Questembert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Questembert
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Questembert
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Questembert (chef-lieu)
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Marie-Annick Martin
2014-2020
Code postal 56230
Code commune 56184
Démographie
Gentilé Questembertois
Population
municipale
7 399 hab. (2014)
Densité 111 hab./km2
Population
aire urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 44″ nord, 2° 27′ 06″ ouest
Altitude Min. 27 m – Max. 128 m
Superficie 66,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Questembert

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Questembert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Questembert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Questembert

Questembert [kɛstɑ̃bɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La ville est le chef-lieu du canton de Questembert et le centre de Questembert Communauté[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Points de repères[modifier | modifier le code]

Questembert est située sur la route départementale 775, entre les villes de Vannes, à 21 km, et Redon. La plage la plus proche se trouve à 13,8 km sur la commune d'Ambon[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les distances entre l'hôtel de ville de Questembert et les mairies des communes les plus proches sont : Berric à 5,4 km, Larré à 6,7 km, La Vraie-Croix à 7 km, Lauzach à 7,2 km, Sulniac à 7,6 km, Noyal-Muzillac à 7,8 km, Limerzel à 8 km, Molac à 9,1 km et Le Cours à 9,3 km. Les communes en contact direct avec le territoire de Questembert sont : Larré, Pluherlin, Noyal-Muzillac, La Vraie Croix, Molac, Limerzel et Berric[1].

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Questembert se situe en arrière du littoral, à 13 km de l'océan Atlantique et une vingtaine de kilomètres du golfe du Morbihan, dans un environnement alternant un paysage de bocage, agricole et naturel, fait de champs, prairies, haies, taillis et bois. Son territoire est traversé par de petits cours d'eau, les principaux étant la rivière de Saint-Éloi et celle de l'Étier.

L'étang de Célac est le principal plan d'eau de la commune.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

La route nationale 775 traverse d'ouest en est en passant au lieu-dit Bel-Air à 3 km au nord du centre de la ville, permettant de rejoindre la RN 166 de Rennes à Vannes. Des routes départementales orientées nord-sud permettent d'accéder à la RN 165 de Nantes à Brest[1].

Trains[modifier | modifier le code]

La voie de chemin de fer de Paris à Quimper traverse la commune d'est en ouest. La gare de Questembert, située à Bel-Air, est le lieu d'arrêt des TER Bretagne, permettant notamment de rejoindre les gares de Vannes ou Redon pour accéder aux correspondances avec le TGV Atlantique[1].

Article détaillé : Gare de Questembert.

Aéroports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Vannes-Meucon, réservé aux petits avions privés, est situé à moins de 20 km. Les aéroports ouverts au trafic national et international les plus proches sont : l'aéroport de Lorient Bretagne Sud sur la base de Lann-Bihoué à 90 km ; l'aéroport de Nantes Atlantique à 100 km et l'aéroport de Rennes - Saint-Jacques à 90 km[1].

Voie verte[modifier | modifier le code]

La voie verte de Saint-Malo à Rhuys s'arrête provisoirement à Bel-Air en Questembert. Elle permet notamment de rejoindre le chemin de halage du canal de Nantes à Brest et la ville de Ploërmel[2].

Article détaillé : Voie verte Mauron Questembert.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Diverses appellations de la petite ville sont relevées selon les époques, notamment : Kaistemberth en 1160, Questebert et Questembert en 1164, Kestembert en 1255, Kestemberts en 1261, Questembert en 1266, Questelberz en 1387, Quinntembert en 1428, Questelbertz, Questerbert et Questebert en 1453, Quenstelbertz en 1482, Quitinber en 1630 et Guistemberg en 1636[3].

En breton, Kistreberzh aurait pour origine « kisten berh », qui signifie « pays des châtaignes »[4].

