Caden

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Caden
L'église Saint-Pierre-aux-Liens.
L'église Saint-Pierre-aux-Liens.
Blason de Caden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Questembert
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Bernard Chauvin
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56028
Démographie
Gentilé Cadenais
Population
municipale
1 632 hab. (2014 en augmentation de 2,45 % par rapport à 2009)
Densité 43 hab./km2
Population
aire urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 54″ nord, 2° 17′ 11″ ouest
Altitude 60 m
Min. 1 m
Max. 91 m
Superficie 38,1 km2
Localisation

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Caden

Caden [kadɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Caden est située au sud-est de la Bretagne sud, à l'est du département du Morbihan.

Caden est délimitée :

au nord, par la route départementale Vannes-Redon, qui la sépare de Malansac,

à l'ouest et au sud par le ruisseau de Trévelo, qui la sépare de Limerzel et de Péaule,

à l'est par le ruisseau de la Bouloterie, qui la sépare de Saint-Gorgon et Béganne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le cartulaire de l'abbaye de Redon mentionne pour la première fois la paroisse de Caden en 835 sous l'appellation de Plebs Catin.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire de Limerzel.

Les Celtes ont d'abord occupé ce territoire, et y ont laissé quelques traces.

Les Romains ensuite, ont laissé une voie allant de Vannes à Rieux, (qui se confond ici avec la départementale Vannes-Redon)

Les Bretons, à leur tour, y ont envoyé quelques colonies, comme l'indique les noms de certains villages (Carcado, Trévelo, la Grée, Bomélo, etc.). On ne sait pas exactement quand le breton fut oublié. La commune voisine Péaule était bretonnante en 1806.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Caden (Morbihan).svg

Les armoiries de Caden se blasonnent ainsi :

D'or à croix de gueules cantonnée de 4 molettes d'éperon de sable.
Armes de la famille de BLEHEBAN d'après Rietstap (ou de BLEHEDAN d'après Jougla de Morénas)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse fut transformée en commune, faisant partie du canton et du district de Rochefort.

À la suppression des districts, en 1800, Caden passa dans l'arrondissement de Vannes.

Au remaniement des cantons en 1801, Caden fut maintenu dans celui de Rochefort.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 François Boulo    
1799 1817 Jean Guiho    
1817 1827 François Guillotin    
1827 1830 Jacques Quistrebert    
1830 1832 Joseph Catrevaux    
1832 1868 Sébastien Lambert    
1869 1881 Yves-Marie Louer    
1881 1887 Jean-François Cléro    
1888 1896 Jean-Marie Guégan    
1896 1900 François Crété    
1900 1929 Julien Guillouche    
1929 1952 Isidore Brohan    
1952 1971 Joseph Clodic    
1971   Ange Brohan    
1989 2008 François Hervieux sans étiquette  
2008 2014 Bernard Chauvin sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2014, la commune comptait 1 632 habitants[Note 1], en augmentation de 2,45 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 320 2 077 2 203 2 184 2 261 2 287 2 200 2 310 2 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 247 2 250 2 246 2 282 2 348 2 449 2 460 2 371 2 389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 344 2 364 2 399 2 240 2 208 2 171 2 165 2 077 2 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 897 1 733 1 707 1 663 1 621 1 478 1 512 1 593 1 632
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population a augmenté de 0,6 % entre 1999 et 2007, grâce à un solde migratoire positif ( +0,7 %) pour la première fois depuis 1968. Ce solde migratoire compense le solde naturel légèrement négatif (- 0,1 %. Les nouveaux habitants viennent principalement d'une autre commune du Morbihan (49,4 %) ou d'une autre région française (34,8 %). Le nombre de logement a augmenté davantage ses dernières années : 64 logements entre 1990 et 2004 et 50 de plus entre 2005 et 2007. La population active est de 70,4 % en 2007 avec un taux de chômage de 7,5 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-aux-Liens (1889-1894) :

Édifiée en remplacement d'un ancien édifice religieux.

Le 8 septembre 1889, on a béni la première pierre d'une nouvelle église. C'est un édifice de style ogival, en forme de croix latine, avec des bas côtés séparés de la nef par deux rangées de piliers. C'est une reproduction de l'église d'Arradon.

L'église paroissiale de Caden est sous le vocable de saint Pierre-aux-Liens, dont la fête arrive le 1er août. Les autels latéraux sont ceux de Notre-Dame, de la Trinité, de saint Sébastien, de saint Jean. Une chapelle de l'église, dédiée à sainte Madeleine, appartenait aux seigneurs de Bléhéban, qui y avaient leurs sépultures.

On y voit un cadran solaire réalisé en schiste gravé et daté de 1637. Ce cadran représente une crucifixion et deux personnages au pied de la croix. À la porte de l'église on voit un bénitier en forme d'œuf tronqué, et dans le cimetière un fragment de Lech arrondi, reste d'une antique sépulture.

Les chapelles frairiennes de Caden sont :

  • Sainte-Marie, au nord-ouest, près de la route de Redon.
  • Saint-Vincent, au nord-ouest, près du Maunay.
  • Saint-Nicolas, à trois kilomètres vers l'ouest.
  • Saint-Armel, à un kilomètre vers le sud-ouest.
  • Saint-Gildas, à deux kilomètres au nord.
  • Saint-Guillaume, depuis longtemps démolie.

La croix de Carlahoux

Les manoirs et châteaux dont celui de La Beraye (XVe – XVIIe siècles) avec sa chapelle, propriété notamment des Bodrual et des Couessin jusqu'à la Révolution.

La commune possède plusieurs fontaines votives (fontaine Saint-Pierre, fontaine Saint-Armel, fontaine Saint-Roux), réputées guérir certaines affections[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 1791, son recteur, Julien Gatinel, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, et partit, l'année suivante, pour l'Espagne.

En 1793, le 16 mars, Caden fournit son contingent d'insurgés pour la prise de Rochefort. Peu après, Pierre Lecars, dit Pelo, se mit à la tête d'une bande de chouans de cette commune et des environs.

Jean-Baptiste Jégo, né en 1896 à Caden, fut un prêtre eudiste qui devint enseignant au collège Sainte-Anne de Pointe-de-l'Église, en Nouvelle-Écosse (Canada). Il écrit et mit en scène plusieurs pièces de théâtre, dont Le Drame du peuple acadien, primée par l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  5. Stéphane Batigne, Lieux de légendes et de croyances - Pays de Questembert & Rochefort-en-Terre, p. 49-50, 2017, (ISBN 979-10-90887-56-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • GAUTIER Marcel, Histoire d'une commune rurale, polycopié.
  • GAUTIER Marcel, Caden, dans les pas de nos ancêtres, polycopié.