Méthamis

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Méthamis
Méthamis
Le village perché.
Blason de Méthamis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement de Carpentras
Canton Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté de communes Ventoux Sud
Maire
Mandat
Claude Pages
2014-2020
Code postal 84570
Code commune 84075
Démographie
Gentilé méthamissiens, méthamissiennes
Population
municipale
428 hab. (2016 en augmentation de 12,04 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 55″ nord, 5° 13′ 29″ est
Altitude 318 m
Min. 228 m
Max. 891 m
Superficie 36,81 km2
Localisation

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Méthamis est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants sont les Méthamissiens et les Méthamissiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Méthamis et le mont Ventoux.

Méthamis est un village type provençal mais on est en Comtat Venaissin, construit à flanc de rocher à la sortie des gorges de la Nesque, accolé aux contrefort des monts de Vaucluse, entre le Luberon et le mont Ventoux.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 5 traverse la commune d'est en ouest. L'autoroute le plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV celle d'Avignon. La ville de Carpentras est située à 17 kilomètres

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Mormoiron auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Passage de la Nesque.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques de Mazan 2000-2007

Le mistral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mistral (vent).

Dans cette commune qui produit des ventoux (AOC), aucun vigneron ne se plaint du mistral - même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une présence importante tout au cours du Néolithique a été identifiée sur tout le territoire de la commune. Les sites de Sous Roque Plane et Génestriers ont fourni un outillage lithique très diversifié. Quant à l'Abri de l'église, dans les gorges de la Nesque, il a été constamment occupé du Néolithique ancien jusqu'au Moyen Âge.

La colonisation romaine a fourni une tête de marbre, un cippe épigraphique et une monnaie d'argent d'Auguste.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première citation du village est attestée en 1206. Il est alors dénommé « Nometana ». Fief des Alphanti au XIIIe siècle puis des Thézan du XVe siècle à la Révolution, la commune eut à subir les guerres de religion.

Très peu peuplée au Moyen Âge, avec une vingtaine de maisons (soit moins de 100 habitants), Méthamis avait néanmoins construit une muraille pour se protéger[4].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Méthamis fut prise et occupée par les protestants en 1563.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours des XIXe et XXe siècles, Méthamis a malheureusement souffert de l'exode rural. Aujourd'hui, le village reprend vie grâce à la qualité de sa production viti-vinicole. En 1900, apparaît pour la première fois l’appellation « côtes-du-ventoux ». Ces vins sont ensuite classés en « vins délimités de qualité supérieure » (VDQS) dès 1953[5] et accèdent enfin à l’AOC le (ventoux).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Armes de Méthamis

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Écartelé : au premier et au quatrième d'or à la bande d'azur, au deuxième et au troisième de gueules plain ; sur le tout d'argent à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1945 vers 1957 Paul Gassin    
vers 1957 1988 Hélène Grandpierre Parti socialiste Institutrice
1988 mars 2001 Roger Brès Divers droite Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Marie-Hélène Dacos-Burgues Divers gauche Professeur
mars 2008 en cours Claude Pages PCF Postier
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Methamis, qui était du comtat Venaissin dans les états pontificaux en 1789, est passée dans le département des Bouches-du-Rhône en 1792, puis dans celui du Vaucluse en 1793, dans le district de Carpentras et le canton de Venasque, puis en 1801 dans le canton de Mourmoiron ou Mormoiron.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 428 habitants[Note 1], en augmentation de 12,04 % par rapport à 2011 (Vaucluse : +2,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7678078441 0551 0201 020955840861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
856861836767751681631596542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
484457465481344355294265303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
297287282330352397399396427
2016 - - - - - - - -
428--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement concentrée sur la partie ouest de la commune. On y trouve la culture de fruitiers mais aussi de vignes, qui constituent une des importantes ressources économiques de la zone. On y cultive essentiellement du raisin de table, notamment du muscat de Hambourg qui est produit sous l’appellation AOC et AOP muscat du Ventoux. On trouver aussi divers cépage de cuve qui donnent naissance au vin AOC ventoux (anciennement côtes-du-ventoux).

Tourisme[modifier | modifier le code]

La plaine du Comtat bénéficie de l'attrait touristique qu'engendre l'histoire de ses villages, le mont Ventoux qui la domine au sud de son relief particulier, la richesse de ses sols et le résultat de son agriculture (œnotourisme en plein développement) et bien sûr son ensoleillement.

Le mont Ventoux et le village de Méthamis.

L'on peut aussi ajouter à cela les gorges de la Nesque.

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les collèges et lycées (classique ou d'enseignement professionnel) se trouvent sur Carpentras et Mazan.

Sports[modifier | modifier le code]

Le cadre des Monts de Vaucluse et des gorges de la Nesque sont propices aux randonnées pédestres, cyclotouristiques, VTT et moto, ainsi qu'à la pratique de l'escalade.

Santé[modifier | modifier le code]

Pas de pharmacie ni d'équipement particulier de santé. Les spécialistes, hôpitaux et cliniques se trouvent à Carpentras.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village possède en son sommet une église à la fois de style roman (origine du XIIe siècle) et gothique provençal. L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul fut une dépendance de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon et sa présence à Méthamis est attestée dès le début du XIIe siècle. Sa nef romane et son chœur gothique aux chapiteaux sculptés de tradition romane ont été inscrits monument historique le 17 septembre 1997. Au XIXe siècle ont été agrandies et rajoutées des chapelles latérales, une nouvelle sacristie et le campanile a été reconstruit entre 1875 et 1878[10]. L'intérieur, sobre, bénéficie de la beauté de ses pierres. Elle est surmontée d'un clocher mur formant trois élégantes arcades.

Le gisement mésolithique dit de Gramari a été classé monument historique le 24 mars 1970.

Le château de la Graille est situé au sud-ouest du bourg et le château de Vignal à l'est du bourg.

La chapelle de Sainte-Foi ou Sainte-Foy, à l'est du bourg daterait du XVe siècle mais n'a pas été répertoriée par la DRAC.

Deux oratoires :

  • au centre du village : Notre-Dame-de-Grâces.
  • au sud du bourg : Notre-Dame-des-Champs.

Fontaine de lombarde.

Un stade (cage de football et divers)

Une ecole ainsi que sa petite cour

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Yvonne Burgues, qui a écrit en 1956, Les Badaïres de Méthamis, préfacé par Claude Sibertin-Blanc et édité par l'imprimerie Rullière d'Avignon. Il a été réédité par l'association Les Badaïres de Méthamis dans les années 1990.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 978-2-903044-27-5 et 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), (ISBN 978-2-84406-051-8 et 284406051X)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Avignon, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 978-2-87923-041-2 et 2879230411)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Forcalquier, Alpes de Lumières, (ISBN 978-2-906162-92-1)
  • Yvonne Burgues, Les Badaïres de Méthamis, Imprimerie Rullière,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. La climatologie du Vaucluse
  3. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 14.
  4. Germain Butaud, « Villages et villageois du Comtat Venaissin en temps de guerre (milieu XIVe-début XVe siècle) », in Christian Desplat, Les villageois face à la guerre : XIVe-XVIIIe siècle, Actes des XXIIe Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran, 8, 9, 10 septembre 2000, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002, (ISBN 2-85816-603-X), p. 56.
  5. L'arrêté du définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Base Mérimée

Liens externes[modifier | modifier le code]