Pierre Salinger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salinger.

Pierre Salinger, journaliste et conseiller en communication politique américain, est né le à San Francisco (Californie) et mort le à Cavaillon (Vaucluse).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né aux États-Unis, d'un père américain, Herbert Salinger, ingénieur des mines, originaire de New York, et d'une mère française, Jehanne Biétry, journaliste, originaire de la région de Belfort, fille de Pierre Biétry, ancien député du Finistère, il est élevé dans la religion catholique professée par sa mère (son père étant juif).

Pierre Salinger fait la 2ème guerre mondiale (1939-1945) dans la marine (il est décoré de la "Navy & Corps Medal", pour conduite héroïque) puis commence en 1946 une longue carrière de quarante ans de journaliste, en commençant au San Francisco Chronicle. Il se fait un nom, en enquêtant notamment sur les terribles situations dans les prisons américaines ou encore sur les liens entre le syndicat des camionneurs et la mafia (article dans le Collier's Magazine). C'est cette dernière enquête qui lui fait rencontrer Robert Kennedy en 1957. Il avait dans le passé rejoint Adlai Stevenson, candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine de 1952 contre le général Dwight Eisenhower. Mais sa rencontre avec « Bob » Kennedy va lui permettre de devenir chef des enquêteurs pour le Sénat. A cette occasion il rencontrera John F. Kennedy, jeune sénateur du Massachusetts. Les frères Kennedy l'introduiront rapidement et il deviendra un membre du « clan ». En 1960, il devient responsable de presse de la campagne de John Fitzgerald Kennedy, puis en 1961 porte-parole de la Maison-Blanche, fonction qu'il conservera après l'assassinat de John F. Kennedy, sous la présidence de Lyndon Johnson jusqu'en 1964.

Il devient alors sénateur par intérim pendant une courte période. En 1968, il dirigera la campagne à la présidence de Robert Kennedy. Lorsque ce dernier est assassiné en 1968, Salinger est à une trentaine de mètres de lui. Bouleversé par cet assassinat, il déménage en France. Bilingue, il devient grand reporter à l'hebdomadaire français L'Express entre 1973 et 1978. Il travaille ensuite pour le réseau de télévision ABC, dont il a notamment dirigé le bureau de Paris (en tant que Chief Foreign Correspondent) puis de Londres (1978-1987). À la fin des années 1980, il figure également, avec d'autres personnalités comme François Spoerry, Paul-Loup Sulitzer et Jean-Pierre Thiollet, parmi les membres de Amiic, organisation mondiale pour l'investissement immobilier et la construction implantée à Genève (dissoute en 1997[1]).

Aux Etats-Unis, le « syndrome Pierre Salinger » veut dire d'une personne qu'elle croit vrai, tout ce que l'on peut lire sur Internet : lors du crash du Vol 800 TWA en 1996, Salinger annonce (dans une conference privée) que les services secrets français lui ont communiqué des documents prouvant que l'US Navy est à l'origine du crash. Or, le FBI fait croire qu'il avait repris une information diffusée sur le net par Richard Russell du FOIA, ce qu'il essaiera en vain de nier.

En tant que Vice-Chairman de Burston-Marsteller, il travaille également pour la communication du président du Gabon, Omar Bongo.

Pierre Salinger vit jusqu'à sa mort, en France, avec sa quatrième épouse, Nicole (Beauvillain de Menthon), surnommée « Poppy » (la précédente se nommant aussi Nicole (Gillmann) à la Bastide Rose dans le village du Thor (Vaucluse), à proximité d'Avignon. Il a quitté les États-Unis, l'année de l'élection de George W. Bush.

En 2004, quelques mois avant sa disparition, il écrit une dernière préface pour le livre de l'un de ses fidèles amis, le journaliste Benoit Clair, ouvrage consacré à la campagne électorale de John Kerry, Objectif Maison-Blanche. À la même période, la Poppy and Pierre Salinger Foundation[2] est créée afin de favoriser le rapprochement franco-américain par le biais de l'art et de la culture.

Il est inhumé au cimetière national d'Arlington, près de Washington, où repose John F. Kennedy. Après la mort de son président d'honneur, la Poppy and Pierre Salinger Foundation inaugure à la Bastide rose[3], le musée Pierre-Salinger[4] en 2006, afin d'honorer une personnalité éminente du monde journalistique et politique du XXe siècle.

Bibliographie partielle[modifier | modifier le code]

  • (en) With Kennedy (1966)
    • Avec Kennedy (Buchet-Chastel, 1967)
  • (en) The Lollipop Republic (Doubleday & Co, 1971) [5]
    • République à vendre : roman (Presses de la Cité, 1971)
  • (en) On Instructions of My Government (Doubleday & Co, 1971)
  • (en) For the Eyes of the President Only (Collins, 1971)
  • Je suis un Américain : conversations avec Philippe Labro (I am an American), (Stock, 1975)
  • La France et le nouveau Monde (Robert Laffont, 1976)
  • (en) Venezuelan Notebooks, 1979
  • America Held Hostage: The Secret Negotiations, 1981
  • (en) The Dossier (Le Scoop) (avec Leonard Gross), 1984
    • Le Scoop : roman (Jean-Claude Lattès, 1985)
  • (en) Mortal Games (avec Leonard Gross), 1988
    • Le Nid du faucon : roman (Olivier Orban, 1988)
  • (en) Secret Dossier: The Hidden Agenda Behind the Gulf War (avec Eric Laurent), 1991
    • (La) Guerre du Golfe : le dossier secret (Olivier Orban, 1990)
  • Tempête du Désert : Les Secrets de la Maison-Blanche, 1991
  • (en) P.S., A Memoir, 1995 (ISBN 9780312300203)
  • De mémoire (Denoël, 1995)
  • (en) John F. Kennedy, Commander in Chief: A Profile in Leadership, 1997 (ISBN 978-0670863105)

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

En 2016, il est interprété par Rich Sommer dans le film LBJ de Rob Reiner.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]