Histoire linguistique[modifier | modifier le code]

En 1806, Questembert est noté par l'enquête impériale menée par Charles Coquebert de Montbret comme bretonnante. En 1843 dans l'enquête mené par M. Ogée[5], on y indique qu'on y parle le français. Le pays de Questembert avec celui de Muzillac appartient au « pays d'A-Bas », qui a fait l'objet d'un travail de collectage coordonné par Philippe Blouet, réalisé notamment dans les années 1980 par le cercle celtique-bagad de Questembert. Plusieurs publications sont à signaler (cahier de pays avec disque « Dastum numéro 6-chants traditionnels du bas pays- Muzillac Questembert » en 1982, « Sonneneù bro Gwened ihuel 1 et 2 » par le cercle celtique de Questembert, puis un CD avec livret trilingue breton gallo français « chants du pays de Questembert » édité par l'association locale Andon et les éditions Alain Pennec en 2002, composé de chants collectés et réinterprétés, en français, gallo et en breton). Le pays de Questembert n'est pas « en pays gallo », mais plutôt aux confluents de la Basse Bretagne et de la Haute Bretagne, aujourd'hui (ou jusqu'aux années 1980) partiellement d'expression gallèse à l'est seulement et encore brittophone jusqu'au début du XIXe siècle sur son pourtour comme plusieurs communes voisines. M. Broudic[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le breton Gurvant repousse les Vikings à Questembert.[réf. nécessaire]

Alain le Grand, roi de Bretagne[7], écrasa les Normands à l'est et dans les environs de Questembert, vers 890. Des 15 000 Normands, 400 ou 40, selon les sources, eurent la vie sauve en s'enfuyant vers leurs bateaux.

Alain le Grand est à associer à Judicael, son rival devenu allié, tué à l'extrémité ouest du front, avant la bataille[8]. Une stèle de granite de 5 m de hauteur a été érigée place Gombaud en 1907 par l’Union Régionaliste Bretonne à l’occasion du millénaire de la mort du roi Alain le Grand. Elle commémore la victoire du chef breton sur les Normands[9].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Questembert (Morbihan).svg

Les armoiries de Questembert se blasonnent ainsi :

D'or à un châtaignier arraché de sinople.

Culture, Sport et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Animation culturelle[modifier | modifier le code]

Questembert bénéficie d'une riche animation culturelle.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Évènements culturels[modifier | modifier le code]

  • Festival de théâtre jeune public Festi'Mômes[10], fondé en 2005, biennal à partir de 2015 ;
  • Festival des arts de la rue Festives Halles[11], annuel de 1997 à 2016 ;
  • Salon du livre jeunesse[12], fondé en 2000, biennal à partir de 2015 ;
  • Concours de nouvelles Questembert littéraire[13].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Hippodrome du Resto.
  • La Bogue d'Or de Questembert : club omnisports fondé en 1909 regroupant actuellement six sports dont le football, le tennis de table, la gymnastique, le GRS Twirling, la marche randonnée et la pétanque. La section football évolue en DSR. Tandis que celle du tennis de table évolue en D2 du comité du Morbihan de la FFTT.
  • Les Avettes de Questembert : club de basket évoluant dans les championnat départementaux de la FFBB.
  • Le HBCRK Handball Questembert : club de handball créé en 1991 dont l'équipe masculine évolue en Pré-Régionale (haut niveau départemental) et l'équipe féminime évolue elle aussi dans les championnats départementaux de la Fédération française de handball.

Économie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 399 habitants, en augmentation de 5,38 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 468 2 789 2 715 3 488 3 561 3 755 3 590 3 836 3 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 844 3 940 4 049 4 021 4 113 4 155 4 131 4 102 4 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 076 4 119 4 357 4 071 4 206 4 229 4 187 4 198 4 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 068 4 209 4 661 4 961 5 076 5 727 6 272 7 021 7 399
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[18][modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2007[19][modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2002[20][modifier | modifier le code]

Élections municipales 2014[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1907 1913 Hippolyte Guillemin   Officier à la retraite, conseiller général
1913 1946 Jules Pabois   Chevalier de la Légion d'honneur
1946 1959 Louis Herrou   Greffier
1959 1977 Jean Grimaud RI Commerçant - député du Morbihan
1977 1989 Jean de Kerangat   Expert forestier
1989 1995 Bernard Thomyre   Médaille militaire
1995 2014 Paul Paboeuf PS Président de la communauté de communes du pays de Questembert
2014 en cours Marie-Annick Martin UDC[21] Retraitée, conseillère départementale

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Questembert se caractérise par la mise en place de[22] :

  • système d'autostop participatif, entre le centre-ville et la gare, appelé Questen'pouce[23] ;
  • système de collecte des déchets triés par traction hippomobile[24] ;
  • « pédibus » pour deux écoles maternelles/primaires ;
  • « coulée verte » périurbaine ;
  • minimum de 20 % de produits alimentaires biologiques et locaux servis dans la restauration scolaire ;
  • filière bois-énergie locale et réseau de chaleur bois pour le chauffage de la piscine communautaire et le centre de loisirs.

