Bollène

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Bollène
Hôtel de Ville de Bollène
Hôtel de Ville de Bollène
Blason de Bollène
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Bollène
Intercommunalité Communauté de communes Rhône-Lez-Provence
Maire
Mandat
Marie-Claude Bompard
2014-2020
Code postal 84500
Code commune 84019
Démographie
Gentilé Bollénois, Bollénoises
Population
municipale
14 040 hab. (2011[1])
Densité 260 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 52″ N 4° 44′ 58″ E / 44.2811111111, 4.74944444444 ()44° 16′ 52″ Nord 4° 44′ 58″ Est / 44.2811111111, 4.74944444444 ()  
Altitude 55 m (min. : 42 m) (max. : 312 m)
Superficie 54,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-bollene.fr

Bollène est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bollène est une commune située au nord du département de Vaucluse à la jonction de la Drôme, de l'Ardèche et du Gard. Située à proximité de grands axes de communications, la cité (vieille ville) occupe l'extrémité nord d'un plateau gréseux qui sert aussi d'assise à Mondragon, Mornas, Uchaux et Lagarde-Paréol[2]. Le reste de la commune, ville basse comprise, s'étend sur une plaine limoneuse et fertile qui repose sur une importante couche d'argile qui affleure au quartier des Noyères[2].

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Entrée de Bollène

L'autoroute A7, avec la sortie no 19, dessert la commune et tout le nord Vaucluse. La route nationale 7 passe à son extrémité ouest sans toutefois traverser un des quartiers de la ville. La route départementale 8 à l'ouest rejoint la route départementale 994 qui traverse la commune et les quartiers nord sur un axe est-ouest. Elle permet de joindre Pont-Saint-Esprit à Suze-la-Rousse. La route départementale 26 traverse elle aussi la commune et la ville basse mais sur un axe nord-sud. Elle permet la jonction de Carpentras à Pierrelatte.

Une gare SNCF est à 8 km du centre. La gare TGV de Montélimar est à environ 30 km et celle d'Avignon à environ 50 km. L'aéroport d'Avignon est à environ 45 km et celui de Nîmes à environ 70 km.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Après le défilé de Donzère, le Rhône s'étale dans une large plaine qu'il a recouvert de ses différentes alluvions. Celle-ci fut un grand lieu d'échange comme le prouve la toponymie. Un des quartiers de Bollène, en a gardé trace, Saint-pierre-de-Sénos. Ce nom proviendrait de senemagos (vieux marché) mais sans qu'il y ait antinomie de la latinisation du vocable celtique senmag signifiant plaine centrale[3].

Le substrat de cette plaine est constitué d'une épaisse couche argileuse (10 à 40 mètres) qui fut largement exploitée au cours des siècles. Elle a fourni le matériau des fours des verriers de Murano et au XIXe siècle a permis la fabrication industrielle de briques réfractaires[4].

La première agglomération fut implantée sur un oppidum, c'est aujourd'hui la ville haute[5]. Sur ces « collines rhodaniennes », Chabrières, Barri et Bauzon, se trouvaient aussi trois autres cités fortifiées. Le vocable Barri le rappelle puisqu'il signifie remparts en provençal[6]. Ces collines sont composées de molasse gréseuse (étage burdigalien) et d'une strate calcaire plus dure (helvétien)[7].

La qualité de cette pierre a permis son exploitation des l'antiquité et des carrières ont été en activité jusqu'au début du XXe siècle. Ce matériau de construction, connu sous l'appellation « pierre de Saint-Restitut », se retrouve dans de nombreux bâtiments français ou européens tant à Marseille qu'à Lyon ou en Suisse. Il a permis la construction du Grand Théâtre de Montpellier, de la préfecture et du musée de Grenoble, de la grande poste de Genève, de l'Hôtel Beau-Rivage de Lausanne et du tunnel du Saint-Gothard[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Niveau de la crue de 1993, sur la porte de ville, le long du Lez.

Le Rhône passe proche de la commune sans la toucher. Il sert à l'alimentation du canal de Donzère-Mondragon qui traverse la commune de Bollène sur sa partie ouest. Le Lauzon et le Lez alimentent aussi le canal. Si le cours du Lauzon est dans l'ensemble plutôt calme, il n'en va pas de même avec le Lez. Prenant sa source dans les Baronnies, au pied de Méliandre, c'est un torrent à caractère typiquement méditerranéen. Son lit, généralement à sec ou avec un très faible débit peut enfler démesurément après un orage provoquant des crues énormes. Parmi celles-ci, dites centenales, l'histoire a retenu les dates de 1662, 1745, 1951 et 1993[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type « méditerranéen à influence semi-continentale ». La commune est située dans la vallée du Rhône, le mistral peut y souffler avec force.

