La Calotte

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« L'action cléricale sur notre malheureuse planète », illustration du journal La Calotte (Asmodée, 1908).

La Calotte est un hebdomadaire anticlérical illustré, qui a paru en France de 1906 à 1912[1],[2]. Puis le titre a été repris de 1930 à nos jours, avec un changement de nom sous l'occupation[3].

La Calotte (1906-1911)[modifier | modifier le code]

Il a été fondé à Paris par Louis Grenêche, un éditeur, dans le contexte de la loi de séparation des Églises et de l'État (1905), lors des troubles causés par les Inventaires. Une puissante vague anticléricale agite alors la France.

La Calotte parait chaque semaine sur 16 pages, dont la moitié est illustrée de dessins satiriques anticléricaux. Le reste est formé de textes, chansons, blagues, dénonçant le cléricalisme.

Les dessinateurs sont Saint-Fourien, Asmodée, A. Mac ou Chérubin.

Dans son premier numéro du 14 septembre 1906, la rédaction explique : « Vous pouvez vous rendre compte, chers lecteurs, de l’allure combattive de La Calotte. Nous n’avons qu’une arme : le rire, seule arme que redoutent les soldats de Tartuffe, c’est vous dire que nous ne manquerons pas d’ennemis qui chercheront à nous étouffer par tous les moyens. Si vous partagez notre avis, chers lecteurs, insistez auprès des kiosques et marchands de journaux, qui sont nos seuls vendeurs, afin qu’ils nous affichent en bonne place. Vous soutiendrez ainsi notre cause ».

Reprise du titre après 1930[modifier | modifier le code]

Le militant libertaire et libre penseur André Lorulot reprend ce titre dans les années 1930. Les dessinateurs qui y travaillent sont alors Armangeol (Armand Gros) qui produit des Bibles comiques, Vies de Jésus satiriques et Histoire des Papes illustrées de dessins satiriques.

Pendant la guerre 1939-1945, La Calotte change de titre pour La Vague, toujours sous la direction de Lorulot, qui stigmatise les liens entre l'Église catholique et le fascisme. La Vague dénonce l’antisémitisme.

Après la guerre, La Calotte devient l'organe de La Libre Pensée. C'est un mensuel à partir de novembre 1945.

Après le décès d'André Lorulot, c'est H. Perrodo-Le Moyne qui en devient directeur (mai 1963). Il y écrit des articles et y dessine sous la signature de P. Le M..

Le titre existe toujours sur abonnement.

La Calotte de Marseille[modifier | modifier le code]

La Calotte (Marseille), n°28, 20 février 1898.

Un autre hebdomadaire satirique du même nom a été publié à Marseille, entre 1897 et 1906, avec une pause entre 1903 et 1905[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Calotte sur le site Gallica
  2. Almanach de La Calotte, sur le site Gallica
  3. La Calotte sur le site Caricatures et caricature
  4. La Calotte de Marseille sur le site Gallica
  5. La Calotte de Marseille, sur le site Caricatures et caricature

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Cartoliste, série du journal La Calotte, cartes postales.
  • La Calotte (Paris), Caricatures et caricature, 13 janvier 2007, en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Cachoux, Christian Delporte, La Calotte, mémoire de maîtrise sous la direction de René Rémond, Paris X, Nanterre, 1980
  • Guillaume Doizy, À bas la calotte ! La caricature anticléricale et la séparation des Églises et de l’État, Alternatives, 2005, ( (ISBN 2862274593))
  • Michel Dixmier, Jacqueline Lalouette, Didier Pasamonik, La République et l’Église. Images d’une querelle, Paris, La Martinière, 2005
  • René Rémond, L'Anticléricalisme en France de 1815 à nos jours, Paris, Fayard, 1976, pages 186 et suivantes.