Naïa la sorcière

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Naïa
Description de cette image, également commentée ci-après
Naïa, photographiée en 1898 par Charles Géniaux.
Naissance XIXe siècle
Malansac (Morbihan, France) [présumé]
Décès XXe siècle
Nationalité française
Activité principale

Naïa est le surnom donné à une femme considérée comme une sorcière, qui aurait vécu dans les ruines du château des Rieux à Rochefort-en-Terre dans le Morbihan à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon Charles Géniaux, qui a publié une enquête sur Naïa dans le Wide World Magazine en octobre 1899, puis dans son livre La Vieille France qui s'en va quelques années plus tard, elle était connue localement pour avoir le don d'ubiquité, pour lire l'avenir, pour ne pas ressentir la douleur[2]… Selon un de ses informateurs, elle serait née dans la commune voisine de Malansac, d'un père rebouteux[3]. Le nom de Naïa pourrait être lié au mot gallo signifiant « noire ». On sait également qu'elle était instruite : sachant lire, écrire et connaissant les plantes[4].

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Charles Géniaux écrit qu'elle habitait dans les ruines du château de Rochefort[2] :

« Les plus anciens parmi les vieillards se souviennent de Naïa. Leur petite enfance fut bercée par les récits magiques de ses exploits. Ils lui ont toujours connu une silhouette unique, c'est-à-dire une même apparence, un costume invariable, ni plus neuf, ni plus vieux et sa démarche, ses traits, sa vigueur échapperaient aux atteintes de l'âge. De là ils concluent à l'immortalité de Naïa ![5] »

Charles Géniaux raconte que les gens croyaient « que Naïa ne mangeait ni ne buvait », qu'« elle fut rencontrée [le même jour] à des distances fort éloignées » (elle aurait donc disposé du don d'ubiquité), qu'elle prédisait l'avenir en lisant les lignes de la main et jetait des sorts, qu'elle invoquait un esprit nommé Gnâmi[6] et avait une insensibilité au feu, maniant les tisons et les laissant brûler dans sa paume ouverte[7].

Héritage[modifier | modifier le code]

Naïa Museum[modifier | modifier le code]

Un musée-galerie des arts fantastiques et visionnaires, installé dans le château de Rochefort-en-Terre depuis 2015, porte son nom : Naïa museum[8].

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Naïa est le personnage central d'une série de trois romans jeunesse de Marilyse Leroux, parus chez Stéphane Batigne Éditeur[9]:

  • Babou a disparu, 2016
  • La chasse à la sorcière, 2018
  • Naïa et la voix magique, 2019

Elle a aussi inspiré le spectacle «Naïa, dernière sorcière de Bretagne» (groupe de musique et danse Festerion ar Brug de Pluneret, 2016) et un an dro du groupe An Erminig.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 138, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  2. a et b Charles Géniaux, Naïa, la sorcière de Rochefort-en-Terre, Stéphane Batigne Éditeur, 2015, (ISBN 979-10-90887-40-4)
  3. Charles Géniaux, La Vieille France qui s'en va, us et coutumes de Bretagne, 1903
  4. « « Naïa la sorcière » n'est pas tout à fait une légende », sur Ouest-France, (consulté le 4 janvier 2017)
  5. Charges Géniaux, Naïa la Sorcière, "Almanach de l'Action libérale populaire", 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562055f/f135.image.r=Na%C3%AFa
  6. Selon Naïa, Gnâmi serait un être mystérieux : « Celui qui peut, Celui qui veut, Celui qu'on ne voit pas ! »
  7. C'est un procédé utilisé par des saltimbanques : il faut déposer un corps isolant sur l'épiderme avant de la faire.
  8. Le Naïa Museum, l’imaginaire fantastique investit la Bretagne, Présence d'esprits
  9. «Naïa, prête à ré-ensorceler les petits lecteurs», Sylvie Ribot, Ouest-France, 13 mai 2019

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]