La station météorologique de référence est située à Orange (environ 17 km à vol d'oiseau).

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990[9]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: Météo d'Orange[10]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Les Transports Urbains Bollénois assurent un ensemble de services, à vocation principalement scolaire. Ils desservent les quartiers vers les collèges Boudon et Eluard et vers les groupes scolaires Jean Giono, Alexandre Blanc, Pierre et Marie Curie et Joseph Duffaud, à raison de 9 trajets par jour pour les collèges et 6 pour les groupes scolaires[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Courtet cite la bulle de plomb, trouvée au XIXe siècle près de Sérignan-du-Comtat, portant + S : SCI MARTINI : DE ABOLENA, qui a été datée du XIIIe siècle[2]. Abolena est devenu Bollène par aphérèse de la première syllabe[12]. Dauzat et Rostaing suggèrent comme origine le nom latinisé d'un homme germain, Abbolenus[13]. La ville est nommée Bolena selon la norme classique occitane et Bouleno en provençal selon la norme mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence d'une occupation préhistorique sur les oppidums de Barri, Chabrières et Saint-Blaise-de-Bauzon a été mise en évidence par les archéologues dès le XIXe siècle[12]. Il a fallu attendre, la fin du XXe siècle et les fouilles faites lors de la construction du TGV Méditerranée, pour découvrir que la plaine avait été aussi le siège d'une importante occupation. Le site le plus important est situé à « Pont-de-Pierre 2 » et a été fouillé sous la direction d'E. Durand. Parmi les vestiges ont été identifiés une fosse à incinération double datée du Néolithique ancien, une sépulture de la période chasséenne, des fossés circulaires du bronze final, une sépulture sous tumulus du bronze final 3 b ainsi qu'un habitat du milieu de l'Âge de fer daté du Ve au IVe siècle avant notre ère[14].

Deux autres sites se sont révélés particulièrement riches. Tout d'abord celui du lieu-dit « Les Bartas » fouillé par l'équipe de C. Markiewcz qui a mis en évidence une occupation datée du Néolithique final au bronze final en passant par une importante période campaniforme[15]. Puis le site des « Ponsardes » où A. Toledo I Mur et son équipe ont identifié des vestiges du bronze final et du premier âge du fer[16].

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'Itinéraire de Jérusalem mentionne sur la rive droite du Lez la mutatio ad Lectoce. Ce site a été identifié près de la « Croix de saint-Geniès » et les fouilles ont exhumé des sépultures, de la poterie et l'épitaphe d'un sevir augustal[12]. Il en va de même pour la statio Senomago marquée par l'emplacement actuel de la chapelle Saint-Pierre-de-Sénos qui a permis de mettre au jour des vestiges antiques[12]. Les fouilles de sauvegarde du TGV menées sur le site de « Pont-de-Pierre 1 » par l'équipe de G. Alfonso ont révélé des sépultures à incinération et des enclos antiques datés du Ier au début du Ve siècle[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il fut longtemps fait état d'une charte de Clovis II, datée de 640, donnant Bollène en fief aux bénédictins de l'Île-Barbe, près de Lyon[2],[18]. Bailly la considère comme un faux[12]. Faisant état des nombreuses invasions successives : Wisigoths, Burgondes, Ostrogoths, Sarrasin, en 803, un autre acte indiquait que les habitants des oppidums de Barri, Chabrières et Bauzon face aux invasions étaient descendus de leurs hauteurs pour se réfugier dans la plaine derrière les murs d'une cité fortifiée et entourée de fossés. Courtet considère cet acte comme apocryphe[2].

La première charte non falsifiée par les bénédictins est datée de 971. Elle fut accordée par Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne, à l'abbaye de l'Isle-Barbe et lui confirmait se possessions de l'église Saint-sauveur et de la chapelle Saint-Benoît[12].

Le prieur bénédictin fut contraint de transiger, en 1273, avec Alphonse, comte de Toulouse, et son épouse Jeanne. Il lui céda la moitié de ses domaines contre sa protection[2]. Une situation de fait qui ne fut pas remise en question par Rome quand le Siège Apostolique se vit remettre le Comtat Venaissin dont dépendait Bollène en 1273[12]. Ce fut sous le pontificat de 1312, que fut entreprise la construction de la chapelle Notre-Dame-du-Pont[19].

