

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La Gacilly
La Gacilly
La Passerelle sur l'Aff.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Jacques Rocher
2020-2026
Code postal 56200
Code commune 56061
Démographie
Gentilé Gaciliens
Population
municipale
3 962 hab. (2019)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 57″ nord, 2° 07′ 51″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 98 m
Superficie 37,97 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine La Gacilly
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Guer
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web la-gacilly.fr

La Gacilly [la gasiji] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Le , cette nouvelle commune qui prend le nom d'une des trois communes fusionnées a été créée avec le statut administratif de commune nouvelle. Elle est née de la fusion de trois anciennes communes du Morbihan qui ont dès lors le statut administratif de commune déléguée : La Chapelle-Gaceline, La Gacilly et Glénac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de la vallée de l’Aff, La Gacilly se trouve à vol d'oiseau à 13,0 kilomètres de Redon[1], à 48,8 kilomètres de Vannes[2], à 50,6 kilomètres de Rennes[3] et à 74,6 kilomètres de Nantes[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 797 hectares, total des superficies des trois communes fusionnées.

Son altitude varie de 2 à 98 mètres, altitudes minimale et maximale des trois communes fusionnées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 810 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Jacut-les-Pins », sur la commune de Saint-Jacut-les-Pins, mise en service en 1986[11] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 896,5 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1945 et à 45 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[15], à 12,1 °C pour 1981-2010[16], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Gacilly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[18],[19],[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Gacilly, une


unité urbaine monocommunale[21] de 3 975 habitants en 2017, constituant une ville isolée[22],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[24],[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine

Le nom de La Gacilly apparaît par écrit en 1317[26] ; puis sous les formes La Gacille en l'an 1340 et La Gazilly en 1405.

(On ne peut rien tirer du nom supposé de l'ancien château, qui aurait été Arcilla puis Garcillé suivant Ducrest de Villeneuve (1842) qui n'avance aucune source).

La Gacilly sert de déterminant au lieu voisin « la Chapelle-Gaceline »[27].

Le c notait une affriquée /ts/ qui a évolué en /s/.

Le -y final du scribe ne correspond pas aux formes écrites habituelles de haute Bretagne (-ais, -ays).

Dans la langue romane locale, la forme /gacillø/ (avec l mouillé) est normale car elle suit l'évolution courante du suffixe issu de -akon ou de -acum. Comment expliquer la finale écrite -y ? (s'il ne s'agit pas d'un transfert de toponyme.)

On ne peut faire abstraction du toponyme La Chapelle-Gaceline, que l'on peut interpréter de deux façons : soit un dérivé d'appartenance à partir du nom propre masculin Gacel = la chapelle de/du Gacel ; soit le nom féminin Gaceline = la chapelle de Gaceline. "La forme de 1340 révèle une hésitation ou une évolution dans l'usage (parlé) : les suffixes sont instables, et les formes abrégées fréquentes. La Gacilly, estime Ph. Jouët, entérine cette évolution de /gatselin/ vers /gaçiλi/, tandis que la finale en /ø/, si elle est ancienne, révèle une autre tradition parlée, d'où la forme en gallo. La forme de 1340, si elle est intègre, représente *gacille, ce qui nous éloigne d'un nom de personne."

Gasel, Gacel, était sans doute un nom lignager, donnant des noms masculins ou féminins par suffixation, d'où Gaceline et peut-être un NL *Gacillaye. Gaceline est un prénom féminin que l'on retrouve dans le cartulaire de Redon. Gaceline, femme de Philippe de Montauban vécut à La Gacilly à la fin du XVe siècle. Une initiale /W/ > /gw/ est admise pour expliquer des noms médiévaux tels que Gace, dont l'origine est discutée (cf. Wace).

Mais s'il s'agit d'un descriptif toponymique, une étymologie par le germanique *wat-, gwat- « patauger », d'où « marais » est possible (plus que par le roman uassal- ; on note une quasi-homophonie avec le breton gwazh "ruisseau", et on relève des toponymes apparentés en haute Bretagne : Gaciau, etc.). Le rapport avec La Chapelle Gaceline est alors plus difficile à établir si ce dernier est un nom propre. "Gacilly pourrait provenir d'un descriptif toponymique gasselet (marécage)[28] ".

