François de Bourbon-Conti

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François de Bourbon-Conti
Portrait de François de Bourbon, gravure contemporaine
Portrait de François de Bourbon, gravure contemporaine

Naissance 19 août 1558
La Ferté-sous-Jouarre
Décès 3 août 1614 (à 55 ans)
Paris
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme cavalerie
Conflits Guerres de religion
Commandement Gouverneur d'Auvergne, de Paris et du Dauphiné
Faits d'armes Bataille d'Ivry
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Famille maison de Condé

Emblème
écartelé en 1 et 4 d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bande de gueules, en 2 et 3 d'azur aux trois fleurs de lys d'or à la bourdure de gueules chargée de huit besans d'argent.

François de Bourbon, prince de Conti seigneur de Château-Regnault (La Ferté-sous-Jouarre, 19 août 1558 – Paris, 3 août 1614) est un prince de sang de la maison de Condé.

Il était le cousin germain du roi Henri IV par son père Louis Ier prince de Condé frère d'Antoine de Bourbon. Il apporta au roi de France très tôt son soutien durant les événements de la Ligue catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le troisième fils de Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, qui a fondé la Maison de Condé, et sa première épouse Éléonore de Roye (1536-1564).

Marquis de Conti, François est élevé dans une famille très attachée au protestantisme, mais perd très jeune son père et sa mère. Quelques semaines après le massacre de la Saint-Barthélemy, il se convertit au catholicisme, le même jour que son demi-frère Charles, sa belle-sœur Marie et sa belle-mère Françoise d'Orléans.
Il vit à la cour d’Henri III qui se l’attache en le faisant chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit dès 1579 et en l'élevant à la dignité de prince de Conti en 1581. Durant le soulèvement de la Ligue, il manifeste son soutien à son cousin Henri de Navarre et quitte la cour en 1587 pour suivre son parti.

En 1589, après l'assassinat d'Henri III, il devient le deuxième personnage du royaume. Il est le premier à reconnaître tout naturellement son cousin Henri IV pour roi et participe à ses côtés aux batailles contre la Ligue et plus particulièrement à Ivry. Nommé gouverneur d'Auvergne, de Paris et du Dauphiné en 1595. Cet homme sourd et bègue est mentionné comme un candidat pour le trône de France à la mort du cardinal de Bourbon en 1590.

Il épouse au Palais du Louvre à Paris, le 17 décembre 1581, Jeanne de Coesme (morte en 1601) sans postérité. Sur la volonté d’Henri IV, il épouse en secondes noces au Château de Meudon le 24 juillet 1605, Louise Marguerite de Lorraine (1588-1631), fille du duc Henri de Guise et de Catherine de Clèves et dont il a une fille Marie (morte en 1610 à l'âge de trois semaines). Il meurt en 1614 sans laisser d’héritier mâle.

Monnaie de Château-Regnault frappée à son effigie.

Il a eu un fils illégitime, Nicolas de Conti († 1648 à Paris et inhumé à St-Germain-des-Prés le 25 mars 1648), dit le bâtard de Conti, prieur et abbé de Gramont ; abbé de la Couture au diocèse du Mans, et de Bassac en Saintonge (28/09/1629).

Sa veuve Louise-Marguerite, plus connue sous le nom de princesse de Conti, s’illustra sous le règne de Louis XIII par sa liberté d’esprit. Elle fut dame d’honneur de Marie de Médicis et d’Anne d'Autriche et trempa dans les complots contre Richelieu.

Ascendance[modifier | modifier le code]