Raymond de Turenne, capitaine pontifical, par Girolamo di Benvenuto

Le 3 août 1385, alors que les Routiers avaient mis le siège devant Bollène, Raymond de Turenne, Capitaine des Armes du Comtat, quitta Avignon à la tête de ses troupes. Il était accompagné de ses lieutenants Guillaume de Sagnet et Perrotin des Thermes. Le neveu de Grégoire XI réussit à prendre les Compagnies à revers et dégagea la cité[19].

En novembre 1387, le château de Chabrières devint le fief du cardinal Amédée de Saluces, neveu de Clément VII et, en même temps, ce prélat acquiert pour cent florins le prieuré commanditaire de Saint-Martin de Bollène[19]. Deux ans plus tard, Raymond de Turenne, qui était en guerre contre le pape d'Avignon qui l'avait spolié de ses fiefs, traversa le Venaissin pour rejoindre le Haut Comtat et installa ses troupes dans le village troglodyte de Chabrières[19].

Le 14 janvier 1389, ses lieutenants Jean de Curières et Mathieu du Bailli s’emparèrent du Bayle de Bollène qui convoyait une caravane de mules et un immense troupeau de moutons sous la garde de vingt-et-un bergers. Ce méfait fut enregistré devant le notaire Reyre, en date du 9 février 1389. L’acte notarial expliquait que Raymond de Turenne avait essayé de surprendre la vigilance des gardes de la ville de Bollène en faisant entrer deux de ses hommes déguisés en marchands de bœufs mais qu’ils avaient été découverts et arrêtés comme espions[19].

Article détaillé : Marché de Bollène.

Renaissance[modifier | modifier le code]

En juillet 1562, le baron des Adrets et ses troupes assiégèrent et canonnèrent la cité. Une brèche fut ouverte et les religionnaires pénétrèrent dans Bollène qui fut occupé pendant 16 mois[20].

Période moderne[modifier | modifier le code]

XIXe siècle, grâce à l'exploitation des gisements d’argile, une industrie importante de produits réfractaires se développe autour de Bollène.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle verra l'apparition de grands chantiers comme la construction du canal Donzère-Mondragon et du site nucléaire de Tricastin.

De 1947 à 1952, construction de l’usine hydroélectrique André Blondel[21].

1993, inondations dues à la crue du Lez.

Juillet 2008, incident classé 1 sur l'Échelle internationale des événements nucléaires sur le site nucléaire du Tricastin conduisant à un arrêté préfectoral de restriction de consommation d'eau, d'interdiction de baignade et de pêche. À ce sujet, la ville a obtenu du Tribunal de Grande Instance de Carpentras, la nomination d'un expert indépendant, chargé de faire la lumière sur les zones d'ombre de cet accident. Cet expert a commencé ses travaux le 3 septembre 2008. Ils sont actuellement toujours en cours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1832 Joseph Reynaud de Lagardette    
         
1896   Marius Loque   médecin
         
mars 1977 mars 1989 Georges Sabatier PCF Conseiller général du Canton de Bollène (1975-1988)
mars 1989 mars 2001 Jean-Pierre Genton PS  
mars 2001 mars 2008 Marc Serein PS  
mars 2008 en cours Marie-Claude Bompard MPF puis Ligue du Sud Conseillère générale depuis 2002
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Bollène en 2009[22]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,90 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,18 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,87 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 21,88 %* 0,00 % 23,16 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[23]).

Environnement[modifier | modifier le code]

18 Points d’Apport Volontaire sont répartis sur la Commune pour collecter les emballages à recycler[24].

Il existe une déchèterie acceptant : gravats, déchets verts, objets encombrants, ferraille, papiers / cartons et huiles de vidange et de friture[25].

Pour les déchets toxiques (pots de peinture, batteries de voiture, produits phytosanitaires, piles, huiles de moteur, ampoules et néons...), deux collectes sont organisées dans l’année[26].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bollène est jumelée avec la ville de Drapeau de l'Espagne Alcudia (Espagne) depuis 1994.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 040 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 052 4 064 4 252 4 313 4 672 4 744 4 790 4 945 4 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 890 5 007 5 412 5 703 5 478 5 638 5 388 5 075 5 484
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 568 5 719 6 069 5 265 5 470 5 469 5 039 5 195 8 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 276 11 555 11 434 12 679 13 907 14 130 13 835 14 040 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La Ville possède 6 groupes scolaires répartis sur l’ensemble de la commune accueillant chacun maternelles et élémentaires. Au total, 1 420 enfants y sont scolarisés[29].

