Mormoiron

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Mormoiron
Mormoiron
Vue du village.
Blason de Mormoiron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté de communes Ventoux Sud
Maire
Mandat
Régis Silvestre
2014-2020
Code postal 84570
Code commune 84082
Démographie
Gentilé Mormoironnais, Mormoironnaises
Population
municipale
1 892 hab. (2015 en diminution de 1,82 % par rapport à 2010)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 07″ nord, 5° 11′ 02″ est
Altitude 281 m
Min. 179 m
Max. 450 m
Superficie 25,03 km2
Localisation

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Mormoiron est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Mormoironnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village vu de la route dite de l'Embranchement.

La commune de Mormoiron est située à quinze kilomètres à l'est de Carpentras. Juchée sur une colline, entourée de vignes, la commune occupe une place centrale au sein du Comtat Venaissin.

Position géographique entre le mont Ventoux, Carpentras et Avignon, proche des gorges de la Nesque.

Accès[modifier | modifier le code]

Panneaux de signalisation.

À 15 km de Carpentras et 35 km d'Avignon.

Au sud du village passe la route départementale 942 qui relie Mazan à l'ouest à Villes-sur-Auzon à l'est. L'on accède au village depuis celle-ci par une route au tracé perpendiculaire, route dite de l'Embranchement.

L'autoroute le plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV celle d'Avignon.

Relief[modifier | modifier le code]

Dominé par le mont Ventoux, le village est installé sur le flanc ouest et sur le plateau d'un mamelon inaccessible à partir des autres versants[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune affleurent sable, ocre et gypse. Formé à la suite des tectogenèses pyrénéo-provençale et alpine, ce site a été dénommé « bassin de Mormoiron » par les géologues. Il présente des formations oligocènes exceptionnelles. L'oligocène inférieur peut y être subdivisé en deux ensembles. Dans la partie inférieure qui se situe au centre et au nord du bassin, se trouve un complexe détritique argileux vert, dit de Mormoiron avec des smectites aluminoferrifères. Sur la partie supérieure, il se change en un complexe calcaréo-dolomitique blanc à gypse, sépiolite et smectites magnésiennes. Dans sa partie méridionale, la présence de calcaires fossilifères (potamides aporoschema Fontannes et charophytes) permet de dater les couches précédentes.

Dans le secteur oriental du bassin, l'oligocène moyen est constitué de faciès calcaréo-dolomitiques à gypse dissous recelant des fossiles caractéristiques de cette formation (tympanotonos labyrinthus et brotia lauræ). Il est recouvert par un ensemble sablo-argileux à paléosols[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Étang de Mormoiron, dit le plan d'eau des Salettes (retenue collinaire).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de la commune fut occupé durant la période acheuléenne comme en témoignent les bifaces trouvés sur le site des Sablons (- 100 000 ans). Au VIe siècle avant notre ère, ses habitants commercèrent avec les phocéens de Massalia ainsi qu'en témoignent poteries et céramiques découvertes sur les stations de la Grange-Neuve et de Brissac[3].

La colonisation romaine a laissé une forte empreinte : autel à Mercure, numéraire d'Auguste et de Trajan, tombes à incinération avec mobilier, vases lacrymatoires et céramiques sigillées[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les plus anciens seigneurs sont les Isnard et Latil, dit de Mormoiron[1]. En 1204, le village est nommé de Mormorone[4]. Sept décennies plus tard, en 1274, le Comtat Venaissin, ayant été attribué à Rome, le pape Grégoire X demanda aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de protéger ses nouveaux états et nomma, le 27 avril, Guillaume de Villaret, qui était grand prieur de Saint-Gilles en Languedoc, recteur du Comtat. Immédiatement, l’hospitalier se rendit sur place et fit contrôler par ses gens d’armes toutes les places du Venaissin en installant deux chevaliers dans chaque castrum. C'est de cette période que date la tour du Bœuf, près de Notre-Dame-des-Anges[3].

Sous la papauté d'Avignon, ce fief devint celui de la Révérende Chambre Apostolique - le ministère des finances pontificales - et Clément VII en fit le chef-lieu d'une viguerie. L'installation du viguier, de son greffier et de son trésorier eut lieu les 12 et [5].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religions, en 1563, la commune fut investie par les protestants. Les catholiques la reprirent cette même année[4]. Pour récompenser un des capitaines pontificaux, Durand de Pontevès, dont le zèle lui avait valu le surnom de Cavalier de la Foi, le pape Pie IV, lui inféoda la commune en 1569 [date à vérifier]. En dépit des protestations du Conseil de Ville, il ne céda pas et ce fut un de ses successeurs, Grégoire XIII, qui révoqua l'inféodation moyennant 4 000 écus d'or à verser au sieur de Pontevès[6]. Dans cette période d'intense bouillonnement religieux, en 1618, l'Inquisition intenta un procès au dominicain Barthélemy de Crose pour sorcellerie[7]. Puis une épidémie de peste vint ravager le pays en 1630. Ce fut alors que de 1635 à 1752, le chapelle Notre-Dame-de- Anges accueillit treize ermites[8].

Ce fut lors de cette période troublée que furent reconstruits des remparts. Il en reste la porte du Brochier, datée du XVIe siècle et la porte de la Bonne Font qui fut ouverte au XVIIe siècle[1].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la commune ne formait qu'un seul territoire avec Flassan, ce fut en 1790, qu'eut lieu leur séparation[4].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est en 1929, qu'eut lieu la création de la coopérative vinicole dite Cave Les Roches Blanche. Elle a été édifiée sur les plans de l'architecte G. Salomon[9]. La constitution de la communauté de communes Ventoux Sud date du .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Joucas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au mûrier arraché, accosté à dextre d'une lettre M capitale et à senestre d'une ruche, le tout d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une clef aussi d'or posée en fasce.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1906 Paul Vialis   Commerçant
mars 1983 mars 2001 Michel Maurin DVD puis DVG Conseiller général (1985-2004)
mars 2001 mars 2008 Gabriel Chiarelli DVG  
mars 2008 mars 2014 Gérard Bagnol    
mars 2014 en cours Régis Silvestre DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas y avoir de jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 1 892 habitants[Note 1], en diminution de 1,82 % par rapport à 2010 (Vaucluse : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6171 5861 7411 9112 0972 3432 4162 4892 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5792 5112 4252 3112 1101 9201 7191 5341 387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3181 2941 186961963912967903922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9569971 0181 0701 2641 5621 7851 8171 849
2013 2015 - - - - - - -
1 8861 892-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces de proximité, soin et artisanat lié au bâtiment.

Exploitation de carrières.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pour loger ses visiteurs, la commune dispose de divers gites, locations meublées et chambres d'hôtes, deux hôtels et un camping. Il existe un syndicat d'initiative[14].

Aménagement de l'étang de Mormoiron, plan d'eau où l'on peut se baigner, se restaurer et faire de la grimpe d'arbres.

Les touristes peuvent également effectuer un tour de caves dans différentes exploitations sachant que tous les vignobles de la commune de Mormoiron sont classés en ventoux (AOC).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Depuis des siècles la qualité des vins de Mormoiron est reconnue. À tel point qu'au XVe siècle, les consuls désignèrent des garde-vignes qui, avant les vendanges, surveillaient nuit et jour le vignoble. En 1598, Horace Capponi, évêque de Carpentras, obligea le vicaire de la paroisse à lui céder sa dîme en raisins contre deux sommées (220 litres) de vin d'un autre terroir[8].

Les vignerons de la paroisse s'organisèrent en confrérie dès 1661 et la placèrent sous l'invocation de saint Marc. Les bénédictins desservant l'église paroissiale Saint-Laurent, en 1704, l'abbé de Cluny accepta d'abandonner sa dîme sur le vin à condition que les consuls fassent assurer le service divin[8]. Au XIXe siècle, la commune est décrite comme « riche en vin, céréales et un peu d'huile »[6].

Le vignoble de la commune a été classé en AOC, le .

Article détaillé : Ventoux (AOC).

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Gendarmerie, poste, assurance, banque, Trésor public.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune peuvent bénéficier des services d'une école maternelle, d'une école primaire et d'une crèche intercommunale - halte garderie[15].

Sports[modifier | modifier le code]

Stade de football, terrain de basket, jeux de boules, centre de loisir[15]...

La proximité du mont Ventoux attire de nombreux cyclistes.

Santé[modifier | modifier le code]

Pharmacie, kinésithérapeute, infirmières et dentiste[16].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village dispose des principaux commerces de proximité (boulangerie, boucherie, alimentation), de deux bars et de trois restaurants, une maison de la presse, un cinéma, de salons de coiffures, fleuriste et divers autres[17].

Plusieurs associations culturelles.

L'ADSL est accessible à Mormoiron depuis le 27 janvier 2005[18].

Foire et marché[modifier | modifier le code]

D'avril à décembre, le dimanche, se tient le marché des producteurs[19] que l'on nomme : Lou Pichoun Merca, le petit marché, en opposition avec le grand marché qui lui a lieu toute l'année le mardi.

