Malansac

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Malansac
Malansac
Bourg de Malansac. L'église et le calvaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Questembert
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Jean-Claude Rakozy
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56123
Démographie
Gentilé Malansacais
Population
municipale
2 184 hab. (2016 en augmentation de 3,8 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 43″ nord, 2° 17′ 37″ ouest
Altitude 85 m
Min. 6 m
Max. 97 m
Superficie 36,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.malansac.fr/

Malansac [malɑ̃sak] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Panneau de Malansac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Malansac, est située au sud-est de la Bretagne, dans le Morbihan, à l'est du département et à proximité de la voie express entre Vannes (à 40 km) et Redon (à 20 km).

Rose des vents Rochefort-en-Terre Saint-Gravé Peillac Rose des vents
Pluherlin N Saint-Jacut-les-Pins
O    Malansac    E
S
Limerzel Caden Saint-Gorgon

Photographies[modifier | modifier le code]

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Malansac plebs en 847 (cartulaire de l'abbaye de Redon au IXe siècle); Mallenchac en 1160[1].

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine en -acum, suffixe d'origine gauloise servant à la localisation et indiquant la propriété. Le premier élément Malans- représente un anthroponyme comme dans de nombreuses formations en -acum. Il peut s'agir d'un nom de personne latin non attesté *Melanthius[2], ou *Malentius[1] variante de Maletus bien attesté[3].

La commune est située en région gallèse. Malansac s'écrit en gallo Malença ([malɑ̃sa]) en graphie MOGA[4]. En breton, le nom de la commune est Malañseg.

Il a pour homonyme Marenla (Pas-de-Calais, Malenchy 1142, Balentiacum -lire *Malentiacum- 1170).

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est la loi du 14 décembre 1789 qui en érigeant les communes sur les bases des anciennes paroisses a établi les fonctions de l'organisation communale actuelle.

Entre le XVIIIe siècle et le début du XXe siècle, Malansac était réputée pour sa poterie. Elle était d'ailleurs un des rares lieux de production de poteries en Bretagne sud[5].

Malansac a vu naître la marque du « Père Dodu ». Jacques Hervieu, anciennement employé du groupe Guyomarc'h, a créé dans les années 1960 sur la commune (création officielle de la marque en 1967) à l'emplacement d'un ancien abattoir de bovins (l'abattoir Mahé, du nom d'un boucher de la commune) une usine de préparation de plats cuisinés à base de volaille (« rôti de Dindonneau » puis « Cordon Bleu »), qui amena pour le bassin d'emploi pas moins de 600 salariés sur le seul site de Malansac. Alors en plein essor, la commune compte alors environ 2 000 habitants, ce qui lui valut d'être qualifiée de « Capitale Française en Agroalimentaire de Volaille », sans compter la création d'autres usines sur d'autres communes comme à Pleucadeuc avec la participation locale des habitants, valant à la marque, avec cette commune, un prix européen du développement économique local[6]. La marque est alors la première marque française en produits consommés. Décédé subitement en 1984, Jacques Hervieu repose à Malansac. Depuis le déclin de la marque n'a pu être empêché, pourtant malgré la reprise, en 1991, par le groupe Doux, 1er producteur de volaille d'Europe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1923 1947 René Forest URD puis DVD Propriétaire
Conseiller général (1937-1940 puis 1945-1949)
         
mars 1965 mars 1983 François Le Poul DVD Vétérinaire
mars 1983 mars 1989 Marie-Thérèse Hervieu    
mars 1989 juin 1995 Pierre Launay    
juin 1995 mars 2008 René Santerre DVD puis UMP Chef d'entreprise
Conseiller général (1998-2004)
mars 2008 mars 2014 François Hervieux PS Travailleur social
Conseiller général (2004-2015)
mars 2014 En cours Jean-Claude Rakozy LR Fonctionnaire retraité
1er vice-président de Questembert Communauté
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 2 184 habitants[Note 1], en augmentation de 3,8 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9211 8832 0192 0042 0212 0042 0462 0322 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0202 1652 2662 3762 3992 3972 4212 3032 279
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2562 3592 3072 1622 1142 0692 0592 0461 954
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 9061 8991 9131 8961 8941 8891 9851 9992 145
2016 - - - - - - - -
2 184--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, construite en 1694. Le clocher fut refait en 1858. Le retable du chœur est de 1654.
  • Chapelle Saint-Jacques et Saint-Colomban : construite en 1712 ; calvaire en 1841[11].
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste à l'Hôpital (XVIe siècle). Elle atteste de la présence d'une aumônerie des hospitaliers de Saint-Jean mentionnée en 1160[12].
  • Calvaire Saint-Jacques. Le piédestal de la croix date de 1807 mais la croix est sans doute plus ancienne. Le fût de la croix présente saint Jacques car Malansac est sur le chemin de Compostelle.
  • Château de la Grationnaye.
  • Parc de Bodelio.
  • La place des fours à pots.
  • La gare de Malansac, avec son bâtiment voyageurs et sa halle à marchandises construits par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) en 1862[13].

Équipements municipaux[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque
  • Salle omnisports, avec salle de judo et terrain multi-sport
  • Salle multifonction du « Palis Bleu »
  • Centre associatif

Sur la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Hervieu (fondateur de la marque Père Dodu).
  • Naïa la sorcière, qui serait née à Malansac.
  • Eugène Buino (1886-1917) : officier de marine français, né à Malansac.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, volume 22 de Les Universels Gisserot, éditions Jean-paul Gisserot, 2000, (ISBN 9782877474825), p. 83 extrait en ligne (consulté le 27 novembre 2019).
  2. Nègre, Ernest., Toponymie générale de la France, Droz, (OCLC 772008734, lire en ligne)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 427b
  4. http://www.chubri-galo.bzh/chubri-galo_dictionnaire-gallo-francais_ChubEndret-toponymie_fr.htm
  5. Site culture.gouv.fr, P. André, « Le centre potier de Malansac (Morbihan) (fin XVIIe-déb. XXe s.) », dans Ateliers de potiers médiévaux en Bretagne lire en ligne (consulté le 17 août 2010).
  6. Source : CRIDEL 1994 - autofinancement de l'industrialisation d'une commune / épargne locale - Sol et Civilisation
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Monument historique de Malansac: Chapelle Saint Jacques et Saint-Colomban
  12. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 93, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  13. Jean-Pierre Nennig, « Gare de Malansac », dans Le chemin de fer de Bretagne sud, JPN éditions, 2008 (ISBN 2-9519898-5-7), p. 87.
  14. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 102-104, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)
  15. Site Pays de Redon, Parc de Préhistoire de Bretagne - Malansac 56220 lire en ligne (consulté le 17 août 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]