La Roque-sur-Pernes

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La Roque-sur-Pernes
La Roque-sur-Pernes
La Roque-sur-Pernes et ses cerisiers en fleur.
Blason de La Roque-sur-Pernes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Joseph Bernhardt
2014-2020
Code postal 84210
Code commune 84101
Démographie
Gentilé Roquérois, Roquéroises
Population
municipale
414 hab. (2016 en diminution de 5,69 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 47″ nord, 5° 06′ 33″ est
Altitude 290 m
Min. 142 m
Max. 502 m
Superficie 11,03 km2
Localisation

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La Roque-sur-Pernes est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé à environ cinq kilomètres de Pernes-les-Fontaines, perché sur les monts de Vaucluse à proximité du Beaucet.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV celle d'Avignon.

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est posée sur l'extrémité sud-ouest des monts de Vaucluse, massif formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'enfonce dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant aux points bas comme la Fontaine-de-Vaucluse.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Pernes-les-Fontaines auquel est rattaché la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].

Carpentras 2000-2007
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,7
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 465,4
Source : « Données climatologiques de Carpentras 2000-2007 », sur msn
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
10
2
36,5
 
 
 
12
3
23,3
 
 
 
16
6
24,9
 
 
 
18
8
47,5
 
 
 
23
12
45,6
 
 
 
27
15
25,4
 
 
 
30
18
20,9
 
 
 
30
18
29,1
 
 
 
25
14
65,8
 
 
 
20
11
59,6
 
 
 
13
6
52,8
 
 
 
10
3
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Le mistral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mistral (vent).

Dans cette commune qui produit des ventoux (AOC), aucun vigneron ne se plaint du mistral, même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le « mango-fango », le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles de l'hypogée de la Sanguinouse ont permis de mettre au jour un cimetière chalcolithique (entre -2300 et -1900 ans). Ce sont entre 50 et 60 corps, inhumés dans un espace de 10 m2 qui ont été exhumés. À leurs côtés se trouvaient des lames de silex, des pointes de flèches, des grattoirs ainsi que des reliefs de repas mortuaires : mouton, sanglier, cerf, cheval et lapin[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est cité en 1113 sous le nom de Rocha[4].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du , Les religionnaires de Ménerbes, avec l'aide de ceux de Joucas, s'emparèrent du village[5]. Ils en repartirent six jours après, traînant derrière eux une caravane de cent mulets chargés de butin, de soixante bœufs et de trois cents cochons[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits relatant l'apparition de la culture de la vigne sur le territoire datent du XVIIe siècle[4]. Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1900, pour la première fois apparait l’appellation côtes-du-ventoux. Ce baptême a lieu pour un repas de noce. Sur le menu est calligraphié vins des Côtes du Ventoux et des Crans. Ces vins sont tous millésimés et datés de 1870, 1890 et 1895, soit des vins vieux de 5 à 30 ans. C'est à partir de 1939, que les vignerons du secteur constituent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins sont classés en Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS) dès 1953[6] puis accèdent enfin à l’AOC le .

En 1950, sur une action de Robert Schuman le village, dépeuplé, accueille des personnes d'origine française venues du Banat de Temesvar et contraintes de fuir la région après la Seconde Guerre mondiale[7]. Leurs ancêtres étaient partis de Lorraine s'installer en Roumanie après le départ des Ottomans[4] et l'émigration paysanne occidentale qui avait suivi, principalement germanophone, dans la plaine du Banat au XVIIIe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason officiel de la Commune de La Roque sur Pernes

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur à la huppe essorante d'argent, becquée et onglée de gueules, accompagnée de sept étoiles d'or, quatre rangées en chef et trois en pointe[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1976 Édouard Delebecq sans étiquette Professeur de grec à la faculté d'Aix-en-Provence
1976 1990 Marcel Fally sans étiquette Instituteur
1990 juin 1995 Léo Labarbarie sans étiquette Notaire
juin 1995 En cours Joseph Bernhardt sans étiquette Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1861, il y avait à La Roque 383 habitants, en 1948 seulement 88. En 1950, 30 familles de réfugiés originaires du Banat roumain et du Banat serbe, baptisés par la presse "Français du Banat" en raison de leurs origines lorraines et alsaciennes (voir Allemands du Banat), furent installées dans la commune[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 414 habitants[Note 1], en diminution de 5,69 % par rapport à 2011 (Vaucluse : +2,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325297305325352332341346358
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
347383381368344291245260253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2592422261501301329586149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
175233235262357447425431417
2016 - - - - - - - -
414--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture tient une place importante. On trouve entre autres la culture de vignes, de cerisiers, d'oliviers, de chênes truffiers, d'amandiers, etc.

La commune produit du vin en appellation d'origine contrôlée ventoux.

Autres[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département de Vaucluse, le tourisme tient aussi une part importante de l'économie locale. Les locations saisonnières, gites, etc. permettent l'accueil des touristes. La commune est située entre plusieurs pôles d'attraction : le Luberon, le golf de Saumane, la Fontaine de Vaucluse et L'Isle-sur-la-Sorgue au sud, Pernes-les-Fontaines, le Comtat Venaissin et le mont Ventoux à l'ouest et au nord, et enfin le Beaucet, petite commune sujette à un pèlerinage à Saint-Gens une fois par an, le 16 mai.

Les Éditions VDB, éditeurs de livres parlés, y ont leur siège.

Enfin, on peut noter la présence d'un petit artisanat d'art.

Vie locale[modifier | modifier le code]

La plus ancienne association locale est le Foyer rural des jeunes et d'éducation populaire (FRJEP). Cette association organisa cinq éditions de la coupe de France de course de landaus, attirant près de 5000 personnes dans le village.

Aujourd'hui d'autres associations participent à l'animation du village : le football club roquerois, l'amicale laïque, la bibliothèque, la maison de l'histoire locale[14].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de La Roque-sur-Pernes possède une école primaire publique.

Ensuite les enfants vont au collège Charles-Doche à Pernes-les-Fontaines, les lycées les plus proches se trouvent à Carpentras et L'Isle-sur-la-Sorgue.

Sports[modifier | modifier le code]

Nombreux équipements sportifs à Pernes-les-Fontaines.

Possibilités de randonnées pédestres, équestres et cyclistes.

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital à Carpentras, centre de radiographie à Pernes les Fontaines et L'Isle-sur-la-Sorgue.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Un château du XIe siècle.
  • Une église datant de 1758.
  • Plusieurs fontaines et lavoirs.
  • Ruelles caladées.
  • Les fouilles ont permis de mettre au jour un vase et des objets de l'industrie lithique du Néolithique final[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les Pérussis et les Brantes furent seigneurs du village[5] de Seguins.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), (ISBN 284406051X)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2879230411)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières, (ISBN 978-2-906162-92-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. La climatologie du Vaucluse
  3. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 14.
  4. a b c et d Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, page 95
  5. a b et c Jules Courtet, op. cit., p. 182.
  6. L'arrêté du définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux.
  7. La Roque-sur-Pernes, un village ressuscité ! sur Vaucluse matin.com
  8. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4284
  9. Smaranda Vultur, De l’Ouest à l’Est et de l’Est à l’Ouest : les avatars identitaires des Français du Banat, Texte présenté a la conférence d'histoire orale "Visibles mais pas nombreuses : les circulations migratoires roumaines", Paris, 2001
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. http://maisondelhistoirelocale.asso-web.com
  15. Photothèque de la DRAC Base Mérimée.

Liens externes[modifier | modifier le code]