Le « zéro phyto » (abandon de tous les produits phytosanitaires par les services communaux), mis en place par Paul Paboeuf en 2013, a été abandonné par Marie-Annick Martin en 2014[25].

Ramassage des déchets à Questembert par les chevaux.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Français[modifier | modifier le code]

La commune abrite un lycée (Marcelin-Berthelot), deux collèges (Saint-Joseph, Jean-Loup Chrétien), trois écoles maternelles et primaires (école Beau Soleil, école Notre-Dame, école Diwan), une maison familiale rurale et une antenne du lycée agricole ISSAT Saint-Jacut. En 2008, l'institut de Questembert a procédé à un échange avec le Cinco Villas constaté de Ejea de los Caballeros, Saragosse, Espagne.

Bilingue : français breton[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 35 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 4,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[26].

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Site Annuaire-mairie.fr, ville de Questembert (consulté le 10/09/2009).
  2. Site Randonnée & loisirs nature en Bretagne lire (consulté le 10/09/2009).
  3. Base de données toponymiques Ker0fis lire (consulté le 10/09/2009).
  4. Stéphane Batigne, Les rues de Questembert, Stéphane Batigne Éditeur, 2016, (ISBN 979-10-90887-46-6)
  5. http://books.google.com/books?id=HTHRAAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne&ei=--cOTLi6G5ewywSQ2dn8Cg&hl=fr&cd=2#v=onepage&q&f=false, p. 388
  6. http://www.bretania.fr/EXPLOITATION/Bretania/la-limite-linguistique-entre-le-breton-et-le-gallo.aspx,p. Site BCD
  7. http://www.infobretagne.com/rois-bretons.htm
  8. http://questembert56.free.fr/docs/alainlegrand.html[La bataille de Questembert]
  9. Stéphane Batigne, Les rues de Questembert, Stéphane Batigne Éditeur, 2016, (ISBN 979-10-90887-46-6)
  10. Michel Bélair, Le Devoir, «On croirait rêver», 15 novembre 2012
  11. Festives Halles 2012
  12. «14e salon du livre jeunesse de Questembert», La Sofia
  13. Questembert littéraire
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur
  19. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur
  20. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur
  21. La liste de Marie-Annick Martin aux municipales de 2014 était étiquetée «DIvers» (Résultats des élections dans l'Express), mais dès le 18 mai, la nouvelle maire s'affichait avec les élus morbihannais de droite et du centre («Droite et centre: trois cents élus réunis», dans Ouest-France) et en 2015, elle s'est présentée aux élections départementales sous l'étiquette Union de la droite et du centre («Gérard Gicquel et Marie-Annick Martin élus» sur Ouest-France).
  22. Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable
  23. http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/quest-en-pouce-questembert-en-pince-pour-l-auto-stop-17-10-2012-1874538.php Questembert en pince pour l'auto-stop
  24. http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/vannes-auray/questembert/questembert/dechets-le-cheval-a-l-essai-en-centre-ville-04-02-2012-1590258.php Le cheval à l'essai en centre-ville
  25. Infos du Pays gallo
  26. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques André, Joël Lecornec, La ferme gallo-romaine de Bodan en Questembert, Annales de Bretagne, no 69, 1, 1962, p. 75–92.
  • Amaury Lepart, Découverte de l'âge du Fer à la Grée Minguet en Questembert, Annales de Bretagne, no 69, 1, 1962, p. 37–42.
  • Joël Lecornec, Un site pré et protohistorique Le Bodan, Questembert, Annales de Bretagne, no 74, 1, 1967, p. 71–79.
  • Bleiguen et Erlannig (François Marquer), Au cœur du haut-Vannetais, Questembert, Simon Rennes, 1958, 399 p.
  • Stéphane Batigne, Les rues de Questembert, Stéphane Batigne Éditeur, 2016, (ISBN 979-10-90887-46-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :