Saint-Trinit

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Saint-Trinit
Saint-Trinit
Blason de Saint-Trinit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté de communes Ventoux Sud
Maire
Mandat
Michel Archange
2014-2020
Code postal 84390
Code commune 84120
Démographie
Gentilé Saint-Trinitains ou Saint-Trinitais
Population
municipale
125 hab. (2015 en augmentation de 1,63 % par rapport à 2010)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 12″ nord, 5° 27′ 59″ est
Altitude Min. 780 m
Max. 914 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Saint-Trinit est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Trinitains ou Saint-Trinitais[a 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Arrivée à Saint-Trinit by JM Rosier.JPG

La route départementale 950 traverse la commune sur un axe est-ouest et permet d'accéder au village. Arrivent, elles aussi, au village les routes départementales 95 (au sud) et 157 (au nord).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 666 hectares ; l'altitude varie entre 780 et 914 mètres[1].

L'ensemble de la commune est perché sur les monts de Vaucluse.

Grande variété géologique du crétacé : le massif est formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'infiltre dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant en des points bas tel que la Fontaine de Vaucluse.

L'on dénombre plusieurs avens dont ceux du Souffleur à Saint-Christol (795 mètres), du Caladaïre, près de Montsalier (667 mètres), et de l'aven Autran (647 mètres) à Saint-Christol. Ils sont parmi les plus profonds du massif[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Croc descend depuis les Alpes-de-Haute-Provence et se jette dans la Nesque au niveau de la commune voisine de Sault.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, mais est sujette, de par son altitude, à un climat semi-montagnard. Les étés sont chauds et secs, liés aux remontées en latitude d'anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux et les précipitations peu fréquentes. Celles sous forme de neige sont possibles.

Relevé météorologique du plateau d'Albion pour une altitude moyenne de 900 mètres.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 4 8 12 14 14 11 7 3 −1 5,5
Température moyenne (°C) 3,5 5,5 7,5 10 14 18,5 21 21 17 12,5 7,5 2 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8 10 13 16 20 25 28 28 23 18 12 8 17
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 482,8
Source : Relevés météo de Manosque sur le site meteo.msn avec application du gradient -0,6° tous les 100 mètres de dénivelé
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8
−1
26,9
 
 
 
10
−1
24,3
 
 
 
13
2
23,8
 
 
 
16
4
44
 
 
 
20
8
40
 
 
 
25
12
27,9
 
 
 
28
14
20,9
 
 
 
28
14
32,7
 
 
 
23
11
45,9
 
 
 
18
7
53,5
 
 
 
12
3
52,4
 
 
 
8
−1
30,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Le passage des hommes du néolithique est attesté par différents types d'outillage (haches, racloirs, pointes de flèche, etc.) retrouvés sur le territoire de la commune. Mais jusqu'à présent aucune trace de colonisation romaine n'a pu être identifiée[a 1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de Santa Trinitat est attesté dès 1082[a 1], il est lié au prieuré bénédictin bâti par des moines[4]. Ripert de Mévouillon ancien évêque simoniaque de Gap, pour obtenir le pardon de ses fautes, avait donné à l'abbaye de Cluny tous ses domaines du plateau d'Albion devenus depuis Le Poët-en-Percip[5]. Ces derniers lui venait de sa mère Percipia, dame du Podio.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est propriétaire de l’église paroissiale, dont elle perçoit les revenus[6]. En 1118, cette possession de l'ecclesia Sanctae trinitatis cum ipsa villa est confirmée par une bulle de Gélase II[5]. Mais au XIIIe siècle, ce fief passa dans la « mouvance et majeure seigneurie » des évêques de Carpentras[a 1]. Le prieur décimateur, qui dépendait toujours de l'abbaye Saint-André, percevait le 16e des récoltes et les Agoult da Saut, seigneurs civils, le 10e. En 1253, un conflit au sujet de la dîme opposa Raymond d'Agoult à dom Calvéria de Villeneuve. Un arbitrage eut lieu et les bénédictins furent déboutés[a 2]>.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La chapelle dédiée à saint Roch.

Lors des guerres de religion, l'appartenance de Saint-Trinit au comté de Sault, proche des Baronnies protestantes, fit craindre des attaques de la part des religionnaires. Le village étant ouvert, c'est-à-dire non entouré de remparts, les habitants fortifièrent leur église en 1580, ce qui contraint à la démolition de la voûte et d'une partie de la nef romane[a 1].

L'apparition des épidémies de peste suivit les guerres. Pour s'en protéger, il fut édifié, à côté de l'église, entre 1629 et 1630, une chapelle qui fut dédiée à Saint Roch[a 3].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le le département de Vaucluse fut créé. Il regroupe alors les districts d'Avignon et de Carpentras, ceux d'Apt et d'Orange -auparavant rattachés aux Bouches-du-Rhône- ainsi que le canton de Sault, qui dépendait des Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de l'hiver 1942-1943, le plateau de Sault vit arriver les réfugiés d'Alsace-Lorraine. Déjà, en , dans les villages et hameaux de celui-ci, Philippe Beyne, son adjoint Maxime Fischer et leurs équipes avaient accueilli et installé plusieurs dizaines de réfractaires au S.T.O.. Ils les munirent de fausses cartes d'identité et de cartes d'alimentation. Pour faciliter leur approvisionnement, ils avaient été regroupés près des villages d'Aurel, de Saint-Trinit et de Saint-Christol[7]

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Rosa PRG  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l'environnement font partie des compétences de la communauté de communes Ventoux Sud.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2015, la commune comptait 125 habitants[Note 1], en augmentation de 1,63 % par rapport à 2010 (Vaucluse : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274270258284300303244271255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
259259270262248248249241213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20119719216914713711611393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
837782658699118121123
2013 2015 - - - - - - -
127125-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune voisine de Sault école primaire et maternelle, ainsi que le collège du Pays-de-Sault qui dessert les communes du plateau et de ses environs.

Santé[modifier | modifier le code]

Les communes voisines de Sault et Saint-Christol possèdent divers équipement dont une pharmacie et une maison de retraite. Hôpital sur Apt.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique (église et petite chapelle à l'orée du village).

Économie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, outre l'élevage, la commune produisait de l’épeautre, de l'avoine, des pommes de terre et des amandes[4]. Aujourd'hui, les activités agricoles sont de moyenne montagne de type provençal avec une production de lavande, de lavandin, d'épeautre et des produits dérivés. L'élevage ovin et la production de miel tiennent aussi une place importante.

Les activités liées au tourisme vert occupent une place importante dans l'économie locale (gites, chambres d'hôtes et une ferme-auberge).

Commerce[modifier | modifier le code]

Le Bistrot de Saint-Trinit, labellisé bistrot de pays.

Le Bistrot de Saint-Trinit, qui porte le label Bistrot de pays[12], adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Sainte-Trinité.
L'église.
Maison ancienne.

Église de la Sainte-Trinité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église de Saint-Trinit.

L'église de la Sainte-Trinité est constituée d'une courte nef, d'une travée de chœur et d'une abside pentagonale voûtée en cul-de-four. Un arc triomphal sépare la nef de la travée. Cette église n'est pas celle citée dans la bulle de Gélase II, puisque nombre d'éléments architecturaux, ramènent se construction, pour le chœur et la travée, au milieu du XIIe siècle. Quant à la nef, elle ne fut achevée qu'un demi-siècle plus tard. Sa voûte a été entièrement refaite en 1652[a 4].

Chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Petite chapelle édifiée entre 1629 et 1630 pour protéger le village de la peste[a 3]..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les Agoult, famille de la noblesse provençale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Saint-Trinit

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un loup ravissant d'azur accompagné au premier canton dextre d'un sautoir alésé de gueules[14]


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • François et Claude Morénas, Circuits de découverte des Monts de Vaucluse, guide de sentiers pédestres conçu par Regain, Auberge de jeunesse à Saignon (Vaucluse), Reboulin, Apt, 1974
  • Guy Barruol, Provence Romane II, La Pierre-qui-Vire, 1981.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • Frédéric Médina, Les Monts de Vaucluse, Équinoxe, coll. « Carrés de Provence », 2003 (ISBN 2841353745)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Cavités de + de 50 m de dénivellation - Alpes de haute Provence
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 294.
  5. a et b Guy Barruol, op. cit., p. 291.
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 229
  7. Aimé Autrand, Le département de Vaucluse de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), Éd. Aubanel, Avignon, 1965.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. La charte Bistrot de Pays
  13. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  14. Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse
  1. a b c d et e p. 387.
  2. p. 295.
  3. a et b p. 388.
  4. p. 294-297.