Ce qui fait défaut à l'élucidation, ce sont des formes parlées anciennes.

Appellation locale

Le nom de la commune s'écrit en gallo La Gaczilhae, qui entérine la forme parlée avec le suffixe courant (voir ci-dessus). Compte tenu de cette finale et de la valeur du -c- roman, il paraît raisonnable d'adopter en breton moderne la forme Gaselieg.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune reprend les caractéristiques de celle des trois anciennes communes La Gacilly (commune déléguée), La Chapelle-Gaceline et Glénac.

La Gacilly appartenait au pays historique de Carentoir, dans le Browereg, grand-pays de Vannes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
La Gacilly (commune déléguée)
(siège)
56061 CC du Pays de la Gacilly 16,48 2 250 (2014) 137


La Chapelle-Gaceline 56038 CC du Pays de la Gacilly 7,79 786 (2014) 101
Glénac 56064 CC du Pays de la Gacilly 13,70 906 (2014) 66

Le , les maires des trois communes fusionnées deviennent des « maires délégués » jusqu'au prochain renouvellement général des conseils municipaux[29].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
12 janvier 2017[30]
Réélu en 2020[31]
En cours Jacques Rocher   Président de la Fondation Yves Rocher

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population des trois communes était de 3 883 habitants en 2013[29] et de 3 942 habitants en 2014 (2 290 pour La Gacilly[32], 895 pour Glénac[33] et 710 pour La Chapelle-Gaceline[34]).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Gacilly est située dans l'académie de Rennes.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Photos du Festival affichées en plein air, rue Saint-Vincent.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La description des lieux et monuments de la commune reprend les descriptions des trois anciennes communes « La Gacilly » (ci-dessus), La Chapelle-Gaceline et Glénac.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, le Festival Photo La Gacilly est organisé chaque année afin de présenter le travail de photographes en rapport avec la nature et les hommes[35].

En 2019, il s'agit du plus grand festival photo d'Europe.[36]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[7].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « La Gacilly (commune déléguée) » (voir la liste des auteurs). (voir aussi la page de discussion)
  1. « Orthodromie entre "Gacilly" et "Redon" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  2. « Orthodromie entre "Gacilly" et "Vannes" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre "Gacilly" et "Rennes" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre "Gacilly" et "Nantes" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  11. « Station Météo-France Saint-Jacut-les-Pins - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre La Gacilly et Saint-Jacut-les-Pins », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France Saint-Jacut-les-Pins - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre La Gacilly et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Unité urbaine 2020 de La Gacilly », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  22. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  23. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  26. « Histoire », sur le site de la mairie (consulté le ).
  27. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, p. 842 [réf. incomplète].
  28. « Étylomologie et Histoire de La Gacilly », sur infobretagne.com (consulté le ).
  29. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de La Gacilly », sur le site de la préfecture du Morbihan, (consulté le ).
  30. Jacky Guyon, « La Gacilly. Jacques Rocher élu maire de la commune nouvelle », sur lesinfosdupaysgallo.com, (consulté le ).
  31. « La Gacilly. En direct: l’installation du nouveau conseil municipal », sur Les Infos du pays gallo, (consulté le ).
  32. « Populations légales 2014- Commune de la Gacilly (56061) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  33. « Populations légales 2014- Commune de Glénac (56064) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  34. « Populations légales 2014- Commune de la Chapelle-Gaceline (56038) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  35. Cyril Bonnet, « "Nourrir la planète" : 20superbes photos du Festival La Gacilly », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  36. « Cet été, rendez-vous au festival Photo La Gacilly - Coups de cœur, Culture, Evénements, Expériences, Quoi de neuf ? », sur Morbihan Expériences, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Le Claire, L'Ancienne Paroisse de Carentoir, librairie Lafolye, 1895.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]