  • Alexandre Blanc (10 classes élémentaires et 5 classes maternelles)
  • Curie (12 classes élémentaires et 7 classes de maternelles)
  • Gabriel Péri (3 classes)
  • Jean Giono (13 classes élémentaires et 7 classes maternelles)
  • Joseph Duffaud (5 classes)
  • Les Tamaris (7 classes)
  • Sainte-Marie (école privée)[30]

De plus, elle a sur son territoire 2 collèges ("Paul-Eluard" et "Henri-Boudon") et le lycée Lucie-Aubrac[31], qui a obtenu le premier prix 2010 de l'architecture et du paysage décerné par le Conseil général et le CAUE de Vaucluse[32].

Sports[modifier | modifier le code]

La Ville possède de nombreux équipements sportifs[33] : 6 stades, 3 gymnases, 5 courts de tennis, un espace multisports, 5 terrains de cage à cage, un skatepark, un plan d'eau, un hippodrome, des stands de tir, parcours pour des randonnées pédestres et cyclistes, boulodromes, etc.

Le plan d'eau permet la pratique de la planche à voile. Pêche.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Bollène possède plusieurs structures d'accueil :

  • L'hôpital Louis Pasteur, qui offre un possible accueil des séniors dans un service de long séjour. Il dispose d’une quarantaine de places.
  • Foyer-Logement Daudet pour le séniors.

Cultes[modifier | modifier le code]

Plusieurs religions ont des lieux de culte sur la commune de Bollène : on peut ainsi trouver plusieurs églises catholiques, dont une collégiale, une église évangélique et une mosquée. La paroisse protestante réformée englobe quant à elle Saint-Paul-Trois-Châteaux (26) Bollène & Valréas (84) même si elle n'a plus de lieu de culte sur Bollène.

Économie[modifier | modifier le code]

Zone d'aménagement concerté de 120 hectares en cours de réalisation et qui sera entièrement dédiée à la logistique. Elle devrait proposer à terme 285 000 m² d’entrepôts logistiques[34].

Création d'un important centre de formation (l'Espace Formation Tricastin)

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune de Bollène a sur son sol plusieurs fournisseurs importants d'énergie :

  • Le parc éolien de Bollène.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites touristiques à visiter, dont la vieille ville et la collégiale Saint-Martin de Bollène. Le site troglodyte de Barry est interdit d'accès par arrêté municipal depuis 2009, à la suite d'éboulements de terrain [36].

Pour loger les touristes, on trouve sur la commune 12 hôtels de 1 à 3 étoiles, 3 campings, des gîtes et des chambres d'hôtes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Culture de la vigne et production de vin en Côtes-du-rhône. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

La ville de Bollène dispose de plusieurs espaces verts et jardins aménagés, d'une bibliothèque municipale, d'un centre de loisir, etc.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La municipalité propose régulièrement des spectacles et des animations, aussi bien dans la salle de spectacle Georges Brassens, qu'en plein air, place de la mairie.

Le festival des "Polymusicales" a lieu tous les ans durant tout l'été. Une vingtaine de concerts gratuits y sont proposés [37]

La ville possède un cinéma, situé en centre ville (sur la place de la Mairie)[38].

Ce cinéma, à la fois grand public et « art et essai », est géré par une association indépendante qui propose également de nombreuses animations ou débats autour des films, et une fois par an un festival [39].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Espace Curie

Bollène compte plus de 200 associations, toutes activités confondues.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Bollène est parsemée d'hôtels particuliers (XVIIe et XVIIIe siècle) et de placettes.

Porte de l'ancien couvent des récollets

Le Barry[modifier | modifier le code]

Village troglodytique du Barry
Détail du village troglodytique

Le Barry est un village troglodytique avec au-dessus, un village médiéval et un château construit sur une motte[41]. Le site est interdit d'accès depuis 2009 à la suite d'éboulements de terrain [36].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Barry a pour origine le mot celtique barros qui signifie rempart, muraille, fortification.

Historique[modifier | modifier le code]

Habitations troglodytes

La plupart des habitations sont creusées dans une molasse sableuse du miocène appelé safre. Le site a été habité dès la Préhistoire. À l'intérieur des maisons, on y trouve une pièce principale autour de laquelle on trouve plusieurs alcôves, un évier, une cheminée. À proximité on trouve des puits servant de citernes et une soue pour l'élevage du cochon.

En raison du caractère friable de ce grès calcaire tendre, le village a été abandonné à la fin du XIXe siècle, en raison des risques d'éboulements. La population s'est alors installée à Saint-Pierre de Sénos, au pied de la colline où était installé le relais romain de Sénomagus.