Dernier dimanche d'avril, une foire aux asperges[19].

Cultes[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de Mormoiron une église paroissiale Saint-Laurent, dépendant du diocèse d'Avignon, doyenné de Carpentras[20] et le Secours catholique.

Environnement[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie de la éserve de biosphère du mont Ventoux[21], label attribué par l'UNESCO à 34 communes du massif depuis 1990. Plus récemment, elle est également concernée par le projet de parc naturel régional du Mont-Ventoux[22].

La communauté de communes Ventoux Sud a compétence pour la collecte et le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés, et la protection et la mise en valeur de l'environnement.

La commune dispose de quatre sites de tris sélectifs par points d'apport volontaire[23].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Place de la Fontaine sur le Cours.
Vue générale du village.
  • Maisons du XVIe siècle. La première se situe à côté de la mairie. L'étage est en encorbellement au-dessus de la rue sur des poutres en saillie supportées par des corbeaux dont l'un porte des initiales et la date de 1544. La seconde est à l'opposé. Autrefois épaulée d'une tour qui s'est écroulée au XXe siècle, le corps d'entrée est sommé d'un fronton triangulaire et dans un cartouche se lit la date de 1550[24].
  • Tour de guet, XVIe siècle (inscription par arrêté du )[25]
  • Tour découronnée, XVIe siècle (inscription par arrêté du 13 septembre 1988)[25]
  • « Cave Les Roches Blanches », 1929 (inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel)[25]
  • Plusieurs anciennes belles fontaines.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Laurent au début du XXe siècle.
Fenêtre absidiale.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Étang de Mormoiron, retenue d'eau qui a été réalisée dans le cadre des retenues collinaires des Terrasses du Ventoux.

Musées[modifier | modifier le code]

  • En 1987, à l’initiative de la municipalité, ont été construits la bibliothèque et le musée de Mormoiron. Le musée a été aménagé dans des salles neuves attenantes à celles de la bibliothèque et dans les salles voûtées d’une maison datée de 1694 par une inscription gravée sur un linteau de porte. À partir de 2001, les responsables de l’association, conscients du potentiel géologique et historique de la région de Mormoiron se sont efforcés de faire évoluer le musée vers une présentation exclusive du passé de son terroir.

La plaine du sud du Ventoux à une histoire géologique riche et complexe ayant attiré l’attention d’un certain nombre de chercheurs qui l’ont portée à la connaissance du monde scientifique international. Gypses, ocres, sables siliceux, argiles et, gravières, ont été exploités, artisanalement puis industriellement, depuis des temps très anciens jusqu’à une époque récente,. Le territoire de la commune est également riche en vestiges paléontologiques, préhistoriques et archéologiques. Basées sur les études des géologues J.M. Triat et G Truc le musée s’efforce à l’aide de nombreux panneaux richement illustrés de photographies et de plusieurs vidéos d’expliquer ces phénomènes géologiques. S'y ajoutent, les bifaces acheuléens du site des Sablons (- 100 000 ans) ainsi que les poteries et céramiques phocéennes de Massalia mises au jour sur les stations de la Grange-Neuve et de Brissac. ">.

  • Musée de la musique mécanique, à l'entrée du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 289.
  2. Géologie de Mormoiron
  3. a et b Jean-Pierre Saltarelli, Côtes-du-ventoux. Origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Éd. Barthélemy, Avignon, 2000, chapitre « Mormoiron », p. 126, (ISBN 2879230411)
  4. a, b et c (fr) Mormoiron sur guide-paca.com
  5. Robert Bailly, op. cit., p. 290.
  6. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 236.
  7. fiche résumé de La rumeur de Mormoiron: comment naît une accusation de sorcellerie en 1618
  8. a, b, c, d et e Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 129.
  9. Mormoiron sur actuacity.com
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. L'hébergement à Mormoiron
  15. a et b (fr) éducation et sport sur le site officiel
  16. Page santé sur le site officiel
  17. "vie locale" sur le site officiel de la commune
  18. infos de Mormoiron, site communal
  19. a et b Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 130.
  20. paroisse de Mormoiron
  21. http://www.smaemv.fr/la-reserve-de-biosphere
  22. http://www.smaemv.fr/projet-parc-naturel-regional
  23. « Propreté » à Mormoiron, site communal
  24. Robert Bailly, op. cit., p. 291.
  25. a, b, c et d (fr) Monuments de Mormoiron
  26. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 237.
  27. Notice no PA00082087, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Notice no PA00082088, base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Guy-Gérard Durand, Mormoiron, un village comtadin, Éd. Barthélémy, Avignon, 1984.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]