Village médiéval

Situé au-dessus du village troglodytique, il est situé sur l'éperon rocheux défendu par le château fort. Les abrupts rocheux ont servi de défenses naturelles. On trouve les restes d'un rempart maçonné. L'église placée parfois sous le vocable de saint André, parfois sous celui de saint Vincent a totalement disparu.

Château

On pense qu'il a été construit au XIe siècle ou au XIIe siècle, car le Cartulaire de la commanderie de Richerenches[42], mentionne des donations :

  • 1136 ; Guichard de Barre
  • 1148 ; Guillaume de Barre
  • 1167 ; Pons de Barre
  • 1171 ; Pierre de Barre
  • 1174 ; Rosteing de Barre

Il passe ensuite à la famille Adhémar et Géraud Adhémar III vend le château, en 1227, au prieur de Bollène. Le reste du fief sera acquis par le prieur en 1387, en même temps que le fief de Chabrières.

On pense que sa destruction date de la fin du XIVe siècle lorsque les bandes armées de Raimond de Turenne dévastent la région.

Oppidum

L'oppidum protohistorique était probablement la capitale des tricastinis, dont le territoire était situé approximativement entre les rives du Rhône et celle du Lez englobant les villes actuelles de Bollène et de Montélimar. L'oppidum d'Aéria décrit par Strabon en -18 pourrait être celui de Bollène[43]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Bollène

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, au château d'or, ouvert de trois portes du champ, surmonté d'une clef d'or et d'une clef d'argent posées en sautoir[45].
La devise est Concorda Fortissima Turris[12].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • J.L. Prompsault, Choix de notes sur l'histoire de Bollène précédé de la monographie des anciens fiefs de cette ville Barry - Bauzon - Chabrières, Éd. Seguin, Avignon, 1887. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, (ISBN 2903044279) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Bottani, Le guide des pays du Ventoux, Éditions la Manufacture, p. 98 à 100, 1995 (ISBN 2737703824) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Le Musée de Valence/Semgy, Éditions d'Art, 2001, (ISBN 285056513X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Ollivier-Elliott, Bollène in Une Provence de senteurs, Édisud, Aix-en-Provence, 2003, (ISBN 274490399X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis d’Alauzier, « Les meurtrières triples du château du Barry », Provence historique, Mémoires de l'Académie du Vaucluse, no 26, volume 6, 1956, p. 16-20

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement 2010 », INSEE
  2. a, b, c, d, e et f Jules Courtet, op. cit., p. 99.
  3. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 85.
  4. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 87.
  5. a et b Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 88.
  6. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 96.
  7. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 101.
  8. Patrick Ollivier-Elliott, op. cit., p. 106.
  9. « Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990 », Infoclimat
  10. « Météo Orange », sur linternaute.com
  11. Transports scolaires de Bollène
  12. a, b, c, d, e, f, g et h Robert Bailly, op. cit., p. 93.
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1709.
  14. E. Durand, TGV Méditerranée, op. cit., p. 297.
  15. C. Markiewcz, TGV Méditerranée, op. cit., p. 296.
  16. A. Toledo I Mur, TGV Méditerranée, op. cit., p. 296.
  17. G. Alfonso, TGV Méditerranée, op. cit., p. 296.
  18. J. de Font-Réaulx, Cartulaire de saint-Paul-les-Trois-Châteaux, 1950, p. 123.
  19. a, b, c, d et e J.L. Prompsault, op. cit.. Preuves.
  20. Robert Bailly, op. cit., p. 94.
  21. L’usine A. Blondel
  22. « Impots locaux à Bollène », taxes.com
  23. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  24. Ordures ménagères et encombrants à Bollène
  25. Ordures ménagères et encombrants à Bollène
  26. Ordures ménagères et encombrants à Bollène
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. Vie scolaire à Bollène
  30. Le site de l'école Sainte-Marie de Bollène
  31. Le Lycée Lucie Aubrac, ouvert depuis septembre 2006
  32. Michel Couartou, « Le lycée de Bollène primé », Le Moniteur, no 5592,‎ 28 janvier 2011, p. 109 (ISSN 0026-9700).
  33. Sport dans la ville de bollène
  34. La future ZAC
  35. Le Monde, 17 juillet 2008
  36. a et b Le patrimoine de Bollène
  37. Les Polymusicales
  38. Le Clap, cinéma
  39. [1], Le festival des films et des arts : [2]
  40. Édition 84A du 19/09/2009 du Vaucluse-Matin
  41. Fascicule édité par l'office de tourisme
  42. Richerenches était une commanderie des Templiers
  43. Bollène
  44. Le guide des pays du Ventoux de Dominique Bottani (1995), page 100.
  45. Armorial des Communes de Vaucluse (Conseil général du Vaucluse).